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vendredi 11 janvier 2019

Un orgasme qui donne envie de baiser, ou un orgasme qui donne envie de dormir ?

Parmi les centaines d'orgasmes que je t'ai offerts cette année là, il y avait de quoi faire un inventaire à la Prévert. Sans avoir cherché à cocher des listes, nos sens nous ont rassemblés, surpris, excité, enflammés ...

Je me souviens en particulier des frissons, style chair de poule, qui parcourent ton corps comme une vague, lorsque le plaisir déferle, et de ton visage qui se déforme sous la chaleur du brasier. Je me souviens avoir conté à ton oreille ce que mes mains effleuraient ou flattaient entre tes cuisses, et combien ça troublait tes sens. Je garde en mémoire tes toys et de cette malle qui en était plein, de les découvrir un à un et de te combler avec, de jouer et jouer encore.

Je garde aussi un souvenir particulier avec ces moments magiques où on s'endormaient ensemble, après des instants torrides, nos corps luisants et fourbus, la bouche sèche ... à peine capable d'attraper la couette pour recouvrir nos dépouilles, et s'endormir ... l'un dans l'autre.

Mais l'un des plus beau moment a été ce soir, un soir sublime où nous avons parlé parlé parlé jusqu'au bout de la nuit, pour constater que le marchand de sable était passé plusieurs fois sans arriver à nous donner envie de lâcher prise. Mais il fallait bien ... avant que le soleil ne se lève, aller au pays des rêves. Je t'ai alors proposé, comme une volute spiralée ..

Je t'offre un orgasme qui donne envie de baiser ... ou un orgasme qui donne envie de dormir ?

...


lundi 25 juillet 2016

Les femmes bi font elles de meilleurs cunis ?

En matière de justesse, point de mieux sur cette terre,
Qui connaîtrait mon corps et ses nombreux mystères,
Qu'un de mes semblables, puisque lui aussi bande.
C'est ce que les femmes souvent me recommandent.

Vous verrez mon très cher, pas de meilleur suceur,
Qu'un homme instruit de vos élans et belles torpeurs,
Il saura lécher et pomper comme vous rêvez,
Lui aussi a une queue, entre cuisses bien placée !

Et l'idée en images, une espèce de concours,
Donzelle et damoiseau rivalisant de techniques,
Pour gagner les faveurs, effleurements de velours
Tentant d’avaler ma tige comme deux boulimiques.

Mes pensées et mes sens, en mille chemins dévalés,
Se posaient en douceur sur le corps de la belle,
De la nuque à l'anus s'alignait ma chandelle,
troublée par ses remous, dans ses chairs enfoncée.

Toute chair est un mystère, l'émoi vient de l'inverse,
Miroir qui me reflète, unité, un pair point ne tente,
C'est cet alter sachant, qui tant me bouleverse,
Qui habite mes désirs, mes rêves et les pimente.

Les femmes vantant les atouts des damoiseaux bi,
Vont elles chercher une jeune donzelle pour un cuni ?
Le miroir renvoie la plus commode des images,
Aller vers l'autre assure le plus unique alliage
.




vendredi 16 octobre 2015

L'amour avec deux amants ? D'accord, mais pas avec toi !

Les fantasmes ne sont délicieux que s'ils franchissent la frontière du charnel un jour en ayant pour but le plaisir, et s'ils ne laissent pas de blessures.

Je me suis toujours opposé au concept des fantasmes qui devraient rester dans le domaine du rêve, dans la boite à fantasme qu'on enfouit au fond de soi, dans le monde imaginaire qu'on s'invente pour colorer arc en ciel un quotidien moins exaltant, pour idéaliser ce que le charnel pourrait être, sans jamais vraiment l'effleurer. Y compris pour moi-même.

C'est souvent avec des femmes que cette frontière a fait l'objet de longues et interminables discussions. Je comprends que le fantasme de Georges Clooney ou de la brigade de pompiers doivent rester du domaine du fantasme, parce que vraiment inatteignables. Mais, dans ce que les femmes en général, et mes correspondantes en particulier ont eu loisir de débattre avec moi, et d’échafauder comme joute épistolaire ... il y a tellement de possibles qui peuvent être mis en musique comme une symphonie des sens, qu'il serait trop dommage de s'asseoir dessus à cause d'une croyance limitante ou d'un verrou empêchant de franchir le pas, la porte du réel. Regardez donc les mille sites web qui font maintenant leur marronnier des Top 10 des fantasmes féminins.

Une fois qu'on a fait le tour de la question, c'est à dire le pour et le contre, et comprendre que le fantasme se réalisant doit être aussi une recherche du plaisir, apparait aussi la question de l'interdit. Braver l'interdit que l'on avait, chacun ayant ses limites, peut faire tomber tout glamour à une situation. J'ai personnellement touché des murs dont je n'aurais pas dû m'approcher, et d'autres fossés que je croyais infranchissables se sont révélés petits ruisseaux qui s'enjambent pour courir dans de nouvelles prairies du plaisir.

Néanmoins, j'ai eu vite à me résoudre à un constat. Assouvir un fantasme, au féminin, c'est surtout une histoire de "avec qui". Car le fantasme est aussi une histoire de l'image de soit. J'en suis capable ou je n'y arriverai pas....voire souvent, vais-je être rejetée.

Par exemple, fantasme masculin très classique, mais aussi au féminin, la sodomie peut vite toucher l'image de soi, largement autant que l'inconfort de la situation si abordé maladroitement. Une femme qui se refuse à un amant qui lui courtise les fesses peut se retrouver empêtrée dans l'image d'une femme coincée, ou peu à l'aise avec son corps, voire incapable d'avoir une sexualité assumée / ouverte.
Si la sodomie  s'est banalisée, notamment pour les jeunes générations, prenez un autre fantasme pour souligner cet exemple, comme par exemple le fantasme du viol, celui de la pluralité, celui de la bisexualité, celui de l’exhibitionnisme.

Il est plus aisé d'aborder avec son amant ou son amante, des fantasmes qui vous installent dans un univers et un rôle qui est un peu décalé avec  l'image que vous projetez dans vos autres bulles intimes, les ami(e)s, la famille, le boulot ... et le/la conjoint(e).

J'ai moi même une demi tonne de fantasmes que je n'ai jamais mis en musique sous mon toit. Il est des sujets qui ne peuvent se mettre en oeuvre sans laisser de traces.

Mais ce jour là, je partageais sur nos fantasmes respectifs de manière assez directe et sans détour avec une amante devenue très très intime, et je suis tombé de haut. Nous qui avions construit un univers très charnel et sans autre vraie limite que nos emplois du temps, je me suis vu retourner un non catégorique à l'idée de lui offrir un trio avec deux hommes : "L'amour avec deux amants ? D'accord, mais pas avec toi ! "

Nous étions, à un second niveau, entrés dans cette entremêlement du sensuel et de l'attachement qui ne sublime plus du tout le coté charnel comme une nécessité ou un moteur, mais comme un moment de fusion amoureuse des corps ... et par la même, certains fantasmes ne pouvaient plus prendre forme sans laisser de traces, ou devaient se réaliser dans un secret qui ni ne blessent pas, ni n’entachent l'image de soi dans les yeux de l'autre. Mon amante, quel que soit le niveau d'accord et de convergence charnelle, n'imaginait plus la fusion des sens comme une exaltation qui disjoncte le cerveau et étanche une soif de l'autre, mais comme une réunion des deux parties, des deux moitiés d'un tout, cette fameuse recherche de l’âme sœur que l'on retrouve dans le mythe de l'androgynie du banquet de Platon.

Alors oui, quand cet état d'extase ne passe plus que par une et une seule personne, dans un amour fusionnel des sens et de l'esprit, alors, les fantasmes, notamment ceux qui introduisent un biais, voire un corps étranger, ne sont plus les bienvenus. Ce qui était très étonnant, c'est que nous avions construit cette bulle, bulle éphémère soit, dans un élan de couple illégitime qui avait commencé de manière fantasmatique et charnelle.

Un fantasme, ne vaut que s'il a pour but le plaisir (direct ou indirect). J'y ai ajouté à partir de ce jour là qu'un fantasme passe du théorique au concret si on a trouvé avec qui le cristalliser. Soit pour le sublimer, soit au contraire pour pouvoir s'en détacher.

mardi 3 mars 2015

Tes amantes te déçoivent elles, parfois ?

J'ai été percuté ce week end par une question rarement abordée, la déception. Au fur et à mesure que la question trottait dans ma tête, j'ai vu que le sujet était plus vaste qu'une simple réponse binaire ou un "un peu" à la normande qui n'engage pas vraiment à se dévoiler.

Ce qu'il faut peut-être aborder en premier, c'est ce qu'est la déception. Les dictionnaires parlent tous d'un sentiment, qui est l'impression d'avoir été trompé dans son attente.

Ensuite, il faut peut être reparcourir mon propre cheminement, et avec les lumières du passé, revisiter ce que j'ai apporté consciemment ou inconsciemment comme déceptions chez mes amantes, avant de parler de mes propres déceptions.

Balayons tout d'abord les déceptions physiques. Si je peux ne pas être au goût de toutes, dame nature m'a offert ce qu'il fallait pour l'exercice de fantasmes singuliers. Je n'y suis pour rien, mon corps m'a été offert dans tout ses contours et atouts, et je ne sais m'en servir que comme je le fais.

Coté fantasmatique, j'ai longtemps cru me connaître suffisamment pour éviter de mettre en avant des perspectives contre ma nature profonde. Ainsi, je ne sais pas être un "maître dominateur", voire, ça ne m'intéresse pas. Mais je l'ai éprouvé tout contre une amante qui a sans aucun doute été déçue de l'impact trop grand qu'elle avait eu sur moi, par sa franchise, ses mots crus, ses attentes à être utilisée, à être baisée, qu'on l'humilie, lui baise la bouche et autres dilatations et pressions dans ce champ de la soumission pure et dure.

Je crois que les plus grandes déceptions qui viennent avec moi es qualité d'amant, se font au fur et à mesure du temps, lorsque les sentiments tentent de s'installer, doucement, sans crier gare. Si j'aime vivre des fantasmes singuliers, ils sont tous ou presque au pluriel, et embarquent l'entente des corps et des coeurs, voire des valeurs de vie. Mais je n'ai pas de projet de vie à offrir, ni en continu, ni en pointillés très rapprochés, à une amante tombée en amour à force de se ressembler l'un l'autre.

C'est là je crois, la majeure partie des déceptions que j'ai opposées aux amantes de ma vie. De celles qui ont cru lire dans mes douceurs et mes partages une possibilité, un projet de rupture et de construction d'une vie commune, à celles qui ont dévoilé à mesure d'une intimité grandissante, être de leur coté en rupture ou en reconstruction, et trouver là un chemin de vie rêvé.


Et de mon coté, finalement, quelles déceptions ont parsemé mes chemins fantasmatiques, singuliers ou plus classiques ? C'est une question tout aussi vaste que j'ai tenté de balayer d'un revers de la main, question qui amène quelques réflexions en miroir sur moi même, une mise en perspective complexe.

Tout d'abord, comme tout mâle, la compatibilité physique peut être source d'enthousiasmes ou de déceptions. Je dois avouer que je sais laisser du temps au temps. Même si ça a souvent été fantastique du premier coup, comme un coup de foudre physique, quelquefois, ça n'a pas été le cas, et il a fallu s'apprivoiser physiquement l'un l'autre, trouver les clefs du plaisir de l'alter, lui offrir les indices pour participer à une fusion des sens plus belle à chaque rencontre.

J'ai quand même été confronté à des corps qui étaient moins compatibles avec le mien. Mais est-ce là "être déçu" de son amante ? A priori non. On est ce que l'on est, on nait comme on nait. Je ne suis d'ailleurs pas plus à l'aise avec le corps d'une belle bimbo au ventre plat et aux pectoraux peu farouches, qu'avec une femme dont les pétales sont ceux d'une belle fleur luxuriante et voluptueuse.

J'ai donc lu dans les quelques petites incompatibilités physiques un manque d'envie peut être, un manque de mieux, de plus intime, de plus fort. D'une part ou d'autre. Souvent des deux. Est-ce une vrai déception. Non ... si ce n'est surtout la déception de ne pas trouver en chair et en sens, ce qui a été fantasmé en mots.

Le plus grand foyer de déception est sur la corde fantasmatique. C'est toujours délicieux de partager un chemin amoureux commun avec une amante, et je tends souvent vers cette fusion des sens, des vibrations, des sentiments (là, là, là, là, là, ...),  Il m'a aussi été offert cependant des échanges purement fantasmatiques (ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici ...). La déception qu'il peut y avoir dans les rencontres purement fantasmatiques, est le coté asymétrique de la relation. Le fantasme, c'est quelque-chose de personnel, et de par sa nature, les fantasmes masculins sont très différents des fantasmes féminins. J'adore, épistolairement, puis charnellement, jouer sur cette corde fantasmatique, où l'un offre à l'autre la situation scénarisée, rêvée longuement, qui permet de transgresser ses codes et limites, et déclencher un plaisir immense ... Et j'aime aussi, être accompagné dans la réalisation de fantasmes qui sont les miens. Peut être que c'est dans cette asymétrie souvent incomplète (sans parler d'inachevée) que l'on pourrait loger les quelques déceptions que j'ai eues, et, pour revenir à la définition, le décalage entre l'attente (ou la promesse) et ce que la vie nous a permis de partager.

Heureusement, j'ai offert et reçu d’immenses cadeaux que la vie a bien voulu mettre sur la route, sous forme d'élans charnels, de vibrations des coeurs, de partage de parenthèses inouïes, de fantasmes (!) sublimes, et d'échos formidables qui résonnent tous en canon et individuellement en moi comme autant de petits et grands bonheurs.
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