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lundi 29 août 2016

Les perles de plaisir (égrainées tout au long de la nuit)

Je revis cette nuit comme un rêve éthéré. Je ne sais plus si j’ai tout vécu, si mes sens m’ont trahi une fois et demie, ou si mes songes rejouant en boucles ces instants infinis, si mes songes ont exalté ce qui s’est réellement passé.

Je me souviens de ton invitation à entrer dans ton corps, de cet infini désir qui hurlait en moi, auquel tu as ouvert la porte. Cette première découverte de ton orchidée. Fusion sensorielle sublime.
Comme un sabre dans son fourreau, la courbure de ma lame sombrait dans tes entrailles. J’écartais tes chairs, pour claquer comme un forgeron aiguise le fer sur l’enclume. Je découvrais ce territoire inconnu et tous ses satins et ses recoins en y imprimant mon désordre.

Les délices envoûtants de pénétrer et accéder au plus intime de ton corps auraient dû me laisser les yeux écarquillés, mi suspendu, mi chaviré d’accéder à cette crypte sacrée. Pourtant, c’est les yeux fermés que j’ai haleté lorsque ton écrin a gommé mon trouble en flattant mon orgueil. Je me voyais pur-sang. Les battements de mon désir pulsaient dans les veines, turgescentes, et ces lentes percussions imprimant le rythme, accompagnaient tes lentes ondulations. Le fond de ton antre écrivait de nouveaux plaisirs en effleurant, puis oblitérant mes élans. Je me sentais pur-sang, à t’emplir entièrement. Je m’entendais pur-sang, avec un râle sourd qui saturait le silence.

Je me souviens surtout d’avoir frôlé le précipice du plaisir, de mes zèles fougueux failli m’envoler et lâcher le fil. Comme un tango qui prendrait le pas sur une valse, le lent ou l’immobile n’ont pas pu stopper tous mes nectars de perler. Comme deux danseurs qui se lâchent les mains, j’ai tenté de renoncer à ton corps le temps de deux battements de cœur, garder tout mon aplomb et t’envahir à nouveau. La perle de désir grimpait vers ce destin sans retour, et quand, au milieu des chair luisantes, est apparu ce sanglot pâle, unique goutte dodue de ce plaisir qui affleure, j’ai compris qu’il m’était offert un nouvel appui pour reprendre l’assaut de plus belle.

Nos élans furent si nombreux cette nuit, que les perles se sont succédées, comme de petites sphères blanches qui valaient tour de scrutin favorable, et poursuivre le grand ébat.

Mais à chaque fois ce fut limite, une fulgurance incontrôlable, mes sucs prêts à inonder, mes sens apte à s’abandonner, mes muscles au bord de la rupture, et, comme une délivrance, une unique perle, tantôt laiteuse, tantôt claire, tantôt déposée comme une offrande sur tes courbes, parfois oubliée comme une victime ou un étendard sur le champ de bataille. J’ai, dans la torpeur et l’obscurité bienveillante, eu les sens bouleversés en tant de larmes blafardes, que lorsque j’ai, le corps fourbu et épuisé, renoncé à ce dernier assaut de trop, gardé ma vigueur contre les draps, je me suis lové dans tes bras, serein, ahuri, saturé d’avoir été enivré d’une poignée d'élans au pays luxuriant des orgasmes. Le souffle court, le corps couvert de nos suées, et les cœurs battant à tout rompre, je gardais, l’espoir, la certitude, de t’envisager de nouveau rapidement, le temps de reprendre haleine, le temps de laisser le corps entier s'affaler. Le temps était à la tendresse, et aux caresses …

jeudi 22 octobre 2015

L'amour dans le silence (complet)

Il est des moments où on regrette le "Zob in Job", et des moments où c'est vraiment délicieux.

J'ai été confronté quelques fois à de belles aventures avec une amante avec qui je bossais. Ce qui est vraiment unique dans ce genre d'histoire, c'est qu'on accède à l'intime d'une personne, tout en ne quittant jamais vraiment l'armure / posture qu'elle vous affiche en public le reste du temps.

Ça donne mille moments uniques qui ne peuvent pas avoir lieu dans un contexte d'amants qui ne se croisent pas le reste du temps. Parce que finalement, une amante sur le lieu professionnel, on finit par la croiser beaucoup beaucoup, et être obligé de se restreindre coté discussions, pauses café, et regards complices, pour ne pas être pris sur le fait. Cette complicité est pourtant si douce, que la tentation est grande et grandissante de favoriser ces instants communs, de jouer de ces complicités cachées, de se lover dans le drap de la clandestinité aux yeux de tous. Je me souviens par exemple de couples qui se sont formés sur le lieu du travail. En ressortant de vieilles photos de groupe, on pouvait s'apercevoir qu'ils étaient déjà constamment à coté une dizaine d'année avant leurs divorces respectifs et leur nouvelle histoire commune officielle.

Pour ma part, la vie m'a offert une superbe aventure avec une femme qui était dans un planning très parallèle avec le mien pendant une très longue période, et nous nous sommes trouvés plusieurs fois dans le même hôtel.... délices

Ô douce nuit, Ô belle nuit .... que nenni, ce fut torride ! Et à chaque fois.

Mais la fois qui me revient vraiment en mémoire s'est passée dans un tout petit hôtel, nous étions une vingtaine, vingt chambres réservées, sur un total d'une trentaine pour tout le bâtiment je crois. Les couloirs étaient courts, les parquets craquaient, les murs pas si épais que ça, et chacun savait qui était dans chaque chambre.

Lorsque le diner et la soirée se sont terminés, je suis monté dans ma chambre, et je l'ai attendue, attendue ... et attendue. Lorsque enfin la porte restée entrouverte s'est mise à grincer, j'ai su qu'elle arrivait ... sur la pointe des pieds, après être entrée dans sa chambre sous les yeux de nos collègues communs pour l'alibi, et donc ressortie comme une féline en chasse.

Nos corps se sont retrouvés sous les draps, dans le noir ou presque, dans le silence le plus total. J'ai détouré son corps nu, pour réchauffer de mes mains chaudes, restée longtemps sous les draps à l'attendre. Ses hanches, mes mains, ses seins ...

Puis rapidement, nos corps se sont trouvés sans avoir à se chercher longtemps. Face à face et sans détour, ma bouche a pris la sienne, son orchidée s'est ouverte à mes désirs, ses mains et des cuisses ont verrouillé mon corps immobile en elle. Mes élans contraints, mon bassin s'entrechoquant avec le sien ont fait jaillir quelques râles de plaisir de sa bouche.

- "Chut !!!!"

Je lui intimai vite le silence, tellement cet hôtel aurait pu raisonner de nos élans secrets vers des oreilles pas prêtes du tout à renoncer au calme de la nuit du businessman, ni à partager un chemin de travers de plaisir et de luxure sans en faire usage par des regards, biais ou autres allusions dont nous voulions nous préserver.

J'ai gardé ma main sur sa bouche et pris possession du rythme comme de son corps. Impossible de l'embrasser, impossible d'embrasser son orchidée, impossible de me servir de ma seconde main sur laquelle je m'appuyais ... j'ai vite fait le tour de son corps pour lui livrer des assauts plus profonds tout en glissant mes baisers sur le haut de son dos, sa nuque, le lobe de ses oreilles ... les muscles bandés, elle m'offrait sa croupe cambrée tout en subissant la force de ma main sur sa bouche. Un sublime dos, une courbe baignée d'une lumière rasante, des muscles saillants ... Comme ligotée dans cette paume, qui bloquait jusqu'à sa respiration parfois, elle s'arcboutait pour offrir le meilleur accès à son antre. Je sentais le plaisir l'envahir et mon corps se préparer à défaillir. Mais qui allait retenir mes propres décibels ... ?

C'est lorsque j'ai senti son corps flancher, perdre le contrôle et spasmer comme soumise à un frisson hurlant courant de la nuque au bout des pieds en embrasant la colonne et les reins, que son râle et son souffle se sont heurtés à ma paume, comme un cage anti orgasme profond et complet. J'ai senti sa morsure sur ma main, forte, sans retenue, reflexe. La prisonnière se libérait de mes précautions, et fondait en silence, un long râle muet. La force de l'orgasme transférée sur son corps électrisé, plutôt que dans des cris libérateurs ... et ma douleur me faisant redescendre immédiatement en contrôle de mes fluides ....

J'ai glissé en scandaleux va et vient de stupre, maintenant nos corps si distants, elle scotchée au septième ciel, et moi, la main meurtrie, la douleur ayant décuplé ma fermeté enfouie en elle, à l'autre bout de l'escalier du plaisir, redescendu comme en trébuchant tout au début des marches du désir....

Endormis tous les deux l'un dans l'autre, réveillés au bout de quelques dizaines de minutes, lorsque l'orchidée ne peux plus retenir ma fougueuse proue, nous avons enchainé les balancements charnels et les demi heures à comater tels deux corps scellés. Amalgame de chair ne se dénouant que pour reprendre une nouvelle montée de désir.

Le lendemain, fourbus mais comblés ... il a fallu quelque agilité pour glisser d'une chambre à l'autre et quelques cafés forts pour garder les yeux ouverts jusqu'à la fin de ces réunions devenues sans intérêt aucun.

jeudi 16 août 2012

J'ai offert une femme à mon amante (4)

Le lendemain matin, je suis arrivé dans la chambre d'hôtel un peu avant 9 heures, avec la clé que j'avais gardée ... et quelle ne fut pas ma surprise de trouver ma complice encore endormie. Et quelle ne fut pas la sienne de m'entendre arriver, et de crier sa surprise ...

Passé ce moment étonnant, digne d'une scène de cinéma, je me suis assis sur le lit, et nous avons commencé à parler. Elle était nue sous les draps, et moi, habillé, assis à coté d'elle, à parler de chair et de sensualité comme si nous étions amants, comme si nous étions sur un pied d'égalité. Mais vite, ce décalage vestimentaire a disparu, pour laisser place à une atmosphère douce et propice à la confidence.

- Votre amante est en fait très hétéro.
- Ah ? Comment ça s'est passé ?
- Très bien ... j'ai déroulé comme vous avez imaginé. Vous nous avez quitté en nous mettant main dans la main. Je l'ai d'abord embrassée, elle s'est laissée faire et m'a embrassée aussi. Je l'ai caressée, comme une femme sait faire.
- Je ne peux pas vous dire.
- Elle avait l'air d’apprécier, et je l'ai caressée longuement. mais c'est quand j'ai utilisé mes doigts qu'elle a vraiment aimé. Ce qu'elle aime avant tout, c'est la pénétration.
- Donc, c'est une hétéro, vous étiez son amant et non son amante.
- Oui.

Nous avons parlé longtemps de mon amante, de l'après midi telle qu'elle s'est déroulée, de l'heure qui avait avancé sans qu'aucune d'elles s'en soient rendu compte, et de ce temps qui avait été consumé en soupirs tendres et torrides.

- Il était tard déjà, et aucune de nous n'avait prévu de rester, nous n'avions rien pour manger et rien pour la nuit. Elle m'a dit qu'il serait dommage de ne pas dormir ici tellement le lit était confortable. Moi, il fallait que je rentre chez moi, alors je suis vite passée à la maison, j'ai pris quelques affaires de toilette et à grignoter. Ca m'a pris plus d'une heure quand même, et je suis revenue.
- Vous avez dormi ensemble ?
- Oui, un peu.
- Ah ?
- En revenant, je l'ai trouvée à la fenêtre. J'avais pris de quoi boire et manger, le mini bar ne pouvait pas nous combler longtemps. Au bout d'un moment je lui ai dit que j'avais aussi apporté mes sextoys, et lui ai proposé d'essayer. Elle m'a dit "pourquoi pas !".
- Ca confirme que c'est une hétéro ?
- Oui, ce qu'elle aime, c'est d'être prise.

Nos confidences duraient depuis une heure déjà, la main dans la main, étendus sur le lit, moi sur les draps, elle dessous ... lorsque ... j'ai posé mes doigts sur ses lèvres pour engager une autre conversation plus ... charnelle.

Mes mains ont glissé sur ses lèvres, écarté les draps, pour découvrir un corps que je n'avais encore jamais vu nu. Elle était divine. Frêle et fragile, cheveux ébouriffés comme du duvet puisque je l'avais réveillée dans ce grand lit. Sa peau était chaude et douce. Pas une trace de bronzage et ... sublime découverte, une chaîne de taille, bijou doré que je n'avais pas trouvé sur mon chemin depuis des décennies au moins.
J'ai laissé glisser mes mains et fait disparaître ce drap qui me gâchait la vue. J'étais ardent comme la braise par ce présent offert, d'une libertine mature dans sa tête et dans sa peau. Elle était offerte, littéralement. Sur le dos, sans lingerie, jambes débouclées pour une vue plongeante sur toute sa sensualité sir brute et si raffinée à la fois. Je voulais la croquer là tout de suite. Et j'étais aussi empli de tendresse. Elle s'était prise à mon jeu, avait déroulé ce scénario insolite, bu dans ce calice du désir et offert du plaisir à une autre, et ce juste sur un "pourquoi pas !"

Mes mains ne m'obéissaient plus, je caressais ses courbes avec tendresse, en détourant ses petits seins, en jouant dans son décolleté, en descendant progressivement vers son triangle blond, non sans badiner avec la chaîne dorée et le nombril insolent qui ont accueilli avec délice mes premiers baisers résolus. Son corps n'était vraiment pas celui d'une innocente ingénue, et son cheminement de libertine, tout autant que sa nuit de débauche féminine, m'excitaient magnétiquement, comme me mettaient face à ce défi ... serai je capable d'être à la hauteur ?

La scène était langoureuse, mon corps habillé, le sien nu, immobile et livré sans entrave, couvert de mes baisers et de mes mains caressantes. Je me souviens du goût de son intimité, on aurait dit qu'elle sortait du bain, et dans le même temps, qu'elle avait en fluides ce désir de luxure, inondant cette antre comme une corne d'abondance. Ma langue ouvrait les petits pétales fermes, en cadence avec les tous petits râles qui venaient de l'autre bout du lit.

Le premier vrai râle de plaisir a fendu l'air quand j'ai écrasé son clitoris avec ma langue, et comprimé en rythme, de l'index, son fort intérieur, sa paroi antérieure, son délicieux point G. Son antre s'est ouverte, sa toute petite antre s'est emplie d'air et s'est soulevée avec son corps arc-bouté ... les frissons s'emparaient de toutes ses extrémités ... Clitoris rouge et raide, tétons fermes comme passés sous l'eau gélée ... avec n'importe qu'elle amante, je n'aurais achevée sur le champ de coups de langue ravageurs, ou remplie de ma queue gourmande et envahissante, ou les deux successivement, alternativement, encore et encore.

Mais ce n'était pas mon amante, c'était "elle". Alors je l'ai préservée de moi, je lui ai offert des demi orgasmes tendres et voluptueux, de ma bouche, de ma langue, de mes doigts, peut être pendant plus d'une heure. J'ai vu son corps accueillir les demi spasmes, sa bouche lâcher des demi râles, et sa peau suinter d'une demi transpiration sensuelle. Je suis resté habillé, à ne jouir que de la voir frôler l'orgasme, et ne jamais chercher à la déflagration finale qu'un homme aurait tendance à impulser. Si j'avais agit comme habituellement, j'aurais mis un terme à cet état entre deux, cet état vaporeux. De son coté, elle aurait pu chercher ou quémander une accélération prometteuse, d'encouragements vocaux, ou de ses dix doigts, qui, à n'en pas douter, sauraient trouver en quelques instants un détonateur sans retour ... mais j'ai adoré rester hors du temps avec elle. Ni moi, ni elle, ni ce nous naissant, ne cherchions à descendre de ce nuage à l'orée du septième ciel.

Au bout d'un instant qui n'en n'avait rien, ma langue, ma bouche et ma main suintantes de ses fluides profonds, ont ralenti, puis cessé leur tango sublime. Je l'ai embrassé tendrement, longuement, langoureusement, de bas en haut, pour la serrer finalement dans mes bras pendant une éternité, comme le fond des amants de longue date ou des amoureux passionnés ...

Je suis parti en lui laissant la chambre et la salle de bain. Elle a fait un brin de toilette, enfilé ses vêtements pour affronter le brouhaha de la ville. Je suis revenu une petite demi heure plus tard, restant quelques minutes immobile, à contempler cette chambre désormais vide. Puis, à l'accueil, j'ai payé la note, et rendu la clé.

J'avais fait jouir deux femmes de manière totalement opposée, l'une en l'empalant au bout de mon dard en quelques instants fulgurants, l'autre en caressant son orchidée avec autant de douceur qu'elle avait de grâce, sans jamais fléchir, sans jamais tenter de jouir moi même.

J'avais offert une femme à mon amante.

lundi 6 août 2012

J'ai offert une femme à mon amante (3)

J'ai accueilli mon amante sous l'horloge de la gare.
Elle était souriante comme à son habitude, un peu apprêtée, un rien fragile dans sa démarche. Elle s'était préparée comme pour séduire un homme. Jupe serrée et courte, talons haut ... Je ne sais pas à quoi je m'attendais, mais j'avais l'impression que ni elle ni moi ne savions vers quoi nous avancions.

Arrivés dans la chambre d'hôtel, elle découvrit avec une satisfaction émerveillée le lit. J'avais en effet mis les petits plats dans les grands. Le lit était immense et la chambre regorgeait de meubles qui auraient fait le bonheur d'amants fripons. Chaises, fauteuils, table basse, guéridon, miroir ...

- "Baisez moi maintenant !". A t elle immédiatement hurlé.
- "Ce n'est pas ce qui est prévu, très chère, il faut que votre petite chatte reste pure et ferme, je n'ai pas envie de l’ébouriffer".
- "Il reste une heure à attendre, j'ai envie de vous, enfilez moi avec cette grande queue ... ma chatte ne sera jamais carbonisée, elle est toute lisse et rose et mes pétales se referment en peu de temps. Je serai fraîche et innocente pour elle aussi".

C'est ainsi que je me suis retrouvé en elle, quelques élans, quelques râles, puis j'ai mis un arrêt à ces émois pour ne pas chavirer et mettre en danger la belle histoire que j'avais tissée. J'ai repositionné sa lingerie sur son mon de venus, reçu une ruade de frustration et apposé un baiser de consolation, puis remis mon arme luisante dans son fourreau qui n'arrivait plus à la contenir.

- "Vous allez rester avec nous ?"
- "Non, je n'ai pas prévu de rester. Ce que je vous offre est un cadeau singulier et unique, et je n'imagine pas cette rencontre féminin pluriel être biaisée de regards ou d'élans masculins".
- "Mais ... j'aurais aimé, elle aussi peut être".
- "Une autre fois, peut être".

Me voilà donc à lui ôter les vêtements qu'elle n'avais pas pris le temps d'enlever, et de découvrir sa peau blanche, relevée de cette lingerie que nous avions achetée à deux, et de bas qu'elle avait ajoutée à sa panoplie décidément très à mon goût. Ensuite,nous avons trouvé le niveau de pénombre confortable et la position "assise sur le lit, genoux joints et yeux bandés" que j'avais en tête. Puis, je lui apposai un doux baiser d'au revoir, pour aller m'enquérir de son "cadeau".

- "Je suis là dans 15 minutes environ, dès que vous entendrez la porte, remettez bien votre bandeau".

J'attendais donc de nouveau, sous cette horloge, celle qui sera ce cadeau, celle qui rendra ce fantasme possible. Quand sa silhouette s'est dessinée sur le parvis, je l'ai encore trouvée plus à mon goût que la première fois. Je crois que j'aurai pu tout planter là et l'emmener dans une autre chambre et enflammer ce corps prometteur d'une libertine venue à moi pour s'embraser. Je sentais le dilemme en moi naître, faire surface, et torde le beau scénario que j'avais en tête. Mais plus elle s'avançait vers moi, plus je revenais vers le fil conducteur.

Nous nous sommes fait la bise comme de vieilles connaissances, et avons pris le chemin de l’hôtel tout proche. Je lui racontais comment étais son cadeau, qu'elle était attendue depuis une heure, et comment je comptais les mettre en contact.

- "Mais vous ne restez pas ?"
- "Non, je vous l'ai dit, c'est un cadeau pur et féminin pluriel. Je vous mets en contact et je m'éclipse. Vous quittez la chambre vers 17h, vous restez toute la nuit, à votre convenance. Je viendrai demain matin pour rendre les clés à l'accueil"
- "Mais elle sera peut être déçue elle aussi. Vous savez, elle vous imagine peut être dans cette histoire".

Je suis resté sur mes positions, et nous avons continué à parler de quelques détails pratiques. La porte de la chambre s'est ouverte sans difficulté, et je l'ai vite refermée pour que la pénombre se refasse. En quelques secondes, j'avais aidée ma complice à enlever sa veste dans l'entrée, le temps que je la pende sur un cintre, elle étais déjà en lingerie. Je m'assurai d'un coup d'oeil que dans l'autre pièce, mon amante attendait dans la posture choisie, yeux bandés.

Puis, nous nous sommes avancés, et j'ai mis la main de ma complice dans la main de mon amante. J'ai embrassé l'une, puis l'autre, et j'ai fait un pas en arrière. J'ai attendu 30 ou 40 secondes peut être, pour m'assurer que le contact se faisait bien. Enfin, j'ai tourné les talons, claqué la porte en douceur, et je suis reparti dans l'éclat et la clameur de cette après midi, à travers une gare fourmillante et la tête emplie d'une voluptueuse satisfaction, d'une certaine félicité.

[A suivre]

mercredi 4 juillet 2012

J'ai offert une femme à mon amante (2)

C'est une discussion assez irréelle que j'ai menée. En effet, nous étions tous les deux assis en terrasse, au milieu des voyageurs, cette foule anonyme sans cesse renouvelée, à parler de nos expériences charnelles respectives, et ... de toi.

Elle était belle comme un coeur. N'importe qui pourrait tomber amoureux de son sourire, de sa fragilité indicible, de ses mèches que les rayons de soleil embrase ... La situation se prêtait à l'intime, car, au milieu du brouhaha, nous en étions venus à nous approcher pour pouvoir parler tranquillement sans nous dévoiler aux voisins de table, à nous approcher très près, très très près.

Mais j'avais bien en tête qu'elle était ton cadeau.

Je lui parlais donc de toi, de ce que je sais de toi. Tes chemins libertins, tes déceptions des expériences au féminin pluriel, de tes fantasmes partagés avec moi, de tes fantasmes les plus extrêmes, de ce que tu n'aimes pas chez un homme, et de ce que tu penses ne pas aimer chez une femme qui deviendrait intime avec toi. Elle fut impressionnée par tes délires fantasmatiques, par les libertés, voire les performances sexuelles ou de situations que je lui énumérais.

Le verre de vin faisait son effet progressivement, et nous parlions sans retenue.

Puis, à son tour, elle se confia à moi, naturellement. Elle avait répondu sous la forme de "pourquoi pas, l'idée me plaît beaucoup". Elle me raconta vingt années de libertinage, de voyages sur les chemins de la pluralité, de l'hétérosexualité et du saphisme, et de la consommation récente de jeunes étalons ou de belles lesbiennes pour combler ses fringales de chair.

Puis elle me questionna sur le comment. Et je lui répondais le scénario que j'avais prévu :

"Je vous imagine être son cadeau. J'ai prévu de prendre une chambre anonyme et complice, là, au Novotel juste en face. Vers midi, j'irai l'accompagner dans la chambre, et la préparer. Je la déshabillerai, dans une tenue de dentelle de son choix, et je lui banderai les yeux. C'est elle qui m'a demandé d'avoir les yeux bandés.

Puis, je viendrai vous chercher. Nous monterons ensemble vers la chambre. Une fois la porte refermée, la pénombre complice sera votre écrin. Je vous aiderai à ôter vos vêtements. Je vous prendrai enfin la main, et dans l'autre main je prendrai la sienne. Je vous mettrai en contact ... et je m’éclipserai pour laisser naître ce cadeau féminin pluriel.

L'après midi vous appartiendra. Et si vous vous plaisez, la nuit sera vôtre aussi. Je viendrai le lendemain matin, quand vous aurez toutes deux quitté le lit, pour refermer ce chapitre et rendre les clés de la chambre".

Elle était très étonnée par ce scénario. Plusieurs questionnements venaient immédiatement. En tout premier lieu, elle s'attendait à ce que je la teste, que je la goûte, que je partage un lit avec elle avant d'avancer vers cette rencontre au féminin. Je lui répondais que je voulais cette rencontre complètement désintéressée et pure, et qu'il ne m'étais pas possible de ruiner cette belle bulle saphique par des élans de mâle, des élans égoïstes de propriété, de moi d'abord, de droit de cuissage, tous déplacés en face de la pureté de ce que j'imaginais. Bien entendu, j'ai déçu par là même occasion ses attendus de trio. Même si elle me racontait que ses envies de me partager étaient probablement aussi celles de mon amante, je restais sur mes positions.

Sa seconde réaction fût sur mon retrait total et dès le début. Elle se demandait ce que j'y gagnais. Elle m'avait imaginé présent, au moins dans le fantasme du voyeur, qui se délecte par procuration, qui se fait plaisir avec ses cinq doigts. Mon objection fût la même, ce fantasme était un cadeau pour elle. Pas pour moi, pas pour nous, pour elle.

Je lui confiais que ma nature de mâle me mettait immédiatement en situation de ne pas pouvoir comprendre, ressentir, exprimer, décrire, raconter le plaisir que deux femmes peuvent éprouver ensemble. Ma position était donc naturellement de favoriser, de rendre possible, de faire naître ce plaisir féminin pluriel, sans jamais l'incliner vers du masculin singulier, ni ne trop tracer les lignes d'un scénario que je ne pourrais que réduire par ma vision bien trop extérieure.

Je lui ouvrais aussi la perspective de recevoir mon amante en cadeau, en écho à être elle même un cadeau.

Elle ne manqua pas de s'étonner de notre conversation, notre attitude et les mots utilisés étaient irréels. Et, c'était inévitable, la conversation a viré à la séduction. Elle porta la première estocade et je lui répondis assez vite que j'avais moi aussi envie ... et je laissais se dessiner des rapprochements à deux, nous deux, pour un futur plus lointain.

Le lendemain, je confirmais les détails pratiques, à l'une, à l'autre. La rencontre aurait lieu la semaine suivante. Puis, je conviais mon amante à venir choisir une lingerie spéciale pour cette promesse.

[A suivre]

lundi 25 juin 2012

J'ai offert une femme à mon amante (1)

Ce jour là, j'attendais sur cette grande place. Je devais voir une inespérée candidate pour te l'offrir. C'était l'heure où les gens courraient pour prendre leur train. Une gare, c'est une scène de théâtre permanente. Il y a ceux qui courent, ceux qui attendent pour courir un peu plus tard, ceux qui attendent ceux qui sont en retard et qui auraient dû courir, ceux qui accueillent certains qui descendent de train et ne veulent plus courir maintenant qu'ils se sont retrouvés, et ceux qui servent à boire et à manger à ces clients d'un genre si particulier.

J'étais là, et je me demandais par où elle arriverait. Je n'avais reçu qu'une et une seule réponse à mon annonce. J'avais intérêt à ne pas gâcher cette rencontre. Me voilà donc à regarder tous ces passants et passantes, essayer de trouver celle qui ressemblerait, de près ou de loin, à l'idée que je m'étais faite de sa silhouette. Heureusement, elle m'avait dit ... Je viendrai avec une veste rouge. Malheureusement, ce jour, il y avait des vestes rouge par dizaines, qui se dirigeaient vers moi, me passaient devant, puis s’engouffraient dans la gare sans même m'adresser un regard. Il faut dire que le lieu où je m'étais posté, le lieu que j'avais choisi pour notre première rencontre, était pratique à identifier, mais en plein milieu du flux. Me voilà donc, comme un suricate, à observer frénétiquement dans cette marée humaine, celle qui se distinguera par un regard, un pas un peu plus dans ma direction, une attitude de rencontre, un ralentissement, un sourire qui sait ...

Tout avait commencé 3 mois plus tôt par une discussion avec toi. Tu m'avais annoncé ne jamais vraiment rencontrer de femme à la hauteur de tes fantasmes saphiques. Tu n'en cherchais pas vraiment, mais les hommes de ta vie te projetaient souvent dans le triolisme. Il t'était donc très souvent arrivé de partager le même amant avec une autre femme, mais ta déception était grande. Plus je t'écoutais, plus je me rendait compte combien ces trios ne servaient que les fantames de tes amants, te reléguant au rôle d'instrument de plaisir, voire, d'alibi pour leur permette d'accéder à d'autres corps que le tien. Elle ne se laissaient pas aborder, même pas caresser, et tu te demandais s'il existait vraiment des femmes bi, qui sauraient te combler et s'offrir à toi.

Ton coeur et ton petit corps méritaient mieux que ce que tu avais expérimenté. J'ai avancé sur le fantasme du trio où tu serais le centre, deux amants serviraient tes désirs, te courtiseraient ou te prendraient d'assaut, selon ... Et tu serais la reine de la fête, à te laisser envisager à l'endroit à l'envers, tendrement ou sauvagement, avec une énergie de mâle doublement entreprenante, toi, le brasier qui ne s’éteint jamais ...

Puis, j'ai lancé, comme un défi ... Et si je te trouvais une femme, rien que pour toi ? Une femme comme un cadeau ?

Tu as balbutié je crois, puis, tu as relevé le gant. Au bout de 2 minutes, tu avais pris ma proposition comme une promesse et me parlais avec insistance de tes quelques exigences.

Je me suis demandé si j'allais pouvoir trouver cette perle rare. En effet, tes requêtes relevaient de la quadrature du cercle. Tu cherchais tout ce qui peut être trouvé chez une lesbienne, sans renoncer à ce que je chercherais moi, en qualité d'homme, chez une hétéro. Je t'expliquais combien le plaisir femme-femme m'était inconnu, et que ce serait un bel exercice de funambule de transmettre ce désir de plaisir incommunicable et indicible, moi, résolument hétéro.

Me voilà donc à formuler en retour mes propres exigences. Cette expérience serait pleine de légèreté et de grâce, et je voulais tu me laisse te guider. Je te trouverais une amante, qui serait ton cadeau. Je me chargerais de la débusquer (dans ce monde de brute) telle que tu me l'avais décrite, et je m'assurerai de son agilité, voire de son expertise pour t'amener aux jouissances qui me sont inconnues. Je la charmerais, un rien, par la description du scénario, et l'idée d'être le cadeau de mon amante. Je me chargerai aussi de trouver un nid complice et accueillant. Et surtout, je vous mettrais en contact, dans la pénombre, en lingerie. Toi, les yeux bandés, prête à te faire cueillir par ce fantasme, elle, avançant à pas feutrés guidée par ma main, vers cet impact au féminin pluriel.

Tout ceci ... si, si ... je trouvais la perle rare.

Me voilà donc à poser une annonce sur le site www.lyonweb.net avec le texte suivant : 

"Je cherche une amante pour mon amante

Pour parcourir des chemins de plaisir au féminin comme nous en avons parcourus tant ensemble, je cherche une amante à offrir à mon amante, pour un duo exclusivement féminin.

Elle, fine guêpe, brune et lisse comme un pétale d'orchidée, sans aucun tabou.

Mélange d'essences féminines, mélange des sens féminins. En soirée de préférence, Hôtel ou à l'écoute de vos propositions.

Mise en contact en blind date ou autre scénario selon préférences, après premier tri par moi même.

Il s'agit d'un cadeau, d'une amante à une amante. Vous serez tour à tour le cadeau l'une pour l'autre, je serai absent."

J'ai attendu, puis, au bout de deux mois, une réponse ...

[A suivre]


mercredi 23 novembre 2011

Fantasme de pucelle

Cette fille m'a abordé en chat sur un sujet hyper fantasmatique, cru et direct ... l'amour dans une chambre d’hôtel, les yeux bandés, en silence, à l'endroit à l'envers, ...

Quelle ne fut pas ma surprise quand j'ai découvert qu'elle avait la moitié de mon age !! Une Lycéenne, brillante, se préparant en se faisant peur à sa vie au post bac, et cherchant à se faire encore plus peur en flirtant virtuellement avec un homme plus mature.

Damned, quelle aisance dans le phrasé, quelle assurance pour entrer dans le charnel de manière si directe, si décontractée. Torpeur !! J'avais dû louper le virage de l'an 2000, le virage à l'entrée dans la trentaine, les pucelles n'étaient décidément plus timides ... comme je l'avais été à cet age.

Elle n'avait plus de fantasme, tout avait été joué et rejoué, à part un amant du double de son age. Elle voulait tenter la différence d'age et voir si les trentenaires valaient les teenagers ou si définitivement, se faire draguer sur les sites de rencontre par les vieux, "ça fait un peu peur" ...

Nous avions donc convenu d'un premier rendez vous à l'hôtel, dos à dos, les yeux fermés, à se découvrir du bout des doigts, dans un silence qui laisse le murmure du moindre souffle emplir une pièce entière.

J'ai découvert un corps sublime, digne de la page 3 d'un journal anglais, mes mains ont glissé sur ses courbes, sur les plis de ses vêtements, sous ses vêtements. J'ai découvert du bout de mes lèvres des seins fiers comme si elle était fraîchement enceinte, un nombril sensible comme si c'était la première fois qu'on jouait avec, et une orchidée d'une innocence sublime ... rien à voir avec les mots que nous avions partagés ...

... Les mots sont trompeurs ... on annonce en expérience ce qu'on fantasme ... mais certaines surprises sont plus belles que les plus beaux rêves

mardi 15 février 2011

J'ai adoré te caresser le nombril de l'intérieur (4)

- "Viens !"

Je t'ai suivie. Vingt ans plus tard, c'est souvent moi qui suis suivi. Ce jour là, tu prenais toutes les initiatives. Comme tu savais si bien faire.

Et oui, je t'ai suivie. J'avais ta main dans la mienne. Nous sommes retournés vers la chambre d'amis. Tu t'es couchée sur le ventre au bord du matelas, tes longues jambes tendues vers le sol et ton petit cul encore mouillé cambré à faire vaciller mes sens.

- "Continue !"

Je me suis agenouillé de nouveau, entre ses jambes. Il y aurait eu un photographe, la photo aurait pu être l'illustration d'un fantasme singulier.

De ma langue, j'ai remonté tes cuisses, depuis l'intérieur du genoux, tantôt à droite, tantôt à gauche. Quand je me suis approcher de ta cambrure, ta peau, de plus en plus douce, a accueillit mes caresses. Ton orchidée était de nouveau toute fermée. Je savais pourtant à ton souffle que le nectar commençait à emplir l'antre profonde. Quand de deux doigts j'en ai ouvert les pétales doucement, une goutte de cette essence essentielle a jailli, presque aussi fort que ton râle d'amante au bord du délice. J'ai caressé les pétales humides. La lisière était si sensible que je ne suis pas allé au delà. En me contorsionnant un peu, j'ai réussi à poser ma langue et mes lèvres là ou mes doigts humides ouvraient un timide passage.

- "Oui !"

La vue était imprenable sur son visage déformé de plaisir. Je te voyais humecter tes lèvres en fermant les yeux. Mes doigts et ma langue ne tentaient même pas l'aventure profonde. Les lisières des pétales étaient tellement sensibles que j'ai peiné à ralentir l'explosion de plaisir. Car ce fut une explosion au sens littéral du terme. Ton suc s'est déversé à grosses gouttes sur ma main devenue luisante, et tes cris ont déchiré le silence. Puis, tu t'es effondrée sur le lit. Muscles tendus, ton corps se tordait. Tu grelottais comme une épileptique. Aucune de mes caresses n'arrivaient à stopper ces supplices, plaisirs trop forts ou envie d'encore ?

Je t'ai allongée sur le coté, et ne sachant que faire en attendant que tu ne redescendes de ce septième ciel si intense, j'ai hésité, tenté quelques caresses, puis quelques baisers sans effet, puis glissé ma hardiesse en toi. Position de la cuillère, position lente et tendre, position charnelle de mille caresses ... Tes frissons ont laissé place à une douce et lente harmonie. Corps fourbu et râles d'extase exhalés en doux spasmes au rythme de mes lents élans entre tes reins. Ma jeune hardiesse, mon désir de toi, et mon envie de te serrer dans mes bras.

- "Comment tu as su que c'était ma position favorite ?"

Je ne savais rien, rien de toi, mais tout à collé tout de suite charnellement. Mes doigts sur ta nuque, mes baisers, moi en toi, tout de moi te plaisait.

Je t'ai aimée follement. Tu étais enceinte de quelques semaines. Les hormones m'ont elles servi ou désservi ? Notre duo a explosé en quelques semaines. Passion incendiaire, pulsions explosives, retour à la raison ? Tu étais ma première parenthèse enchantée, une parenthèse que j'aurais voulu ne jamais refermer.

Je suis sorti complètement groggy de notre histoire. Tellement groggy que je n'arrive toujours pas à savoir si la naissance a eu lieu 7 ou 9 mois après "nous".

vendredi 10 décembre 2010

Laisse moi te retourner en levrette et t'offrir toute ma longueur

Laisse moi te retourner, j'ai envie de te faire sentir toute ma longueur. Je sais que tu aimes quand je suis derrière, que mes mains prennent tes hanches et impulsent un va-et-vient sans fin.

Reste à genoux et tends ta croupe, que je pose mon gland contre ta fente. Mes yeux sont sur ton dos majestueux. Sens-tu chaque nervure de mon dard frayer son chemin en toi, doucement, puissamment. Je suspends le temps pour que tu devines toute ma largeur. Reste tranquille, ne tente pas de reculer et laisse moi retenir tes reins fébriles.

Prends les contractions subtiles de mon arme, à l'orée de ton antre, comme autant de promesses. Ouvre toi et exhale le désir que je t'insuffle. Laisse le animer ton corps en restant immobile. Lentement, compte jusqu'à trois. Appelle moi maintenant.

Je m'enfonce en toi pour qu'en ton fort intérieur, tu mesures combien je peux te combler. Je vais immanquablement surprendre ton deep spot et suspendre ton souffle. Oui, je lâche tes hanches pour écarter encore tes pommes, découvrir ton oeillet brun, et gagner quelques centimètres que je t'offre avec encore plus de vigueur.

Ne bouge plus. Garde la bouche ouverte et découvre toutes les sensations possibles. Sens moi au fond de ton corps, mes mains et mon bassin contre tes fesses. Enivre toi de mes fragrances de mâle mélangées à mon parfum. Devine mon visage, et le plaisir m'envahir en écho. Ecoute les pulsations de ton coeur, écoute ton souffle, mon souffle, en phase.

Ne tente pas d'approcher ta main, ton triptyque des plaisirs sera mien, petit abricot, orchidée et oeillet brun. Un autre jour. Seule ta fente me tente maintenant. Je sens sur toute la longueur de ton fourreau les pulsations de ton corps, sens tu les miennes ?

Doucement, laisse moi prendre mon élan. Tu vas goutter à ma fougue. Je vais impulser le mouvement. La fièvre va me prendre, sans emballement. Tu vas recevoir ma vitalité et t'enflammer. Ton désir ardent se consumera pour devenir plaisir, brasier, puis déflagrations. Tes cris couvriront le fracas de nos corps qui s'entrechoqueront crescendo et de nos halètements, nos râles. En cadence, tu exploseras au septième ciel dans un orgasme des plus tapageurs, des plus singuliers.

Mais avant, espère avec moi la vague. Laisse moi en toi, voyage immobile au fond de toi. La houle va lever une vague, une lame de fond, un raz de marée qui éclaboussera le moindre grain de toi, de moi, qui t'inondera, nous baignera de ce toi+moi toujours aussi inouï.

Attends toi à tout, à tout nous. Attends toi à l'inattendu.

vendredi 2 juillet 2010

Double pénétration en trio, et le sextoy qui mate du fond du fauteuil (2/3)

Je rêve d'une double pénétration, mais il me faudra une longue préparation anale.

[... Suite ...]

Je l'avais aimé pour ses mots en réponse à l'annonce, elle l'a sélectionné du dernier carré pour son absence d'égo sur-dimensionné.

Pour cette rencontre en trio, j'ai réservé une chambre dans un hôtel plus anonyme. Dans les petits hôtels de mon carnet d'adresses, un homme seul n'aurait jamais passé l'accueil sans montrer patte blanche. Le Novotel de la gare de la Part Dieu s'y prêtait. L'ambiance y est celle d'une gare et d'un quartier business. On y croise des centaines de personnes, qui pour prendre une chambre, qui pour rendre les clefs à toute heure, qui pour venir chercher un visiteur ou simplement faire une réunion déjeuner ordinateurs et dossiers sur un coin de table, mais aussi un ou deux groupes pour une réunion dans les salles juste au bout du couloir ... C'était parfait pour passer inaperçu.

Nous avions pris possession de la chambre deux heures plus tôt. Elle avait souhaité prendre un bain pour se détendre. J'ai attendu probablement une demi heure à somnoler sur un lit fait. Puis un cri d'appel à l'amour :
- Où est mon cadeau ?
- J'ai un cadeau quand vous serez sortie de votre bain.
- Mais mon cadeaaaaauuuuuuuuu ... !!!!!
- Celui dont on allume la mèche ?
- Ouiiiiiiiii, il est où ??
- Il sera là dans un peu plus d'une heure.
- Vous avez d'autres réjouissances au programme, j'espère.
- Pourquoi ré ?



En guise de cadeau, j'avais apporté un foulard de soie rouge. J'ai noué ce foulard autour de ses yeux puis éteins toutes les lumières. Le soleil frappait sur les tentures. Je pouvais distinguer les formes de nouveau au bout de une à deux minutes. Elle était enroulée dans une serviette, dans l'encadrement de la porte de la salle de bain. Mes doigts entre la serviette et sa peau pour libérer le tout. Elle était nue, debout, dans la pénombre, les yeux bandés. Malgré le peu de lumière, je pouvais saisir ses contours et contempler son grain de peau fraîchement sortie du bain. Les frissons sur le bout de ses seins étaient naissants. C'est quand j'ai posé mes lèvres sur un téton que je l'ai senti durcir. Sans reculer d'un souffle, elle a écarté les bras pour toucher le cadre de la porte de part et d'autre. De cet appui, cambrée, je l'ai senti projeter sa poitrine dans ma bouche. Mes lèvres étaient gourmandes ... je crois l'avoir mordillée, embrassée, léchée, goûtée de longues minutes. Son souffle tantôt haletant, tantôt un long râle de jouisseuse épicurienne rythmait les volutes de ma langue sur son buste divin.

- Pourquoi vous éloignez-vous ?
- Pour mieux vous revenir.
- Je vous entend, mais je ne sens plus votre parfum.
- Vous allez aimer ce foulard sur les yeux ...
- J'aime tout ce qui m'attache ... à vous.
- A propos d'entraves, je suis allé chercher votre lingerie, tendez moi vos mains.
- Vous me menottez ?
- Pas cette fois ci, juste un soutien de dentelle pour rendre votre poitrine fière dans un écrin ...

Je me suis ensuite agenouillé lentement, mes mains effleurant sa silhouette, sa taille, ses hanches ... Face à son orchidée rose et lise, elle a senti mon souffle chaud.

- Vous comptez me rhabiller ? C'est le monde à l'envers.
- Vous rêviez de l'amour à l'envers non ?

Mais point question d'enfermer son orchidée dans de la lingerie. Je voulais la goûter. Sa peau était tellement douce. Tiède comme l'eau du bain. Lisse comme celle d'un ange. Mes baisers couraient d'une cuisse à une autre, passant soit par le nombril, soit par le mon de venus. Mais je la désirais horizontale, aussi, je me suis levé, puis je l'ai étendue sur le coin du lit.

Ma langue visitait chaque courbe, chaque sillon. A travers la dentelle pour sentir de nouveau ses tétons durcis de désir. Puis, revenant sous le nombril, sur les hanches, sur le mont de vénus. Elle le gardait toujours lisse. Pas court. Lisse comme un clitoris. Les pétales de sa fleur était replets tant elle gardait les cuisses fermées. D'une sensualité à ... en faire des photos érotiques. Ses lèvres verticales, délicieuses et capiteuses, croisaient la pulpe des miennes pour s'y mêler, frissons de volupté.

- Vous ai-je déjà dit que vous seriez une bonne lesbienne ?
- Je pensais que vous cherchiez des élans pénétrants plus que caressants.
- Oui, mais gardez vos élans et votre fougue pour me prendre avec mon cadeauuuuu.
- Vous avez les yeux bandés ... Comment comptez vous imposer que mon dard reste au repos pendant un heure ?
- Je pourrais ne pas ouvrir les cuisses ...

A ce même instant, la belle écarta doucement, dans un geste d'exhibition langoureuse, une jambe, puis l'autre, ouvrant les pétales d'une fleur que la pénombre n'arrivait pas à garder secrète.

Son calice était sublime. Rose fluorescent aurait été sa couleur si la lumière avait pu percer ces tentures. Couleur luxure dans cette pénombre. Ma langue, de toute sa largeur, pris possession de cette fleur. J'e l'ai senti se raidir et tressaillir. Elle adorait être léchée, et c'est ainsi qu'elle jouissait le plus violemment. Mais cette fois, je ne voulais que la préparer. Un baiser entre les deux lèvres, une longue respiration. Valse hésitation. Ses pétales ouverts, je pouvais goûter autant à son clitoris du bout de ma langue, que pointer dans son puits profond et envoûtant. Sur mes papilles son nectar d'excitation. Le puits s'ouvrait peu à peu plus grand, et son clitoris pointait majestueux tel un pistil ivre de pollen.

- Mais où partez vous ?
- Ouvrez vos sens, devinez moi.
- Vous me rhabillez ?

En effet, son antre préparée abandonnée au sixième ciel, aux frontières des spasmes délicieux, je m'étais retiré de son triangle des préludes pour ôter mes chaussures et autres étoffes superflues, et surtout, quérir ses bas. Longs massages de ses pieds. Puis, l'un après l'autre, j'ai glissé ses doux bas délicats, passage de la cheville, effleurement de mollets, le genoux et sa pliure si sensible aux baisers, puis la cuisse interminable ... ajustements pour bien l'aligner, bien veiller à ne point le filer ... un doigt entre peau et dentelle, retiré subitement pour faire claquer sur la cuisse. Surprise. Consolée de ma langue sur son puits.

La belle était là, sur le lit, jambes à nouveau serrées, soutien gorge et bas, yeux bandés de soie, et sourire sensuel et concupiscent aux lèvres. Quelques caresses et quelques mots au creux de l'oreille, la belle s'est retrouvée à plat ventre, postérieur offert à mes mordillements, à mes morsures ... du bout de ma langue, j'ai enduit son sillon, sa rose brune, en ouvrant ses cuisses progressivement. Sa fleur clandestine et ses divines plissures se sont offertes à mes yeux gourmands lorsque de ses mains elle a ouvert ses deux pommes, écarté ses fesses. La rose brune apaisée et offerte luisait de mes baisers humides. Avec une main agile et lubrique, j'ai flatté d'une longue caresse, clitoris et coccyx, méllant nos nectars lascifs. La belle roucoulait au fur et à mesure que je courtisais son orifice.

L'heure avançait et la belle était prête ... mais j'avais encore une exigence pour cette sublime expérience. La belle était dans un état vaporeux ... doux orgasmes cristallins, ses deux passages des désirs nus et luisants, en dentelle en haut et bas en bas. Je suis allé chercher ses escarpins pour compléter sa tenue lubrique et j'ai croisé son sextoy qui nous matait sur le canapé.

- Vous avez apporté votre sextoy ?
- Imaginez qu'on nous fasse faux bond.
- Il semble jaloux de se voir remplacé par un inconnu, permettez que je lui offre votre cul ?

A ces mots, j'ai glissé ce sextoy dans son entrée des artistes ... doucement ... soulevant sa croupe pour une cambrure propice au supplice.

- C'est la première fois que vous me déflorer le cul sans m'avoir baisé le con.
- Il y a un temps à tout.
- N'y aurait il pas un autre sextoy dans votre boxer qui frétillerait pour moi ?

A ces mots, elle a roulé vers moi, sextoy entre les fesses, pour s'agenouiller sur le lit et saisir mon enthousiasme.

- Regardez, il est en émoi. Votre boxer est humide de votre excitation. Je suis sûre qu'il perle déjà.
- Je vois qu'avec le toucher vous avec une maîtrise parfaite.
- Laisser moi vous goûter.

Lles yeux bandés et le sextoy vibrant dans ses entrailles luisantes, elle a sorti mon dard de son repère, pour l'entreprendre du bout des lèvres, puis à pleine bouche, de ses baisers, de sa langue et de ses délicieux mordillements. Mon nectar s'est activé dans ma hampe et de sa bouche pulpeuse, elle a bu et aspiré tout ce que j'avais de désir latent ... elle ronronnant, moi rugissant ...

- C'est ce que j'appelle une longue préparation anale.
- Votre cadeau est prêt ... regardez, il m'a envoyé 5 SMS d'impatience. Je l'appelle.
- J'adore les hommes impatients s'ils restent ardent lentement.
- "Chambre 406 ... poussez la porte, posez votre cape et votre armure. Avancez dans le noir, la belle est avide de vous déguster".

[... A suivre ...]

jeudi 17 juin 2010

Etes vous un bon coup ? (le bon coup raconté par les femmes)

Comment les femmes voient elles les bons coups. Comment les racontent elles ? Quels sont leurs critères. Comment les détectent elles ... avant ?

Ce qu'il faut savoir avant tout, c'est que l'orgasme, ce vertige infime proche de l'évanouissement, est loin d'être automatique chez le femme :
- 25% n'ont jamais eu d'orgasme ;
- 60% n'ont pas d'orgasme lors de la première rencontre.

Moi même, qui cultive cette offrande de plaisir avec un soupçon de pugnacité dans un océan de tendresse, j'ai affronté des coffres forts dont je n'ai pas trouvé la clef tout de suite.


Mais alors, comment savoir si vous êtes un bon coup ?
- Elle vous appelle, vous rappelle rapidement (oui, les filles rappellent et les hommes aussi ... ).
- Elle vous regarde souvent, avec concupiscence, regard mi fripon, mi torride.
- Elle s'attarde sur votre corps (mains, dos, fesses, yeux, ...), du bout des doigts, à faire durer, à offrir du temps au temps lors des préliminaires d'une tendresse infinie.
- Elle se love contre vous après, glisse ses mains contre vous, prends vos mains pour les glisser contre elle ... très intimes caresses, prémices préliminaires de la prochaine symphonie des sens.
- Vous sentez, ou mieux, elle vous dit, combien l'impact charnel est fort.
- Elle prend son pied dans son lit, en missionnaire ... pas besoin de défis sportifs qui sont autant de vertiges artificiels qui ne remplacent pas un bon doigté ou coup de rein.
-Elle est au naturel, ses envies sont là et vos envies se mettent en musique ensemble.
-Elle ne sort jamais de phrases toutes faites, mais vit vos ébats singuliers ... il y a même des mots qui ne vous appartiennent qu'à vous deux.
- Elle en veut encore et encore. Vos ébats durent trois à quatre heures. Ses orgasmes sont autant de témoins de son désir et de vos capacités à l'accompagner dans son plaisir.



A contrario, vous deviez retravailler votre coup de rein si :
- Elle ne rappelle pas, et condescend à vous offrir son corps que parce que vous la harcelez au téléphone et que vous réchauffez bien la couette et ses pieds tout froid.
- L'amour, c'est dans le noir complet. Elle ne veut pas se dévoiler à vous et ne cherche pas à vous voir non plus.
- L'amour, c'est vite fait bien fait. Le temps d'une mi temps ou d'un bolino au micro ondes. Pas de préliminaires au presques, de toutes façons, ça ne lui fait rien quand vous la touchez. Le coté mécanique des caresses et des mordillement la laisse complètement froide.
- Il y a toujours plus d'artifices. D'ailleurs, sans le vibro, la lingerie toujours plus XXX, le triolisme ou le film porno pour s'émoustiller, elle n'arrive plus à jouir.
- Une fois votre coït, elle allume une cigarette, va prendre une douche et s'endort (si c'est la nuit) ou se rhabille (si le soleil est encore de la partie).


Et maintenant, comment les femmes regardent des hommes, et se font une idée sur leur performances charnelles :
- Les mains : de belles mains ont souvent un impact majeur sur les femmes.
- L'assurance : un homme qui inspire la sérénité dans un monde d'action, qui a de l'assurance, ça fait vibrer au féminin torride.
- Les mots : des mots choisis, alignés en phrases bien chaloupées, c'est souvent une bonne manière de trouver un bon amant.
- Les mots sexuels : il parle de sexe sans détours, jamais vulgaire ni serial mateur de porno. Point G, préservatif, pilule du lendemain, petite cuillère, cycle lunaire sont dans le langage courant de ce martien qui connaît Vénus. Savoir parler de ses expériences en mots précis, choisis, abordés métaphoriquement ou cru selon, c'est assurément un amant qui saura avoir le même phrasé sous la couette.
- Il connait le monde high tech, mais ce n'est pas un geek/nerd. Il aime avant tout les gens, la bonne bouffe, le soleil et les voyages. Un bon vivant, c'est un bon vivant tout le temps, et donc un bon amant qui fera rire et sourire.
- Les bons danseurs : Regardez un bon danseur de tango ou de salsa. Maintenant, regardez et écoutez les filles qui le regardent. Si vous ne savez pas danser, vous savez ce qu'il vous reste à faire. Vous y gagnerez en maîtrise de votre corps ... et en rencontres.

mercredi 14 avril 2010

Un amant épilé, c'est doux comme un clitoris !

Mon tendre amant. Lorsque tu t'endors dans nos draps déraisonnables, je pourrais passer une demi vie à te regarder. Tu t'assoupis quand mon corps est aux anges. Tu reste rarement assoupi très longtemps. 15 à 20 minutes où tu es mon objet, je peux te regarder et te toucher à loisir.

Je commence par glisser mes mains sur ton dos, car tu m'offres souvent cette partie de toi. J'aime tellement poser mes mains sur tes muscles bandés quand tu me fends, puis découvrir ton dos détendu et si différent quand tu sombres contre l'oreiller. Je te regarde glisser tes mains sous cet oreiller et le serrer au fur et à mesure que tes yeux se ferment.

Je glisse mes mains sur ta colonne et je joue quelques instants entre les omoplates. Tes muscles luisent de la lumière sensuelle que les tentures filtrent. Je m'amuse quelques instants à pianoter ou écrire des chiffres sur cette ardoise de chair. Tu es maintenant inerte, et mes mains s'imaginent plus friponnes. Je descends jusqu'à ton coccyx, puis m'aventure entre les deux pommes, tes deux fesses rebondies.

Si tu ne bronches pas, je me délecte littéralement de ce corps que je peux goûter avec mes cinq sens. Un régal pour le regard, tes fragrances mélées à nos sueurs d'amants, ton ronronnement, et le doux toucher te ta peau salée, que parfois je porte à ma bouche pour te goûter encore et encore.

Si au contraire, tu me sens trop aventureuse dans ta torpeur encore légère, tu te retournes. C'est alors un ravissement que de contempler ton corps de face ou de coté. L'oreiller se tourne avec toi, et tes bras font quelques moulinets protecteurs. Mais tu es nu. Rien ne te protège. De la tête aux pieds, je te vois nu. J'aime tellement quand je peux poser un baiser sous tes bras, que tu me tends lascivement. La douceur de ton corps allégé de presque tout poil laisse libre court à mes baisers. Je glisse mes lèvres et ma langue sur ton corps salé. Tes bras, ton torse, ton nombril aussi ...

Ta queue est là, plus bas. Le gland est replet et rouge. Il luit de mon nectar sur sa courte hampe recroquevillée. Certaines fois, un goutte de ta semence, un rien plus claire, pend encore au bout. Je me retiens de la saisir en bouche. Pas maintenant. Tes bourses aussi sont lisses et roses. Elles pendent quand tu es sur le coté, et s'exhibent lascivement quand tu es sur le dos. Souvent je me déplace sur le lit à ton insu en laissant courir mes mains par l'aine sur le bas de ton corps. Tes cuisses, tes cuisses et tes cuisses ... et retour vers ta queue. Elle me plait tant quand elle est fragile et vulnérable.

J'ai de nouveau grand faim de toi. Je pose doucement mes mains sur tes bourses. Elles sont lisses et roses ... Un baiser pour te réveiller ... Douces comme un clitoris. Puis, je glisse ma langue le long de ta queue que ma main presse, succession de compressions pour progression des impressions. Ton arme se redresse toujours avant que tes paupières ne se soulèvent. Car, après avoir caressé et léché tout ton corps, c'est ta queue entre mes lèvres que s'achève ton sommeil, ton engourdissement ... pour en entamer un autre, contre ma langue, mes mordillements, mes lèvres ...

mardi 6 avril 2010

Laisse moi te faire jouir !

Laisse moi te faire jouir, accorde moi cette faveur.

J'en ai marre de savoir combien tu me connais, combien tu me connais mieux que je ne me connais moi même. Chaque recoin de ma peau t'est familier. Tu sais où m'embrasser, quels mots utiliser, où glisser tes mains. Ta langue glisse sans détour là où nait le plaisir. Tes doigts accompagnent cette valse d'un tempo si personnel. Tu embrasses, caresses, mordilles, presses, lèches comme il faut, où il faut, quand il faut ... ou plutôt comme, où et quand il ME faut. Quand tu te glisses en moi, ta queue me possède. Mon corps se retire comme pour la laisser entrer chez elle. Elle me fait vibrer dès le premier centimètre. Dès cet instant, je n'entends plus rien. Je sais que tu me parles, mon râle de jouisseuse et tes mots se mélangent, certains me percutent juste avant chaque orgasme, je suis dans un tel état que je ne reconnais pas les phrases. Ta voix m'est nécessaire. Elle m'enveloppe autant que ta queue me transperce. Mon clito, ma chatte et mon cul sont les tiens. Tu les possèdes et les envahis avec douceur et puissance à la fois. Je suis dans une extase fantastique, jouissance continue qui ne prend source nulle part et partout à la fois. L'horloge tourne au ralenti et les bruits de la ville se mêlent avec délice à nos ébats. Et, quand tu le décides, je te sens plus saccadé. Tu lâches la maîtrise et tu n'imprimes plus le rythme. L'animal qui sommeille en toi rugit, plus fort que moi, comme un fauve.

Alors aujourd'hui, stop. J'ai envie de savoir si j'arrive à te faire sombrer, si tu peux perdre le contrôle. Couche toi, laisse moi te chevaucher. Je te veux en moi et je veux te voir jouir. Laisse moi te prouver que je peux te faire jouir. Laisse moi me prouver que je sais te faire fondre. Lâche toi. Laisse tes mains et regarde moi. Je suis assise sur toi, et c'est moi qui ondule le bassin sur ta queue. Ne tente rien. Ne me désarçonne pas, ne me touche pas, ne te raidis pas. Contente toi de te laisser aller et offre moi le plaisir de te voir jouir. Ta queue est caressée par toute ma chatte, bouillante du désir d'enfin la dominer. Offre moi ton nectar chaud. Je veux voir ton visage déformé par le plaisir ultime. Je veux fermer tes yeux clairs d'un frisson de délice. Regarde mes seins durs. Mes hanches aussi. Mon nombril. Tous espèrent tes mains. Tous espèrent que tu vas te soulever, me saisir, me retourner, glisser tes doigts et ta langue sublime du coccyx à la nuque, puis me prendre et ravager mes sens. Mais mon antre espère que tu la remplisses autrement aujourd'hui. Donne moi ton jus sublime avant que je ne j....

Note : d'après un soliloque effectivement tenu.

lundi 18 janvier 2010

Le point G pour les nuls (et leurs amantes)

Une récente étude britannique a tenté de démontrer que le point G n'a pas d'existence. La blogosphère s'est enflammée ... mais ce fut peu orgasmique (arguments misogynes, découpes en tranches de l'anatomie féminine, ...).

Comme dirait l'autre ... ne pas pouvoir prouver l'existence suffit il pour prouver l'absence ? L'air est impalpable, la douleur et le plaisir sont indescriptible, l'expérience est incommunicable, l'amour est indicible ... et pourtant, ils existent.

Mes premières réactions étaient :
- Depuis quand des britanniques sont légitimes pour parler de plaisir et de sexe ? Rappelez vous comment leurs amantes (britanniques aussi) jugent leurs amants britanniques (voir ici). Avant dernier sur près de 200 nationalités !!!
- Depuis quand le plaisir s'analyse en découpe anatomique ? On ne connait encore pas clairement le fonctionnement de la douleur, des impulsions et de l'embrassement, au sens mécanique, nerveux, chimique, physiologique, neurologique ... donc le plaisir, il faudra repasser.

Le plaisir, ça se vit. Ça se partage. Ça s'offre.
Une femme ne se découpe pas en tranche ... et surtout, elles sont toutes différentes.

Bon. Pour revenir au sujet du point G, ou de la zone G puisque c'est quand même largement plus étendu qu'un point ... sans pour autant être impalpable. Discret sans être secret.

De quoi s'agit il ? Des quarante zones érogènes féminines, il y en a une qui est source de tous les plaisirs et de (presque) tous les orgasmes : le clitoris. Mais il ne se résume pas à la petite perle rose, qui grossit et rougit lorsqu'on la sort de sa gousse. En effet, il s'agit d'un iceberg, qui plonge en particulier des deux coté du vagin sous forme de piliers. Depuis l'intérieur, ces piliers sont séparés par une paroi, plus ou moins épaisse, spongio-caverneuse par endroit, plus ou moins sensible, plus ou moins localisable ... et qui se termine par une petite bosse ... le point G.

Il a été prouvé statistiquement (voir ici) que plus cette paroi est fine, plus les orgasmes vaginaux sont probables, par pénétration ou par stimulation de cette paroi (point G).

Comment le trouver ? Et bien c'est assez facile. Si le créateur a raté pas mal de choses, il nous a fait avec des doigts de longueur adéquate. Le point G se trouve à porté d'index et de pouce selon les positions. Autant que faire se peut, il ne faut pas viser le coup direct au but (mâle basique que nous sommes parfois, hein ?), mais de tenter d'y accéder dans une belle symphonie de préliminaires.
Lorsque la fleur sera bien ouverte, le désir et le plaisir déjà bien amorcés, il devient possible de glisser index ou index+majeur dans l'intimité de l'amante, paume vers le haut. A environ 5 à 7 cm, du coté du ventre, on trouve une petite boule de la taille d'une demi noisette avant excitation, d'une demi noix après, douce comme son petit frère le clitoris, parfois toute plate, et parfois strillée (comme une demie mangue présentée en dessert ... désolé, je n'ai que cette image). Cette zone se trouve donc à portée d'index (5 à 7 cm pour mon index qui en fait 10 ... doigts de pianiste). Lorsque l'amante est offerte sur le dos, Caresser le point G, c'est comme caresser le nombril de l'intérieur. Lorsque l'amante tend sa croupe en levrette, il s'atteint aussi avec la pulpe du pouce, paume vers le bas.

Mais selon les femmes, tout est différent. Toutes les fleurs sont si différentes, si parfaites et si éphémères ... Elles sont symbole de fragilité, de la brièveté de l'instant présent ... carpe diem baby ... (voir le Somei Yoshino ici)

Parfois, les simples effleurements sur les pétales produisent tellement d'effets qu'il est inutile, voire brutal d'investiguer plus profond. A éviter aussi avec les petites fleurs fragiles que vous risqueriez de griffer avec des doigts plus rustique que le dard, plus brutaux que ce que l'antre de l'amante peut accueillir.

Pour certaines, le simple fait d'être fouillée révèle/réveille une jouissance profonde en totale impudeur.

Pour d'autres, la noisette est identifiable et réagit mieux que tout le reste de son antre délicieuse. Une simple pression déclenche en écho un râle de plaisir, suivi d'un délicieux soupir.
Pour la plupart, il faut alterner les mouvements. en faire le tour avec le/les doigts. Doucement, dans un sens, puis l'autre. Un profil tendre et lent, puis un profil torride un peu plus insistant : Suggérer un doux écrassement de toute la largeur des doigts la douce aspérité ...
Eviter absolument les sextoys, il sont trop envahissants, trop recherche de la performance, trop vibrant comme "l'amour à la machine". Les doigts sont parfaits.

Ce qui est favorable pour découvrir ce point G, c'est l'ambiance, la connivence, la confiance. Un amant qui cherche à cocher les positions 1 à 64 du kama sutra (ou de tout jeu de carte érotique) ou à reproduire le dvd "rocco en laponie" ... a peu de chance d'obtenir du plaisir dans le chemin. Car il s'agit bien d'un cheminement, et non d'un but à marquer. D'ailleurs, beaucoup de femmes prennent autant de plaisir dans le chemin que dans la vague orgasmique.

Ce qui est encore plus favorable, de la hauteur de mon expérience personnelle, c'est de garder la vessie pleine. Lorsque la vessie est pleine, elle comprime avantageusement les tissus sensibles, les terminaisons nerveuses ... et, du bout des doigts ou du bout du dard, il est encore plus facile de jouer de cette corde sensible, de cette corde du plaisir féminin, dont le clitoris serait le do majeur et le point G la clef.

... Et pour les mâles qui définitivement n'arriveraient pas à trouver leur chemin vers ce point source de plaisir des femmes, sachez qu'il en existe un autre ... le point G est aussi à la fin du mot shoping !!! Considérez un samedi à faire les soldes comme un long préliminaire ...

Et pour finir, un brin d'humour :

jeudi 9 avril 2009

Striptease

Le strip tease, l'art de l'effeuillage ou l'art du teasing ? Elles ont aimé, elles m'ont aimé, leur offrant ce spectacle de strip tease masculin ...

Je ne suis pas Dita von Teese, ni un habitué de cet exercice, mais un simple mâle standard, qui sait passer en lenteur dans une pénombre complice, d'un costume cravate à la tenue d'adam (moins la feuille de figuier).

Le teasing est à double sens. L'amante dévore des yeux son présent, enlever lui même, bolduc et papier cadeau superflus. L'amant perçoit en retour l'amante et ses mouvements sensuels, la lumière prendre dans le coin de ses yeux, les vêtements de mâle qu'elle prend un à un pour s'en jouer, les sourires, les soupirs soutenir le désir ...

Le strip tease, c'est un préliminaire en lenteur, exhibition en sensualité, en suggestions, à une distance reglèmentaire de quelques mètres à moins du centimètre parfois ... slow sex ou homme objet ?

vendredi 27 mars 2009

Une langue si douce, cunilingus et dérivés


Plus c'est long, plus c'est bon ! On parle ici de longueur de temps, pas de centimètres. Une femme rêve avant tout de préliminaires.

Que disparaisse l'homme pressé, obnubilé par la performance et n'ayant comme mentor sexuel que Rocco et autres pathétiques singeurs de la relation sexuelle sur DVD. Que disparaisse le kama suthra et ses jeux sexuels à la recherche d'artifices de collectionneurs, que disparaisse la prouesse sportive de corps mélés en équilibre précaire, plus proche de la crampe que du coït.
Elle fantasme le Don Juan, l'amant singulier qui la place au centre de la relation, celui qui sait la précéder pour ouvrir une porte, celui qui sait précéder ses envies, celui qui lui ouvre la portière, celui qui la rend femme.

La femme se veut fleur, immobile, apte à tourner ses pétales pour baigner ses pétales des rayons chauds de l'astre. Elle rêve d'un jardinier, qui contemplera ses pétales, transporté par la douceurs de ses courbes et ce doux grain de peau laiteuse. Elle rêve d'un voluptueux amant patient, qui saura faire naitre le bourgeon, le cajoler du bout des doigts, y poser un premier baiser si délicat. Elle rêve au fond du ventre de sentir son amant n'être plus qu'un frisson, subtil moment où l'on se désire. Les pétales découverts, ouverts, offerts, accueillant une langue si douce. Sa pointe, sa pulpe, sa raideur parfois, sa torpeur toujours. Cette longue et infinie emotion, sortir de son corps et oublier la ville, les murs, les draps, les mains, les doigts ... et ne sentir plus que ce frisson ardent, incandescent ... Ne pas céder à ce désir hurlant d'être pénétrée, ne pas tenter de bouger, ne pas chercher à éveiller un des cinq sens ... flotter dans le frisson, et uniquement le frisson, hors du temps, hors du corps. Ce si voluptueux amant et sa langue, entre les lèvres, effleurements, la rose s'ouvre, le nectar coule en larmes, suc de plaisir d'un bourgeon embrasé, sueurs de torpeur sur les plis capiteux ...

Chaque seconde se fait minute, chaque minute se fait heure ... il suffirait d'un frôlement, d'une caresse plus appuyée pour que le désir meurt et laisse place au fulgurant plaisir, ultime chamade de coeurs aimants, charmant rugissement, aspirée par le vide, perçant le ciel et ses sept niveau pour ne plus rien sentir, rien percevoir, hors du temps, hors des murs, la tête au firmament, la grâce entre les lèvres ...

vendredi 13 mars 2009

Le sexe au ralenti (slow sex), c'est urgent


Le sexe au ralenti, c'est comme un fantasme de femme qui se réalise dans le coeur de l'amant. L'éloge de la lenteur sous la couette, le temps d'un instant volé, paradoxe que deux amants peuvent s'offrir.

Oublier le temps et la performance sexuelle, se glisser dans une prudence pour chaque caresse, revisite de ce corps aimé, immobilisme des baisers ou légèreté des caresses, la quête est plus une recherche de frissons que du grand frisson. La langue timide courtise le mamelon au lieu de galoper vers le triangle d'or. Les mains se glissent entre les cuisses, là où la peau est si douce, pour mille caresses d'amants immortels. Les lèvres se courtisent et ne se heurtent jamais. L'orchidée lascive se livre à une valse hésitation, léchée, fendue, fendue puis léchée de nouveau ... sans jamais quitter le lit pour un septième ciel attendu mais redouté ... qu'il arrive, mais le plus tard possible

L'orgasme féminin au ralenti est bouleversant, souvent mêlé de larmes qui submergent. Je ne parle pas cet orgasme rapide et puissant qui arrive presque involontairement lors de l'amour au ralenti, et qui cumule la puissance du frisson du septième ciel avec une plus grande durée, corps arc-bouté pendant de longue minutes. Non, cette jouissance au ralenti dont je parle, cette ultime offrande là est à la frontière. Le frisson n'est pas un tsunami, mais une longue vague qui envahit tout le corps. le duvet qui se dresse est presque visible sur la peau en lumière rasante, lorsque la vague s'étend vers les talons ou vers la nuque. Une jouissance freinée pour un plaisir d'une énergie et une écoute des sens décuplées.

mardi 27 janvier 2009

Faire l'amour enceinte, avec un amant


Faire l'amour enceinte relève vraiment du don de soi, du partage des sensations et le l'amour avec un grand A.

Aussi, quand l'amante tombe enceinte (de son mari ou conjoint), elle s'éloigne souvent de son amant pour préserver cette bulle intime. Culpabilisation, interdits, manque d'envie des premiers mois, impossibilité de planning ou retour aux valeurs.

Il m'est arrivé plusieurs fois de vivre l'inverse, quand elles étaient repoussée par un homme qui oublie sa femme quand nait la mère.

L'emprise des hormones était si forte ...

Désarçonnée par cet homme qui subitement dit non, la femme enceinte qui cherche ou se rapproche d'un amant est décidée. Elle veut du plaisir, mais en version slow motion. Elle en a marre de ses propres doigts et elle est en colère contre son homme. Elle veut être touchée et calinée sur tout le corps. C'est la célébration de la vie, de la tendresse, de la passion langoureuse et de l'amour.

Au fur et à mesure que le ventre prendra de la place, les positions se réduiront au cunnilingus et à la petite cuillère. Toujours en lenteur, sans aucun heurts. L'orgasme est différent. Au début, il est violent et c'est ce trop plein d'hormone qui stimule cette puissance. Puis, vers 7 mois, on se retrouve plus à jouer les anges immobiles, entre deux nuages (oreillers), à se caresser et masser l'un l'autre, lovés l'un dans l'autre, à se couvrir de baisers et à partager ces instants infinis.
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