Quand une relation d'amour se construit, ou quand on ne veut pas faire l'amour sous plastique, un couple d'amant en vient à se passer du préservatif.Je ne sais plus combien de fois j'ai eu à faire un test sous un faux nom, voir le médecin sortir de son bureau et débarquer pour tenter de me soustraire mon vrai nom, le nom de mon médecin traitant ... et prouver que je suis négatif de passagers clandestins dans mes fluides ...
Mais, un jour, puis plusieurs fois, j'ai eu à affronter un nouveau défi : ne pas avoir d'enfant de mon amante.
La majorité de mes amantes géraient ce sujet sans vraiment le partager, et j'ai eu la faiblesse de l'oublier parfois, de ne pas entrer dans cette intimité aussi, ou encore de me comporter comme un gougeât immature à d'autres moments.
Pour certaines, celles dont la relation a survécu à un hiver, voire plusieurs années, le besoin ou l'occasion de se rejoindre sur ces discussions ont permis de partager. J'ai souvent précédé en sortant de ma poche une pilule du lendemain (achetée la veille !) pour tenter d'effacer les éventuelles traces encore invisibles de nos ébats. Fertiles mais pas féconds.
Il a fallu aussi ruser pour esquiver les cycles, jouer avec les jours carmins, abuser de jeux de bouche, ou de douche ... froide.
Mais quand on cherche l'érotisation d'un fantasme à vivre pleinement, ou quand on est amoureux, on cherche la fusion des âmes et des corps ... Attendre que la pilule puisse être de nouveau installée pour jouir pleinement à deux, sans retenue, et qu'une union puisse être fusion, échange et don, jusqu'au bout des élixirs d'amour.




