lundi 25 juillet 2016

Les femmes bi font elles de meilleurs cunis ?

En matière de justesse, point de mieux sur cette terre,
Qui connaîtrait mon corps et ses nombreux mystères,
Qu'un de mes semblables, puisque lui aussi bande.
C'est ce que les femmes souvent me recommandent.

Vous verrez mon très cher, pas de meilleur suceur,
Qu'un homme instruit de vos élans et belles torpeurs,
Il saura lécher et pomper comme vous rêvez,
Lui aussi a une queue, entre cuisses bien placée !

Et l'idée en images, une espèce de concours,
Donzelle et damoiseau rivalisant de techniques,
Pour gagner les faveurs, effleurements de velours
Tentant d’avaler ma tige comme deux boulimiques.

Mes pensées et mes sens, en mille chemins dévalés,
Se posaient en douceur sur le corps de la belle,
De la nuque à l'anus s'alignait ma chandelle,
troublée par ses remous, dans ses chairs enfoncée.

Toute chair est un mystère, l'émoi vient de l'inverse,
Miroir qui me reflète, unité, un pair point ne tente,
C'est cet alter sachant, qui tant me bouleverse,
Qui habite mes désirs, mes rêves et les pimente.

Les femmes vantant les atouts des damoiseaux bi,
Vont elles chercher une jeune donzelle pour un cuni ?
Le miroir renvoie la plus commode des images,
Aller vers l'autre assure le plus unique alliage
.




mercredi 20 juillet 2016

Dormir nue dans les draps (rêves tu d'émois ?)

La nuit était courte mais fière, Et toi, tu dormais là ... Contre moi, Ton corps gisait après nos émois, tu me tournais le dos ...

Je voyais ton corps rêver, tes mains tenter de saisir l'invisible, un moment infini dans le lit, les yeux ouverts et les mots étranges que ta bouche tentait de lâcher ... Contre quel dragon te débattais tu ? Quel cavalier appelais tu à ton secours ?

Je voyais sur toi ce majestueux drapé, tes courbes comme une sculpture, nue et indécente, dans ton combat avec ces liens qui suggèrent chaque mont ou chaque creux ...

Hommage de chair à la beauté, rayon de lampadaire à travers une ouverture, lumière rasante sur tes galbes, panthère si docile en cette fin de nuit, qui pourrais imaginer le brasier de tes ardeurs ?

L'envie est là, j'effleure ta peau, je veux apposer une caresse ou mon souffle fripon. Les frissons naissent, une pointe se dresse, saurais-te pincer dans ton sommeil ?

J'écarte les draps, ton corps roule, tu me fais face, les yeux fermés, tu te laisses embrasser, tu te loves contre mes élans, tu ronronnes comme un chaton ...

J'ai réveillé la panthère, gestes lents et fiers, domptée de mes élans, belle à en être sacrifiée, elle ouvre ses désirs, suinte de plaisir

mercredi 13 juillet 2016

Fessée féérique

Le grain est lisse, il n'y a pas même une différence entre ce que le soleil voit et ce qui est soustrait à sa douce brûlure. Le velouté ressemble à ce qu'il y a de plus doux. Entre la riche volupté d'une lourde étoffe d'un éternel orient, et la fragile douceur d'un pétale d'une luxuriante rose qui aurait ouvert sa splendeur toute la journée durant.

La courbe est belle, et comme en miroir ou en abîme, elle se répète. Deux petits creux "signatures" qui sont là, comme deux défis à la lumière ou à l'oeil, comme deux aimants au regard. Le galbe glisse hors de portée des yeux, et on n'ose imaginer dans quel infini ou dans quel antre ces asymptotes se perdent.

De couleur mi blanche mi rose ... rose pâle, comme une belle innocence, comme sortie d'un hiver de doux flocons de neiges éternelles, ou, comme juste née, hors du temps. Les ondulations subliment en lent ballet un tourbillon vertueux qui magnétise tous les sens, en avant, en arrière, en avant, en arrière ...

Et lorsque soudainement claque la glorieuse morsure, à peine précédée de la déflagration qui déchire le silence ... Apparaît mon empreinte ... L'empreinte de ma main sur la chair de ta fesse droite.

Mes élans écartaient tes chairs, et ce fut mon premier affront sur tes belles fesses, qui jusqu'alors me narguaient de leur ondulations féeriques !

lundi 11 juillet 2016

Suis-je capable d'être voyeur ?

Suis-je vraiment capable d'être un voyeur ?

C'est un vaste sujet fantasmatique qui m'a été tendu très souvent, et qui se confronte à ma propre nature. Il existe d'ailleurs une cohortes de couples qui entrent dans le "libertinage" par le trou de la serrure, c'est à dire, avec un ou une troisième qui ne les touchera point.

Nous sommes dans une société voyeuriste, de plus en plus voyeuriste.

Le voyeurisme guide un peu notre comportement de tous les jours, où notre réflexe de base est s’attarder notre regard, comme hypnotisé, sidéré par ce qui se passe sous nos yeux, même s'il s'agit de moments intimes voire gênants. Je parle là de notre regard qui s'attarde sur une personne différente, y compris le regard innocent de l'enfant de 4 ans ("Papa, pourquoi le monsieur il est dans un fauteuil avec des roues ?"). On peut y ajouter la téléréalité, mais aussi ce ralentissement que l'on fait tous sur l'autoroute lorsque l'on croise un accident dans la file d'en face, et cette sidération provoquée par des évènements tragiques servis en boucle par les chaînes d'info.

Mais est-ce vraiment ça le voyeurisme. Ce que je cite ci dessus provoque plus souvent trop plein, malaise, voire nausée ...

Le voyeurisme dont je parle est excitation. Et surtout excitation sexuelle. Être le témoin passif d'ébats sexuels sans en être acteur.

Il s'agit donc d'observer une femme se câliner, d'observer un couple faire l'amour, voire des élans plus multiples par exemple.

A ce jour, en mots, c'est excitant, mais dans les faits, je constate que je ne suis pas très à l'aise s'il ne s'agit pas d'une parade amoureuse, d'une étape préliminaire, ou d'un effet miroir à des élans dont je serais amené à être l'acteur (ou un des acteurs).

J'ai eu beaucoup de mal à laisser ma partenaire jouer seule de ses petits doigts sans tenter de la combler moi même avec les miens, mes baisers ou mes élans. Je me suis observé dans un trio, à ne pas être extérieur très longtemps, parfois centre des attentions, parfois accessoire ...

Je crois que dans le voyeurisme, il y a deux effets totalement opposés. Le voyeurisme est pour moi la preuve de la capacité à voyager dans l'imaginaire, et d'en retirer cette fameuse excitation que provoque les rêves. Mais il y a aussi ce lâcher prise, qui permet d'imaginer que l'autre, les autres peuvent partager cette intimité avec vous, et la vivre sans vous.

Le zénith du voyeurisme serait donc le candaulisme ..? Ou alors serait-ce lire un blog fantasmatique ?

jeudi 7 juillet 2016

Quatorze

La lumière souligne tes courbes en sublimes dunes,
Mille frissons naissent enfin au clair de lune,
Les fluides se meuvent, encor' et encor' m'émeuvent,
Oh putain, putain, putain ... les mots pleuvent
L'ultime spasme déferle et te possède de toute force ...

1 .. 2 .. 3 .. 4 .. 5 .. six .. 7 .. 8 .. 9 .. dix .. 11 ..12 .. 13 .. quatorze !


Encore ?

lundi 4 janvier 2016

#CommeUneFille

Comme une fille !!

Peut être avez vous vu la campagne Always #CommeUneFille, une pub magnifique qui me met la larme à l'oeil à chaque fois. Il est rare de voir des pub qui vont à l'encontre des stéréotypes, et ça mérite d'être salué. Le monde marchand amplifie souvent les stéréotypes, en jouant sur l'identification facile que l'ont peut y trouver, parfois masqué dans un humour un peu piégeux, pour faire de nous celui qui va reconnaitre là un message légitime, et donc ... acheter.

Le message porté par cette publicité est que les femmes perdent confiance à la puberté, et que notamment, parce que, collectivement, on leur a martellé "comme une fille", conditionnées par ce stéréotype, leur premier réflexe pavlovien est que "comme une fille sonne négativement".


(La vidéo complète est à la fin du message, regardez bien la seconde partie qui est aussi belle que la première)

Dans quelle société sommes nous pour que ce soit le monde marchand qui soit en charge d'aligner la morale et l'éthique, parce que le mode politique, l'éducation, l'enseignement, la justice ... en sont absents ??

Bon, ça n'a pas suffit de m'émerveiller devant cette pub, de regarder la version longue online, et de verser ma petite larme en m'inquiétant pour mes filles, il a bien fallu que je regarde au fond de moi ce mauvais compagnon, cette partie qui est coupable et responsable de ce décalage entre morale et éthique que je ne peux que constater, qu'il me faut observer et circonscrire pour le combattre, ou au moins, en limiter le champ d'action.

D'abord, qu'est ce que la morale, qu'est ce que l'éthique ?
- La Morale, c'est l'ensemble des valeurs, de règles qui régissent la conduite, et en particulier qui distingue ce qui est bon/bien/juste/utile de ce qui est mal/injuste....
- L'étique, c'est la pratique de cette morale, de ces valeurs.

Exemple : Le vol ... le vol ce n'est pas bien, ce n'est pas juste .... Tout le monde est d'accord. Dans les faits, on voit bien que l'on est régulièrement confronté à la pratique de cette vertu quand une caissière oublie de compter un article, quand le rendu de monnaie est à notre avantage, quand on ne paie pas le stationnement, ou quand il s'agit de télécharger de la musique online.

Je m'évertue à pratiquer la parité, et à insuffler en permanence de la confiance, notamment en ayant des attitudes asexuées dans le monde professionnel. Après tout, on recrute, félicite, augmente, élargit les missions, ou l'inverse, en fonctions d'attitudes, d'expertises, de talents, de savoir faire et de savoir être (même si ça devient bateau cette expression). Et ceux qui me connaissent savent combien je mets ça en pratique dans un monde d'hommes et dans un métier d'hommes.

Je ne vais pas raconter ma vie officielle, parce que je sais que je ne fais pas assez, j'y travaille, et je rechute souvent dans mes faiblesses, tout en étant, j'espère, à la hauteur sur la majorité des sujets. Mais pas tous, pas tout le temps, pas toujours au bon rythme.

J'ai poussé la réflexion sur mes vies sensuelles parallèles, et j'ai constaté avec effroi combien cette pub always était réaliste.
J'ai en effet été confronté à tant de femmes qui ont été abimées par la vie, non pas par des évènements qui arriveraient à un homme, mais à des blessures infligées par un homme. Que ce soit l'abandon, le rejet, l'humiliation, ou des ... impacts plus physiques, la gente masculine ne supporterait pas le quart de ce qu'elle inflige aux femmes par faiblesse, lâcheté, ou violence qui sont tout le contraire du courage, de la confiance, de la force, de la persévérance ... de l'amour !

Une partie de moi se dit que chaque femme sur terre y est confrontée, et s'effondre intérieurement, continuant, soit à marcher toute courbée, soit, au contraire, à se dresser droite et fière dans une apparente force/violence verbale vis à vis des hommes, mais qui ne guérit en rien l'infinie fragilité intérieure, née de ces blessures morales qui ne cicatrise(ront) pas.

Je suis inquiet.
Es qualité (je suis un homme), je suis coupable.

Femmes, je vous aime.

jeudi 3 décembre 2015

Tu fais la levrette d'un style bien à toi, chérie !

J'aurai dû t'écrire cette lettre il y a 25 ans. Tu fais partie de ces femmes qui ont jalonné mon expérience charnelle, et le temps n'a fait qu'amplifier les souvenirs que j'ai de toi.

Je ne pourrai jamais parler de toi, te parler, sans revenir sur ces positions sexuelles que tu égrainais volontiers lors de nos élans entre deux draps.

Je n'étais qu'un jeune homme, mal dégrossi probablement, et mon imagination touchaient la lisière de la clairière du monde connu. Je ne te (me) surprenais que rarement à défricher en zone inexplorée. Mais, toi, tu m'as pris par la main, et tu m'as forcé à mettre un pied hors des sentiers déjà foulés, puis tu m'as susurré ... "vas y !".

La levrette, pour moi, c'était une position très visuelle pour moi, et très sensorielle pour toi. Je posais mes mains sur tes hanches et je me glissais dans ta fente. Ma queue entrait sans peine. La levrette était ta position fétiche, ta position apothéose. Je te sentais partir progressivement dans un monde où j'étais absent, concentrée sur ton plaisir. A peine surprise par mon estocade initiale, je te voyais ronronner comme une panthère lorsque j'allais et venais en toi. Ma queue luisante s'enfournait telle un sabre dans son fourreau, en remplissant entièrement ton antre. Lentement, je frayais mon chemin tout en puissance et en lenteur, aspirant toutes les parties de ton fort intérieur dans un mouvent vers le plus profond et le plus intime. En s'ouvrant, ta vulve lâchait son fantasmatique nectar qui accompagnait ma sourde saillie. Cette levrette entre tes belles fesses permettait de voir sa queue quand elle fait l'affront d'abandonner du terrain, pour se ragaillardir et fusionner de nouveau avec tes chairs. Luisante et turgescente, elle me paraissait plus tendue à chaque fois. Bandée comme jamais, elle repartais à l'assaut de ton antre suintante, telle un pilon dans son logement, forgeant son passage entre les lèvres. Ton cul luisant de toute sa splendeur, l'oeillet brun se déformait lentement lorsque j'engloutissais mon envie en toi. Mon regard se fixait sur lui souvent, et je l'envisageais lui aussi, luisant comme ta fente. Comme une sirène, ta fente, oui, vraiment comme une sirène et son chant envoutant, me captivait dans ce lent assaut que je menais en toi, en cognant au fond de ton plaisir par un râle partagé, parfois. A chaque élan, je t'enfonçais plus profond encore, je découvrais tous le creux de ta caverne. En me retirant parfois jusqu'à l'orée, j'usais de toute l'ampleur de ma fortune. Tes lèvres laissaient parfois apparaitre la collerette de mon gland, qui, sans tenter de s’échapper, puisait les toutes dernières ressources pour une nouvelle et lente étreinte la plus longue possible pour s'imposer comme un sévère et magistral labour dans tes entrailles.

Tu tournais la tête sur le coté, ce qui me permettais de te voir savourer mon ardeur. A chaque percussion, ta bouche s'ouvrait lentement et déversait une petite agonie. Lentement, en phase, tes gémissements venaient conclure mes choc. Comme une approbation, ou comme un trop plein parfois. Je voyais ton corps m'oublier, et ne plus percevoir que les frissons. Tes lèvres parfois ne se refermaient plus, le vase était plein. Bouche bée, ta salive tombait sur l'oreiller, comme si ma queue poussait tellement loin que le trop de plaisir, moussant à tes lèvres, ne pouvais que s'évacuer à l'autre bout. Ton état vaporeux pouvait durer éternellement, sur un ton envoutant de mes lents et voluptueux envahissements, tant que mes muscles suivaient. Puis, comme une déflagration, tes cris s'accélérant, devenant aigües, tout s'emballait. Le piano legato, devenait forte staccato. Les percussions plus saccadées, désordonnées, le diable s'emparait de ton corps. Tu jouissais toujours comme ça, un orgasme final, terminal, qui en imposait, tant par le volume sonore de tes cris stridents au bord de la souffrance, que par la force de ta ruade qui m'éjectait tel un cavalier penaud au pied d'une monture devenue peu commode. Après cet ouragan, les yeux fermés, toute en frisson, tu ne supportais plus qu'on te touche, ni intimement, ni en caresses sur la peau. Tout juste le drap que je remontais sur ton corps, lové en position fœtale, parcouru de spasmes divers comme des échos de ce retour sur terre, dans le monde des cinq sens.

Puis, le spasme envolé, tu m'invitais à t'accompagner dans cette levrette bien à toi, la levrette écrasée telle que je l’appelai du haut de mes 20 ans. Un oreiller plié en deux sous ton ventre, la croupe tendue et cambrée à rompre une dorsale, tes deux mains sur tes fesses pour les écarter, et offrir ta fente, dilatée de l'orgasme, ouverte comme un puits, ses pétales encore flapis et carmins, son accès grand ouvert. Et ma queue toute raide du désir mâle encore fier. C'est alors que je te prenais une fleur ou l'autre, voire l'une puis l'autre, dans des élans puissants et au ralenti ... mon nectar chaud ne mettait souvent que quelques instants à t'envahir tant la position m'inspirait. Et là, nos corps, fusionnés dans les liqueurs de nos ébats, éreintés et essoufflés, finissaient par s'endormir l'un dans l'autre ... jusqu'à ce que ta fleur finisse doucement par libérer ma fierté devenue plus amorphe ... pour des rêves de somnolence charnelle qui seraient tour à tour souvenir ou promesse d'une nouvelle levrette s'un style bien à toi.

vendredi 27 novembre 2015

Non, Salaud, ne me laisse pas jouir à vide !

Laisse moi me redresser,
Prend moi les hanches,
Vas y, défonce moi sans nuance,
J'adore quand tu me fais chavirer,
Attends, oui, encore et encore,
Non, ne ralentit pas, vas y, vas y fort,
Je vais exploser, je te sens dans mon bide,
Viens, jouis toi aussi en même temps,
Je veux ton jus tiède, je te veux tant,
Non, Salaud, ne me laisse pas jouir à vide !

lundi 23 novembre 2015

Mes baisers sur tes tattoos

- No Tattoo or No Taboo ?
- No Tattoo ?? Tu ne regardes pas les photos de profil ?
- No Taboo alors ?
- No Taboo ... mais pour qui sait les cueillir !

Peau satinée, faim de caresses,
J'ai glissé sur ces belles promesses,
Suivre un trait, ou un délice,
Sur tes estampes, dessins sinon desseins,
Suggérer, entre tes cuisses,
Mes baisers, mains sur les reins.
Je t'invite, à plus de vice,
Ton sourire, et ta peau lisse,
En mystères, ton oeil complice,
Arpenter, mon appendice.
Tes deux seins, fières esquisses,
dégager, l'ame du supplice.
A l'endroit, ou à l'envers,
j'ai requis, que tu sois écuyère,
Que tu parades, sur mes vertiges,
Sens dessus dessous, qu'y puis-je ?




vendredi 6 novembre 2015

Qu'est ce qu'une belle chatte ?

J'en ai entendu des vertes et des pas mûres sur la longueur du sexe masculin, question qui fini toujours par arriver. Les filles entre elles n'ont que ce mot à la bouche (sic), que ce soit pour se jouer de ce problème d'ego masculin, ou pour qualifier tel ou tel amant et ses frêles atouts, ou ses propositions encombrantes ... On en arrive à des mesures en longueur, en circonférence, et on y ajoute des catégories comme BM, TBM, TTBM, TTTBM ... acronymes qui qualifient un mâle et la taille de son pénis comme on mesurerait une femme en fonction sa taille et de sa taille (sa hauteur et sa taille), de la taille de ses bonnets, de sa cambrure, tout ça en un seul ratio proche de l'IMC.

J'ai déjà devisé par le passé sur les longues queues ici et ici et ici (Bon, y'a un peu à lire, puisqu'il y a un peu à dire).

Comme je suis personnellement affublé de commentaires qui qualifient mes atouts de manière très variées au fur et à mesure des années, j'en conclus que je suis dans la moyenne, ou que chacune juge avec son référentiel (je suis grand pour un Portugais, petit pour un Suédois, Blanc pour un Italien, Bronzé pour un Irlandais ... si vous me permettez ces poncifs comme métaphore). Ainsi, j'ai eu des commentaires (souvent crus) de l'ordre :
- Ca fait du bien de se faire baiser par une belle grosse bite ;
...
et tout le dégradé jusqu'à
...
- Ta bite est juste petite comme j'aime pour que tu me la fourres dans le cul.

(NDLR : Les mots clefs ci dessus vont être référencé par Google ;)

Mais voilà, jamais on ne parle de la profondeur idéale du sexe féminin, et il n'y a aucun qualificatif style TP (Très Profond) ou TE (Très Etroit) ... peut être que la manipulation du double décimètre est moins aisée.

Pour celles qui continuent la lecture, ce qui a rarement été traité, c'est la beauté du sexe féminin (celles qui sont partie essayer le double décimètre reviendront après la fulgurance d'un orgasme solitaire).

The Great Wall of Vagina

Donc, qu'est ce qu'une belle chatte ?

Je me souviens de la réponse de Marla ici qui date maintenant de quelques années.

Je me permettrais de donner une version très subjective, notamment en illustrant par deux cas précis.

Une première amante m'a jeté à la figure, à quelques minutes de mélanger nos corps ... "Ne fantasme pas trop, j'ai une chatte de petite fille !". Allez savoir ce que ça voulait dire dans sa tête, moi sur le coup, je n'avais rien compris. Dans les faits, c'était un handicap pour son estime personnelle, parce qu'elle estimait que ce que Dame Nature lui avait offert nuisait à son image de féminité .... c'est à dire, des lèvres dodues qui se referment bien, et cachent tout ... un peu comme ça :

 Ce fut une superbe amante, avec une orchidée qui se mérite, mais d'une splendeur lorsque excitée de désir et ouverte avec deux doigts habiles, des baisers complices, ou les chairs dilatées d'élans fougueux.

Le second cas que je voulais exposer ici correspond probablement au plus grand écart que je n'ai jamais rencontré entre un corps sublime de sensualité dans l'absolu et dans ses mouvements dans l'espace ... et la totale ignorance de ses propres atouts et talents de cette jeune amante.

Alors un jour, je lui ai écrit ceci :

- Ton Physique : ton orchidée est étroite et courte, aux muqueuses fines et qui libère un nectar abondant. Pour un mâle, une orchidée courte, c'est l'assurance de buter au fond (Deep shot avant, Deep Shot Arrière, Point G facile à atteindre et à portée d'index et de pouce). Ton Nectar abondant laisse libre court au naturel, nuls besoins d'approches précautionneuses ou académiques ni de gels complices toujours trop froids. Tu accueilles avec cette bienveillante sécrétion sensuelle des assauts qui jamais ne se noient dans trop de glisse, ou des élans à la limite de la douleur par la brûlure de la friction. Tu laisses la porte ouverte à de nombreux et vigoureux élans. Dans ton antre, tes muqueuses sont fines et sensitives. Les vibrations et percutions sont transmises aux racines de ton clitoris sans mise en sourdine, mais au contraire, avec une résonance optimale puisque l'accès est direct aux cordes de ton plaisir.
- Ton goût : Chaque orchidée à son fumet et ses fragrances propres. Ton orchidée (et ton oeillet dès qu'il est inondé de ton nectar chavirant jusqu'entre tes belles fesses) prête le flanc à tous les jeux de langue, de ceux qui sont doux et caressant, à ceux plus pointus et pénétrants. Ton goût est exaltant en couvrant un spectre assez varié d'excitations des papilles dès les préliminaires, après un aller-retour au septième ciel, mais aussi lorsque tu deviens fontaine.
- Ta dynamique : Tu sais te cambrer, ouvrir tes cuisses, et es souple à ravir tout amant. Ouvrir le passage en te cambrant maximise les effets, autant pour ton propre plaisir que pour ton amant (exemple : bassin en avant dans la position du missionnaire, bassin et croupe tendus en arrière, cambrure maximale pour les élans de derrière). Ton aptitude à jouer de ton périnée, en pressant pour envelopper ce qui est en toi, ou en petits spasmes - pincements successifs, ouvrent le panorama sur un champ vibratoire sublime, pré ou post vertiges sans retour.
- Ta beauté : Tu as une orchidée aux pétales luxuriants. Ils débordent fièrement et rayonnent de leur majesté sous les yeux de ton amant qui les envisage. Pour qui aime jouer du vibratoire, ils sont des instruments du frémissement préliminaire, de la convulsion qui submerge comme du doux frisson des corps repus qui ne se quittent pas. Tes chairs se dilatent en embrassent ton amant pour une fusion qui est féérie des sens, et d'une sensualité (même au ralenti) qui touche la grâce. Ton oeillet est parfait. Il est tout rose, on dirait qu'il ne te sers qu'entre deux draps, tout petit, parfaitement rond et plissé de manière si régulière qu'on pourrait l'imaginer vierge et pur. Lorsqu'inondé de ton nectar il revêt les habits de luxure, luisant et drapé dans ces fragrances qui électrisent, dans toute sa gloire, il célèbre en plaisirs à l'envers les élans qui couronnent ce feu d'artifice des sens.

Certains atouts t'ont été offerts par Dame Nature, apprends à les connaitre, cultive les, et continue d'en jouir sans limites.
D'autres atouts, c'est toi. Si c'est si inconscient, ça s'appelle de l'instinct, voire du talent.

J'adore ta belle chatte et ton petit cul.

jeudi 29 octobre 2015

Je suis ouverte d'esprit

Ca n'est un secret pour personne, je traine sur les sites de rencontres depuis Hérode, voire même avant. Il est un temps que les gens de 20 ans ne peuvent pas connaître, où meetic n'existait pas, ou internet servait juste aux geek, ou les rencontres se faisaient par le 3615, voire même, le 3615 avait 8 chiffres ...

Bon, c'est vrai qu'il y a un gros avantage à la popularisation des rencontres online, c'est que pour celui qui trie un peu, il reste quelques chances infimes de trouver une pépite (voir mon précédent décryptage ici).

En quête de pépite, on passe au chapeau chinois tout un tas de sables et d'alluvions. Sur certains sites de rencontres, c'est un peu la même chose. On engage la conversation, on essaie de vite percuter pour éviter que la conversation soit contenue sur la pluie et le beau temps, et on laisse le temps faire, pour voir s'il y a assez de densité pour qu'une éventuelle pépite reste au fond de la batée.

Mais aussi, en quête de pépites, on lit les informations personnelles, et le petit texte que chacun inscrit (ou laisse vide intentionnellement) ... et des questions se posent vite. Du coup, j'ai creusé, interrogé, me suis intéressé, partagé des confidences, ...



Je vous passe les fiches assez classiques qui présentent sans contraste un profil impossible à cerner en quelques lignes. Il est aussi impossible de cerner vraiment les profils très contrastés, qui se présentent avec en porte étendard un caractéristique majeure, qui évite d'exposer qu'on est tous bien plus complexe, et qui cherche souvent son alter ego dans la même veine (une motarde cherchera un motard, un fan de voyage cherchera un voyageur, une maman cherchera un homme à l'aise avec les enfants et protecteur, ...).

Je vous passe aussi le procès d'intention, retour d'expérience, sous forme de "je ne sais pas ce que je veux, mais je sais ce que je ne veux plus", qui 3 lignes plus loin, réclament un homme qui ne regarderaient qu'elle, "un homme qui sait ce qu'il veut".

Mais, ce qui m'a vraiment intrigué, sur le site où je traine ces temps ci ... c'est "Je suis ouverte d'esprit". Car là, dès qu'on creuse un peu, c'est très varié et très intime.

Tout d'abord, j'ai trouvé tout une galaxie de femmes, qui ne souhaitent plus vivre leur sexualité, voire leur duo, comme étant lié avec un toit commun. Je pense que la somme de mauvaises expériences les a forcé à distinguer l'utilisation de leur propre espace-temps, de la construction d'une intimité avec un autre. Question d'autonomie, mais question de frontières aussi. Je veux bien partager avec toi, jusqu'à un intime très intense, mais je ne veux pas tout partager, parce que je ne t'appartiens pas, je n'appartiens qu'à moi et jamais plus à un homme qui étouffera lui aussi, je veux être respectée, notamment dans mes choix (quand, comment, où, quoi, ...).

J'ai aussi trouvé des femmes qui s'égarent, qui en mettant "je suis ouverte d'esprit", oublient qu'elle sont dans la case sexualité, et elle parlent là de leur tolérance en général, de leur lecture de la société dans laquelle nous vivons, ... Longues discussion sur la politique et le sociétal ... très intime aussi ... un peu décalé sur un site de rencontre. Parfois, le désir nait de "j'ai l'impression que tu me comprends".

Dans certains cas, j'ai rencontré une lecture personnelle de "ouverte d'esprit", sur une approche encore moins conventionnelle de trouver quelqu'un pour qui compter. Des approches du genre "je pourrais envisager un homme marié" ou "l'amour à distance" .. du moment que ça me nourrit et me remplit, et que je sais que j'ai quelqu'un pour qui je compte.

J'ai aussi eu quelques retours empreints de franchise, sur les pratiques sexuelles. Lors de ces discussions, il est apparu que pour certaines, hétérosexuelle veut dire sexualité classique. Dès que l'on y met une coloration fantasmatique, ou pratiques sexuelles hors de la position du missionnaire et de la levrette ... alors, on est "ouverte d'esprit". C'est une case où certaines lisent ... je suis ni une salope, ni une fille coincée.

Ajoutez à ceci celles qui s'ouvrent vers des pratiques plus sulfureuses, comme domination ou fétichisme, mais c'est vraiment bien plus rare sur ces sites de rencontre grands public et modérés, car généralement, ce sont vers d'autres sites plus ... disons ... directs, que ces pratiques baroques ou style donjon trouvent un terreau propice pour fleurir.

Dans les multiples confidences, ce qui est vraiment beaucoup plus rare, ce sont les femmes "ouvertes d'esprit" qui ont une lecture telle que présentée, c'est à dire entre "hétérosexuelle" et "bisexuelle".

Pour avoir parlé à quelques dizaines, c'est une lecture de leur sexualité qui va de assumée à libertine.
J'entends par assumée que croiser un corps féminin, ou glisser vers la pluralité des sens les exalte largement autant que le prince charmant les embarquait à 20 ans.

J'entends par libertine, une approche du sensuel, du charnel déconnecté des affaires de coeur, tout en préservant le respect, la tendresse. Une approche sans enjeu, libératrice pour certaines, et pour se protéger pour d'autre, en évitant d'exposer son coeur à de futures blessures.

Mais voilà, une fois tout ce camaïeu présenté ... quelle en est la lecture, forcément plus binaire, des mâles qui lisent ces fiches ???

jeudi 22 octobre 2015

L'amour dans le silence (complet)

Il est des moments où on regrette le "Zob in Job", et des moments où c'est vraiment délicieux.

J'ai été confronté quelques fois à de belles aventures avec une amante avec qui je bossais. Ce qui est vraiment unique dans ce genre d'histoire, c'est qu'on accède à l'intime d'une personne, tout en ne quittant jamais vraiment l'armure / posture qu'elle vous affiche en public le reste du temps.

Ça donne mille moments uniques qui ne peuvent pas avoir lieu dans un contexte d'amants qui ne se croisent pas le reste du temps. Parce que finalement, une amante sur le lieu professionnel, on finit par la croiser beaucoup beaucoup, et être obligé de se restreindre coté discussions, pauses café, et regards complices, pour ne pas être pris sur le fait. Cette complicité est pourtant si douce, que la tentation est grande et grandissante de favoriser ces instants communs, de jouer de ces complicités cachées, de se lover dans le drap de la clandestinité aux yeux de tous. Je me souviens par exemple de couples qui se sont formés sur le lieu du travail. En ressortant de vieilles photos de groupe, on pouvait s'apercevoir qu'ils étaient déjà constamment à coté une dizaine d'année avant leurs divorces respectifs et leur nouvelle histoire commune officielle.

Pour ma part, la vie m'a offert une superbe aventure avec une femme qui était dans un planning très parallèle avec le mien pendant une très longue période, et nous nous sommes trouvés plusieurs fois dans le même hôtel.... délices

Ô douce nuit, Ô belle nuit .... que nenni, ce fut torride ! Et à chaque fois.

Mais la fois qui me revient vraiment en mémoire s'est passée dans un tout petit hôtel, nous étions une vingtaine, vingt chambres réservées, sur un total d'une trentaine pour tout le bâtiment je crois. Les couloirs étaient courts, les parquets craquaient, les murs pas si épais que ça, et chacun savait qui était dans chaque chambre.

Lorsque le diner et la soirée se sont terminés, je suis monté dans ma chambre, et je l'ai attendue, attendue ... et attendue. Lorsque enfin la porte restée entrouverte s'est mise à grincer, j'ai su qu'elle arrivait ... sur la pointe des pieds, après être entrée dans sa chambre sous les yeux de nos collègues communs pour l'alibi, et donc ressortie comme une féline en chasse.

Nos corps se sont retrouvés sous les draps, dans le noir ou presque, dans le silence le plus total. J'ai détouré son corps nu, pour réchauffer de mes mains chaudes, restée longtemps sous les draps à l'attendre. Ses hanches, mes mains, ses seins ...

Puis rapidement, nos corps se sont trouvés sans avoir à se chercher longtemps. Face à face et sans détour, ma bouche a pris la sienne, son orchidée s'est ouverte à mes désirs, ses mains et des cuisses ont verrouillé mon corps immobile en elle. Mes élans contraints, mon bassin s'entrechoquant avec le sien ont fait jaillir quelques râles de plaisir de sa bouche.

- "Chut !!!!"

Je lui intimai vite le silence, tellement cet hôtel aurait pu raisonner de nos élans secrets vers des oreilles pas prêtes du tout à renoncer au calme de la nuit du businessman, ni à partager un chemin de travers de plaisir et de luxure sans en faire usage par des regards, biais ou autres allusions dont nous voulions nous préserver.

J'ai gardé ma main sur sa bouche et pris possession du rythme comme de son corps. Impossible de l'embrasser, impossible d'embrasser son orchidée, impossible de me servir de ma seconde main sur laquelle je m'appuyais ... j'ai vite fait le tour de son corps pour lui livrer des assauts plus profonds tout en glissant mes baisers sur le haut de son dos, sa nuque, le lobe de ses oreilles ... les muscles bandés, elle m'offrait sa croupe cambrée tout en subissant la force de ma main sur sa bouche. Un sublime dos, une courbe baignée d'une lumière rasante, des muscles saillants ... Comme ligotée dans cette paume, qui bloquait jusqu'à sa respiration parfois, elle s'arcboutait pour offrir le meilleur accès à son antre. Je sentais le plaisir l'envahir et mon corps se préparer à défaillir. Mais qui allait retenir mes propres décibels ... ?

C'est lorsque j'ai senti son corps flancher, perdre le contrôle et spasmer comme soumise à un frisson hurlant courant de la nuque au bout des pieds en embrasant la colonne et les reins, que son râle et son souffle se sont heurtés à ma paume, comme un cage anti orgasme profond et complet. J'ai senti sa morsure sur ma main, forte, sans retenue, reflexe. La prisonnière se libérait de mes précautions, et fondait en silence, un long râle muet. La force de l'orgasme transférée sur son corps électrisé, plutôt que dans des cris libérateurs ... et ma douleur me faisant redescendre immédiatement en contrôle de mes fluides ....

J'ai glissé en scandaleux va et vient de stupre, maintenant nos corps si distants, elle scotchée au septième ciel, et moi, la main meurtrie, la douleur ayant décuplé ma fermeté enfouie en elle, à l'autre bout de l'escalier du plaisir, redescendu comme en trébuchant tout au début des marches du désir....

Endormis tous les deux l'un dans l'autre, réveillés au bout de quelques dizaines de minutes, lorsque l'orchidée ne peux plus retenir ma fougueuse proue, nous avons enchainé les balancements charnels et les demi heures à comater tels deux corps scellés. Amalgame de chair ne se dénouant que pour reprendre une nouvelle montée de désir.

Le lendemain, fourbus mais comblés ... il a fallu quelque agilité pour glisser d'une chambre à l'autre et quelques cafés forts pour garder les yeux ouverts jusqu'à la fin de ces réunions devenues sans intérêt aucun.

vendredi 16 octobre 2015

L'amour avec deux amants ? D'accord, mais pas avec toi !

Les fantasmes ne sont délicieux que s'ils franchissent la frontière du charnel un jour en ayant pour but le plaisir, et s'ils ne laissent pas de blessures.

Je me suis toujours opposé au concept des fantasmes qui devraient rester dans le domaine du rêve, dans la boite à fantasme qu'on enfouit au fond de soi, dans le monde imaginaire qu'on s'invente pour colorer arc en ciel un quotidien moins exaltant, pour idéaliser ce que le charnel pourrait être, sans jamais vraiment l'effleurer. Y compris pour moi-même.

C'est souvent avec des femmes que cette frontière a fait l'objet de longues et interminables discussions. Je comprends que le fantasme de Georges Clooney ou de la brigade de pompiers doivent rester du domaine du fantasme, parce que vraiment inatteignables. Mais, dans ce que les femmes en général, et mes correspondantes en particulier ont eu loisir de débattre avec moi, et d’échafauder comme joute épistolaire ... il y a tellement de possibles qui peuvent être mis en musique comme une symphonie des sens, qu'il serait trop dommage de s'asseoir dessus à cause d'une croyance limitante ou d'un verrou empêchant de franchir le pas, la porte du réel. Regardez donc les mille sites web qui font maintenant leur marronnier des Top 10 des fantasmes féminins.

Une fois qu'on a fait le tour de la question, c'est à dire le pour et le contre, et comprendre que le fantasme se réalisant doit être aussi une recherche du plaisir, apparait aussi la question de l'interdit. Braver l'interdit que l'on avait, chacun ayant ses limites, peut faire tomber tout glamour à une situation. J'ai personnellement touché des murs dont je n'aurais pas dû m'approcher, et d'autres fossés que je croyais infranchissables se sont révélés petits ruisseaux qui s'enjambent pour courir dans de nouvelles prairies du plaisir.

Néanmoins, j'ai eu vite à me résoudre à un constat. Assouvir un fantasme, au féminin, c'est surtout une histoire de "avec qui". Car le fantasme est aussi une histoire de l'image de soit. J'en suis capable ou je n'y arriverai pas....voire souvent, vais-je être rejetée.

Par exemple, fantasme masculin très classique, mais aussi au féminin, la sodomie peut vite toucher l'image de soi, largement autant que l'inconfort de la situation si abordé maladroitement. Une femme qui se refuse à un amant qui lui courtise les fesses peut se retrouver empêtrée dans l'image d'une femme coincée, ou peu à l'aise avec son corps, voire incapable d'avoir une sexualité assumée / ouverte.
Si la sodomie  s'est banalisée, notamment pour les jeunes générations, prenez un autre fantasme pour souligner cet exemple, comme par exemple le fantasme du viol, celui de la pluralité, celui de la bisexualité, celui de l’exhibitionnisme.

Il est plus aisé d'aborder avec son amant ou son amante, des fantasmes qui vous installent dans un univers et un rôle qui est un peu décalé avec  l'image que vous projetez dans vos autres bulles intimes, les ami(e)s, la famille, le boulot ... et le/la conjoint(e).

J'ai moi même une demi tonne de fantasmes que je n'ai jamais mis en musique sous mon toit. Il est des sujets qui ne peuvent se mettre en oeuvre sans laisser de traces.

Mais ce jour là, je partageais sur nos fantasmes respectifs de manière assez directe et sans détour avec une amante devenue très très intime, et je suis tombé de haut. Nous qui avions construit un univers très charnel et sans autre vraie limite que nos emplois du temps, je me suis vu retourner un non catégorique à l'idée de lui offrir un trio avec deux hommes : "L'amour avec deux amants ? D'accord, mais pas avec toi ! "

Nous étions, à un second niveau, entrés dans cette entremêlement du sensuel et de l'attachement qui ne sublime plus du tout le coté charnel comme une nécessité ou un moteur, mais comme un moment de fusion amoureuse des corps ... et par la même, certains fantasmes ne pouvaient plus prendre forme sans laisser de traces, ou devaient se réaliser dans un secret qui ni ne blessent pas, ni n’entachent l'image de soi dans les yeux de l'autre. Mon amante, quel que soit le niveau d'accord et de convergence charnelle, n'imaginait plus la fusion des sens comme une exaltation qui disjoncte le cerveau et étanche une soif de l'autre, mais comme une réunion des deux parties, des deux moitiés d'un tout, cette fameuse recherche de l’âme sœur que l'on retrouve dans le mythe de l'androgynie du banquet de Platon.

Alors oui, quand cet état d'extase ne passe plus que par une et une seule personne, dans un amour fusionnel des sens et de l'esprit, alors, les fantasmes, notamment ceux qui introduisent un biais, voire un corps étranger, ne sont plus les bienvenus. Ce qui était très étonnant, c'est que nous avions construit cette bulle, bulle éphémère soit, dans un élan de couple illégitime qui avait commencé de manière fantasmatique et charnelle.

Un fantasme, ne vaut que s'il a pour but le plaisir (direct ou indirect). J'y ai ajouté à partir de ce jour là qu'un fantasme passe du théorique au concret si on a trouvé avec qui le cristalliser. Soit pour le sublimer, soit au contraire pour pouvoir s'en détacher.

mardi 29 septembre 2015

Merci d'avoir réveillé mon corps, c'est bon de se sentir femme !

C'est bon de se sentir femme, j'aime comme tu me regardes, j'aime l'idée que j'arrive à te faire jouir !

Je sais que tu vas partir, tu es peut être déjà parti dans ta tête. Mais avant que tu ne partes, je voulais te dire, avec mes mots, sans être en face de tes yeux, pour pouvoir tout te dire.

Quand je t'ai trouvé, une amie m'avait inscrite de force ou presque sur ce site de rencontre. Je te passe le catalogue de jeunes adolescents de l'age de mon fils, qui cherchent une cougar, ainsi que le langage sms sans la moindre pincée de séduction, auxquels j'ai été confrontée. Non pas que je sois moi même attirée que par de vieux corps ridés, ou que mes mots soient tous en langage soutenu, mais, le minimum n'étais jamais atteint.

J'avais envie de sortir la phase que je traversais, en retrouvant le chemin vers mon corps. Quand je t'ai rencontré, ce fut magique.  Je crois que tu étais le seul à ne pas être pressé à me rencontrer, tout en étant à quelques centaines de mètres. J'avais même parfois l'impression que tu ne voudrais jamais me rencontrer. Quelle peur tu distilles par tes mots, on ne sais jamais si tu es séduit ou non.

Le jour de la rencontre fut le plus terrible de ma vie, dans les deux sens du terme. Terrible dans le sens terreur, et terrible dans le sens unique et enthousiasmant.

J'ai eu a revisiter mon corps meurtri, et lui accorder les soins que je n'avais pas pris depuis trop longtemps. Je ne savais pas comment me présenter à toi ... lingerie sexy serait peut être trop, mes culottes de coton peu glamour ... quid de l'esthéticienne ... refranchir ces portes pour un amant ... et j'avais tellement peur du rejet. J'entendais tes messages, mais mes rides, mon age, mon inexpérience ... rien ne pouvais me faire plus peur que d'y ajouter ton regard sur mon corps nu. Que tu me voies et que tu tournes les talons. La terreur. Être conquise puis rejetée, je n'y aurais pas survécu.

Mais ça ne s'est pas passé comme ça. Je t'ai découvert entreprenant, mais doux et prévenant. J'ai retrouvé des sensations d'adolescente ... et tu m'as fait rougir une paire de fois avec tes mains baladeuses et tes mots. C'en était désarmant de voir comment tu connaissais mon corps en quelques minutes, en quelques rencontres, là ou mon ex mari n'avait jamais effleuré le sujet.

Mais je me suis vraiment sentie femme lorsqu'un jour, tu m'as laissée faire. Je voulais te faire jouir et te voir avoir un orgasme. Même si c'était contre ma nature, j'ai laissé la pleine lumière me permettre de te voir, et je t'ai demandé de te coucher, immobile, ton sexe offert. Puis, je me suis assise sur toi, et lentement, j'ai englouti ton sexe dans le mien. Que ce fut long, mais que ce fut bon que de voir sur ton visage les effets de mes oscillations. C'est quand tu as jouis comme un sauvage contraint à l'immobilité, dans un râle brut ... que tu m'as offert le plus beau cadeau. Ce jour là, j'ai vraiment senti ma féminité revenir, je me sentais femme lorsque ton sexe éjaculait en moi et que ton corps incontrôlable suivait le rythme de mes mouvements.

Je sais (et je sais que tu sais), que tu as été une transition, entre une vie et une autre qui commence. une étincelle qui a réveillé mon corps de femme.


lundi 14 septembre 2015

Tu m'as fait 3 cunnis orgasmiques, mais tous différents

Mon entrée dans la sexualité, notamment mon rapport avec les orgasmes féminins, s'est faite à une époque où les clichés étaient binaires. Il y a des femmes orales, et des vaginales. Une fois confronté à mes propres élans (et aléas), je dois avouer que mes premières années ont été orales, si on parle de comment j'ai offert des orgasmes à mes amantes.

Oui, on parle là bien d'orgasme ... celui qui déchire le silence, qui prend au bas du dos et électrise la colonne pour embraser la nuque, les reins, voire jusqu'au bout des pieds. Ce moment où on ne sait plus d'où vient le plaisir, où les spasmes prennent le dessus, et où dans une ruade de jument sauvage, on éjecte son cavalier sans ménagement parce que le délice est à son faîte, et que plus devient trop. Ce croisement des chemins où le physique lâche prise et laisse place à l'émotion si forte que les larmes coulent. Cet instant unique qui brule tout, que assèche tout, où on se sent hors de son corps, à ne plus maitriser ni les cris, ni les sanglots, ni les spasmes, et qui relève d'une explosion des sens... les paroles de l'amant deviennent inaudible, les distances et l'ouie perdent pied, et le toucher peut apporter prolongement ou overdose de lui. Ce total disjonctage où on comate totalement, avec le cerveau qui chauffe et la tête en coton. Cet instant où on loue son amant d'être encore vaillant, pugnace et attentif, mais où on adorerai qu'il fusionne en synchrone et perde pied lui aussi.

J'ai appris donc, progressivement, à offrir un orgasme à mon amante, puis pluiseurs, à chaque fois. puisque celles qui avaient été placées sur ma route, adoraient, en réclamaient plus, et ne jouissaient que comme ça. C'est bien plus tard que j'ai été confronté à des orchidées qui aiment avant tout être envahies, secouées, percutées, inondées ...

Ce qui est délicieux dans le cunnilingus, c'est que c'est infini. J'ai adoré apprendre, puis m'améliorer  pour offrir le meilleur de moi même, tellement je vibre en offrant ces "good vibrations". L'ascension, les accélérations, les pauses, les élans, les envahissements, et (pour peu qu'il ait la clef), la décision de percer le septième ciel appartiennent à un amant qui est en pleine possession de tous ses moyens ... ni le risque de perdre pied, ni ses limites musculaires ou de souffle sont mises à l’épreuve.

Ce jour, j'étais entre les mains d'une délicieuse artiste, qui aimait avant tout qu'on courtise son cerveau, dans des immobilismes délicieux. J'ai approché son orchidée avec douceur comme elle prenait possession de mes intimités. Jeux de doigts, jeux de langue ... Peut être 3 heures passées sans glisser mes élans dans les siens autrement que du bout de mes doigts et de ma bouche.

Sur le moment, surtout lorsque tout est dans une lenteur savoureuse, il m'est toujours difficile, à part à observer distinctement l'abondance ou la soudaine rareté de nectar ... d'avoir confirmation d'un orgasme. La douceur des élans prolongés met parfois du flou, et j'ai même croisé des amantes qui simulaient ne pas avoir eu d'orgasme pour ne pas donner un signal, et prolonger les baisers et caresses envoutantes (et oui, plusieurs fois, simuler de ne pas avoir joui). L'expression du plaisir, ses progressions, ses invasions, ses saturations des sens prennent source dans les élans d'une langue qui peut jouer de sa pointe, de sa longueur, de sa surface, de pressions, de raideurs, de chaleurs ou de douce invasion pour posséder toutes les volutes de pétales et de ce qu'il tentent de dévoiler ... En jouant d'accélérations et de lentes torpeurs, ainsi que des mains qui savent saisir les hanches ou allumer d'autres pressions sur les reins ou les seins ... j'adore être ce chef d'orchestre sans user de ma baguette ...

Les orgasmes ont été, parait ils si différents et si inconnus, que cette esthète a fini par m'avouer qu'elle trouvait que c'était, techniquement parlant, proche de la masturbation, mais dans la mise en musique, bien plus envoutant puisque nouveau et totalement imprévu et imprévisible. 3 orgasmes, 3 manières totalement différentes de perdre pied.

lundi 16 mars 2015

L'amour dans le noir (complet)

Mon amour, j'adore ces moments magiques !

Il y avait un temps où tes courbes s'offraient à mes yeux, comme une sculpture vivante et sublime, de l'être aimé ... Je te contemplais venir à moi, comme une féline, les pieds nus sur le plancher, et la torpeur exhaler de tout ton corps ... tant par tes cheveux mouillés de la douche, par tes contours soulignées par une lumière complice, par la serviette qui laisse deviner sans rien vraiment cacher, et par ton regard de braise d'une panthère prête à sortir les griffes et se lover contre moi.

Il y avait un temps où je m'attardais à explorer tes lèvres, chaque nervure, chaque recoin, des commissures à la pulpe, à demi ouvertes, ou en sourire sensuel, ... il y avait un temps où je faisais glisser mon index en effleurements jusqu'à que tu me mordes ou t'échappes sous prétexte de ne plus supporter la douce torture de chatouilles. Il y avait un temps ou je posais ma langue en pointe sur cette partie intérieure/extérieure de tes lèvres qui n'a plus le goût de ta peau, ni tout à fait le goût de tes baisers.

Il y avait un temps où tu m'offrais ton profil en lumière arasante, et je pouvais dessiner ton visage, des cheveux mouillés, le long de ton nez, ta bouche pulpeuse, ton menton et ton cou.

Il y avait un moment où je me délectais de prendre possession de ton corps, et de voir tes yeux se fermer de plaisir ou s'ouvrir comme pour enrichir le vertige de regards dans le vague. Il y avait un moment où je me régalais de fendre ton corps lentement, ou de percuter profondément par mes élans, et laisser mes yeux trouver un écho dans ton ventre arcbouté, tes seins agités en rythme, et ton visage submergé des sens et prêt à dégorger un orgasme.

Il y avait un temps tu m'offrais à admirer ton joli cul. Mon regard et mes mains glissaient le long de ta nuque, puis dessinaient en massage ta colonne, pour arriver entre tes deux pommes, leur suggérer de s'ouvrir lentement, et laisser apparaitre ton oeillet brun et ton orchidée sous un autre jour. Il y avait un temps où tu étais la seule à fermer les yeux, lorsque je ciselai dans ton ventre, les mains sur tes fesses, un orgasme à genoux comme tu aimais tant.

Il y avait un temps où je pouvais admirer ton orchidée, et jouer de mes atouts pour presser ses replets pétales, ou les ouvrir amplement pour laisser apparaitre l'antre fiévreuse. Il y avait un temps ou je glissais un doigt ou deux en toi, pour étreindre ton intérieur et soulever le petit gousset, retrousser les dernier plis et admirer ta perle rose, avant de l'embrasser et de m'en saisir. Il y avait un temps où je me félicitais de pouvoir m'offrir l'alignement de ta fente offerte, ton nombril, tes deux seins gourmands, et ton visage déformé par la jouissance, sous l'effet de ma langue pugnace.

Et ... tu m'as offert le noir complet. Fermés les rideaux tentures, portes. Éteintes les lumières, même des pièces voisines. Retournés ou débranchés les radio réveils ou portables. Voici le noir.

Tu m'as appris à redécouvrir ton corps, chercher avec les mains comme pour ne pas te perdre. ne jamais lâcher de peur de passer d'un effleurement à un geste trop brusque pour être sensuel. J'ai appris que les distances s'apprivoisent, que les soupirs et les râles servent d'écho et dynamisent le toucher. J'ai redécouvert ton corps du bout des doigts, j'ai eu des gestes plus lents, m'attardant et vagabondant sur certains endroits repères, comme tes épaules ou tes hanches. J'ai suivi ton désir vertical du bout de la langue. J'ai gouté à ton corps qui s'amusait à me tromper, se lovant à l'endroit à l'envers, et me présentant ton dos quand ma bouche espérait ton ventre. J'ai usé de mes deux mains pour ouvrir ton orchidée et lui offrir les baisers intimes qui la font tressaillir. J'ai glissé mon élan dans ton corps et été submergé par la sensualité. Je t'ai envahie, je t'ai innondée, je t'ai couverte de baisers lorsque nos corps fusionnaient en spasme synchrones ....

... Mais, je ne t'ai pas vu déployer tes mains, tes caresses, tes élans, tes tentations de prendre le dessus. La prochaine fois, je te laisse jouer dans le noir avec mon corps.


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