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lundi 3 octobre 2016

Attachée à un fauteuil, offerte, soumise ... ou ... toute puissante ?

Tu étais là, dominante, sur ce fauteuil luxuriant, telle une reine sur son trône. J'étais entre tes cuisses, en tain de dénouer tes liens de velours, et libérer poignets et chevilles de leur douce entrave. Ton corps fourbu, le fourreau de chair tuméfié et suintant, je voyais perler un sourire à tes lèvres.

Je savais que j'avais accédé à ton fantasme, en t'attachant à ce fauteuil rebondi. J'avais glissé sur la pente de tes plaisirs subtils, où les moments, lieux et gestes sont choisis. Les mots pour le dire sont venus aisément. Et l'ampleur de la fontaine de jouissance a déferlé en vagues de plus en plus puissante sur ton corps soumis, offert, envahi de mes élans et percuté de ma fougue.

Mais ce sourire, un rien facétieux, me questionnait.
Qui avait finalement dominé l'autre ? 

Tout avait commencé par un escalier qui craque, une rampe lustré, et un tapis rouge, dans cet hôtel où les lits à baldaquin se mêlent à des meubles à tiroirs secrets tout droit sortis de l'orient express, et à de lourdes tentures rouges ou ocres, masquant la vue sur la place rouge et sa statue du roi soleil. Il n'a pas fallu longtemps pour que tu ôtes ta pelisse et laisse tomber ton cabas, fière de m'exposer cette lingerie raffinée qui soulignait ton désir de célébrer ce fantasme par le plus opulent de tes apparats de dentelles.

Je glissais autour de toi, pour nouer un ruban de velours. Poignet droit. Poignet gauche. Une cheville. La dernière. Mes baisers et mes mains glissaient sur tes courbes, vérifiant que ta peau frissonnait aux effleurements, et que le brasier couvait déjà. Tu entrais dans ce costume de la soumise qui va être docile et malléable, assujettie à mes désirs. Je me souviens avoir serré ton cou, un peu. Je me souviens avoir pressé mon désir contre ta croupe, un peu plus.

Je te guidais vers l'autel où ton corps serait sacrifié. Les liens attendaient déjà. En un instant tu étais installée. Le dos bien calé au fond de cet opulent berceau de velours, les mains liées derrière la nuque, les cuisses sur les accoudoirs, et les chevilles encordées au point de ne plus pouvoir te mouvoir sans un violent coup de reins.

Ton triangle luisait déjà de désir. Cambrée par les coussins, le rubis de plaisir était dégoussé et dégorgeait comme une atteinte à la décence, rosé et humide, turgescent. Il émergeait et criait comme une sorte d'appel à la douceur de mes lèvres sur les tiennes, replètes, ouvertes, elles fleurissaient d'elles même ...

Là, à ma merci, j'ai tourné autour du fauteuil comme un fauve autour de sa proie. Toi, résignée, appelait la douceur. Mes doigts glissaient en effleurement, comme un rituel de mise à mort, et lorsque comme une lame, ils effleuraient ta gorge, ou comme un sabre, il envahissaient le moelleux de ton fourreau, tu lâchais un râle de délice ... trop peu ou pas assez ? A l'évidence, ces petits gémissement réclamaient un supplice plus envahissant.

Et c'est ce que j'ai fait, en prenant possession de tes convulsions, en envahissant le corridor des braves d'une vigueur suave qui déclencha la rupture du barrage, et l'inondation des velours du pauvre siège de tes tortures. Tes sucs glissaient, suintant sur mes doigts qui saisissaient ton plaisir en repoussant de droite et de gauche tes deux pétales de chair. un doigt, puis deux ou trois je ne me souviens plus. un râle, puis deux ou trois, je me souviens bien. Tu contractais tous tes muscles quand mes pulsions arrachaient un orgasme et que les écumes de plaisir perlaient, et que ton sourire devenais flapi. Fallait-il que j'y glisse deux doigts de plus, ou que je sorte mon sabre pour la mise à mort de ce corps gémissant du déchaînement luxuriant des orgasmes suspendus, et de ceux qui ont tout ravagé, le silence, le fauteuil, tes délicieuses sueurs, et que seuls les entraves ont contraints en ruades superflues d'une pouliche à qui on enfile une selle et qui sait qu'elle va se faire monter.

Le sabre en main, je regardai ton fourreau gonflé de désir, cette antre lisse et luisante, béante des élans de mes doigts. Je t'ai emplie, à genoux, mes raideurs dans tes chairs, ton corps sous la charge de mes élans, et le fauteuil te rejetant contre moi pour m'affronter en duel. Tu ne pouvais que laisser mes plaisirs pénétrer, te pénétrer, et mon sabre occuper tout le territoire. Je repoussait tes sensualités à chaque charge héroïque. En frissonnant, tu espérais être empalée encore et encore. Je t'ai inondée de mes excès, j'ai couvert le bruit de tes gémissement de la fulgurance de mon plaisir à abuser de ton corps offert, je t'ai couverte de ma sueur, et de tout mon poids, j'ai avachi mon corps tiède et victorieux sur le tien, dans le tien, sentant bien combien la position ne tiendrai que le temps que ton fourreau décomposé retrouve de sa vigueur, et me laisse quitter ce territoire vaincu.

Je t'ai alors embrassée, détachée ... et est apparu ce sourire d'une amante dominante, qui avait fait corps avec son fantasme ultime, et manœuvré à merveille pour que le fougueux amant vienne lui même périr en orgasmes hurlants au fond du canyon.

Détachée, mise à nue de toutes ces dentelles humides de nos sueurs, tu as regardé le lit encore fait. Défaits mais gourmands, nous l'avons soumis à nos tendres élans comme nos fougueuses chevauchées. Je t'ai aimée et chevauchée. Je t'ai offert ce fantasme et t'ai baisée. Ou le contraire ... qui sait ?




LA chambre, LE fauteuil

mardi 6 septembre 2016

La découverte de mes doigts (avec ovule vaginale)

Ton orchidée capiteuse avait été abîmée de nos élans. Il faut dire que tu aimais que j'arpente tes pétales longuement, laborieusement, ardemment. Tu étais irritée, les muqueuses abrasée et le désir en berne par la fermeture du terrain de jeu à de nouveaux puissants ébats.

Tu avais récupéré chez ton dealer à caducée, je ne sais quelle ovule sensée restaurer un certain équilibre ou douceur entre tes cuisses. Tu mes les as tendues : "Tiens ... aide moi"

Telle une patiente les cuisses ouvertes, tu attendais que je pousse le petit oeuf comme on administre un suppositoire avec douleur à un nourrisson, d'un geste académique, bref !

J'ai délicatement ouvert les pétales, et observé tes blessures. Tout était rouge vermillon, et tu sursautais, te contractais d'une douleur pinçante. Mais d'un geste assuré, je glissais deux doigts profondément au fond de toi à la recherche des racines de ton plaisir. Immobile sur la longueur, mais actif du bout des doigts, j'ai pris possession de tes sursauts, qui se sont calmés en lents délices, parfois ponctués de petites crispations.

Entre deux doigts, la capsule couleur chair est passée, avalée par ton orchidée ... et je l'ai accompagnée contre ton antre, a jouer avec elle et tes spasmes, jusqu'à l'orgasme ...

"J'avais dit ... aide moi ... pas joue avec moi ! Maintenant comment je vais faire ...? Regarde toute la plaquette qu'il reste, et tu pars demain !"

mardi 2 août 2016

Tombée (du lit) sous les rafales (d'orgasmes)

Ta fente est digne et sublime. Surmontée d'une petite toison millimétrée, elle appelle à ce qu'on l'admire. Ses pétales sont fermes, voire fermés, mais je sais qu'il vont s'ouvrir à moi.

Tu es là, sur ton lit, nue. Tu sors de ta nuit ou presque. Je suis au dessus de toi et j'ai envie de te voir jouir de moi.

Je glisse mes doigts sur ton nombril, dessine ton joyau puis descend le long d'une horizontale fatale, détourant ta toison pour aborder tes pétales encore clos. entre pouce et index, en quelques lentes mais solides pressions, je te mets au diapason. J'effleure ton corps, tu écoutes tes sens. J'impacte tes sens, tu créés du son.

Je déplie tes cuisses, tu es offerte, ouverte. Ta fleur capiteuse laisse monter le désir. Ce qui est rose pale se colore et les pétales indécemment écartés offrent leur face humide. Un doux baiser pour te déguster, un second pour chercher à allumer le brasier, puis quelques milliers pour te faire flancher.

Ton ventre s'arc-boute, ma tête entre tes cuisses. Tantôt je presse mes lèvres, souvent j'écrase ta perle de plaisir de toute la largeur de ma langue, parfois je la glisse en toi. Tu gémis, tu frissonnes, ton corps se raidit, les fluides se figent et ton visage se déforme. Tu jouis.

Encore perchée, perchée dans les vapeurs du septième ciel, tu sens que je ne ralentis pas. Mes élans sont fougueux et je repousse tes pétales pour ouvrir ton antre. C'est quand le son trouble ton ronronnement que je sais que tu viens de sentir mon index te prendre.

De toute sa longueur, il cherche la zone sensible. D'une ferme estocade, lente et puissante, il ouvre tes chairs et glisse le long de tes parois. A la recherche de cette demi sphère de plaisir. Enfin en possession des lieux, il soulève le plaisir et tu gémis de troubles en vertiges, et aaah et oooh. Ma main avance et cède du terrain, reconquiert la place et envahit ton intimité. Toute ta fleur est soulevée de plaisir sous la valse insistante de mon va et viens. Je glisse à droite, je file à gauche, je pousse en bas, je pousse au fond. Ta source coule de désir et ton corps s'écroule de rester piégé dans une rafale d'explosions des sens.

Les muscles bandés, les frissons, la chair de poule, les lèvres rougies et le visage déformé, tu jouis encore et encore ... mes doigts sont deux maintenant. En V un rien ouvert, il débrident ta raison dans une oscillation qui dégage une vue plongeante sur ton intérieur. le V s'élargit encore et ton orchidée gonfle. le corps tendu se soulève sur tes talons, comme une cavale voudrait désarçonner son cavalier.

Je tiens bon, même si en chaos et en ruades, tu mets du désordre dans tes sens, dans tous les sens. Tu te bas contre le mur maintenant, mais mes doigts et ma langue parfois rassemblent ce que tu tentes de disperser en te débattant. Tous muscles dessinés, tordue de plaisir, tes bras cognent ici et là. Tu te réfugies contre ce mur qui refuse de céder, et le lit, trop léger peut être, glisse quand tu es déchirée d'un nouvel orgasme. Les noeuds se font et se défont ... tu es dans une joute charnelle contre un raz de marrée de vertiges qui ne nait d'on ne sait plus où, et tes bras cherchent à prendre appui pour reprendre pied. Le souffle court, tu insistes entre le mur et le lit qui se dérobe, laissant un vide où tu t'effondres.

La tête sur le sol, les hanches sur le lit, les yeux à l'envers et les sens à revers, tu m'offres encore quelques demi orgasmes, avant d'exploser une dernière fois au bout de mes doigts, à bout de forces, et finalement, choir totalement sur les lattes de bois.

Je retiens alors mes gestes, t'aide à grimper sur le lit, ét céder à la gravité, à plat ventre au milieu de ce grand matelas, haleter et reprendre ton souffle.

T peau luit de tant d'efforts. Ta sueur attire la lumière du matin. J'admire tes courbes et je slalome entre les gouttes, en douces caresses, sur le creux de tes reins ... avant de découvrir le chemin vers ton ... oeillet brun.

jeudi 7 juillet 2016

Quatorze

La lumière souligne tes courbes en sublimes dunes,
Mille frissons naissent enfin au clair de lune,
Les fluides se meuvent, encor' et encor' m'émeuvent,
Oh putain, putain, putain ... les mots pleuvent
L'ultime spasme déferle et te possède de toute force ...

1 .. 2 .. 3 .. 4 .. 5 .. six .. 7 .. 8 .. 9 .. dix .. 11 ..12 .. 13 .. quatorze !


Encore ?

vendredi 6 novembre 2015

Qu'est ce qu'une belle chatte ?

J'en ai entendu des vertes et des pas mûres sur la longueur du sexe masculin, question qui fini toujours par arriver. Les filles entre elles n'ont que ce mot à la bouche (sic), que ce soit pour se jouer de ce problème d'ego masculin, ou pour qualifier tel ou tel amant et ses frêles atouts, ou ses propositions encombrantes ... On en arrive à des mesures en longueur, en circonférence, et on y ajoute des catégories comme BM, TBM, TTBM, TTTBM ... acronymes qui qualifient un mâle et la taille de son pénis comme on mesurerait une femme en fonction sa taille et de sa taille (sa hauteur et sa taille), de la taille de ses bonnets, de sa cambrure, tout ça en un seul ratio proche de l'IMC.

J'ai déjà devisé par le passé sur les longues queues ici et ici et ici (Bon, y'a un peu à lire, puisqu'il y a un peu à dire).

Comme je suis personnellement affublé de commentaires qui qualifient mes atouts de manière très variées au fur et à mesure des années, j'en conclus que je suis dans la moyenne, ou que chacune juge avec son référentiel (je suis grand pour un Portugais, petit pour un Suédois, Blanc pour un Italien, Bronzé pour un Irlandais ... si vous me permettez ces poncifs comme métaphore). Ainsi, j'ai eu des commentaires (souvent crus) de l'ordre :
- Ca fait du bien de se faire baiser par une belle grosse bite ;
...
et tout le dégradé jusqu'à
...
- Ta bite est juste petite comme j'aime pour que tu me la fourres dans le cul.

(NDLR : Les mots clefs ci dessus vont être référencé par Google ;)

Mais voilà, jamais on ne parle de la profondeur idéale du sexe féminin, et il n'y a aucun qualificatif style TP (Très Profond) ou TE (Très Etroit) ... peut être que la manipulation du double décimètre est moins aisée.

Pour celles qui continuent la lecture, ce qui a rarement été traité, c'est la beauté du sexe féminin (celles qui sont partie essayer le double décimètre reviendront après la fulgurance d'un orgasme solitaire).

The Great Wall of Vagina

Donc, qu'est ce qu'une belle chatte ?

Je me souviens de la réponse de Marla ici qui date maintenant de quelques années.

Je me permettrais de donner une version très subjective, notamment en illustrant par deux cas précis.

Une première amante m'a jeté à la figure, à quelques minutes de mélanger nos corps ... "Ne fantasme pas trop, j'ai une chatte de petite fille !". Allez savoir ce que ça voulait dire dans sa tête, moi sur le coup, je n'avais rien compris. Dans les faits, c'était un handicap pour son estime personnelle, parce qu'elle estimait que ce que Dame Nature lui avait offert nuisait à son image de féminité .... c'est à dire, des lèvres dodues qui se referment bien, et cachent tout ... un peu comme ça :

 Ce fut une superbe amante, avec une orchidée qui se mérite, mais d'une splendeur lorsque excitée de désir et ouverte avec deux doigts habiles, des baisers complices, ou les chairs dilatées d'élans fougueux.

Le second cas que je voulais exposer ici correspond probablement au plus grand écart que je n'ai jamais rencontré entre un corps sublime de sensualité dans l'absolu et dans ses mouvements dans l'espace ... et la totale ignorance de ses propres atouts et talents de cette jeune amante.

Alors un jour, je lui ai écrit ceci :

- Ton Physique : ton orchidée est étroite et courte, aux muqueuses fines et qui libère un nectar abondant. Pour un mâle, une orchidée courte, c'est l'assurance de buter au fond (Deep shot avant, Deep Shot Arrière, Point G facile à atteindre et à portée d'index et de pouce). Ton Nectar abondant laisse libre court au naturel, nuls besoins d'approches précautionneuses ou académiques ni de gels complices toujours trop froids. Tu accueilles avec cette bienveillante sécrétion sensuelle des assauts qui jamais ne se noient dans trop de glisse, ou des élans à la limite de la douleur par la brûlure de la friction. Tu laisses la porte ouverte à de nombreux et vigoureux élans. Dans ton antre, tes muqueuses sont fines et sensitives. Les vibrations et percutions sont transmises aux racines de ton clitoris sans mise en sourdine, mais au contraire, avec une résonance optimale puisque l'accès est direct aux cordes de ton plaisir.
- Ton goût : Chaque orchidée à son fumet et ses fragrances propres. Ton orchidée (et ton oeillet dès qu'il est inondé de ton nectar chavirant jusqu'entre tes belles fesses) prête le flanc à tous les jeux de langue, de ceux qui sont doux et caressant, à ceux plus pointus et pénétrants. Ton goût est exaltant en couvrant un spectre assez varié d'excitations des papilles dès les préliminaires, après un aller-retour au septième ciel, mais aussi lorsque tu deviens fontaine.
- Ta dynamique : Tu sais te cambrer, ouvrir tes cuisses, et es souple à ravir tout amant. Ouvrir le passage en te cambrant maximise les effets, autant pour ton propre plaisir que pour ton amant (exemple : bassin en avant dans la position du missionnaire, bassin et croupe tendus en arrière, cambrure maximale pour les élans de derrière). Ton aptitude à jouer de ton périnée, en pressant pour envelopper ce qui est en toi, ou en petits spasmes - pincements successifs, ouvrent le panorama sur un champ vibratoire sublime, pré ou post vertiges sans retour.
- Ta beauté : Tu as une orchidée aux pétales luxuriants. Ils débordent fièrement et rayonnent de leur majesté sous les yeux de ton amant qui les envisage. Pour qui aime jouer du vibratoire, ils sont des instruments du frémissement préliminaire, de la convulsion qui submerge comme du doux frisson des corps repus qui ne se quittent pas. Tes chairs se dilatent en embrassent ton amant pour une fusion qui est féérie des sens, et d'une sensualité (même au ralenti) qui touche la grâce. Ton oeillet est parfait. Il est tout rose, on dirait qu'il ne te sers qu'entre deux draps, tout petit, parfaitement rond et plissé de manière si régulière qu'on pourrait l'imaginer vierge et pur. Lorsqu'inondé de ton nectar il revêt les habits de luxure, luisant et drapé dans ces fragrances qui électrisent, dans toute sa gloire, il célèbre en plaisirs à l'envers les élans qui couronnent ce feu d'artifice des sens.

Certains atouts t'ont été offerts par Dame Nature, apprends à les connaitre, cultive les, et continue d'en jouir sans limites.
D'autres atouts, c'est toi. Si c'est si inconscient, ça s'appelle de l'instinct, voire du talent.

J'adore ta belle chatte et ton petit cul.

lundi 14 septembre 2015

Tu m'as fait 3 cunnis orgasmiques, mais tous différents

Mon entrée dans la sexualité, notamment mon rapport avec les orgasmes féminins, s'est faite à une époque où les clichés étaient binaires. Il y a des femmes orales, et des vaginales. Une fois confronté à mes propres élans (et aléas), je dois avouer que mes premières années ont été orales, si on parle de comment j'ai offert des orgasmes à mes amantes.

Oui, on parle là bien d'orgasme ... celui qui déchire le silence, qui prend au bas du dos et électrise la colonne pour embraser la nuque, les reins, voire jusqu'au bout des pieds. Ce moment où on ne sait plus d'où vient le plaisir, où les spasmes prennent le dessus, et où dans une ruade de jument sauvage, on éjecte son cavalier sans ménagement parce que le délice est à son faîte, et que plus devient trop. Ce croisement des chemins où le physique lâche prise et laisse place à l'émotion si forte que les larmes coulent. Cet instant unique qui brule tout, que assèche tout, où on se sent hors de son corps, à ne plus maitriser ni les cris, ni les sanglots, ni les spasmes, et qui relève d'une explosion des sens... les paroles de l'amant deviennent inaudible, les distances et l'ouie perdent pied, et le toucher peut apporter prolongement ou overdose de lui. Ce total disjonctage où on comate totalement, avec le cerveau qui chauffe et la tête en coton. Cet instant où on loue son amant d'être encore vaillant, pugnace et attentif, mais où on adorerai qu'il fusionne en synchrone et perde pied lui aussi.

J'ai appris donc, progressivement, à offrir un orgasme à mon amante, puis pluiseurs, à chaque fois. puisque celles qui avaient été placées sur ma route, adoraient, en réclamaient plus, et ne jouissaient que comme ça. C'est bien plus tard que j'ai été confronté à des orchidées qui aiment avant tout être envahies, secouées, percutées, inondées ...

Ce qui est délicieux dans le cunnilingus, c'est que c'est infini. J'ai adoré apprendre, puis m'améliorer  pour offrir le meilleur de moi même, tellement je vibre en offrant ces "good vibrations". L'ascension, les accélérations, les pauses, les élans, les envahissements, et (pour peu qu'il ait la clef), la décision de percer le septième ciel appartiennent à un amant qui est en pleine possession de tous ses moyens ... ni le risque de perdre pied, ni ses limites musculaires ou de souffle sont mises à l’épreuve.

Ce jour, j'étais entre les mains d'une délicieuse artiste, qui aimait avant tout qu'on courtise son cerveau, dans des immobilismes délicieux. J'ai approché son orchidée avec douceur comme elle prenait possession de mes intimités. Jeux de doigts, jeux de langue ... Peut être 3 heures passées sans glisser mes élans dans les siens autrement que du bout de mes doigts et de ma bouche.

Sur le moment, surtout lorsque tout est dans une lenteur savoureuse, il m'est toujours difficile, à part à observer distinctement l'abondance ou la soudaine rareté de nectar ... d'avoir confirmation d'un orgasme. La douceur des élans prolongés met parfois du flou, et j'ai même croisé des amantes qui simulaient ne pas avoir eu d'orgasme pour ne pas donner un signal, et prolonger les baisers et caresses envoutantes (et oui, plusieurs fois, simuler de ne pas avoir joui). L'expression du plaisir, ses progressions, ses invasions, ses saturations des sens prennent source dans les élans d'une langue qui peut jouer de sa pointe, de sa longueur, de sa surface, de pressions, de raideurs, de chaleurs ou de douce invasion pour posséder toutes les volutes de pétales et de ce qu'il tentent de dévoiler ... En jouant d'accélérations et de lentes torpeurs, ainsi que des mains qui savent saisir les hanches ou allumer d'autres pressions sur les reins ou les seins ... j'adore être ce chef d'orchestre sans user de ma baguette ...

Les orgasmes ont été, parait ils si différents et si inconnus, que cette esthète a fini par m'avouer qu'elle trouvait que c'était, techniquement parlant, proche de la masturbation, mais dans la mise en musique, bien plus envoutant puisque nouveau et totalement imprévu et imprévisible. 3 orgasmes, 3 manières totalement différentes de perdre pied.

jeudi 16 août 2012

J'ai offert une femme à mon amante (4)

Le lendemain matin, je suis arrivé dans la chambre d'hôtel un peu avant 9 heures, avec la clé que j'avais gardée ... et quelle ne fut pas ma surprise de trouver ma complice encore endormie. Et quelle ne fut pas la sienne de m'entendre arriver, et de crier sa surprise ...

Passé ce moment étonnant, digne d'une scène de cinéma, je me suis assis sur le lit, et nous avons commencé à parler. Elle était nue sous les draps, et moi, habillé, assis à coté d'elle, à parler de chair et de sensualité comme si nous étions amants, comme si nous étions sur un pied d'égalité. Mais vite, ce décalage vestimentaire a disparu, pour laisser place à une atmosphère douce et propice à la confidence.

- Votre amante est en fait très hétéro.
- Ah ? Comment ça s'est passé ?
- Très bien ... j'ai déroulé comme vous avez imaginé. Vous nous avez quitté en nous mettant main dans la main. Je l'ai d'abord embrassée, elle s'est laissée faire et m'a embrassée aussi. Je l'ai caressée, comme une femme sait faire.
- Je ne peux pas vous dire.
- Elle avait l'air d’apprécier, et je l'ai caressée longuement. mais c'est quand j'ai utilisé mes doigts qu'elle a vraiment aimé. Ce qu'elle aime avant tout, c'est la pénétration.
- Donc, c'est une hétéro, vous étiez son amant et non son amante.
- Oui.

Nous avons parlé longtemps de mon amante, de l'après midi telle qu'elle s'est déroulée, de l'heure qui avait avancé sans qu'aucune d'elles s'en soient rendu compte, et de ce temps qui avait été consumé en soupirs tendres et torrides.

- Il était tard déjà, et aucune de nous n'avait prévu de rester, nous n'avions rien pour manger et rien pour la nuit. Elle m'a dit qu'il serait dommage de ne pas dormir ici tellement le lit était confortable. Moi, il fallait que je rentre chez moi, alors je suis vite passée à la maison, j'ai pris quelques affaires de toilette et à grignoter. Ca m'a pris plus d'une heure quand même, et je suis revenue.
- Vous avez dormi ensemble ?
- Oui, un peu.
- Ah ?
- En revenant, je l'ai trouvée à la fenêtre. J'avais pris de quoi boire et manger, le mini bar ne pouvait pas nous combler longtemps. Au bout d'un moment je lui ai dit que j'avais aussi apporté mes sextoys, et lui ai proposé d'essayer. Elle m'a dit "pourquoi pas !".
- Ca confirme que c'est une hétéro ?
- Oui, ce qu'elle aime, c'est d'être prise.

Nos confidences duraient depuis une heure déjà, la main dans la main, étendus sur le lit, moi sur les draps, elle dessous ... lorsque ... j'ai posé mes doigts sur ses lèvres pour engager une autre conversation plus ... charnelle.

Mes mains ont glissé sur ses lèvres, écarté les draps, pour découvrir un corps que je n'avais encore jamais vu nu. Elle était divine. Frêle et fragile, cheveux ébouriffés comme du duvet puisque je l'avais réveillée dans ce grand lit. Sa peau était chaude et douce. Pas une trace de bronzage et ... sublime découverte, une chaîne de taille, bijou doré que je n'avais pas trouvé sur mon chemin depuis des décennies au moins.
J'ai laissé glisser mes mains et fait disparaître ce drap qui me gâchait la vue. J'étais ardent comme la braise par ce présent offert, d'une libertine mature dans sa tête et dans sa peau. Elle était offerte, littéralement. Sur le dos, sans lingerie, jambes débouclées pour une vue plongeante sur toute sa sensualité sir brute et si raffinée à la fois. Je voulais la croquer là tout de suite. Et j'étais aussi empli de tendresse. Elle s'était prise à mon jeu, avait déroulé ce scénario insolite, bu dans ce calice du désir et offert du plaisir à une autre, et ce juste sur un "pourquoi pas !"

Mes mains ne m'obéissaient plus, je caressais ses courbes avec tendresse, en détourant ses petits seins, en jouant dans son décolleté, en descendant progressivement vers son triangle blond, non sans badiner avec la chaîne dorée et le nombril insolent qui ont accueilli avec délice mes premiers baisers résolus. Son corps n'était vraiment pas celui d'une innocente ingénue, et son cheminement de libertine, tout autant que sa nuit de débauche féminine, m'excitaient magnétiquement, comme me mettaient face à ce défi ... serai je capable d'être à la hauteur ?

La scène était langoureuse, mon corps habillé, le sien nu, immobile et livré sans entrave, couvert de mes baisers et de mes mains caressantes. Je me souviens du goût de son intimité, on aurait dit qu'elle sortait du bain, et dans le même temps, qu'elle avait en fluides ce désir de luxure, inondant cette antre comme une corne d'abondance. Ma langue ouvrait les petits pétales fermes, en cadence avec les tous petits râles qui venaient de l'autre bout du lit.

Le premier vrai râle de plaisir a fendu l'air quand j'ai écrasé son clitoris avec ma langue, et comprimé en rythme, de l'index, son fort intérieur, sa paroi antérieure, son délicieux point G. Son antre s'est ouverte, sa toute petite antre s'est emplie d'air et s'est soulevée avec son corps arc-bouté ... les frissons s'emparaient de toutes ses extrémités ... Clitoris rouge et raide, tétons fermes comme passés sous l'eau gélée ... avec n'importe qu'elle amante, je n'aurais achevée sur le champ de coups de langue ravageurs, ou remplie de ma queue gourmande et envahissante, ou les deux successivement, alternativement, encore et encore.

Mais ce n'était pas mon amante, c'était "elle". Alors je l'ai préservée de moi, je lui ai offert des demi orgasmes tendres et voluptueux, de ma bouche, de ma langue, de mes doigts, peut être pendant plus d'une heure. J'ai vu son corps accueillir les demi spasmes, sa bouche lâcher des demi râles, et sa peau suinter d'une demi transpiration sensuelle. Je suis resté habillé, à ne jouir que de la voir frôler l'orgasme, et ne jamais chercher à la déflagration finale qu'un homme aurait tendance à impulser. Si j'avais agit comme habituellement, j'aurais mis un terme à cet état entre deux, cet état vaporeux. De son coté, elle aurait pu chercher ou quémander une accélération prometteuse, d'encouragements vocaux, ou de ses dix doigts, qui, à n'en pas douter, sauraient trouver en quelques instants un détonateur sans retour ... mais j'ai adoré rester hors du temps avec elle. Ni moi, ni elle, ni ce nous naissant, ne cherchions à descendre de ce nuage à l'orée du septième ciel.

Au bout d'un instant qui n'en n'avait rien, ma langue, ma bouche et ma main suintantes de ses fluides profonds, ont ralenti, puis cessé leur tango sublime. Je l'ai embrassé tendrement, longuement, langoureusement, de bas en haut, pour la serrer finalement dans mes bras pendant une éternité, comme le fond des amants de longue date ou des amoureux passionnés ...

Je suis parti en lui laissant la chambre et la salle de bain. Elle a fait un brin de toilette, enfilé ses vêtements pour affronter le brouhaha de la ville. Je suis revenu une petite demi heure plus tard, restant quelques minutes immobile, à contempler cette chambre désormais vide. Puis, à l'accueil, j'ai payé la note, et rendu la clé.

J'avais fait jouir deux femmes de manière totalement opposée, l'une en l'empalant au bout de mon dard en quelques instants fulgurants, l'autre en caressant son orchidée avec autant de douceur qu'elle avait de grâce, sans jamais fléchir, sans jamais tenter de jouir moi même.

J'avais offert une femme à mon amante.

lundi 6 août 2012

J'ai offert une femme à mon amante (3)

J'ai accueilli mon amante sous l'horloge de la gare.
Elle était souriante comme à son habitude, un peu apprêtée, un rien fragile dans sa démarche. Elle s'était préparée comme pour séduire un homme. Jupe serrée et courte, talons haut ... Je ne sais pas à quoi je m'attendais, mais j'avais l'impression que ni elle ni moi ne savions vers quoi nous avancions.

Arrivés dans la chambre d'hôtel, elle découvrit avec une satisfaction émerveillée le lit. J'avais en effet mis les petits plats dans les grands. Le lit était immense et la chambre regorgeait de meubles qui auraient fait le bonheur d'amants fripons. Chaises, fauteuils, table basse, guéridon, miroir ...

- "Baisez moi maintenant !". A t elle immédiatement hurlé.
- "Ce n'est pas ce qui est prévu, très chère, il faut que votre petite chatte reste pure et ferme, je n'ai pas envie de l’ébouriffer".
- "Il reste une heure à attendre, j'ai envie de vous, enfilez moi avec cette grande queue ... ma chatte ne sera jamais carbonisée, elle est toute lisse et rose et mes pétales se referment en peu de temps. Je serai fraîche et innocente pour elle aussi".

C'est ainsi que je me suis retrouvé en elle, quelques élans, quelques râles, puis j'ai mis un arrêt à ces émois pour ne pas chavirer et mettre en danger la belle histoire que j'avais tissée. J'ai repositionné sa lingerie sur son mon de venus, reçu une ruade de frustration et apposé un baiser de consolation, puis remis mon arme luisante dans son fourreau qui n'arrivait plus à la contenir.

- "Vous allez rester avec nous ?"
- "Non, je n'ai pas prévu de rester. Ce que je vous offre est un cadeau singulier et unique, et je n'imagine pas cette rencontre féminin pluriel être biaisée de regards ou d'élans masculins".
- "Mais ... j'aurais aimé, elle aussi peut être".
- "Une autre fois, peut être".

Me voilà donc à lui ôter les vêtements qu'elle n'avais pas pris le temps d'enlever, et de découvrir sa peau blanche, relevée de cette lingerie que nous avions achetée à deux, et de bas qu'elle avait ajoutée à sa panoplie décidément très à mon goût. Ensuite,nous avons trouvé le niveau de pénombre confortable et la position "assise sur le lit, genoux joints et yeux bandés" que j'avais en tête. Puis, je lui apposai un doux baiser d'au revoir, pour aller m'enquérir de son "cadeau".

- "Je suis là dans 15 minutes environ, dès que vous entendrez la porte, remettez bien votre bandeau".

J'attendais donc de nouveau, sous cette horloge, celle qui sera ce cadeau, celle qui rendra ce fantasme possible. Quand sa silhouette s'est dessinée sur le parvis, je l'ai encore trouvée plus à mon goût que la première fois. Je crois que j'aurai pu tout planter là et l'emmener dans une autre chambre et enflammer ce corps prometteur d'une libertine venue à moi pour s'embraser. Je sentais le dilemme en moi naître, faire surface, et torde le beau scénario que j'avais en tête. Mais plus elle s'avançait vers moi, plus je revenais vers le fil conducteur.

Nous nous sommes fait la bise comme de vieilles connaissances, et avons pris le chemin de l’hôtel tout proche. Je lui racontais comment étais son cadeau, qu'elle était attendue depuis une heure, et comment je comptais les mettre en contact.

- "Mais vous ne restez pas ?"
- "Non, je vous l'ai dit, c'est un cadeau pur et féminin pluriel. Je vous mets en contact et je m'éclipse. Vous quittez la chambre vers 17h, vous restez toute la nuit, à votre convenance. Je viendrai demain matin pour rendre les clés à l'accueil"
- "Mais elle sera peut être déçue elle aussi. Vous savez, elle vous imagine peut être dans cette histoire".

Je suis resté sur mes positions, et nous avons continué à parler de quelques détails pratiques. La porte de la chambre s'est ouverte sans difficulté, et je l'ai vite refermée pour que la pénombre se refasse. En quelques secondes, j'avais aidée ma complice à enlever sa veste dans l'entrée, le temps que je la pende sur un cintre, elle étais déjà en lingerie. Je m'assurai d'un coup d'oeil que dans l'autre pièce, mon amante attendait dans la posture choisie, yeux bandés.

Puis, nous nous sommes avancés, et j'ai mis la main de ma complice dans la main de mon amante. J'ai embrassé l'une, puis l'autre, et j'ai fait un pas en arrière. J'ai attendu 30 ou 40 secondes peut être, pour m'assurer que le contact se faisait bien. Enfin, j'ai tourné les talons, claqué la porte en douceur, et je suis reparti dans l'éclat et la clameur de cette après midi, à travers une gare fourmillante et la tête emplie d'une voluptueuse satisfaction, d'une certaine félicité.

[A suivre]

mercredi 4 juillet 2012

J'ai offert une femme à mon amante (2)

C'est une discussion assez irréelle que j'ai menée. En effet, nous étions tous les deux assis en terrasse, au milieu des voyageurs, cette foule anonyme sans cesse renouvelée, à parler de nos expériences charnelles respectives, et ... de toi.

Elle était belle comme un coeur. N'importe qui pourrait tomber amoureux de son sourire, de sa fragilité indicible, de ses mèches que les rayons de soleil embrase ... La situation se prêtait à l'intime, car, au milieu du brouhaha, nous en étions venus à nous approcher pour pouvoir parler tranquillement sans nous dévoiler aux voisins de table, à nous approcher très près, très très près.

Mais j'avais bien en tête qu'elle était ton cadeau.

Je lui parlais donc de toi, de ce que je sais de toi. Tes chemins libertins, tes déceptions des expériences au féminin pluriel, de tes fantasmes partagés avec moi, de tes fantasmes les plus extrêmes, de ce que tu n'aimes pas chez un homme, et de ce que tu penses ne pas aimer chez une femme qui deviendrait intime avec toi. Elle fut impressionnée par tes délires fantasmatiques, par les libertés, voire les performances sexuelles ou de situations que je lui énumérais.

Le verre de vin faisait son effet progressivement, et nous parlions sans retenue.

Puis, à son tour, elle se confia à moi, naturellement. Elle avait répondu sous la forme de "pourquoi pas, l'idée me plaît beaucoup". Elle me raconta vingt années de libertinage, de voyages sur les chemins de la pluralité, de l'hétérosexualité et du saphisme, et de la consommation récente de jeunes étalons ou de belles lesbiennes pour combler ses fringales de chair.

Puis elle me questionna sur le comment. Et je lui répondais le scénario que j'avais prévu :

"Je vous imagine être son cadeau. J'ai prévu de prendre une chambre anonyme et complice, là, au Novotel juste en face. Vers midi, j'irai l'accompagner dans la chambre, et la préparer. Je la déshabillerai, dans une tenue de dentelle de son choix, et je lui banderai les yeux. C'est elle qui m'a demandé d'avoir les yeux bandés.

Puis, je viendrai vous chercher. Nous monterons ensemble vers la chambre. Une fois la porte refermée, la pénombre complice sera votre écrin. Je vous aiderai à ôter vos vêtements. Je vous prendrai enfin la main, et dans l'autre main je prendrai la sienne. Je vous mettrai en contact ... et je m’éclipserai pour laisser naître ce cadeau féminin pluriel.

L'après midi vous appartiendra. Et si vous vous plaisez, la nuit sera vôtre aussi. Je viendrai le lendemain matin, quand vous aurez toutes deux quitté le lit, pour refermer ce chapitre et rendre les clés de la chambre".

Elle était très étonnée par ce scénario. Plusieurs questionnements venaient immédiatement. En tout premier lieu, elle s'attendait à ce que je la teste, que je la goûte, que je partage un lit avec elle avant d'avancer vers cette rencontre au féminin. Je lui répondais que je voulais cette rencontre complètement désintéressée et pure, et qu'il ne m'étais pas possible de ruiner cette belle bulle saphique par des élans de mâle, des élans égoïstes de propriété, de moi d'abord, de droit de cuissage, tous déplacés en face de la pureté de ce que j'imaginais. Bien entendu, j'ai déçu par là même occasion ses attendus de trio. Même si elle me racontait que ses envies de me partager étaient probablement aussi celles de mon amante, je restais sur mes positions.

Sa seconde réaction fût sur mon retrait total et dès le début. Elle se demandait ce que j'y gagnais. Elle m'avait imaginé présent, au moins dans le fantasme du voyeur, qui se délecte par procuration, qui se fait plaisir avec ses cinq doigts. Mon objection fût la même, ce fantasme était un cadeau pour elle. Pas pour moi, pas pour nous, pour elle.

Je lui confiais que ma nature de mâle me mettait immédiatement en situation de ne pas pouvoir comprendre, ressentir, exprimer, décrire, raconter le plaisir que deux femmes peuvent éprouver ensemble. Ma position était donc naturellement de favoriser, de rendre possible, de faire naître ce plaisir féminin pluriel, sans jamais l'incliner vers du masculin singulier, ni ne trop tracer les lignes d'un scénario que je ne pourrais que réduire par ma vision bien trop extérieure.

Je lui ouvrais aussi la perspective de recevoir mon amante en cadeau, en écho à être elle même un cadeau.

Elle ne manqua pas de s'étonner de notre conversation, notre attitude et les mots utilisés étaient irréels. Et, c'était inévitable, la conversation a viré à la séduction. Elle porta la première estocade et je lui répondis assez vite que j'avais moi aussi envie ... et je laissais se dessiner des rapprochements à deux, nous deux, pour un futur plus lointain.

Le lendemain, je confirmais les détails pratiques, à l'une, à l'autre. La rencontre aurait lieu la semaine suivante. Puis, je conviais mon amante à venir choisir une lingerie spéciale pour cette promesse.

[A suivre]

lundi 25 juin 2012

J'ai offert une femme à mon amante (1)

Ce jour là, j'attendais sur cette grande place. Je devais voir une inespérée candidate pour te l'offrir. C'était l'heure où les gens courraient pour prendre leur train. Une gare, c'est une scène de théâtre permanente. Il y a ceux qui courent, ceux qui attendent pour courir un peu plus tard, ceux qui attendent ceux qui sont en retard et qui auraient dû courir, ceux qui accueillent certains qui descendent de train et ne veulent plus courir maintenant qu'ils se sont retrouvés, et ceux qui servent à boire et à manger à ces clients d'un genre si particulier.

J'étais là, et je me demandais par où elle arriverait. Je n'avais reçu qu'une et une seule réponse à mon annonce. J'avais intérêt à ne pas gâcher cette rencontre. Me voilà donc à regarder tous ces passants et passantes, essayer de trouver celle qui ressemblerait, de près ou de loin, à l'idée que je m'étais faite de sa silhouette. Heureusement, elle m'avait dit ... Je viendrai avec une veste rouge. Malheureusement, ce jour, il y avait des vestes rouge par dizaines, qui se dirigeaient vers moi, me passaient devant, puis s’engouffraient dans la gare sans même m'adresser un regard. Il faut dire que le lieu où je m'étais posté, le lieu que j'avais choisi pour notre première rencontre, était pratique à identifier, mais en plein milieu du flux. Me voilà donc, comme un suricate, à observer frénétiquement dans cette marée humaine, celle qui se distinguera par un regard, un pas un peu plus dans ma direction, une attitude de rencontre, un ralentissement, un sourire qui sait ...

Tout avait commencé 3 mois plus tôt par une discussion avec toi. Tu m'avais annoncé ne jamais vraiment rencontrer de femme à la hauteur de tes fantasmes saphiques. Tu n'en cherchais pas vraiment, mais les hommes de ta vie te projetaient souvent dans le triolisme. Il t'était donc très souvent arrivé de partager le même amant avec une autre femme, mais ta déception était grande. Plus je t'écoutais, plus je me rendait compte combien ces trios ne servaient que les fantames de tes amants, te reléguant au rôle d'instrument de plaisir, voire, d'alibi pour leur permette d'accéder à d'autres corps que le tien. Elle ne se laissaient pas aborder, même pas caresser, et tu te demandais s'il existait vraiment des femmes bi, qui sauraient te combler et s'offrir à toi.

Ton coeur et ton petit corps méritaient mieux que ce que tu avais expérimenté. J'ai avancé sur le fantasme du trio où tu serais le centre, deux amants serviraient tes désirs, te courtiseraient ou te prendraient d'assaut, selon ... Et tu serais la reine de la fête, à te laisser envisager à l'endroit à l'envers, tendrement ou sauvagement, avec une énergie de mâle doublement entreprenante, toi, le brasier qui ne s’éteint jamais ...

Puis, j'ai lancé, comme un défi ... Et si je te trouvais une femme, rien que pour toi ? Une femme comme un cadeau ?

Tu as balbutié je crois, puis, tu as relevé le gant. Au bout de 2 minutes, tu avais pris ma proposition comme une promesse et me parlais avec insistance de tes quelques exigences.

Je me suis demandé si j'allais pouvoir trouver cette perle rare. En effet, tes requêtes relevaient de la quadrature du cercle. Tu cherchais tout ce qui peut être trouvé chez une lesbienne, sans renoncer à ce que je chercherais moi, en qualité d'homme, chez une hétéro. Je t'expliquais combien le plaisir femme-femme m'était inconnu, et que ce serait un bel exercice de funambule de transmettre ce désir de plaisir incommunicable et indicible, moi, résolument hétéro.

Me voilà donc à formuler en retour mes propres exigences. Cette expérience serait pleine de légèreté et de grâce, et je voulais tu me laisse te guider. Je te trouverais une amante, qui serait ton cadeau. Je me chargerais de la débusquer (dans ce monde de brute) telle que tu me l'avais décrite, et je m'assurerai de son agilité, voire de son expertise pour t'amener aux jouissances qui me sont inconnues. Je la charmerais, un rien, par la description du scénario, et l'idée d'être le cadeau de mon amante. Je me chargerai aussi de trouver un nid complice et accueillant. Et surtout, je vous mettrais en contact, dans la pénombre, en lingerie. Toi, les yeux bandés, prête à te faire cueillir par ce fantasme, elle, avançant à pas feutrés guidée par ma main, vers cet impact au féminin pluriel.

Tout ceci ... si, si ... je trouvais la perle rare.

Me voilà donc à poser une annonce sur le site www.lyonweb.net avec le texte suivant : 

"Je cherche une amante pour mon amante

Pour parcourir des chemins de plaisir au féminin comme nous en avons parcourus tant ensemble, je cherche une amante à offrir à mon amante, pour un duo exclusivement féminin.

Elle, fine guêpe, brune et lisse comme un pétale d'orchidée, sans aucun tabou.

Mélange d'essences féminines, mélange des sens féminins. En soirée de préférence, Hôtel ou à l'écoute de vos propositions.

Mise en contact en blind date ou autre scénario selon préférences, après premier tri par moi même.

Il s'agit d'un cadeau, d'une amante à une amante. Vous serez tour à tour le cadeau l'une pour l'autre, je serai absent."

J'ai attendu, puis, au bout de deux mois, une réponse ...

[A suivre]


lundi 18 janvier 2010

Le point G pour les nuls (et leurs amantes)

Une récente étude britannique a tenté de démontrer que le point G n'a pas d'existence. La blogosphère s'est enflammée ... mais ce fut peu orgasmique (arguments misogynes, découpes en tranches de l'anatomie féminine, ...).

Comme dirait l'autre ... ne pas pouvoir prouver l'existence suffit il pour prouver l'absence ? L'air est impalpable, la douleur et le plaisir sont indescriptible, l'expérience est incommunicable, l'amour est indicible ... et pourtant, ils existent.

Mes premières réactions étaient :
- Depuis quand des britanniques sont légitimes pour parler de plaisir et de sexe ? Rappelez vous comment leurs amantes (britanniques aussi) jugent leurs amants britanniques (voir ici). Avant dernier sur près de 200 nationalités !!!
- Depuis quand le plaisir s'analyse en découpe anatomique ? On ne connait encore pas clairement le fonctionnement de la douleur, des impulsions et de l'embrassement, au sens mécanique, nerveux, chimique, physiologique, neurologique ... donc le plaisir, il faudra repasser.

Le plaisir, ça se vit. Ça se partage. Ça s'offre.
Une femme ne se découpe pas en tranche ... et surtout, elles sont toutes différentes.

Bon. Pour revenir au sujet du point G, ou de la zone G puisque c'est quand même largement plus étendu qu'un point ... sans pour autant être impalpable. Discret sans être secret.

De quoi s'agit il ? Des quarante zones érogènes féminines, il y en a une qui est source de tous les plaisirs et de (presque) tous les orgasmes : le clitoris. Mais il ne se résume pas à la petite perle rose, qui grossit et rougit lorsqu'on la sort de sa gousse. En effet, il s'agit d'un iceberg, qui plonge en particulier des deux coté du vagin sous forme de piliers. Depuis l'intérieur, ces piliers sont séparés par une paroi, plus ou moins épaisse, spongio-caverneuse par endroit, plus ou moins sensible, plus ou moins localisable ... et qui se termine par une petite bosse ... le point G.

Il a été prouvé statistiquement (voir ici) que plus cette paroi est fine, plus les orgasmes vaginaux sont probables, par pénétration ou par stimulation de cette paroi (point G).

Comment le trouver ? Et bien c'est assez facile. Si le créateur a raté pas mal de choses, il nous a fait avec des doigts de longueur adéquate. Le point G se trouve à porté d'index et de pouce selon les positions. Autant que faire se peut, il ne faut pas viser le coup direct au but (mâle basique que nous sommes parfois, hein ?), mais de tenter d'y accéder dans une belle symphonie de préliminaires.
Lorsque la fleur sera bien ouverte, le désir et le plaisir déjà bien amorcés, il devient possible de glisser index ou index+majeur dans l'intimité de l'amante, paume vers le haut. A environ 5 à 7 cm, du coté du ventre, on trouve une petite boule de la taille d'une demi noisette avant excitation, d'une demi noix après, douce comme son petit frère le clitoris, parfois toute plate, et parfois strillée (comme une demie mangue présentée en dessert ... désolé, je n'ai que cette image). Cette zone se trouve donc à portée d'index (5 à 7 cm pour mon index qui en fait 10 ... doigts de pianiste). Lorsque l'amante est offerte sur le dos, Caresser le point G, c'est comme caresser le nombril de l'intérieur. Lorsque l'amante tend sa croupe en levrette, il s'atteint aussi avec la pulpe du pouce, paume vers le bas.

Mais selon les femmes, tout est différent. Toutes les fleurs sont si différentes, si parfaites et si éphémères ... Elles sont symbole de fragilité, de la brièveté de l'instant présent ... carpe diem baby ... (voir le Somei Yoshino ici)

Parfois, les simples effleurements sur les pétales produisent tellement d'effets qu'il est inutile, voire brutal d'investiguer plus profond. A éviter aussi avec les petites fleurs fragiles que vous risqueriez de griffer avec des doigts plus rustique que le dard, plus brutaux que ce que l'antre de l'amante peut accueillir.

Pour certaines, le simple fait d'être fouillée révèle/réveille une jouissance profonde en totale impudeur.

Pour d'autres, la noisette est identifiable et réagit mieux que tout le reste de son antre délicieuse. Une simple pression déclenche en écho un râle de plaisir, suivi d'un délicieux soupir.
Pour la plupart, il faut alterner les mouvements. en faire le tour avec le/les doigts. Doucement, dans un sens, puis l'autre. Un profil tendre et lent, puis un profil torride un peu plus insistant : Suggérer un doux écrassement de toute la largeur des doigts la douce aspérité ...
Eviter absolument les sextoys, il sont trop envahissants, trop recherche de la performance, trop vibrant comme "l'amour à la machine". Les doigts sont parfaits.

Ce qui est favorable pour découvrir ce point G, c'est l'ambiance, la connivence, la confiance. Un amant qui cherche à cocher les positions 1 à 64 du kama sutra (ou de tout jeu de carte érotique) ou à reproduire le dvd "rocco en laponie" ... a peu de chance d'obtenir du plaisir dans le chemin. Car il s'agit bien d'un cheminement, et non d'un but à marquer. D'ailleurs, beaucoup de femmes prennent autant de plaisir dans le chemin que dans la vague orgasmique.

Ce qui est encore plus favorable, de la hauteur de mon expérience personnelle, c'est de garder la vessie pleine. Lorsque la vessie est pleine, elle comprime avantageusement les tissus sensibles, les terminaisons nerveuses ... et, du bout des doigts ou du bout du dard, il est encore plus facile de jouer de cette corde sensible, de cette corde du plaisir féminin, dont le clitoris serait le do majeur et le point G la clef.

... Et pour les mâles qui définitivement n'arriveraient pas à trouver leur chemin vers ce point source de plaisir des femmes, sachez qu'il en existe un autre ... le point G est aussi à la fin du mot shoping !!! Considérez un samedi à faire les soldes comme un long préliminaire ...

Et pour finir, un brin d'humour :

lundi 21 décembre 2009

Sexe sans pénétration : Fantasme des clitoridiennes

Souvent, le grand débat clitoridienne / vaginale (qui est un faux débat : voir ici) nous fait voyager sur le fantasme de l'amour sans pénétration.

Tellement de femmes ne jouissent "vraiment" que sous les caresses de doigts ou de la langue, que beaucoup ne considèrent la pénétration que comme un détour, un voyage horizontal, voire un mal mâle nécessaire.

J'ai souvent eu des requêtes d'amantes qui fantasmaient l'amour sans pénétration, certaines qui osaient à peine l'espérer ... Et je dois dire qu'offrir ce cadeau est d'un délice inattendu et extraordinaire pour le mâle que je suis.

Il y a eu tout d'abord cette grande blonde. Elle avait un passé de femme battue, soumise en amour, elle m'avait jusque là offert son corps sans détours, orchidée et oeillet brun, lit conjugal, montées d'escaliers et voiture ... Elle avait ce petit truc qui fait que son orchidée se visitait comme une cathédrale, j'y prenais plaisir à chaque respiration, comme suspendu au sixième ciel. Elle-même fondait littéralement, libérant un enivrant nectar dès que mon gland ouvrait le chemin et écartait ses pétales, vertiges expressifs à flatter l'égo de l'amant que j'étais.
Aussi, après quelques semaines d'absence, quand nous nous sommes retrouvés (sous la couette), elle a voulu que nous passions l'après midi sans nous déshabiller, histoire de se re-séduire avec des mots, des baisers et des caresses seulement. La température est vite montée, chemises, pulls, jupe et pantalons sont partis se promener en mode désordonnés un peu partout dans la pièce. Nous nous sommes retrouvés en sous vêtements, à froter nos corps pas tout à fait nus, à laisser courir nos mains et nos lèvres partout, tout en parlant de combien on s'était manqué l'un à l'autre ...
Et là, le thermomètre a explosé. Je crois que c'est en appuyant un peu plus sur le mon de venus, à travers la dentelle, qu'elle a été obligée de stopper net sa phrase, souffle coupé, frisson hurlant de plaisir imminent. Son triangle était brûlant, humide de désir. Je l'aurais volontiers chevauchée avec passion, mais ce jour là, mes doigts se sont chargés de son orchidée pendant que mes lèvres se promenaient dans son cou et sur le lobe de son oreille. Je crois me souvenir qu'elle a joui deux fois sous mes caresses avant de laisser ses mains se réveiller et glisser sur mes atouts. Ce fut une après midi de délices, de caresses et d'instants fusionnels. J'ai découvert combien il était sublime de se faire sucer longuement et langoureusement, plusieurs fois de suite, par une amante qui se révéla une extraordinaire chuppa queen. J'ai aussi découvert que j'adorai maintenir entre sixième et septième ciel un corps féminin divin sous le plaisir/désir, soumis et avide de mes dix doigts, de mes lèvres et de ma langue agile.

Il y eu ensuite cette Suédoise. Elle se croyait exclusivement vaginale. Elle ne refusait pas qu'on lui fende les fesses à l'occasion d'ébats ardents, mais pas question de se faire lêcher, elle détestait ça. Après presque deux ans à insister, à lui dire combien elle se privait d'un de mes talents, elle céda de manière presque inattendue. Ce fut un matin calin. Dans sa cuisine, nous prenions souvent le café avant de glisser sous sa couette Ikéa. Ce jour là, je l'ai prise par la taille et assise sur le bench qui servait de plateau de bar. J'ai remonté sa courte jupe et fait glissé la dentelle qu'elle portait toujours fine. Sans prendre trop de temps tellement je m'attendais à une ruade de rodéo, j'ai apposé en quelque secondes la pulpe de ma langue sur une orchidée ouverte prestement dou bout des doigts. Ensuite, j'ai dégusté ce doux impact, entre ses douceurs et saveurs de cyprine venue du froid. Je crois que c'est au bout de longues dizaines de secondes que je me suis aperçu que son corps était tout tendu, arcbouté sous des frissons inconnus ... et que enfin, le souffle en spasme du plaisir naisse et brise le silence. Ce plaisir nouveau la combla tellement, qu'elle me réclama souvent de se faire lêcher, sous la couette, mais dans la cuisine parfois aussi, comme pour rattraper un temps perdu ... frissons si puissants mais sans frictions, qu'ils pouvaient être renouvelés à l'envi, sans ressentir des corps fourbus et vidés, mais etourdis et ... remplis.

Et puis, il y eu surtout cette vraie clitoridienne, qui apréciait la caresse du glaive qu'après avoir reçu mille baisers et une demi douzaines de vertiges célestes. Un jour, elle me demanda de renoncer à la prendre mais de ne pas renoncer à jouir en elle. Et pour joindre le geste à la parole, elle fit tomber mon pantalon sur mes chevilles alors que je n'étais encore que sur son paillason. Elle m'offrit une fellation chuppa queen, porte ouverte sur le couloir de son immeuble, puis m'entraina par la cravatte, chevilles ligotées par mes vêtement, à venir l'honorer sans ne plus espérer la fendre. Sous le coup de la surprise, de la violente montée de désir et de l'explosion de plaisir, je me suis fait mener par la baguette et son corps se souviendra comme moi des millions de caresses et du cheminement de ma langue sur ses courbes et orifices. Mais, quelques minutes plus tard (20 minutes exactement, je suis réglé comme une horloge), mon épée se redressa. Je montrais en mots mon envie d'aiguiser cette lame si fortement veinée dans son foureau si bien préparé de mes baisers, et de lui faire épprouver le plat et le fil, jusqu'à la garde ... C'est à ce moment qu'elle me servit de nouveau la douceur de ses lèvres et de ses mains, balet d'amant qui se masturbent l'un l'autre et ne cessent plus de se dégusent le nectar ...

L'amour sans pénétration, c'est renoncer à cette facette si mâle pour découvrir combien en presque égaux sous les baisers et les caresses, on peut exprimer, offrir et recevoir la jouissance sans fatigue, presque jusqu'à l'infini

mercredi 23 septembre 2009

Orchidée et Oeillet brun, les fleurs charnelles aux nectars doux comme le miel

Le corps féminin est un jardin, et tout nous entraine vers des chapelets de métaphores bucoliques pour souligner la ferveur de jardiniers sensuels devant les fleurs des sens.

Tout d'abord l'orchidée. Elle est au sud du jardin. Elle est la fleur sexuée par excellence. Sa forme et son étymologie sont sans ambiguïté. Cette fleur unique dans sa variété, est un sexe féminin dans toute sa splendeur. La corolle, ses pétales, le calice ne laissent pas de doute sur la pertinence de cette métaphore. Le bourgeon, bouton de rose ou graine de plaisir, donne le vertige par son parfum, suc de cyprine enivrant.
Prenez une orchidée rosée, rouge cramoisie, voire pourpre carminé, et vous aurez au creux de votre main la fleur de printemps érotisée qui nourrit vos mille rêves.

La fleur d'automne ou fleur interdite, quant à elle, se nomme l'oeillet, ou la rose brune. Elle agrémente la face nord. Elle est close, et sauf à trouver un point de vue prodigieux, elle reste souvent cachée. Sa forme est ronde, boursoufflée de plissures sur son pourtour. Comme le coquelicot encore en bouton, elle est fragile et se manipule avec délicatesses et tendresse. Du bout des doigts ou de la langue caresser son pourtour. Baigner l'orifice du nectar de printemps qui doit être abondant suite à de récents élans. Lustrer son ourlet, écarter les pétales et créer un passage, pour pouvoir dans l'ombre plonger plus profond ...

Mais prenez garde ...

Les fleurs ont besoin de peu de chose. Un zeste de soleil, une demi perle de pluie et des racines bien en terre ... chaque jour. Oubliez ce jardin un instant et il fermera ses fleurs à vos sens.

Les fleurs sont perfection ... désirer beaucoup, soigner avec attention, mais ne jamais piétiner et ne posséder pas plus qu'elle ne vous possède ... Le désir fleurit, la possession détruit (Proust).

mardi 18 août 2009

Anulingus : faufiler une langue sous son coccyx

La première fois qu'une femme a débordé avec sa langue entre mes fesses, j'avais beau sortir d'un long bain lascif, je me suis fait surprendre. A plat ventre, je l'ai laissée me prendre et me couvrir le corps de ses baisers humides et de m'entreprendre de sa langue agile. J'étais tellement jeune que je ne savais même pas mettre un nom sur cet anulingus (analingus en anglais).

Depuis, je constate combien offrir ce plaisir à une femme est présent unique. En effet, parmi les zones érogènes, il n'y en a que très peu qui se déclinent de manière identique au masculin et au féminin.

Sans douleurs et tout en douceur, Il s'agit d'un cunilingus à l'envers, de caresses buccales à l'orchidée par derrière la tige, un massage tendre et un rien pénétrant sur une des zones les plus innervée du corps aimé.

Certaines amantes en sont folles ... et réclament leur dose de caresses à l'envers au bon endroit.

Le massage est le chemin le plus délicieux pour préparer la belle. Avec quelques huiles de massage complices, elle, à plat ventre, se détendra au fur et à mesure des effleurements et frôlements. Détendue, presque endormie ou ultra excitée, elle espère les caresses de plus en plus entreprenantes entre ses fesses. Ses deux pommes luisantes et la raie enduite seront le chemin naturel de quelques doigts entreprenants, puis d'une langue gourmande.

Certaines croupes se tendent et se soulèvent pour accueillir cette caresse intime. Dos bien cambré, posture ajustée, genoux entrouverts, Le postérieur s'offre dans toute ses rondeurs et ses courbes, cul divin dont la lumière dessine la silhouette. Avec en ligne de mire une fente qui espère, la langue de l'amant glisse du clitoris au coccyx, insistant entre les plis capiteux de la fleur rose et autour du petit bouton d'or. L'anus stimulé répond en spasmes au clitoris enflé du désir que des doigts un rien pénétrants attisent. Le plaisir grimpe vite, et si la tentation de la lenteur permet ces délices immobiles, la vague prend derrière ou devant, comme une ruade incontrôlable.

L'amante qui offre son derrière à une langue experte en la matière s'expose à une jouissance proche de l'évanouissement ... qui n'est suivi que de ... encore, encore ...

vendredi 10 juillet 2009

Sexe sous la douche, elles en rêvent et aiment

Le passage sous la douche à deux est vraiment une expérience inoubliable. Non seulement, il permet de voir, sentir et embrasser des courbes sous l'éclat sublime que proposent les gouttes d'eau, mais il offre aussi tant de manières de cultiver cette joute charnelle sous des angles inexplorés.

Sous l'eau tiède ou chaude, embrasser chaque recoin de son corps peut être caressé, embrassé, sucé, mordillé, lêché. C'est la mise en musique de ses plus étranges et pénétrants songes d'étés. Les gouttes ruisselles sur ses seins, sur ces reins. Cambrant ses courbes, elle exposes des angles nouveaux et me tente. Me glisse entre les gouttes et nos fluides se mélangent sous cette cascade.

Mordillés, embrassés, sucés, ses seins durcissent. L'appel à remplir les mains de son homme est hurlant. Plus au sud, le nombril est offert, et la langue se réjouit d'en faire cent fois le tour. Debout, elle s'offre à son amant, à ses mains et sa langue, se laisse ouvrir les pétales, accompagnant les caresses intimes de petits gémissements ... L'orgasme est venu tel une déferlante. vague de frisson de se faire lécher, vulve offerte à un amant à ses pieds, corps parcouru de la caresse des perles de pluies tièdes et de ces mille frissons ... Tout son corps était caressé, comme si j'étais partout à la fois, à lui masser les épaules, lui mordiller les seins, lui caresser le dos, lui embrasser les cuisses et caliner ses pétales roses jusqu'au septième ciel ...

lundi 27 avril 2009

Le sexe au cinéma

Le cinéma, c'est le lieu intime par excellence. Mais c'est aussi un lieu public ... fantasme d'exhibition sans la pleine lumière, fantasme d'interdit sans s'y exposer totalement ?

Les derniers rangs sont bien sûr plus propices. La lumière tamisée, velours de fauteuils accueillants, la foule anonyme et aveuglée par l'écran rendent les ébats possibles. Une tenue adaptée permettra plus de chemins possibles (une jupe versus un slim).

J'ai adoré les échanges de doigts sous la ceinture, regards complices et baisers langoureux. Mais, dans une salle presque vide, il est possible de s'adonner à plus. Une belle fellation, un cuni savoureux, captive dans son fauteuil ... Mais aussi le mélange des corps ... elle m'a chevauché, assise sur moi, plantée sur mon dard, la jupe remontée sur ses hanches. Elle faisait face à l'écran et je ne voyais que son dos. Elle cadençait le mouvement en cambrant sa croupe ou en se levant / s'asseyant, jouant avec les ressorts du fauteuil qui me propulsait à chaque fois plus profond en elle. Mes mains sur ses hanches, sous sa dentelle, dans son triangle intime, sur ses seins, sur ses lèvres ... délices

jeudi 9 avril 2009

Jeux de doigts sous la dentelle


Les jeux de doigts sous la dentelle sont à mon goût les plus agréables des fantasmes de sexe par procuration. Point de téléphone ou d'intrus dans une relation en duo. Et, crescendo, on peut commencer par caresser le violon et ses courbes si suaves, puis glisser des petits doigts timides ou aventureux (voire doigts de fée) sur les cordes de plaisir.

Sous la dentelle, les caresses intimes sont au pur profit du plaisir féminin, et l'amant en retire quelques mouvement de fluides et le sublime plaisir de voir l'être aimé entre sixième et septième ciel.

Facile à accomplir, facile à mettre en oeuvre, compatible avec robe, jupe, jean (pour peu qu'on veuille bien laisser passer une main entre ceinture et nombril) ... ce fantasme laisse un souvenir inoubliable d'un lieu incongru pour tout autre mélange intime des pulsions : un banc public, un baiser contre un arbre, un porche, un cinéma, une voiture, un ascenseur ... la dentelle se souviendra longtemps d'avoir partagé son univers avec un si tendre amant, si caressant, si pénétrant, si immobile et pourtant si insistant ... effleurer, caresser, presser, pousser, ouvrir, serrer, étreindre, coincer, palper, masser, frotter, se figer, insister, ouvrir encore, glisser dans le suave nectar, entrer, écarter, pénétrer, posséder, offrir ce septième ciel ... immobile

lundi 26 janvier 2009

Se faire déguster dans un fauteuil


Se faire déguster dans un fauteuil, voilà un fantasme de femme accomplie.
Assise sur un fauteuil un rien voluptueux, poser une jambe sur un accoudoir, et se faire déguster par un amant à genoux, je crois qu'aucune femme ne refuserait un scénario comme celui-ci.

Quant à l'imaginer et l'orchestrer, il suffit de trouver l'amant approprié.
Celui qui saura interrompre le thé, ou vous asseoir délicatement ou encore vous bousculer au fond du Napoléon, c'est selon.
Celui qui saura parcourir vos jambes et glisser ses lèvres sur vos cuisses, remonter en douce caresses sous l'étoffe de vos coulisses, et chercher en frissons à combler vos caprices.
Celui qui saura, à genoux à vos pieds, offrir l'apparence de l'amant soumis, et cadencer le battement de vos fluides à travers votre poitrine, glisser sa langue sur les pétales offerts et se laisser tirer les cheveux, offrir un tango vite-vite-lent et un plaisir charnel que l'on voudrait éternel.

Peu nombreuses sont les femmes qui acceptent de se voir offrir un (ou des) orgasmes sans retour. Le fauteuil est pour celles ci le royaume des sens incarnés, où corps et fauteuils se confondent dans un plaisir de sixième ciel lascif et infini (ou presque).
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