jeudi 24 juin 2010

Je rêve d'une double pénétration, mais ... (1/3)

Je rêve d'une double pénétration, mais il me faudra une longue préparation anale.

Cette position rare et acrobatique il y a 20 ans encore, fait maintenant partie des "fantasmes" où l'expérience est essentielle pour que cela se passe bien.

De manière assez ambiguë, énormément de femmes mettent en relief leur désir d'un trio (voir ici) par un désir de ressentir le plaisir en stéréo.

Ce fantasme est probablement celui qui a le plus de décalage entre la verbalisation et le passage à l'acte :
- Le trio en lui même est une sacrée marche à franchir pour un couple, même illégitime. Trouver un troisième ? Un ami ? Un inconnu ? Un club ?
- La sodomie reste un acte de don de soi, où la tendresse et la confiance en l'amant sont les conditions nécessaire au plaisir féminin.

Donc, cumuler ces deux franchissements de frontière à la fois peut s'avérer difficile, d'autant que pendant l'acte, de nouvelles difficultés peuvent survenir :
- Les deux amants sont hétéros, mais amenés à se "toucher" un minimum ... Si l'un des deux ne se sent pas à l'aise et se replie comme une anémone de mer, la simultanéité sera difficile à atteindre.
- Sentir la pénétration dans ses entrailles en recto verso, avant de devenir un feu d'artifice de plaisir, c'est un exercice de positions, de cambrure des reins, de lubrification et surtout de relaxation.



Je vais vous conter l'histoire de cette amante, qui rêvait toutes les nuits de cette "position de rêve" selon ses mots, et qui m'a choisi comme amant singulier pour l'accompagner dans la réalisation de ce qui lui tordait le ventre et l'empêchait de dormir.

- Pourquoi pas avec son conjoint ?
Parce qu'avec son conjoint, la sexualité et l'amour étaient mélangés, et que si elle formulait des fantasmes tels que le trio, elle avait peur de sa réaction. Trop d'enjeu, trop de danger de faire écrouler un édifice si merveilleux en duo sous la couette et si féerique pour les facettes couple et famille.

- Pourquoi pas avec deux amis ?
Difficile de savoir ce qui va se passer dans le futur. Comment s'assurer que ces amis, avec qui le coté sombre de la lumière aurait été abordés, soient blancs et purs dans le temps, au point de ne jamais rien révéler ? N'y aurait il pas un prix à payer, comme l'impossibilité de stopper la relation charnelle, et de continuer à se voir sans malaise ?

- Pourquoi pas seule en club avec deux inconnus ?
Les femmes, et elle en particulier, ont peur des hommes qui avance la queue dans la main, tel le chevalier noir qui porte l'estocade avec sa lance. Ce coté viril rime avec violence, coup au but unique et hâte bien trop sportive. Elle rêvait plus de libertinage lascif et suave. Le club, c'est aussi extrêmement difficile pour une femme pour la facette exhibition, et perçu comme un repère de sexe hardcore à la chaine.

- Pourquoi alors avec un amant plus un inconnu ?
D'abord prendre un amant. Etablir des relations charnelles de confiance avec lui en duo. Puis, avec lui, guidé par lui, avancer vers le trio et ce fantasme tant désiré de la double pénétration.


- Mais, très chère, aimez vous avant tout l'amour à l'envers ?
- Oui, mais pas avec mon mari. En fait, ça fait de longues années que mon anus est resté vierge.
- Parce qu'il est maladroit ou parce que vous n'y prenez pas de plaisir du tout ?
- Simplement parce que nous n'avons pas de jeux érotiques.
- Donc, je suppose que vous n'avez pas de sextoy dans votre sac à main ?
- Non, je ne saurais qu'en faire. Déjà, quand je me masturbe avec mes doigts, il me faut un dose de concentration, donc un objet froid et mécanique, non merci.
- Vos dernières expériences à l'envers ?
- Les métaphores sont sympathiques. Dans mon passé lointain, quand mon mec me sodomisait, j'avais besoin de beaucoup de lubrifiant, donc pour une double, je pense qu'il me faudra une longue préparation anale.
- Préparation : vous pensez à une montée graduelle en puissance ?
- Oui, vous voulez incarner mon fantasme : le voilà : je veux jouir de sentir deux hommes dans mes entrailles. Quand je fais l'amour, je sens l'envie d'être remplie par devant et derrière. Et pour y arriver, j'ai besoin de retrouver des sensations.

Nous avons donc passé quelques après midi fripons, tendres et érotiques, torrides et langoureux, à s'endormir fourbus de nos ébats. Elle n'a pas joui tout de suite de nos chevauchées tellement elle était tendue. Ses orgasmes ne venaient que du bout de ma langue.

Puis, après une demi douzaine de tentatives, elle s'est ouverte comme une fleur, et a commencé à vraiment sentir le vertige du bout de ma tige, quand nous nous mélangions intimement. Ces déséquilibres des sens devenaient siens progressivement, au fur et à mesure que la confiance s'installait. Quelques loupés parfois. Quelques scénarisations tombées à plat (sous un porche, dans un champ de blé).

C'est quand elle a commencé à vraiment se laisser offrir un délice profond en se laissant posséder qu'elle a réclamé un sextoy, pour se sentir enfin doublement remplie. Le fantasme de la double pénétration a donc commencé avec un complice avec qui je m'entendais assez bien, infatigable sans pour autant faire des prouesses, est assez obéissant puisque je pouvais le faire entrer dans la danse ou lui faire prendre du recul à l'envi ... un clone de moi en latex doux et ferme à la fois, avec des piles neuves (good vibrations pour nous deux).

Voilà les premières marches franchies : trouver un amant qui n'était pas son mari, retrouver le chemin de la jouissance vaginale, redécouvrir l'amour entre les fesses ... restait à chercher un troisième homme, qui viendrait avec son charme, sa mâle-attitude, son odeur d'homme et sa chaleur qui manquaient tant au sextoy.

La quette fut longue et harassante. Une annonce sur un site fripon sous une forme choisie et différenciante, ressemblant à ceci :

Soufre et mercure sont à la recherche de leur sel :
"Alchimistes de l'ombre cherchent la quintessence
En unissant leur alliance instable et éphémère
Avec un sel initié aux amalgames triangulaires"

Et une autre moins codée :

"La reine en visite diurne dans le pays des délices,
souhaiterait adjoindre à son amant souverain,
un second distingué, habile et puissant suzerain,
pour jouir de cette triple alliance dans ses deux calices."

Avec des annonces en termes plus que choisis, on s'attend à quelques retours raffinés, quelques phrases, voire quelques lignes. Quelle ne fût pas ma surprise. au moins 500 messages par jour, des réponses les plus graveleuses, des gros plan par tonnes, et à peine 1 à 2 réponses de "passables" par millier. Au bout de deux semaines de conversations avec quelques prétendants, j'ai tenté d'obtenir l'avis ou au moins le consensus avec la belle :

- J'aimerai vraiment que ce soit à la hauteur de mes espoirs.
- Je ne les connais pas intimement.
- Comment savoir lequel serait mieux qu'un amant + un sextoy.
- Je suis l'amant ou le sextoy ?
- Disons que j'ai essayé le sextoy tout seul. Vous le surpassez de la tête et des épaules.
- De la queue, on se vaut ?
- Il est plus disponible que vous.
- Vous y prenez goût. Si vous vous habituez à chaque chose que je guide dans votre bas ventre, vous aurez bientôt deux amants.
- Chiche ?
- Non ... vous ne connaîtrez rien de lui.
- Jaloux ?
- Que vous l'envisagiez, oui.
- Vous êtes puéril parfois, allez me quérir ce seigneur là, et festoyons vendredi en 8.

[... A suivre ...]

jeudi 17 juin 2010

Etes vous un bon coup ? (le bon coup raconté par les femmes)

Comment les femmes voient elles les bons coups. Comment les racontent elles ? Quels sont leurs critères. Comment les détectent elles ... avant ?

Ce qu'il faut savoir avant tout, c'est que l'orgasme, ce vertige infime proche de l'évanouissement, est loin d'être automatique chez le femme :
- 25% n'ont jamais eu d'orgasme ;
- 60% n'ont pas d'orgasme lors de la première rencontre.

Moi même, qui cultive cette offrande de plaisir avec un soupçon de pugnacité dans un océan de tendresse, j'ai affronté des coffres forts dont je n'ai pas trouvé la clef tout de suite.


Mais alors, comment savoir si vous êtes un bon coup ?
- Elle vous appelle, vous rappelle rapidement (oui, les filles rappellent et les hommes aussi ... ).
- Elle vous regarde souvent, avec concupiscence, regard mi fripon, mi torride.
- Elle s'attarde sur votre corps (mains, dos, fesses, yeux, ...), du bout des doigts, à faire durer, à offrir du temps au temps lors des préliminaires d'une tendresse infinie.
- Elle se love contre vous après, glisse ses mains contre vous, prends vos mains pour les glisser contre elle ... très intimes caresses, prémices préliminaires de la prochaine symphonie des sens.
- Vous sentez, ou mieux, elle vous dit, combien l'impact charnel est fort.
- Elle prend son pied dans son lit, en missionnaire ... pas besoin de défis sportifs qui sont autant de vertiges artificiels qui ne remplacent pas un bon doigté ou coup de rein.
-Elle est au naturel, ses envies sont là et vos envies se mettent en musique ensemble.
-Elle ne sort jamais de phrases toutes faites, mais vit vos ébats singuliers ... il y a même des mots qui ne vous appartiennent qu'à vous deux.
- Elle en veut encore et encore. Vos ébats durent trois à quatre heures. Ses orgasmes sont autant de témoins de son désir et de vos capacités à l'accompagner dans son plaisir.



A contrario, vous deviez retravailler votre coup de rein si :
- Elle ne rappelle pas, et condescend à vous offrir son corps que parce que vous la harcelez au téléphone et que vous réchauffez bien la couette et ses pieds tout froid.
- L'amour, c'est dans le noir complet. Elle ne veut pas se dévoiler à vous et ne cherche pas à vous voir non plus.
- L'amour, c'est vite fait bien fait. Le temps d'une mi temps ou d'un bolino au micro ondes. Pas de préliminaires au presques, de toutes façons, ça ne lui fait rien quand vous la touchez. Le coté mécanique des caresses et des mordillement la laisse complètement froide.
- Il y a toujours plus d'artifices. D'ailleurs, sans le vibro, la lingerie toujours plus XXX, le triolisme ou le film porno pour s'émoustiller, elle n'arrive plus à jouir.
- Une fois votre coït, elle allume une cigarette, va prendre une douche et s'endort (si c'est la nuit) ou se rhabille (si le soleil est encore de la partie).


Et maintenant, comment les femmes regardent des hommes, et se font une idée sur leur performances charnelles :
- Les mains : de belles mains ont souvent un impact majeur sur les femmes.
- L'assurance : un homme qui inspire la sérénité dans un monde d'action, qui a de l'assurance, ça fait vibrer au féminin torride.
- Les mots : des mots choisis, alignés en phrases bien chaloupées, c'est souvent une bonne manière de trouver un bon amant.
- Les mots sexuels : il parle de sexe sans détours, jamais vulgaire ni serial mateur de porno. Point G, préservatif, pilule du lendemain, petite cuillère, cycle lunaire sont dans le langage courant de ce martien qui connaît Vénus. Savoir parler de ses expériences en mots précis, choisis, abordés métaphoriquement ou cru selon, c'est assurément un amant qui saura avoir le même phrasé sous la couette.
- Il connait le monde high tech, mais ce n'est pas un geek/nerd. Il aime avant tout les gens, la bonne bouffe, le soleil et les voyages. Un bon vivant, c'est un bon vivant tout le temps, et donc un bon amant qui fera rire et sourire.
- Les bons danseurs : Regardez un bon danseur de tango ou de salsa. Maintenant, regardez et écoutez les filles qui le regardent. Si vous ne savez pas danser, vous savez ce qu'il vous reste à faire. Vous y gagnerez en maîtrise de votre corps ... et en rencontres.

vendredi 11 juin 2010

Quand le fantasme du trio part en vrille

J'ai offert un amant (scénario du trio) à mes amantes les plus demandeuses ou les plus ouvertes à ce fantasme.

Si dans la majorité des cas, l'ambiance peut se prêter à quelques heures magiques pour la belle, il y a eu malheureusement quelques indélicats, frêles ou cas très particuliers ...

1) Les indélicats :
Généralement pique assiette, ils avancent la queue dans la main. Ils se servent sans offrir, se font caresser sans jouer de leurs mains, enfournent et ramonent sans embrasser ou lécher. Une fois leur mission remplie (éjaculer bruyamment), il lâchent un "t'as aimé, chérie", ou se lèvent pour aller aux toilettes, ignorant le duo d'amants qui l'avait invité, la belle et son plaisir qu'elle rêvait de conjuguer au masculin pluriel.

2) Les frêles / fantasmeurs :
C'est une vaste catégorie. Ils sont hauts en couleur dans le virtuel, mais dans le réel, rien à voir. Les fantasmeurs ne passent jamais au réels. Ils se complaisent dans l'épistolaire, mais n'arrivent jamais à franchir le pas. Et quand vous les coincez dans un planning adapté à toutes les excuses qu'ils produisent, il y a une panne de métro ou un grand mère qui meurt ...

3) Les frêles / bande-mou :

Dans le même ordre, les jeunes sont frêles et souvent impressionnés. Leur petit organe n'obéit pas comme devant une vidéo porno. La réalisation d'un fantasme, c'est pas comme avec une femme qu'ont connaît sur le bout des ... doigts. Nouvelles courbes, scénarisation, deux coqs dans la basse cour. Tout est propice à vivre sereinement ce moment unique à trois. Champagne, dentelle, belle femme très torride et sans tabou. Mais voilà, le jeune frêle se prend les pieds dans le tapis comme dans un dessin animé : il n'arrive pas en délacer ses chaussures, il tombe du lit en faisant choir la table de chevet, il est obligé de retourner à l'autre bout de la pièce en pleins ébats pour aller chercher un préservatif dans sa veste, quand il enfile le latex, sa queue perd de sa vigueur et ne retrouve jamais sa forme ... et il repart en se confondant en excuses, la queue entre les jambes ...

4) Les cas particuliers :
Le fantasme du trio, c'est le fantasme le plus couru chez les hommes. Même en prenant des précautions, on tombe de temps en temps sur des cas très ... spéciaux :
- Celui qui vient avec des accessoires : menottes ou escarpins pour la dame (ça c'est encore un peu rigolo pour cumuler les fantasmes), préservatifs aux goûts variés (très égocentrique), voire cravache et selle pour tenter de chevaucher la belle (il a dû fantasmer longtemps au fond de son lit pour imaginer convertir un trio en chevauchée).
- Celui qui veut mettre son ambiance. Il arrive avec son iPod ou une bougie, et pense avoir tout rendu plus torride avec son maigre accessoire ;
- Celui qui vient avec appareil photo (souvenirs pour ses potes de bar).

Voilà quelques cas (certains cumulent) de troisièmes hommes qui font partir le scénario du trio en vrille. Certains ne passent même pas la porte (avec leur selle de cheval), certain pensaient avoir une pine de cheval alors qu'ils sont plus de la trempe d'un jockey que d'un étalon.

Un trio, c'est un cadeau. Et le cadeau (ici un troisième homme), doit se comporter en cadeau et procurer du plaisir pour que la belle vive son fantasme ... pour la belle dont c'est la fête des sens

mardi 1 juin 2010

J'aime quand tu jouis au fond de moi

Mon cher amant,

Ma vie sexuelle n'a pas toujours été faite d'étincelles au sens que tu aimes. Ni étincelles, ni brasiers, ni même un feu de paille ...

Mon éducation a fait de moi la parfaite femme au foyer qu'on espérait. Même si ma maturité sexuelle était entre 68 et le sida, je n'ai jamais vraiment été "libérée". Le poids de la famille. Pas d'ouverture d'esprit. Pas de confidences entre copines. De piètres amants. Puis un mari qui a fait de moi la mère de ses enfants. Qui sait ? Quand je regarde en arrière, je suis fière de ma famille et de mes enfants, mais assez peu de ce que je me suis offert, et de comment j'ai pu offrir du plaisir en retour.

Mes ébats se résumaient à être à la disposition de mon époux. Il me prenait sans préliminaires, sans glamour, sans ménagement. En silence. Quelques râles et gouttes de sueur, Un long râle et gouttes de sperme. J'ai rendu au fil des années ce geste automatique. Je pouvais sentir quand il voulait. Ces soirs là, je me préparais différemment pour aller au lit. Et quand il avait "fini", je me levais tout aussi automatiquement pour passer au toilettes puis à la douche. Et quand je revenais me coucher, il dormais. Je crois d'ailleurs que j'ai au fur et à mesure des années ajusté le temps dans la salle de bain pour rejoindre le lit après son endormissement.

J'ai bien lu la presse féminine, les émissions de confidences entre filles qui sont devenues plus courantes avec le temps. Je me disais pour me rassurer peut être que j'avais une famille et un bonheur stable et sans heurts. Je restais convaincue aussi que beaucoup surjouaient. Ces orgasmes à s'évanouir, ces envie de chair, cette culture de la séduction, ... je me l'imaginais comme irréelle autant qu'un péplum pouvait surjouer ce qui s'était réellement passé à Troie et Alexandrie. Et surtout, quand j'imaginais toutes ces filles raconter leurs pulsions et vibrations, j'imaginais automatiquement les pleurs et moments de solitude qu'elles oubliaient de raconter quand elles étaient confrontée à la vraie vie.

La déchirure a eu lieu quand il m'a trompée. J'ai senti le sol se dérober et mon univers basculer. J'étais sonnée, hagarde, à marcher dans un univers où tout ce qui me semblait solide sonnait faux et creux. Comment avait il pu, tant de temps, être comme ça avec moi, et différent au fond de lui même, vivre ses envies sans moi. Comment avait il pu faire l'amour à d'autres, comment avait il pu leur prononcer des mots de désir, d'amour ? Je me sentais nulle, dévalorisée. Plus de goût à rien. La maisonnée ne me donnait plus cette sensation de nid rassurant, mais plus comme le reflet d'une candeur brisée, et reflet de toutes les trahisons de l'homme que j'aimais, que j'avais aimé.

Au bout de quelques mois, je me suis rendu compte que je ne l'aimais plus, ou que je ne l'aimais pas. J'ai donc entamé une procédure de divorce. J'ai fait ma valise et je suis partie chez une amie. Cette amie avait une vie contraire de la mienne. Elle avait vécu avec des hommes plein d'imperfections majeures, sur qui elle avait appris à ne pas compter, des bad boys, des faibles, un homme marié ... Elle avait finalement fait un bébé et s'était rapidement trouvée à l'élever toute seule. Mais quand elle m'a raconté ses souvenirs, comment l'amour, imaginé, vécu dans les yeux de l'autre, à fleur de peau en frissons, combien ça coupait la respiration et empêchait de dormir ... alors, j'ai compris définitivement que je n'avais jamais aimé. Je voulais ma part. Vibrer. Ne plus arriver à respirer ...

Je me suis donc inscrite ... elle m'a inscrite à ce site de rencontre. Une soirée de fous rires comme j'en avais besoin. J'avais l'impression d'être un produit. La taille, les cheveux, les yeux ... assez peu d'enjeu. Le poids commençait à devenir intime. Puis l'age. J'ai menti un peu, j'ai utilisé les "ne veut pas le dire" aussi. Puis la description. Je crois qu'on l'a recommencée 3 ou 4 fois. La première était fade. J'ai regardé la description d'autres femmes, et elle me semblaient aussi fade que la mienne. La seconde était trop inspirée par mon amie. On la voyait elle et plus moi à travers ces quelques lignes. Cyrano, sort de là. C'est après que j'ai su ce que je voulais dire, sans me plaindre de mon passé, et ce que j'attendais sans exiger d'un "amant". Le mot est lâché ... J'ai clamé à la terre entière que j'étais libre, et que je cherchais, que j'espérais un amant.

Le lendemain, ma boite de réception était pleine de centaines de messages. Il m'a fallut en supprimer plein sans vraiment les lire, tellement les prétendants étaient jeunes, ou vieux, ou loin, ou cru et vulgaires comme si on étaient intimes depuis des années. J'ai donc ajusté encore en posant quelques exigences. Je souhaitais être courtisée et non sautée. Lit, crac-crac, douche, dodo ... ca a été mon quotidien pendant trop longtemps. Au fur et à mesure, les messages venaient en torrent plus maîtrisés. De quelques centaines à une centaine, puis une dizaine par jour.

J'ai rencontré quelques hommes. Ceux qui savaient passer à l'acte. Car j'ai appris tellement de chose à ce moment là de ma vie. Il y a tant d'homme qui virtuellement ressemblent au prince charmant, qu'on peut vite se croire princesse. Mais peu de prince savent se montrer au grand jour. Les fabulateurs, les hommes mariés ... je demandais juste un numéro de téléphone fixe et un rendez vous vers 19h pour "trier". Puis, parmi ceux qui montraient le bout de leur nez, il y avait plus de crapauds de de princes. Des ptis, des gros, des rustres, des beaufs ... certaines semaines, j'en ai rencontré des gratinés, on se serait cru dans une caméra cachée. Certains étaient juste normaux, mais tellement normaux qu'il n'avaient rien à raconter, ni aucun magnétisme. J'ai passé une soirée, puis une nuit avec une douzaine d'entre eux. La moitié était décevante, l'autre n'a jamais rappelé, j'avais dû être décevante moi même. Tant d'espoirs. Peu de bonnes vibrations.

Puis, tu es arrivé dans ce tourbillon. J'aurais pu ne pas te porter d'attention. Ta fiche était décalée, tu étais marié, mais tes mots m'ont intriguée. Quelques échanges ont confirmé que tu ne cherchais pas à vider tes bourses le soir même, et je me suis laissée bercer par nos échanges. Des fois, je me suis même demandé si tu souhaitais vraiment autre chose que des mots, des échanges de mots. Des fois longs, des fois plus espacés, mais toujours assez intimes, voire coquins. Tu semblais avoir vécu tant de vies que je ne comprenais pas pourquoi tu m'accordais du temps. Mais je me laissais apprivoiser, petit prince. Un rien fripon. Un rien mentor. Un rien miroir.

C'est en te lisant que j'ai eu envie de me rendre séduisante. Je suis allée enrichir ma lingerie, passer chez l'esthéticienne pour découvrir les douleurs de l'épilation, torture pour qui comme moi avait relégué le ticket de métro dans la panoplie du strip tease depuis toujours. Mais tu es resté longtemps insaisissable. Tous les hommes cherchent une rencontre, et tu n'abordais jamais le sujet, au point que je me suis mise à devenir moins timide et à te demander de franchir le pas. Nous avons alors longuement discuté de ces fantasmes que j'avais à peine effleuré 20 années durant, et que tu faisais remonter à fleur de peau.

Je t'ai fais l'amour en songes un million de fois. Avec mes doigts, avec mon téléphone des fois. J'ai exploré l'intérieur de mon antre et me suis retrouvée adolescente. Mon amie avait vu que je m'étais "équipée" d'un vibromasseur, mais j'avais du mal à en parler avec elle, culpabilité, honte peut être. Avec toi, l'anonymat aidait à la confidence sans retenue. J'ai toujours cru que notre relation serait sans fin, mais je savais que si un jour j'en disais trop, il suffisait de ne plus se parler, se voir, pour ne pas avoir à vivre avec une culpabilité mal embouchée.

Mais tu m'as vite mise en confiance, et tu as ouvert la porte de mon jardin secret. Où plutôt, tu m'as fait ouvrir la porte de mon jardin secret. Comme tu continuais à être insaisissable, et que ce jardin virtuel me laissait tant d'envie d'y poser le pied à deux, j'ai eu la faiblesse de croire que tel Cyrano, un autre amant pourrait être ton faux nez. un, que dis-je ... plusieurs. Aussi, après quelques semaines à me demander s'il y avait un sens à nos échanges, j'ai reposté une nouvelle annonce plus directe sous un autre pseudo. Tu ne t'es pas laissé draguer par cet autre moi. Mais j'ai eu le bonheur de trouver de belles rencontres, de belles bulles d'oxygène. Certains étaient brut de décoffrage ... en un seul morceau dont on peut embrasser l'envergure d'un seul coup d'oeil. Un pompier, un responsable de salle de gym, un commercial sans autre attache que sa pension alimentaire ... Tant d'hommes auxquels je ne me seraient pas ouverte quelques semaines plus tôt. Ou plutôt, auxquels j'aurais ouvert les cuisses, mais avec qui je ne me serais pas autorisée à ronronner comme une chatte dans les rayons de soleils du printemps.

Puis un jour, tu devais être prêt probablement, tu es devenu disponible. La pression que je t'avais mise pour te rencontrer avait glisser sur toi comme une goutte d'eau sur une toile cirée. Là, tu décidais. J'avais envie de te laisser faire. Notre première rencontre, nous l'avions scénarisée, revisitée, écrite au moins cent fois. J'ai donc fait comme prévu. La semaine qui a précédé, j'ai craqué pour un bustier qui me mettais en valeur, et un chemisier qui permettais à mes courbes de faire tourner le regard aux hommes. En bas, j'ai opté pour un boxer, le string, c'était encore un peu trop pour moi. Je suis allée de nouveau chez l'esthéticienne, et j'ai fait place nette à l'entrée du jardin. J'avais déjà débroussaillé, tel que tu avais suggéré, pour que j’apprenne à venir profiter de ce jardin avec mes mains, mais aussi pour que mes amants puissent aimer y venir aussi. Mais cette fois, ce doux gazon court et dru allait laisser place à une douce peau lisse et rose. Tu ne peux pas savoir combien s'est déroutant pour une femme de ma génération, de se trouver dans le plus simple appareil devant un miroir, et de se regarder être sans toison, telle les danseuses de peep show. L'époque à changé, j'étais déroutée par mon corps mature mais à l'apparence pré-pubère, sans plus aucun poil. C'est en enfilant lingerie, bas puis escarpin, que je me suis trouvée belle, aguicheuse et en confiance pour la première fois de ma vie. J'étais prête pour toi.

L'hôtel était calme. Dans ce quartier, prendre les clefs d'une chambre vers midi devait être peu courant. J'avais pris une valise alibi, car venir à l'hôtel avec juste un sac à main, c'était au dessus de mes forces. J'avais besoin d'une trousse de toilette tout au plus, mais finalement, avec une valise vide, je me suis vu la remplir comme pour un week end avec tenues pour la nuit, pour le jour, maquillage, sèche cheveux ... Quand je suis rentré dans la chambre, je me suis dit que c'était une première, de prendre une chambre d'hôtel dans ma ville, à quelques centaines de mètres de quartiers si familiers. La chambre était sobre. J'ai tiré le tentures, ajusté le chauffage, puis je me suis fait couler un bain. J'avais un peu de temps devant moi, alors, j'ai pris soin de moi, comme une courtisane, comme une catin, comme une femme qui va baiser. J'avais préparé mon corps la semaine précédente, le jour d'avant ... épilation, peeling, masques ... Mais il reste toujours quelque chose à "ajuster" pour se sentir moins moche, moins vieille. J'avais tellement peur de te décevoir. Un grand bain d'eau chaude. Plusieurs fois pendant ce bain, j'ai cru que l'appréhension allait prendre le dessus et que j'allais tout plaquer et fuir, ne plus répondre à tes messages et ignorer jusqu'au souvenir de cette aventure. Parce que j'étais en territoire inconnu. J'avais mis le pied au delà de la clairière, et pas qu'un, une dizaine de pas, une centaine de pas. J'étais loin de tous mes repères, et tu pouvais surgir à tout moment. Enfin, non, car tu es un gentleman ... enfin, je crois.

Quittant la salle de bain au mieux de ma forme, et pour ainsi dire sur un petit nuage, j'ai laissé tomber le peignoir à mes pieds pour me retrouver nue, et glisser ma peau encore chaude dans de la lingerie friponne. Chaque jour, j'enfile ma culotte en gardant le peignoir, et je glisse mon soutif face mur pour éviter d'éventuels regards, on ne sait pourquoi dans une salle de bain fermée. Non, ce jour, j'ai laissé tomber mon peignoir à mes pieds. J'étais droite, nue, et je voyais mes seins tendus de désir. J'ai redressé mon dos pour les faire pointer. De trois quart comme pour poser. Je me suis sentie belle. La dentelle est venue voluptueusement souligner ce corps que je découvrais sous un nouvel angle. Etait-ce bien moi ? Bas, escarpins ... Je me surprenais ... à rester dans cette tenue quelques longues minutes. Puis, j'ai enfilé ma jupe et mon chemisier. Un bouton de moins que d'habitude. Retour dans la salle de bain pour un rapide maquillage. Dernier regard avant d'éteindre les lumières ... J'ai rejoint le lit, et mon téléphone ... et je t'ai smssé le numéro de la chambre ...

Tout s'est passé comme dans un rêve. Toutes mes peurs et appréhensions se sont cristallisées au moment où tu as poussé la porte laissée entrebaillée. Tes pas dans le noir. Les frôlements. Le son de ta voix. La prudence de tes mots. Tu es venu à coté de moi et nous nous sommes tus. Peut être que nous avions tout dit lors de nos échanges épistolaires. Peut être que ton magnétisme me paralysait. Le silence m'enveloppait. Même dans la pénombre, nous étions les yeux dans les yeux. Je sentais ton parfum, j'entendais ta respiration, lente, mais présente. Moi, je paniquais à l'intérieur. Ici, seule avec un inconnu dans une chambre d'hôtel. Ici, avec toi. Je voulais parler, hurler, m'enfuir, mais finalement, rien ne sortait. Mes mains ne bougeaient pas, ma respiration était saccadée et je ne pouvais pas bouger.

Tu as pris l'initiative en premier, comment en aurait il pu être autrement. Comme dans nos rêves éveillés et écrits cent fois, tu as posé ton pouce sur mes lèvres, et chair contre chair, pulpe contre pulpe, nous nous sommes touchés pour la première fois. Impact ! J'ai cru défaillir. Mon coeur devait être en vitesse essorage. Ma respiration tombait sur ta main, et je sentais l'air chaud me revenir en écho sur lèvres et joues. Je me sentais bien, comme une extrème sensorialité. Je sentais ton pouce prendre possession de mes lèvres sans protocole, chacune des nervures. Ma respiration s'est calmée, et le désir a remplacé peu à peu la peur. Je savais depuis nos premiers mots, mais là, je savais vraiment, que tu allais me ravager.

De longues minutes, tes mains ont pris possession de mes lèvres, mes joues, mon cou, sans que tu ne t'avances plus, sans que tu changes ton visage au sourire énigmatique. J'essayais de suivre tes mains du regard, tes yeux aussi, ton sourire sans l'oublier ... Ton sourire s'est ouvert, ton visage s'est détendu, tes yeux se sont ouvert, le tout au ralenti ... M'avais tu jaugée ? J'étais à ton goût alors ? En tout cas, tu m'avais capturée, j'étais comme prisonnière de ton filet magnétique, et je n'ai puis que laisser venir sur mes lèvres ton premier baiser. Un baiser magique. Non pas que je n'ai pas été embrassée, galochée, ou que je n'avais tourné 7 fois ma langue dans la bouche du voisin. Mais ce baiser avait tellement de sens qu'il était unique.

Les boutons de mon chemisier ont sauté un à un, et tes mains jouaient déjà sur mes épaules quand j'ai osé avancer la mienne. J'étais donc en train de faire mon premier pas timide, quand mon chemisier a glissé et m'a ligotée au niveau des coudes. Traître ! Et toi, tout fier de mes élans stoppés, tu as saisi ma main qui ne pouvais pas aller plus loin, entre tes lèvres, entre tes dents ... à me lécher les doigts, à te régaler de la situation, captive dans ma tête, captive dans mon corps. Et finalement cette situation de captive m'allait bien. J'étais devant toi, assise sur le lit, le torse à demi nu, et tu me parcourais tes mains, des yeux, des lèvres et de la langue, telle une princesse qui concentre en une nuit les préliminaires de mille et un songes.

Je me suis laisser tomber sur le lit, je ne sais plus sous quelle impulsion. Tes mains glissaient sur mes épaules, mon cou, mes lèvres, accompagnées, précédées ou suivies de tes lèvres. Tu me couvrais littéralement de baisers, de bisous, et l'envie de mordre ou mordiller ne devait pas être loin tellement je sentais cette puissance contenue. Je me plaisais à être ta proie, et toujours enlacée dans ce chemisier je ne savais pas faire mieux que me laisser faire. C'est quand ta langue est passée sur mon nombril, ou quand tes doigts ont glissé sous la dentelle je crois, que j'ai poussé mon premier soupir incontrôlable de plaisir. Mon bas ventre s'est rappelé à moi. Hurlant, brûlant. Le désir cédait une partie de sa place au plaisir. En petits frissons, puis en moiteurs et torpeurs. Sous ma jupe, j'étais rivière. J'avais envie de te sentir en moi ... mais toi, tu jouais encore avec mon nombril.

Je t'ai dit "viens" ... et tu n'es pas venu. J'ai réclamé alors avec ma voix la plus suave possible ... "viennnns" ...

Tu as retroussé ma jupe, enfin. A genoux entre mes jambes, j'ai senti ton souffle sur mes cuisses. Des caresses le long des mollets, l'intérieur des genoux, sous la cuisse. Je n'en pouvais plus d'attendre. Je sentais le feu prendre en moi. Puis, soudain, tu as posé la main sur mon minou. C'est la première fois que je sentais la dentelle à peau nue. Mon épilation encore toute récente, ta main pressait les moindres coutures et détails contre ma peau lisse, contre mon antre, dentelle à fleur de peau, antre qui te voulait. J'ai senti la chaleur de tes lèvres, la moiteur de tes respirations, puis ... ta langue.

Je ne sais plus comment, je me suis retrouvée avec ma lingerie sur les chevilles, mais je me souviens avec combien de délicatesse ta langue s'est glissée en moi. Chaque replis, chaque grain de moi se souvient de la pointe humide. Chaque recoin, chaque cm² revit l'impact avec ta langue. J'ai eu une longue et lente ascension orgasmique. Le feu, le frisson m'a pris. Rien, plus rien ne pouvait me retenir. J'ai agrippé les draps, basculé ma tête en arrière, cambré mon dos, ouvert mes sens encore plus fort. Je sentais ton parfum, j'entendais la rue et tes respirations, les yeux fermés, je te laissais me submerger par l'intérieur, et les sensations revenir en frissons. Ce fut un de ces orgasmes référence, avec lequel on étalonne les autres. Un long et lent, qu'on sent venir. Pas besoin de se forcer pour que le plaisir vienne, il a commencé dès que tu m'as léchée. Et c'est allé crescendo. Pas comme un pianiste débutant dont les mains ne s'éloignent jamais des touches, mais comme si tu me connaissais depuis toujours. Ta langue, le bout pointu et curieux, qui a su ouvrir mes lèvres. Puis tes mains, qui sans être brusques, ont glissé entre mes cuisses pour offrir ma vulve ouverte ... à ta langue, devenue plus active, pugnace dans les pressions et les "coups de langue". Enfin, les sucions, où mon corps était littéralement aspiré vers toi en ondes de plaisirs, ondes que tu repoussais fermement avec une certitude déconcertante tout au fond de mon puits avec pression, cognant en moi pour me désarçonner encore et encore, encore, donne moi de cette langue des émotions.

J'avais envie de toi en moi. Tu t'es débarrassé de tes vêtements, et moi des miens. Nous étions nus. Tu es venu me couvrir, nombril contre nombril, torse contre poitrine. De tout ton poids, tu m'as plaquée sur le lit, pris les poignets, et embrassée. J'ai été embrassée comme tu m'as fait la cour. Tes lèvres ont survolé mon visage, d'un bout à l'autre, d'un coin à l'autre. Tu cherchais mon parfum peut être. A quelques millimètres, je sentais le souffle chaud. Nos lèvres se sont effleurées, sans jamais se percuter. Mille baisers ébauchés. Mille promesses. Puis, impact ... chair contre chair, elles se sont mêlées, entremêlées, mélangées. D'une commissure à l'autre je t'ai embrassé dans une étreinte intime presque chorégraphiée. Ta langue m'a parcourue, puis, tu m'as remplie. J'ai senti ta langue prendre possession de ma bouche au moment même, je sentais ton sexe dur se poser sur le mien, et toi, de tout le poids de ton bassin, me transmettre ton désir. C'est bon, de sentir le sexe d'un homme, ferme de désir, contre son corps.

Quand tu m'as pénétrée, j'ai joui. Premier centimètre, premier vertige, première syncope. J'ai cru m'évanouir. Tu glissais en moi ta longue tige en remplissant ma bouche de toute ta langue. Si lentement. Si sûrement. Je crois que j'ai dû jouir par tous les pores de la peau tellement tu m'a remplie, envahie, dévastée. C'était bon de voir combien ton sexe et le mien allaient bien ensemble, tout en douceur. Ma vulve, mon vagin s'écartait doucement pour te laisser prendre place. J'aurai pu imaginer avoir besoin de quelques manoeuvres, quelques allers-retours introductifs, pour que tu entres entier en moi. Mais non, tu t'es enfoncé jusqu'au bout, tu as cogné au fond et encore plus, sans reculer un seul instant. Mon puits était humide de désir et ton sexe assuré de sa soif de me prendre. J'ai senti le feu prendre et mes fluides se répandre encore. Je devais être tellement en manque d'une longue pénétration, d'un sexe à la mesure de mes fantasmes, qui me remplisse, me fende, me perfore, d'un long et lent coup infini, et qui, de tout son poids, irait cogner jusque sous mes ovaires son désir de me voir lubrique.

Oui, je me sentais lubrique. J'avais envie de jouir et de jouir encore. Mais j'avais aussi envie de voir le désir, le plaisir te submerger. Je voulais que tu me sortes des mots cochons. J'avais envie de me sentir chienne. J'aurais volontiers remis ma lingerie, des bas, un porte-jarretelles et des escarpins, pris des positions pour t'exciter encore plus, pour que pour quelques instants, tu me baises le diable au corps, que ton envie déborde et que tu m'offres ta semence sans te retenir, que tu me donne ce liquide chaud en cognant tout au fond de moi, en râlant tel un fauve qui rugit, qui se fait submerger, défaillir et jouir en moi ...

Et effectivement, tu es venu. En moi ta jouissance. J'ai cru un instant que ton sexe grandissait encore en moi,c'était le rythme devenu chaotique. J'ai libéré une de mes mains pour rejoindre ta nuque et ton bas du dos. Les spasmes s'emparaient de toi sans me quitter. Je jouissais à te sentir jouir de moi. Ma peau était frissonnante de sentir ton sexe, dans toute sa largeur, butter tel une bête prête à expirer, puissance étourdie, dos tendu. Mon sexe était labouré par ton soc, dans la largeur parfois sous les spasmes qui te dominaient.

Puis est venu ton sperme, ta semence, ta liqueur sucrée, ton fluide, ton nectar, ta suc, ton jus intime, ton essence, ta sève, ton brûlant venin fécond, ton nuage laiteux. J'en étais remplie de toi. J'ai senti la moindre goutte te quitter et venir butter au fond de moi. J'ai tellement adoré cette brûlante délivrance, ce râle de plaisir, cette fusion des chairs, à ne pas pouvoir passer un souffle d'air entre nos corps, entre nos envies, nos peaux, nos sueurs et fluides mêlés.

Alors oui, je te veux, encore, plus, plus souvent, tes mots dès demain, tes yeux, tes mains, ta langue surtout, ton sexe, ton corps, ton râle, et ton corps étourdi qui m'écrase comme j'aime. J'aime t'avoir entre mes cuisses, j'aime quand tu jouis au fond de moi.

Note : d'après une lettre manuscrite effectivement reçue.

mercredi 26 mai 2010

Doit-on un coup à son amant ?

Doit on tendre sa croupe ? Est il normal de réclamer un équilibre et se laisser aller à offrir à son amant un orgasme à chaque fois qu'il fait une bonne action ?

Je suis effaré du nombre de femmes qui sont enfermées dans le rôle de belle plante (pour la déco), de génitrice (pour perpétuer la race), de nourrice (pour s'occuper des gosses -clin d'oeil aux québécois-), de serveuse (pour apporter la bière fraîche ou le verre de whisky), de cuisinière (pour nourrir le pacha) et surtout de vide couilles (le surtout valant seulement par la teneur de ce blog et non parce que je trouve ça plus ou moins normal que le reste).

Je vais finir par croire que l'ennemi de l'égalité des sexes, c'est avant tout ces gourdes, potiches et vide couilles qui se résignent et légitiment le rôle confortable dans lequel la majorité des hommes se complaît.

Je lis encore tout récemment (voir ici) qu'une fille a dû prouver qu'elle était dans sa mauvaise semaine pour refuser un coup à son mec ...

Pour en revenir aux amours charnels, passions, pulsions, étreintes, il arrive souvent que les extases soient déséquilibrées. Pour ma part, souvent en ma défaveur, car j'ai une tendance naturelle à n'aimer que le plaisir conquis et difficilement me laisser offrir, voire dominer sous les draps.

Et là, terrain ou je visse à l'envers les vices du mâle pacha, certaines amantes supportent mal, de manière assez déroutante, de jouir 3 fois plus, voire de jouir sans retenue, lorsque leur nouvel amant travaille la corde sensible tant sur le plaisir que sur la retenue.

J'ai donc été prestement convoqué par des amantes pour recevoir mon dû de pacha.

Certaines, verbalement, puis physiquement, ont tenté une domination sous les draps. En saisissant l'objet du délit à pleine main ou à pleine bouche et en se délectant de cette posture de chef d'orchestre au féminin.

Certaines ont réclamé que je baisse ma garde sans retenue et que je laisse la samba de leur bassin me guider vers des plaisirs célestes.

Mais le top du top (du pathétique) fut ces amantes (oui, au pluriel), qui m'ont tendu leur rose brune pour que mon plaisir et leur douleur rééquilibrent leur trop plein d'orgasmes. Oui, vous avez bien lu, j'ai été instamment prié de prendre mon pied sans caresses, sans baisers, sans préliminaires, et surtout sans leur procurer de plaisir.

Le point commun que j'ai pu trouver entre ces amantes ? Toutes imaginaient la sodomie comme le fantasme ultime des hommes, aucune ne l'avait vraiment pratiqué avec douceur, aucune n'avait été caressée et léchée auparavant. A chaque fois, je me suis vraiment posé des questions sur le fonctionnement profond de certaines femmes.

mercredi 19 mai 2010

Vouvoyer une amante en lui faisant subir les derniers outrages

J'ai une tendance naturelle à vouvoyer sur les chemins de traverse et à tutoyer dans les sphères privées et professionnelles. Il ne s'agit pas de distance, mais de respect et de mise en oeuvre d'une certaine élégance dans le propos et dans la forme dudit propos.

Car, à l'époque du sms, je préfère "perdre du temps" à la manière du petit prince, pour mieux se connaître l'un l'autre ... et démarrer les préliminaires d'une éventuelle rencontre dans les mots, courtiser l'esprit de l'amante, exciter son imaginaire, flâner dans un jardin luxuriant ou se partagent des envies et des fantasmes ...

Avec certaines amantes, je ne suis jamais passé au "tu". Nous nous sommes vouvoyés pendant des années. Voici un exemple de message proche de ce que j'écrivais alors :

"Ma très chère Reine,

Hier, en arrivant sur Paris, je me suis réveillé dans le TGV, tout chose des souvenirs de nos dernières émotions. Repas des plus sensuels, festin des plus charnel.

Une terrasse entourée de quelques arbustes. Une assiette blanche, quelques traces de crème anglaise. Un caquelon avec les restes ciselés du caramel impossible à décrocher. Des verres d'eau à moitié plein et d'autres vides des vins du soleil que vous aimez tanniques et toniques. Deux tasses à café, dont les papiers enveloppant il y a peu sucres ou chocolats ont changé de coté. Une nappe de tissus blanc comme vous aimez. A peine tachée, mais un rien froissée. Vos cigarettes et un cendrier qui parait disproportionné pour l'unique mégot que vous avez écrasé à regret après cette cigarette de jouisseuse à la fin du repas. Et les rayons de soleil qui se reflètent je ne sais où et se dispersent en brisures d'arc en ciel au pied de votre verre ... comme pour illustrer l'intensité de l'instant.

Quelques instants plus tard, nous montions les marches de l'escalier, une à une. Encore étourdis des fruits de la vignes. Le désir se monte marche après marche. Vous me précédiez d'une volée, juste trop loin pour que je vous frôle, juste assez proche pour que je me délecte de vous regarder. Au ralenti vous franchissiez chacune des marches et chacune des contre-marches. Vos escarpins quittaient le tapis de velours d'un pas félin, tout en mesure et en silence. Vos hanches roulaient et mes yeux les suivaient dans ce balancier enivrant. La fente de votre jupe fourreau un rien retroussée laissait percevoir le haut de vos cuisses avec délice.

Le long couloir au parquet craquelant était une nouvelle ascension horizontale d'une sensualité aux craquement exquis. Les tableaux semblaient nous regarder passer et les miroir arrêter de réfléchir bêtement les fleurs pour nous lancer quelques clins d'oeil.

Lorsque vous avez introduit la clef dans la serrure, le porte clefs à l'ancienne a cogné contre la porte comme on tambourine à un porche. La serrure s'est ouverte sans effort, sans grincement ... toute une pièce s'offrait à nous en pleine lumière du soleil. Cette suite au lit baldaquin était majestueuse et j'ai un instant quitté vos hanches des yeux pour apprécier la pièce et ses proportions de palace des mille et une nuits.

Le temps que je reprenne mes esprits et vous étiez assise sur le bureau, à me regarder contempler le mobilier. Il n'était point question que je m'égare trop longtemps, et je suis vite revenu à vous, tout contre vous :
- J'ai apporté une bouteille de champagne, voudriez vous trempez vos lèvres et boire quelques bulles ma reine ?
- Après vous très cher, j'aimerai bien que vous me laissiez cette bouteille quand vous vous occuperez de moi.

Et en effet, j'ai pris une brève lampée de bulles, fraiches et un rien trop pétillantes, et je me suis concentré sur d'autres vertiges. Vos courbes étaient dessinées par tant d'étoffes raffinées que j'ai effeuillé votre corps lentement, sans vous faire quitter ce bureau où vous aviez posé votre fessier. A peine ai-je eu à prendre une de vos jambes pour la poser que le divin fauteuil voisin, que votre diaphane peau sans traces de bronzage a éclairé la pièce. La pureté de votre intimité, encore voilée de dentelle, mais si peu, encore coincée entre vos cuisses mi-ouvertes, blanche pureté sur laquelle vous avez fait couler une perle de champagne. Je me suis agenouillé à vos pieds et j'ai posé ma langue sur votre lingerie vénusienne imbibée du nectar de Dionysos. Votre fleur capiteuse était lisse comme peu l'être un pétale de rose velouté.

- Si vous permettez, ma reine, je vais vous libérer de cette lingerie et exposer votre intimité sans ses geôliers de dentelle.
- Faites, mon ami. Remarquez combien ma chatte est lisse pour votre plaisir.
- J'ai rarement vu tant de grâce dans une goutte de champagne.
- Faut il que je fasse glisser de nouvelles gouttes régulièrement ou trouverez vous le chemin pour d'autres liquides à votre goût ?
- Ne me défiez pas, ma reine, vous savez bien que je pourrais très bien vous trousser comme un vigoureux géniteur sans scrupules. Mais aujourd'hui, j'ai décidé de cultiver votre douce rose, et de prendre le temps de vous faire attendre.
- J'aimerais tant que vous me troussiez.
- Ne vous inquiétez pas, je glisserai ma queue dans votre chatte quand elle aura libéré ses premières vagues de nectar, et qu'elle sera sèche de coïts multiples. Vous permettez que je vous déguste lentement ?
- Dégustez, très cher, dégustez.

Je me suis régalé de votre fleur pendant la bouteille de champagne libérait lentement son jus entre mes lèvres et votre clitoris, goutte par goutte. J'ai été ivre de vous. Vous avez refusé de capituler trop vite au plaisir sans retour, puis votre corps a cédé aux convulsions à en réclamer l'étreinte.

- Prenez moi, merde, arrêtez de butiner et de tenir mon plaisir du bout des doigt et de votre langue.
- C'est mon dard que vous espérez ?
- Oui, que diable, baisez moi !
- Tournez vous, tendez moi votre croupe.
- Enfoncez moi, profond, vite.

Et j'ai glissé ma queue à peine débraguetté dans une fente offerte. Vous, ma reine, accoudée sur le bureau, jupe relevée sur les hanches, et fesses blanches ... Moi, les mains sur vos hanches et la queue ferme et puissante, en vous.

- Laissez moi faire, je sens que vous ne voulez pas me donner sève.
- Quel empressement à me faire perdre pied, ma reine.
- Oui, asseyez vous et laissez vous déguster.

C'est ces moments magiques qui sont les plus intenses souvenirs, où je vous vois dans une tenue des plus érotique bercer de caresses et de baisers ma queue raide, aux veines turgescentes de l'envie de vous fendre, encore luisante des assauts en votre antre.

- Regardez combien je peux vous posséder, mon roi.
- C'est votre royaume, ma reine, et vous tenez en main l'axe du monde.
- Je sens les perles de votre plaisir poindre. Je vais m'empaler sur votre pieu pour sentir votre chaude semence en moi. Voulez vous ma chatte ou mon cul ?
- Votre chatte blanche et lisse mérite à elle seule que les derniers outrages vous soient fait de face. Mais libérez vos seins avant de me chevaucher, que je puisse les voir rebondir et les saisir.

..."



Voilà ce qui est magique quand je vouvoie une amante. Les efforts de langage et de courtoisie mettent en situation de la rêver, de l'espérer, de lui faire l'amour de manière uniquissime, de lui écrire ... puis de la rêver encore ...

Note : d'après un email effectivement envoyé.

lundi 10 mai 2010

J'aime tes mots quand tu me baises à l'envers

J'aime tes mots quand tu me baises à l'envers. Ces instants sont si magiques que je veux les vivre et me sentir pénétrée de toi par les cinq sens.

Laisse moi me retourner et te présenter ma croupe. Baises moi à l'envers. Regarde comment je peux me cambrer et me présenter à toi. Rien que de te sentir me regarder quand je m'arcboute pourrait me faire jouir. J'aime sentir ton regard sur ma peau. Je sais combien tu aimes mon dos et je devines ton regard détourer chacun de mes muscles que je contracte. Je sens tes yeux s'arrêter aussi sur mes grains de beauté. Tu as toujours détaillé ma peau au moment où je me retourne. Du coccyx à la nuque, tu dessines mes courbes des yeux et je me love dans ton regard.

Mais tout ne commence que quand tes mains me touchent. Souvent tu m'a massée, doucement, langoureusement, voluptueusement. Mais ce que je préfère, c'est quand tu tends la main pour me saisir la fente. Je ne sais pas comment tu fais, j'ai l'impression que tu m'ouvres comme on ouvre un coquelicot, délicatement, mais si puissamment. Ce sont tous tes doigts qui me touchent. Mes lèvres s'écartent pour te laisser passer. l'index et le majeur souvent. Tu me fais littéralement fondre. Mon suc suinte, que ce soit le premier assaut ou après un orgasme sur le sofa, me saisir comme ça me rend immédiatement prête et avide de toi. Tu me titilles le clito, à peine, et de la largeur de ton pouce, tu presses ma rose brune.

Je sens que je vais jouir quand tu m'enjambes pour placer tes genoux entre les miens. Tu prends le pouvoir. Avec tes genoux, tu m'écartes en repoussant les miens à droite et à gauche. Mes cuisses s'écartent pour que ton bassin puisse prendre toute sa place, là où je l'attends. Je te sens à genoux, prêt. Tes mains se libèrent pour prendre mes fesses. Je ne peux plus me retenir, je te veux. Tu ouvres ma fente en écartant mes pommes blanches. Je sens ta queue entrer dans ma chatte comme une lame pénétrer dans son fourreau. Tu glisses d'un coup assuré, lent et sans retenue, en basculant ton basin vers moi, tout contre moi. En une seule vague, tu m'as submergée. Tu poses ton menton contre mon cou et je sens tes fragrances. Parfumé ou pas, je sais que ton odeur va s'imprégner sur mon oreiller, et que je vais pouvoir le serrer dans mes bras ce soir.

Tu poses ensuite ton menton dans mon cou, où dans l'oreiller. Les deux mains libérées, tu retrousse mes fesses pour mieux m'enfiler, et je jouis immédiatement. Tu es le seul à me faire ça. Ta queue est tout au fond de mon ventre, et cogne contre la paroi, mais avec tes mains, tu arrives à écarter mes pommes encore plus pour gagner je ne sais comment encore un ou deux centimètres et butter ton gland tellement fort que je jouis immédiatement. Et là, tu commences à parler ... et moi à ne plus rien entendre, à n'entendre plus que toi.

Je sais que tu me parles, je sais que tu te me possèdes. Je suis sur un nuage, ta voix me transporte autant que le reste. Je ne sais pas recoller les mots. Certains mots me percutent ... "Mienne" ... "Au fond" ... "Regarde combien je connais ton corps" ... "Je t'aime" ... Le temps d'ailleurs m'est étranger. Ta voix s'est faite rauque. Tu passes d'une oreille à l'autre et me susurre quelques tendresses, ou quelques mots fripons. Je suis enveloppée de toi, tu es tout autour et en dedans. Ta queue me transperce et bute sans ménagement. Ton bassin cogne entre mes fesses qui sont grandes ouvertes. Ma rose brune serait à ta merci si par envie tu décidais de la réveiller aussi. Les lèvres courent d'un lobe à l'autre, en glissant ta langue contre mes omoplates.

Je jouis sans discontinuer, la tête de coté ou dans l'oreiller. Je trouve appui avec mes mains contre le mur pour me repousser contre toi et te sentir encore plus fort. Je tente quelques fois de reprendre pied pour ne pas faire que me laisser submerger. Je veux ta sève dans mon antre. Je veux ta bouche dans la mienne. Pour capter un baiser, je me dévisse le cou et me retourne à moitié. Pour tenter de te désarçonner, je fais quelques ruades de pouliche, en roulant le bassin autour de ta queue. Mais d'une mot d'un seul, tu reprends la main : "... Pouliche ...". C'est le seul mot que j'entends. et je m'effondre en une nouvelle vague de spasmes incontrôlables et délicieux. Ta voix me fais l'effet d'une caresse sur tout le corps. Tétons durs, chatte humide, hanches frissonnantes, bas ventre brûlant ...

Je n'ai qu'une envie ... que tu me ravages encore les sens ... en me parlant encore et encore.

mercredi 5 mai 2010

Jeune Emo tatouée trash fantasme sur trentenaire bobo

Sur le net fleurissent toutes sortes de fleurs, dont la variante la plus fraiche et jeune n'est pas la plus souple (dans le vocable) et la plus rare (ça pousse partout) ... Les jeunes emos tatouées.

En préambule, je vais juste préciser que j'étais persuadé que tatouage et sexualité allaient de pair, et qu'à partir d'une certaine surface du corps tatouée, et d'une certain raffinement dans le dessin et l'emplacement des tatouages, on était au minimum éclairé de la chose ... Et bien non.

Il semble que chez les jeunes emo, il y ait un vrai décrochage entre leur vie virtuelle extravertie, extravagante et extra proclamée en étendard ... et leur vie réelle dans le monde où les 5 sens s'exercent.

Elle avait la majorité a peine, et plus de tatouage que ce que je ne pouvais compter du bout de mes doigts fripons. Ajoutez y des piercings de l'épaisseur d'un pic à glace, et vous avez une image plus complète de la jeune poupée trash. Elle m'avait abordé via un site de rencontre banal, puis la conversation avait vite tourné court. En effet, jeune emo rebelle implique souvent pleine de certitudes sur la vie, rejet de ce qu'elle a vécu à cause de papa/maman et maman/beau(x) papa(s). Les mecs, c'est tous des nuls (à la Florence Foresti). Les filles, c'est pathétique. L'amour, j'y crois plus, j'y ai jamais cru. C'est le mensonge de la société et de la religion pour nous éviter de nous flinguer à 15 ans ... Et je vous en passe.

Néanmoins, j'ai vite découvert son langage cru et coloré sur le sujet de la chose sexuelle. Un tattoo au dessus du coccyx, un autre au dessus du clitoris, ça aide à parler charnel rapidement. Elle me draguait ouvertement en ouvrant son book de photos, où la lingerie innocente à la Pimkie / Jennyfer tranchait avec les tatouages les plus élaborés et les plus sensuels sur une peau diaphane de jeune fille, peau dont la blancheur candide était déchirée, maculée, zébrée de ces oeuvres d'art ... et défigurée, tranformée de ces monstruosités que sont les piercings quand ils sont trop nombreux.

Et pourtant ... Elle était d'une innocence de pucelle. Ses seuls amours avaient été de maladroits teenagers, et sa seule culture sexuelle relevait de ses lectures et de ses séries télévisées. Sa pratique était un grand désert auquel elle voulait mettre un terme en chassant des trentenaires.

Aussi, me voilà une nouvelle fois plongé dans l'initiation. Et certaines sont témoins que même si je sais transmettre, c'est pas ce que je préfère.

Découverte du corps et des 5 sens. Jeux de mains. Contrôle du coït. Se lâcher et jouir à l'envi. Donner à l'autre sans retour. Prendre sans culpabilité. L'amour sans pénétration. Je te force sans te faire mal. Les orifices des délices. Deep shot. Jouir sous les caresses. Est ce que ça se voit dans la rue quand je viens de baiser avec toi ? Embrasser et mordiller. Et si tu me lavais ? Regarde moi jouer avec mes doigts. Tu me dessines un tatouage ? Le miroir. Je t'offre un vibro si tu me raconte à chaque fois. Les yeux bandés. Attache moi, attache toi. Le siège arrière de la voiture. Hôtel et day use. Mes partiels sont finis ... tu viendrais pas passer l'après midi dans l'herbe avec moi ? Et si t'allais en cours avec ces douces boules de geisha ? Les mecs de mon age ne m'intéressent pas, qu'est ce que je vais devenir ? C'est dégueulasse, ce que tu me fais, tu me tends le bonheur pour ne jamais me laisser y goûter pleinement, mes nuits sont pleines de ton absence cruelle ! De toutes façons, je sais que j'ai pas droit au bonheur comme toutes ces cruches qui se font sauter pour avoir un nid. Tu quitterais pas ta femme pour vivre avec moi ?

Voilà en résumé rapide de cette belle et ébouriffante relation qui a suivi le cycle début, débat, désir, défi, déboutonner, délire, défricher, déclics, dégel, découverte, délices, déesse (naissante), délurée, désert, dépendance, défiance, débâcle, débandade, décision, démission, départ

lundi 3 mai 2010

Les libertines cherchent aussi l'amour

Les libertines sont elles seulement fan de sexe ? On pense souvent que les libertins sont enfermés dans un syndrome sans pouvoir en sortir, Donjuanisme, collectionneurs, butineurs, fantasmeurs ... tels sont les reproches que l'on peut entendre lors de procès à charge d'amants qui refusent, sont incapables ou engagent diverses manoeuvres d'évitement pour ne pas ouvrir leur coeur, ne pas se laisser toucher ... ailleurs que sous la couette.

Mais j'ai aussi vécu la situation inversée. Quand un amant marié rencontre une libertine, il est tout émoustillé. Il croit enfin avoir trouvé une amante stable et un équilibre fort où les attendus de chacun vont être clairs. J'ai eu néanmoins quelques surprises à constater que les libertines se comportent souvent de manière très similaire à ces libertins mâles conquérants, mais qui mettent un genoux à terre dès qu'ils aiment ...

Tout d'abord ma nymphomane, qui est retournée tenter un bout de chemin avec son ex sous prétexte que "Je ne l'aime pas, mais lui, au moins, il m'aime". C'est marrant cette idée que le couple basé sur un amour clamé, à sens unique, peut chavirer une fille au point de lui faire perdre tout sens des réalités, comme son passé de libertine, le peu d'épanouissement sexuel avec cet homme, leur différence totale de façon de vivre (un catho réactionnaire hypocondriaque versus une rockeuse rebelle junkie alcoolique et libertine). Néanmoins, l'appel du coeur qui brâme dans la forêt fut plus fort que tout. Elle est retournée voir cet ex, une sorte de désamour de moi aussi ... pour échouer de nouveau, puis revenir comme une écolière honteuse me demander de lui pardonner.

Cette suédoise, qui refusait d'avoir un homme singulier dans sa vie, et qui annonçait régulièrement ses pluriels. Le jour où elle s'est fait percuter par un amant qui lui a déclaré sa flamme de manière assez unique, elle a senti le poids de la solitude de l'amazone qui ne rentre jamais dans un foyer habité d'un homme, d'un couple, d'une famille. Cet éternel déséquilibre d'une vie faite de "casual sex" tous les 3 jours avait vécu. Ce qu'elle cherchait maintenant, c'était un homme pour elle ...

Cette grande et belle blonde, ex femme battue (2 fois), qui cherchait en permanence un homme pour fonder un nid, et ne lâchait son nid que pour se lover dans une nouveau nid douillet. Elle passait par une phase "sans nid", à cumuler les aventures charnelles, les plus nombreuses possibles, et les plus fantasmatiques possibles. Un jour, un homme lui a proposé un engagement qui l'éloignerait de tout ça (et de moi), elle l'a suivi à 1000km ... se sachant aimée, mais sans savoir si elle aimait vraiment ...

La question est la même à chaque fois. Une libertine, qui a réussi à détacher coeur et cul et qui apprécie le coté charnel à s'en sucer les doigts ... regarde souvent sans être touchée par les amants qui déclarent leur flamme (les hommes confondent souvent coeur et cul), jusqu'à un moment d'overdose ou de manque cruel. Et là, le premier qui passe et qui propose une relation de couple remporte la première manche, la seconde et la belle ... Quite à avoir le corps en sommeil, au moins elles n'auront plus le coeur qui se dessèche ...

Après tout, les libertines cherchent aussi à être charmées par un prince dans ce monde de crapauds.

lundi 26 avril 2010

Son orchidée, mon dard et le vibromasseur sextonik de Mylène Farmer

Mettre son amant et son vibromasseur dans le même lit, ça devient un fait exceptionnel lorsqu'il s'agit du sextonik, le gode de Mylène Farmer.

Losqu'une femme est amenée à exprimer ses fantasmes, il s'agit plus souvent d'ambiances que de positions, d'atmosphères que de défis sportifs. Aussi, comme je suggère les fantasmes et leur réalisation, j'ai été amené à visiter les univers fantasmatiques féminins les plus variés. Et quand on parle ambiance, on parle souvent lumières, bougies, ou ... musique.

Avec cette amante, fan de Mylène, l'ambiance musicale était assurée. J'ai découvert combien il était important pour une fan de faire l'amour en cadence, de chanter en frissonnant, voire de jouir au moment opportun de la chanson. J'imagine combien de fois elle avait pre-visualisé ces coïts auparavant, et combien de fois elle les a revécu en songes ...

Mais ce jour là, elle m'a sorti sa "relique" ... tel le suaire de Turin. Le gode !! LE Gode.

L'objet est noir, assez petit, doux, et fonctionne avec une bague sertie de brillants, qu'il faut tourner pour régler la vitesse. Assez pratique la bague, parce qu'on peut la manoeuvrer d'une seule main (contrairement à certains où il faut "tout lâcher" pour modifier la vitesse des "good vibrations").

"Tiens ... je te veux avec lui pour mon instant X" ... Me dit elle en me tendant son sextonik. A y repenser, elle aurait été aussi avisée de parler à son vibro en lui parlant de moi dans les mêmes termes.

Je n'avais que très rarement utilisé de vibro de taille aussi modeste. Il aurait été ambitieux de la faire jouir avec ... à moins que ...

C'est là qu'une idée nous a traversé l'esprit (au vibro et à moi en même temps). Son corps allait nous avoir, lui et moi, en même temps. La petite taille du Sextonik allait me servir.

J'ai glissé mon dard dans sa fleur toute excitée et suintante de cyprine. Puis j'y ai glissé le sextonik. En tournant la bague, je l'ai réglé sur une douce vibration ... Nous roulions en elle, tantôt lui en haut, tantôt moi ... La sensation était délicieuse pour moi, caressé par les pétales de sa fleur et par un vibro serré tout contre moi, à l'intérieur de son antre délicieuse.

Son coït, ses spasmes, son corps hors de contrôle ... tout à commencé immédiatement. Dès que ma queue et le vibro roulaient en elle, elle a joui, dans un déferlement continu de frissons, les pétales capiteux dilatés par ses deux objets de plaisir, son point G tantôt martelé par mon gland, tantôt palpitant aux vibrations du sextonik. J'ai senti des vagues et des vagues de cyprine humidifier ses pétales de nectar savoureux.

Son ventre tendu, ses seins pointus, ses sens perdus ... Le sextonik de Mylène et moi en elle ... au son de la voix de sa star ....

lundi 19 avril 2010

T'as pas vu mon string ?

Parmi les moments intenses de la vie de deux amants qui se rencontrent pour un instant charnel, il y a le moment difficile, celui où les corps se séparent ... des fois pour se détendre et recommencer, des fois pour se rhabiller et partir chacun de notre coté ... C'est un moment qui fait tampon entre la parenthèse enchantée hors du temps et le monde extérieur et bruyant piloté par l'horloge.

J'adore ce moment là et je me suis appliqué à le rendre le plus doux possible. Somnolence des fois, tendresse souvent, confidences parfois, débat sur la vie pour d'autres ... Mais j'ai quand même été désarçonné par certaines amantes qui étaient plus ... "cash", et qui ont lâché quelques répliques en sortant des draps qui sont encore dans ma mémoire :
- Pipi, pipi ... ça fait une heure que j'ai envie de faire pipi ...
- Fantasme n°1 : fait. Encore 4. T'es libre demain pour me violer ?
- T'as pas vu mon string ?
- Tu fais quoi les 50 prochaines années de ta vie ?
- C'était un peu trop sportif pour moi, ça brûle partout. D'autant que ce soir, mon mari m'a fixé une soirée baise ...
- C'est la première fois que je jouis quand on m'encule. Je ne savais plus d'où ça venait et je te sentais partout à la fois.
- Je fais faire des tâches sur le siège de la voiture (Après avoir fait l'amour dans un escalier : voir ici).
- Putain, ça faisait 3 ans que j'avais pas baisé ... merde que c'est bon !
- Chhh, tais toi ! C'est mon mari, et c'est la troisième fois qu'il appelle.
- Pas rasé mon beau salaud, j'ai mal à la chatte comme si tu m'avais fait un peeling.
- J'ai pas bien compris et je ne me rappelle pas tout ce que tu m'as fait, mais toi, t'as intérêt à t'en souvenir ! J'en veux plus, j'en veux encore.
- Regarde, il vient de neiger 10cm de neige ...
- Avec toi, c'est comme avec un escort, sauf que c'est l'après midi et que je te paie pas pour que tu me baises.
- Comment ça se fait qu'il te connait, le propriétaire de l'hôtel ?


Bon, je sais, même si c'est cash, c'est mieux au féminin.
Au masculin, quand c'est cash, je me suis laissé dire que c'était pire. "Alors ? Heureuse ?" (voir notamment chez Donjuanne ici)

mercredi 14 avril 2010

Un amant épilé, c'est doux comme un clitoris !

Mon tendre amant. Lorsque tu t'endors dans nos draps déraisonnables, je pourrais passer une demi vie à te regarder. Tu t'assoupis quand mon corps est aux anges. Tu reste rarement assoupi très longtemps. 15 à 20 minutes où tu es mon objet, je peux te regarder et te toucher à loisir.

Je commence par glisser mes mains sur ton dos, car tu m'offres souvent cette partie de toi. J'aime tellement poser mes mains sur tes muscles bandés quand tu me fends, puis découvrir ton dos détendu et si différent quand tu sombres contre l'oreiller. Je te regarde glisser tes mains sous cet oreiller et le serrer au fur et à mesure que tes yeux se ferment.

Je glisse mes mains sur ta colonne et je joue quelques instants entre les omoplates. Tes muscles luisent de la lumière sensuelle que les tentures filtrent. Je m'amuse quelques instants à pianoter ou écrire des chiffres sur cette ardoise de chair. Tu es maintenant inerte, et mes mains s'imaginent plus friponnes. Je descends jusqu'à ton coccyx, puis m'aventure entre les deux pommes, tes deux fesses rebondies.

Si tu ne bronches pas, je me délecte littéralement de ce corps que je peux goûter avec mes cinq sens. Un régal pour le regard, tes fragrances mélées à nos sueurs d'amants, ton ronronnement, et le doux toucher te ta peau salée, que parfois je porte à ma bouche pour te goûter encore et encore.

Si au contraire, tu me sens trop aventureuse dans ta torpeur encore légère, tu te retournes. C'est alors un ravissement que de contempler ton corps de face ou de coté. L'oreiller se tourne avec toi, et tes bras font quelques moulinets protecteurs. Mais tu es nu. Rien ne te protège. De la tête aux pieds, je te vois nu. J'aime tellement quand je peux poser un baiser sous tes bras, que tu me tends lascivement. La douceur de ton corps allégé de presque tout poil laisse libre court à mes baisers. Je glisse mes lèvres et ma langue sur ton corps salé. Tes bras, ton torse, ton nombril aussi ...

Ta queue est là, plus bas. Le gland est replet et rouge. Il luit de mon nectar sur sa courte hampe recroquevillée. Certaines fois, un goutte de ta semence, un rien plus claire, pend encore au bout. Je me retiens de la saisir en bouche. Pas maintenant. Tes bourses aussi sont lisses et roses. Elles pendent quand tu es sur le coté, et s'exhibent lascivement quand tu es sur le dos. Souvent je me déplace sur le lit à ton insu en laissant courir mes mains par l'aine sur le bas de ton corps. Tes cuisses, tes cuisses et tes cuisses ... et retour vers ta queue. Elle me plait tant quand elle est fragile et vulnérable.

J'ai de nouveau grand faim de toi. Je pose doucement mes mains sur tes bourses. Elles sont lisses et roses ... Un baiser pour te réveiller ... Douces comme un clitoris. Puis, je glisse ma langue le long de ta queue que ma main presse, succession de compressions pour progression des impressions. Ton arme se redresse toujours avant que tes paupières ne se soulèvent. Car, après avoir caressé et léché tout ton corps, c'est ta queue entre mes lèvres que s'achève ton sommeil, ton engourdissement ... pour en entamer un autre, contre ma langue, mes mordillements, mes lèvres ...

mardi 6 avril 2010

Laisse moi te faire jouir !

Laisse moi te faire jouir, accorde moi cette faveur.

J'en ai marre de savoir combien tu me connais, combien tu me connais mieux que je ne me connais moi même. Chaque recoin de ma peau t'est familier. Tu sais où m'embrasser, quels mots utiliser, où glisser tes mains. Ta langue glisse sans détour là où nait le plaisir. Tes doigts accompagnent cette valse d'un tempo si personnel. Tu embrasses, caresses, mordilles, presses, lèches comme il faut, où il faut, quand il faut ... ou plutôt comme, où et quand il ME faut. Quand tu te glisses en moi, ta queue me possède. Mon corps se retire comme pour la laisser entrer chez elle. Elle me fait vibrer dès le premier centimètre. Dès cet instant, je n'entends plus rien. Je sais que tu me parles, mon râle de jouisseuse et tes mots se mélangent, certains me percutent juste avant chaque orgasme, je suis dans un tel état que je ne reconnais pas les phrases. Ta voix m'est nécessaire. Elle m'enveloppe autant que ta queue me transperce. Mon clito, ma chatte et mon cul sont les tiens. Tu les possèdes et les envahis avec douceur et puissance à la fois. Je suis dans une extase fantastique, jouissance continue qui ne prend source nulle part et partout à la fois. L'horloge tourne au ralenti et les bruits de la ville se mêlent avec délice à nos ébats. Et, quand tu le décides, je te sens plus saccadé. Tu lâches la maîtrise et tu n'imprimes plus le rythme. L'animal qui sommeille en toi rugit, plus fort que moi, comme un fauve.

Alors aujourd'hui, stop. J'ai envie de savoir si j'arrive à te faire sombrer, si tu peux perdre le contrôle. Couche toi, laisse moi te chevaucher. Je te veux en moi et je veux te voir jouir. Laisse moi te prouver que je peux te faire jouir. Laisse moi me prouver que je sais te faire fondre. Lâche toi. Laisse tes mains et regarde moi. Je suis assise sur toi, et c'est moi qui ondule le bassin sur ta queue. Ne tente rien. Ne me désarçonne pas, ne me touche pas, ne te raidis pas. Contente toi de te laisser aller et offre moi le plaisir de te voir jouir. Ta queue est caressée par toute ma chatte, bouillante du désir d'enfin la dominer. Offre moi ton nectar chaud. Je veux voir ton visage déformé par le plaisir ultime. Je veux fermer tes yeux clairs d'un frisson de délice. Regarde mes seins durs. Mes hanches aussi. Mon nombril. Tous espèrent tes mains. Tous espèrent que tu vas te soulever, me saisir, me retourner, glisser tes doigts et ta langue sublime du coccyx à la nuque, puis me prendre et ravager mes sens. Mais mon antre espère que tu la remplisses autrement aujourd'hui. Donne moi ton jus sublime avant que je ne j....

Note : d'après un soliloque effectivement tenu.

jeudi 1 avril 2010

Où et comment trouver une amante sur le web (choper, faire son shopping) ?

Suite à un article d'Angelsouris, qui m'aiguillonne et que j'aiguillonne de temps en temps, je vais revenir sur 20 ans de chasse, de cueillette et d'élevage ... et des lieux où je suis allé faire mon shopping.

Les mots vous choquent ? C'est fait exprès. Ce sont des termes identiques que l'on utilise en prospection, et un bon vendeur, qu'il ait un profil de chasseur ou d'éleveur, doit pouvoir s'adapter aux profils des marchés et de ses cibles.

Le moins qu'on puisse dire, c'est que je pars avec des handicaps : Je suis marié, et donc pas libre du tout de mes mouvements de 17h à 9h le lendemain.

D'un autre coté, j'ai quelques libertés. Je ne réponds à personne hiérarchiquement (ou presque), et je peux donc m'absenter de mon bureau assez facilement en journée, sans avoir à organiser un siècle à l'avance, ni à me justifier.

A travers les ages, j'ai vu les terrains de chasse se modifier.

Il y aura toujours un avantage certain aux lieux de rencontre physique comme bar, boites de nuit, resto.

En déplacement, où que ce soit dans le monde, en terrasse avec un bon livre suffit pour s'afficher disponible et attirer à soi avec un léger sourire une femme dans la même situation. Souvent une executive woman qui s'emmerde royalement loin de chez elle.

Les conférences ou autres réunions professionnelle, lorsqu'elles sont loin, et en particulier à l'étranger, occasionnent mille rapprochements possible avec collègues, clients, fournisseurs ou autres convives de l'hôtel.

Mais le sujet qui nous intéresse (qui vous intéresse), c'est internet et les sites de rencontre : la revanche du timide, le pouvoir de l'anonymat, la démultiplication des possibilités !!

Tout à commencé avec le minitel (voir ici), je sais, ça fait antédiluvien. Le fameux 3615 et les factures à 5000 francs. Les sites étaient clairement des sites de rencontre. On y allait pas pour chercher l'âme soeur. Le contact était assez franc (quelques lignes, lenteur), se faisait en direct (on dit chat maintenant) et il fallait clairement faire des phrases (pas de langage sms, pas de smileys, pas de photos des correspondants). L'écueil principal était les "animatrices" qui polluaient la population féminine sur certains sites (qui étaient souvent des robots ou de temps en temps des hommes).

Puis est apparu internet. Premier contact en 1986. Premier email en 1990. Premier contact charnel par internet au milieu des années 90.

Tout à commencé avec ICQ (voir ici). En effet, les sites des rencontre étaient encore sur le minitel et peinaient à s'imaginer une mutation sur internet. Il ne fallait pas tuer trop vite la poule aux oeufs d'or, et sur internet dans les années 90, il y avait 95% d'informaticiens, et donc pas de marché. Donc, les seuls média étaient le chat. ICQ est l'ancêtre de MSN. On pouvait y faire des recherches par ville et genre, et donc aborder des personnes inconnues. La population féminine était soit très jeune, soit des femmes au foyer. Dans les deux cas, des histoires possibles, et des fois, des histoires possible dans l'heure.

En face émergeait une perle du web : caramail (voir ici). Au bout de quelques temps, la moitié de la france était sur caramail. Soit pour l'email gratuit anonyme (à l'époque où l'email était nominatif chez wanadoo), soit pour le chat. Là, c'était plus difficile, car le chat est public, et passer en conversation privé relevait parfois de la gageure. La population féminine du chat était très jeune, un rien racaille de temps en temps, et plus avide de discussions publiques anonyme, une sorte de monde virtuel naissant où les adolescent boutonneux et les jeunes pucelles écervelées s'imaginaient rois et reines du chat ... assez peu de place pour le flirt finalement.

ICQ et caramail (et yahoo + aol messenger) ont été tué par MSN, qui s'est imposé livré en package avec windows. Sur MSN, il n'est plus possible de chercher efficacement des profils que l'on ne connait pas. De profundis ICQ, il n'y a plus de filles connectées depuis une décennie. De profundis caramail, le retour de la belle rousse Oriane n'y a rien fait (quelle fantasme à elle seule cette fille : voir ici).

MSN est en train de se faire tuer par le chat facebook ... la roue tourne !!

Ensuite sont apparus les sites de rencontre. Au début purement américain : match (voir ici) , les quelques Françaises n'étaient pas Lyonnaises et la plupart se sont connectées une et une seule fois.

Fin des années 90 apparait netclub (voir ici). Enfin un site gratuit, qui commençait à avoir une population féminine étoffée, dont certaines ouvertement libertines. Le site grossit, tangente les 10 millions d'abonnés (ou plus), et il reste possible pendant très longtemps de ne rien payer en bénéficiant de tous les services. Peu de police des moeurs, on peut donc aussi officiellement s'afficher marié/pacsé/en couple. Ce fut une explosion de contacts épistolaires avec de belles rencontres, tant de beaux souvenirs.

Début des années 2000 se créé meetic (voir ici). Et oui, j'ai vu naître meetic !! Au début un peu poussif, ils affichaient un nouveau business model payant. La bulle internet avait éclaté, et il fallait faire des entreprises pure player de l'internet des machines rentables. A cette époque, on doutaient du modèle pure player (100% virtuel) en revenant sur les modèles click and mortar (voir ici). Tout le monde pensait que le libraire Barnes & Nobles (voir ici) allait survivre et que Amazon (voir ici) allait mourir. Force est de constater que Amazon fait 3 fois plus de chiffre d'affaire et a une capitalisation 40 fois plus grosse à ce jour.

Les années meetic : 2002 et au delà furent les années meetic. Tout d'abord, un site innovant, avec des flash, du chat, le mix ... Ensuite une proportion de femme très importante (je crois me souvenir de campagnes ou les filles étaient photographiées dans la rue pour ouvrir une fiche meetic). Un changement social profond, où la rencontre par internet est déculpabilisée. Mais voilà. Le bruit court vite sur l'existence de prédateurs, des serial dragueurs, donc le fameux Nick (je lisais son blog en direct, c'est un Lyonnais du mondes des pubeux/webeux -voir ici-, et son histoire est maintenant en livre : voir ici). Meetic a tenté (en écho ou simple hasard) de lisser son image et de tout miser sur l'amour (pour miser sur les .. euh la bourse). Est donc apparu la censure, une sorte de police qui pouvait récuser votre fiche, voire filtrer vos messages. Le modèle économique est vite passé au tout payant (au début, il y avait des points qui se rechargeaient un peu chaque jour). J'ai donc abandonné meetic ainsi que tous les clones (easyflirt, carasexe, wiziou, coquincalin, ulla, amateurslibertins, netechangisme, joueraveclefantasme...) qui ont tenté de se faire une place au soleil du marché de la rencontre blanche neige et son prince charmant ou du couple libertin qui s'abime en solo, duo, trio, gang bang ohoh dans le sexe à la mode cap d'agde... L'amant charmeur n'y avait plus sa place.

Mais je sais que ce que vous aimeriez savoir, c'est mon retour d'expérience sur le présent. Si vous avez lu jusqu'ici ... voici le chapitre intéressant ...

Ces dernières années, j'ai continué à trainer sur quelques sites encore gratuits (quelques limitations seulement qui ne les rendent pas inutilisables en mode gratuit) :

  • abcoeur (voir ici) : le premier site tout rose. Pas de censure. Quelques russes et africaines. Les femmes sont assez nombreuses, de tous les ages. Environ 2 à 3% affichent sans détours qu'elle recherchent une aventure (et non le prince charmant ou le chat entre amis) ... Quelques belles rencontres. Le site continue doucement son petit bonhomme de chemin au fil des années.
  • inter-rencontres (voir ici) : un site qui se réduit au fur et à mesure que le temps passe, mais qui affiche officiellement les couples, et la recherche de rencontres coquines ou autres. Quelques russes. Les femmes sont presque toutes devenues des habituées et il y a même des soirées entre habitués (et couples formés). Un chat et un forum lieu de polémiques épiques. Quelques belles rencontres aussi.
  • le cercle libertin (voir ici) : un site qui met en relation directement avec l'email du correspondant. Mise à jour par a-coups (10 à 30 jours entre certaines mises à jour). Des profils franchement trop libertins pour moi (en couple ou en femme), mais de belles rencontres quand même (surtout des couples). J'y ai rencontré des collègues, une instit des mes enfants, des parents de copines de mes filles (par l'adresse email, les photos, ou le son de la voix). Utilisé aussi pour chasser des hommes à offrir à mes amantes.
  • lyonweb (voir ici) : Annonces filtrées depuis peu. Annonces très ciblées. Les recherches de prince charmant sont dans une autre rubrique. On trouve aussi des recherche de donneur de sperme dans la rubrique divers (méthode traditionnelle, ne fantasmez pas). Quelques escorts dans la rubrique femme cherche homme. Une vraie source ciblée autour de Lugdunum.
  • vivastreet (voir ici) : Le site vivastreet prend de l'ampleur. Non censuré et bien trié par rubrique. Possibilité de joindre directement les gens dans leur email. Il y a maintenant des dizaines d'annonces par jours dans la rubrique femme / sans lendemain / Lyon. De belles rencontres ... sera t il copié par paruvendu et petites-annonces.fr ... on l'espère.
  • Adopte (voir ici) : Le site du moment ... J'y traine depuis peu. Les femmes sont surtout des filles. La population est très jeune, et quand on arrive à avoir une discussion, on s'aperçoit vite que peu son majeures (l'age minimum est 18ans dans les cases). Ces filles sont en train de se chercher et de chercher leurs limites (Il y a autant d'imatures prépubères que d'emo qui ont plus de tatouages et de piercing qu'elles n'ont eu d'amants). Beaucoup des femmes présentes ont pris au premier degré le moto du site = adopter un mec, mais peu se comportent autrement que sur meetic (à part le fameux prince pas trop charmant : voir ici). On apprend vraiment peu des femmes par leur profil qui reste très orienté (par le questionnaire et les propositions fermées). Impossible de vraiment diagnostiquer la femme rebelle de la femme prout-prout. A peine a t on un aperçu de son orthographe pour celles qui prennent l'annonce comme une page de doléances. La partie sexo de la fiche démontre une navrante similitude entre toutes les femmes (qui annoncent aimer la levrette dans des proportions fort incohérentes). Seules les photos permettent de faire un brin de tri (voir ici). Il y traine quelques trentenaires et quadras qui ont digéré leur fantasme de princesse et qui ne recherchent plus le prince charmant (enfin libre !!). Mais très peu sont enclines à des chemins de traverse ... trois histoires à ce jour, toutes mères célibataires.
  • Le blog (vous y êtes) : Se faire percuter via le blog, je ne m'y attendais vraiment pas. C'est arrivé plusieurs fois depuis une année que le blog existe, notamment via les commentaires que je n'ai pas publiés. Un et un seul vrai beau contact épistolaire (plus de 2000 emails), une vraie perle .... Si tu me lis, je pense à toi.

Voilà un petit retour en arrière sur le passé lointain et le présent à peine imparfait de mes lieux de prédilections sur le web pour trouver une amante (Un jour je reviendrai plus en détail sur le comment).

Évidemment, c'est subjectif, incomplet, éphémère ... et angelsouris, avec tes nombreux atouts supplémentaires, je suis sûr que tu vas trouver rapidement ... une jeune vestale à croquer et à offrir à ton mentor.

jeudi 25 mars 2010

Fantasmer sur son ex (à l'infini)

Je reçois régulièrement des emails, des sms, des messages de certaines de mes ex qui aimeraient vivre une nouvelle histoire avec moi.

Certaines ont été des histoires d'amour, certaines seulement des histoires charnelles.

J'ai du mal à comprendre combien de fois une femme peut supporter un refus, et comment elle idéalise une histoire quand le temps efface les traces du passé, du réel, au point que tout souvenir devient "idéal".

Une de mes ex, une vraie bombe sexuelle, charnelle, torride, sexy ... avec qui nous avons vécu une véritable fusion des corps, refusait mes refus. Elle n'arrivait pas à comprendre le mot fin. Elle ne pouvait pas imaginer un homme, intime, se priver de sa compagnie, se priver de plaisirs ultimes ... Jalousie ? Possessivité ? Probablement, mais pas que ça, car elle me savait en couple, elle me savait ne lui appartenant pas. Problématique de séduction, de son image, de sa capacité à maîtriser les choses et les gens ... je sortais du cadre, et elle ne le supportait point.

Elle me racontait souvent ses déboires multiples avec ses nouveaux amants. Certains étaient dignes d'intérêt, mais elle finissait toujours par les comparer à cette image idéalisée, à ce souvenir qu'elle avait de moi. S'en suivait une crispation qui l'empêchait de jouir de son bonheur, voire de jouir tout court.

Aussi, j'ai assisté au fur et à mesure des années, à un délire total, d'une femme qui tantôt se pare de tous ses atouts de séductrice, tantôt se met plus bas que terre, proposant scénario les plus attirants et la réalisation de plans les plus extrêmes qu'elle imaginait ... Et oui, car son imagination était fertile. Ses fantasmes nombreux. Et que dire de sa capacité à délirer sur mes fantasmes, en leviers de ma motivation de revenir dans ses bras.

Les fantasmes sont ils si loin d'un brin de folie ?

vendredi 19 mars 2010

Gros seins : j'enlève le haut !!

Avoir de gros seins fait partie des fantasmes universels, devenus maintenant fantasme mondial, tellement le mythe de la blonde à forte poitrine a été martelé, avec son icône en maillot rouge : Pamela Anderson.

Auparavant, en Asie, on rêvait de femmes à la peau blanche, au visage plat et on méprisait la peau bronzée, au point de fuir le soleil et de s'en protéger avec crème et ombrelle.

Et oui, les fantasmes étaient locaux, et les images de la femme était culturellement très différentes.

Depuis Pamela, et ses courses au ralenti sur la plage en maillot rouge, son image de la féminité a été érigé en sex symbole et fantasme universel.

Partout dans le monde, l'image de la blonde à forte poitrine est devenu symbole de féminité, de sensualité, voire de sexualité. En parallèle émergeait cette dévalorisation de la blonde, ramenée à son corps et uniquement son corps. Rappelez vous, dans les années 90, on blaguait sur les belges (en France ... Les suédois plaisantaient sur les finlandais, les américains sur les mexicains, les canadiens sur les québécois, les flamands sur les wallons, les suisses sur les français, les allemands sur les français).

La blonde à forte poitrine, devenue symbole unique et sexué de la féminité a tout balayé. La rousse, la brune, les petites poitrines, les cheveux courts ... tout ceci a été déclassé en à peine 10 ans. J'ai eu des amantes qui s'excusaient d'avoir de petits seins tellement elles avaient été laminées, formatées par cette image. Il y a même des hommes qui comparent aimer les petites poitrines à la pédophilie ...

Mais alors, pourquoi les femmes aiment-elles les fortes poitrines au point de se transformer physiquement, au détriment du portefeuille, de l'image de soi, et de la santé mentale (implant mammaire = plus de suicides) ?

Serait ce les 85% des femmes qui se sentent mal dans leur vie, et qui imputent ça en premier à leur corps, et qui désirent donc le modifier pour penser tout régler ?

Serait ce que parce que les hommes matent en premier les poitrines rebondies, avant tout le reste, et que ces femmes n'existent qu'à travers ces yeux masculins ?

Serait ce que parce que les médias sur-informent et sur-vendent une icône universelle de la féminité ? Serait-ce que la sensualité, la sexualité et l'image de tout ceci cristallisé dans les magazines, dans la manière de mettre en image les sous vêtements (rappelez vous wonderbra) ne peut supporter qu'une image homogène de femme, érigée en fantasme, voire en logo ?

Je vous laisse avec ces questions, et une image de l'affiche "J'enlève le haut, J'enlève le bas" de 1981, qui était devant mon domicile à l'époque, et où brune au cheveux courts,en maillot kaki et aux petits seins fermes avait fait fantasmer la France entière.

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