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lundi 3 octobre 2016

Attachée à un fauteuil, offerte, soumise ... ou ... toute puissante ?

Tu étais là, dominante, sur ce fauteuil luxuriant, telle une reine sur son trône. J'étais entre tes cuisses, en tain de dénouer tes liens de velours, et libérer poignets et chevilles de leur douce entrave. Ton corps fourbu, le fourreau de chair tuméfié et suintant, je voyais perler un sourire à tes lèvres.

Je savais que j'avais accédé à ton fantasme, en t'attachant à ce fauteuil rebondi. J'avais glissé sur la pente de tes plaisirs subtils, où les moments, lieux et gestes sont choisis. Les mots pour le dire sont venus aisément. Et l'ampleur de la fontaine de jouissance a déferlé en vagues de plus en plus puissante sur ton corps soumis, offert, envahi de mes élans et percuté de ma fougue.

Mais ce sourire, un rien facétieux, me questionnait.
Qui avait finalement dominé l'autre ? 

Tout avait commencé par un escalier qui craque, une rampe lustré, et un tapis rouge, dans cet hôtel où les lits à baldaquin se mêlent à des meubles à tiroirs secrets tout droit sortis de l'orient express, et à de lourdes tentures rouges ou ocres, masquant la vue sur la place rouge et sa statue du roi soleil. Il n'a pas fallu longtemps pour que tu ôtes ta pelisse et laisse tomber ton cabas, fière de m'exposer cette lingerie raffinée qui soulignait ton désir de célébrer ce fantasme par le plus opulent de tes apparats de dentelles.

Je glissais autour de toi, pour nouer un ruban de velours. Poignet droit. Poignet gauche. Une cheville. La dernière. Mes baisers et mes mains glissaient sur tes courbes, vérifiant que ta peau frissonnait aux effleurements, et que le brasier couvait déjà. Tu entrais dans ce costume de la soumise qui va être docile et malléable, assujettie à mes désirs. Je me souviens avoir serré ton cou, un peu. Je me souviens avoir pressé mon désir contre ta croupe, un peu plus.

Je te guidais vers l'autel où ton corps serait sacrifié. Les liens attendaient déjà. En un instant tu étais installée. Le dos bien calé au fond de cet opulent berceau de velours, les mains liées derrière la nuque, les cuisses sur les accoudoirs, et les chevilles encordées au point de ne plus pouvoir te mouvoir sans un violent coup de reins.

Ton triangle luisait déjà de désir. Cambrée par les coussins, le rubis de plaisir était dégoussé et dégorgeait comme une atteinte à la décence, rosé et humide, turgescent. Il émergeait et criait comme une sorte d'appel à la douceur de mes lèvres sur les tiennes, replètes, ouvertes, elles fleurissaient d'elles même ...

Là, à ma merci, j'ai tourné autour du fauteuil comme un fauve autour de sa proie. Toi, résignée, appelait la douceur. Mes doigts glissaient en effleurement, comme un rituel de mise à mort, et lorsque comme une lame, ils effleuraient ta gorge, ou comme un sabre, il envahissaient le moelleux de ton fourreau, tu lâchais un râle de délice ... trop peu ou pas assez ? A l'évidence, ces petits gémissement réclamaient un supplice plus envahissant.

Et c'est ce que j'ai fait, en prenant possession de tes convulsions, en envahissant le corridor des braves d'une vigueur suave qui déclencha la rupture du barrage, et l'inondation des velours du pauvre siège de tes tortures. Tes sucs glissaient, suintant sur mes doigts qui saisissaient ton plaisir en repoussant de droite et de gauche tes deux pétales de chair. un doigt, puis deux ou trois je ne me souviens plus. un râle, puis deux ou trois, je me souviens bien. Tu contractais tous tes muscles quand mes pulsions arrachaient un orgasme et que les écumes de plaisir perlaient, et que ton sourire devenais flapi. Fallait-il que j'y glisse deux doigts de plus, ou que je sorte mon sabre pour la mise à mort de ce corps gémissant du déchaînement luxuriant des orgasmes suspendus, et de ceux qui ont tout ravagé, le silence, le fauteuil, tes délicieuses sueurs, et que seuls les entraves ont contraints en ruades superflues d'une pouliche à qui on enfile une selle et qui sait qu'elle va se faire monter.

Le sabre en main, je regardai ton fourreau gonflé de désir, cette antre lisse et luisante, béante des élans de mes doigts. Je t'ai emplie, à genoux, mes raideurs dans tes chairs, ton corps sous la charge de mes élans, et le fauteuil te rejetant contre moi pour m'affronter en duel. Tu ne pouvais que laisser mes plaisirs pénétrer, te pénétrer, et mon sabre occuper tout le territoire. Je repoussait tes sensualités à chaque charge héroïque. En frissonnant, tu espérais être empalée encore et encore. Je t'ai inondée de mes excès, j'ai couvert le bruit de tes gémissement de la fulgurance de mon plaisir à abuser de ton corps offert, je t'ai couverte de ma sueur, et de tout mon poids, j'ai avachi mon corps tiède et victorieux sur le tien, dans le tien, sentant bien combien la position ne tiendrai que le temps que ton fourreau décomposé retrouve de sa vigueur, et me laisse quitter ce territoire vaincu.

Je t'ai alors embrassée, détachée ... et est apparu ce sourire d'une amante dominante, qui avait fait corps avec son fantasme ultime, et manœuvré à merveille pour que le fougueux amant vienne lui même périr en orgasmes hurlants au fond du canyon.

Détachée, mise à nue de toutes ces dentelles humides de nos sueurs, tu as regardé le lit encore fait. Défaits mais gourmands, nous l'avons soumis à nos tendres élans comme nos fougueuses chevauchées. Je t'ai aimée et chevauchée. Je t'ai offert ce fantasme et t'ai baisée. Ou le contraire ... qui sait ?




LA chambre, LE fauteuil

vendredi 29 juillet 2016

J'aime quand tu te masturbes avant de venir me défoncer

Moi :
 

Ma chère amante. Souvent, je te sens gourmande, et mes élans n'arrivent pas à t'étourdir jusqu'à plus soif. Ton corps, l'excitation de cette luxure, les fragrances du stupre, nos sueurs mélangées ... tout de toi m'enveloppe d'un bourdonnement des sens qui me fait perdre pied bien trop rapidement. Je t'ai à peine fait fondre 2 fois, que je flanche, que je fond, que je t'inonde de mes nectars comme nos corps glissant l'un sur l'autre après le mélange de nos sueurs. Et comme tu n'aimes ni mes baisers, ni mes grandes mains ... Je n'ai pas d'autre échappatoire que de m'effondrer au fond de ton puits en rugissant.

Aussi, j'aime venir à toi après avoir purifié l'animal qui est en moi. Je suis aussi vaillant, mais ton corps ne me mets plus dans l'embarras. Je peux arpenter ton antre des heures durant, laissant libre court à des impulsions, accélérations, percussions ... dignes d'un étalon. Tu gémis entre plaisir et agonie, dans une abondance de cris que tu dégorges à chacun de mes coups du butoir. Ton corps suinte contre le mien, et ton triangle fuit de ton délicieux élixir qui accueille mes élans. Puis, quand ton corps est épuisé, courbaturé, brisé en mille morceaux, quand ton esprit ne sait plus d'où vient le plaisir, la pression, l'envahissement, et que l'abandon ultime te met dans un état comateux ... alors, j'écoute mes sens, et je rugis à mon tour.



Elle :

Oh putain, j'adore quand tu me baises. Surtout quand tu me pénètres et que ton corps lourd pèse sur le mien. J'aime quand ton sexe cogne tout au fond, je crie comme une chienne, tout l'immeuble sait qu'on baise.

Mais alors, si il y a un truc géant, c'est quand tu te masturbes avant de venir. Ta queue est raide comme un pieu, mais tu ne prends plus aucune précautions. Je te sens accélérer, et ne plus arrêter d'accélérer. Je suis ta chose, je suis ta chienne. Je jouis dès que tu me pénètres, et c'est sans arrêt toute l'après midi. Tu me prends, tu me laboures, tu m'enfonces, tu me limes, tu m'enfiles, tu butes au fond, tu me la mets bien profond ... des heures durant, ma chatte est défoncée, tuméfiée, violentée, endolorie. Je dégouline de plaisir, je jouis à ne plus entendre les bruits de la ville, je vomis presque tellement les orgasmes remontent. Je tente de te repousser, mais tu accélères de nouveau. Je te sens immense et partout à la fois. Tes mains glissent sur mes seins, écartent mes fesses et ouvrent ma chatte. Tu es en moi et je te sens partout. Et quand tu jouis enfin ... je n'arrive pas à savoir si mon corps aurait supporté de jouir encore longtemps. Mais ce qui est sûr, c'est que j'aime quand tu te masturbes avant de venir me défoncer.

vendredi 27 février 2015

La première fois que j'ai enregistré ton orgasme

J'ai toujours été fasciné par la clameur de tes orgasmes, à tel point qu'un jour, j'ai décidé de t'enregistrer.

Chaque femme lâche prise d'une manière qui lui est propre et intime. Cela va du silence contenu proche de l'auto-bâillonnement aux petits cris qui imitent le porno ou la tennis women accueillant en rafales les balles qui percutent son tamis.

Au delà de la variété, il y a aussi eu la puissance sonore et la tonalité. Les cris aigus qui déchirent les tympans et désarçonnent, ou le râle profond de sauvage qui sent et fait monter la vague et lâche tout contrôle.

Ton râle est rauque, et lent, profond, puis puissant et vif ... et traverse les cloisons. En plus, il dure, je ne sais pas ... un temps infini ... (en fait, je sais, maintenant que je t'ai enregistrée)

Grâce à l'enregistrement, j'ai réussi à te ré écouter un brin plus concentré. L'iPhone est d'un grand secours, on peut le laisser sur un table de nuit ou sur la moquette, et il fait un rendu comme si on y était. Je me suis longtemps passé en boucle tes râles pour être le voyeur (l'écouteur) externe de ces moments où j'étais acteur.

Une respiration haletante, un souffle, animal, comme tendu avant un effort. Puis le râle commence à remplir le silence. A ce moment, on ne sait plus si tu es mâle, femelle, ou si c'est un sourd et profond grondement comme une déferlante qui se prépare au loin à surgir.

Au fur et à mesure que les frissons s'emparent de toi, la longue plainte devient clameur, et se réverbère dans toute la pièce. On sent, on entend monter en rythme la symphonie des sens comme quand tous les violons de l'orchestre s'embrasent d'allegretto en allegro.

Le chant qui se dégage de cette complainte polyphonique pourrait rimer avec l'effort, voire une sorte de supplice ... mais je sais qu'il n'en est rien. A chacun des assauts, à chacun de mes élans, ton corps s'ouvre et libère un gémissement qui ne s'éteint jamais, un râle se superpose au précédent, un son infini dans une spirale ascendante vers un espoir de septième ciel. Roméo cherche Juliette et le son sourd et saccadé des cors annonçant comme une mise à mort éructe de ton corps.
Enfin, au paroxysme de l'excitation, tes cordes vocales lâchent des cris rauques et enveloppants ... ton corps s’arcboute et hurle son extase en suspendant le temps ... et la saccade ne reprends que si mon corps que tu n'as pas réussi à désarçonner reprend le rythme dans tes chairs. Plus fort, plus exaltant, plus excitant ... encore et encore

Un jour, j'ai fait écouter tes oeuvres musicales à une confidente. Elle a dégusté tes vibrations par procuration et m'a lâché un ... "et toi, on ne t'entend pas !!!".

Ben non ... c'est plus tard, bien plus tard, bien plus fort

jeudi 23 août 2012

La première fois tu me fais l'amour, la seconde, tu me baises

La première fois, tu me fais l'amour. Je te sens pressé, mais je sais que tu prends ton temps.

Tu es un homme à préliminaires. Et c'est pour ça que j'aime tout de toi. Tout en lenteur, tu m'embrasses, tu me déshabilles, tu câlines mes seins, tu joues avec ma peau, tu me masses parfois ... Ca fait des années qu'on est amants, et tu es doux et prévenant, amant et aimant, et je sais que tu cherchera tout pour mon plaisir, comme j'aime ou comme tu veux me faire découvrir.

Au début, tes mains viennent chercher si je mouille. Comme à chaque fois, je suis un torrent. Ca m'excite comme c'est pas possible, plus tu glisses tes doigts, plus j'ai envie que tu me pénètres, avec tes doigts au moins, avec ta queue, vite !

Souvent aussi, c'est avec ta bouche que tu m'allumes grave. Tu m'as appris à jouir de ta langue. Quand tu ouvres mes cuisses et commence à me manger, je disjoncte complètement. J'ai envie que ça dure, mais ta queue me manque tellement que j'ai besoin que tu fasses vite. Je te tire par les cheveux pour que tu viennes me couvrir et me remplir.

Enfin, je t'ai en moi ! J'aimerais que plus jamais tu ne ressortes. Je jouis, toute de suite, en 30 secondes, tu me fais jouir dans la position du missionnaire tellement tu m'as excitée. Des fois, tu me l'ordonnes "Jouis, maintenant", et je jouis. Je suis tienne.

Mais toi, tu continues, ta queue entre et sort en moi sans s'arrêter, tu sais me maintenir dans cet état pendant un temps infini. Je sens que tu me parles parfois, mais je n'entends rien, ça m'excite encore plus, j'aimerais un jour comprendre ce que tu me dis ... est-ce des mots doux, des confidences, me racontes tu ce que tu me fais, ce que tu veux me faire, tes mots sont ils crus quand tu me fais jouir, ou es tu encore dans tes métaphores colorées papillons et orchidée ?

Tu ralentis, parfois pour ne pas éjaculer tout de suite, avec quelques précautions verbales, je sens ton gland presque ressorti, mais jamais tu ne me fais jouir à vide. Tu restes en moi. J'ai envie que tu ne ralentisses jamais. Pourquoi tu ralentis d'ailleurs, je ne veux pas que tu te maîtrises, merde ! Encore, j'en veux encore. Je te le dis, je réclame, j'essaie de mon bassin de pousser, d'avaler ta queue. Toi, tu es ralenti ou immobile, et silencieux. Merde, qu'est ce que je fais là. Vite, ça retombe, mon plaisir retombe comme un soufflé, ça va mettre une heure à redémarrer. Baise moi, merde ! Mais tout ça ne dure pas longtemps. D'un coup, tu prends appui je ne sais ou, et tu m'enfonces si profond que je dégorge un râle orgasmique ...

Et quand tu jouis, tu couvres mes cris, on doit t'entendre à mille kilomètres et je me sens être femme de te faire jouir si fort, de sentir ton plaisir. Ton râle et ton corps sont si puissants que je jouis de nouveau des fois, en même temps, sauvagement, sous les coups d'une queue moins appliquée mais si fougueuse, qu'elle sait sans savoir, me ravager encore une fois.

Certaines fois, tu restes dans mon lit. Tu en décidé ainsi. Pas d'obligation, pas d'envie de te lever non plus. Je profite de ton corps, mes mains et mes yeux se régalent. Je te masse parfois, je vais prendre une douche si tu es assoupi, le téléphone me dérange aussi, c'est chiant, j'ai encore oublié de le mettre en mode silence.

Et, quand l'envie te reprend, tu m'attrapes, et là, c'est une toute autre histoire. Tu me dis que ça n'arrive qu'avec moi, parce que tu me connais suffisamment pour te permettre d'être toi en tendresse, ou de lâcher tout. Je te crois sans te croire, mais ai-je le choix ? Tes mains sont insistantes et décidées. Tu m'imposes tes baisers envahissants. Tu m'attrapes le cou. Tu me dis que tu vas me culbuter. Souvent, je n'y crois pas, parce que tu es un tendre, mais tu as déjà été tendre, et quand tu attrapes ma chatte, pinces les lèvre, les ouvres et mets ta queue sans ménagement, je sens la promesse devenir menace.

Si je suis encore humide de toi, ça va, si je suis sèche, ça brûle comme un supplice. Plus ça force plus tu pousses. On dirait que tu entraînes toute ma chatte à l'intérieur. Quand enfin tu m'as enfoncée, tu accélères comme jamais. Je jouis tout de suite. Et tu ne t'arrêtes pas. On dirait que tu n'as plus peur de jouir, plus besoin de jouir, et tu tambourines jusqu'au fond, tout au fond. Par pressions, écartements, frottements, ma chatte brûle et je jouis comme jamais.

Tu me connais à l'endroit comme à l'envers, puisqu'à chaque fois, tu me retournes, et tu enfonces ton pieu dans ma fente à l'envers. L'oreiller que tu as mis sous moi me cambre, tes mains écartent ou fouillent, j'ai l'impression que tu entrent entier en moi. Il doit y avoir ta queue et au moins trois ou quatre doigts des fois. Je sais que tu prends appui au bout du lit pour cogner aussi fort.

Je suis sûr d'avoir mal, je suis sûre de jouir. Dans le mélange de nos sueurs, ma chatte beugle de plaisir. La douleur est si bonne que c'est un enfer quand tu ralentis, le souffle court. J'ai la chatte comme un chou, les lèvres tuméfiées et la cramouille qui inonde les draps. Et quand tu reprends, pour me bourrer la fente pendant une deuxième, troisième ou quatrième éternité, je jouis de nouveau.

Je sais que je n'aurai plus de voix, pour avoir crié comme dans un concert, comme dans un porno. Je n'ai qu'une seule peur, que tu me sodomises sans ménagement. Car mon cul à l'air est à toi. Sous la menace de tes yeux, de tes doigts, de ton sexe trop raide et trop brutal pour que j'aime ça. Jamais tu ne m'as enculée. J'aurai aimé, peut être, sans cette brutalité, sans cette sauvagerie ... mais jamais je n'aurai joui comme je jouis quand tu me baises la chatte après avoir fait l'amour une première fois. Baisée sans préliminaire, sans ménagement, et sans que tu ne faiblisses ... car finalement, même après des orgasmes pendant une heure, après avoir perdu 2 litres se sueur, ce qu'il me manque, c'est de te sentir ... jouir !

lundi 2 janvier 2012

Une nuit dans ta chambre d'hôtel

Tu en avais tellement rêvé, que quand l'occasion s'est présentée pour la première fois, je t'ai demandé d'abandonner ta chambre pour passer une nuit dans la mienne.

Je crois que cet hôtel de famille n'était pas le lieu le plus recommandé, tellement il était impossible de passer inaperçu dans les couloirs. Une vingtaine de chambres sur 3 niveaux, des portes qui claquent, des planchers qui grincent, et surtout, tout l'hôtel réservé et exclusivement dédié à cette conférence. Vingt chambres, vingt collègues, vingt personnes qui traînent dans les couloirs.

Ça faisait maintenant bien une demi heure que j'avais feint de tomber de sommeil et que je t'attendais dans mon grand lit, à scruter le moindre craquement. Ma plus grande peur était que la porte s'ouvre toute seule, je l'avais laissée entre-ouverte pour que tu puisses entrer. Certains craquements restaient lointains, d'autres se rapprochaient, puis filaient plus loin dans le couloir. Une porte claquait, et le silence reprenait tous ses droits.

Les ombres blafardes de cette TV rendaient la pièce lugubre et je décidais de l'éteindre pour laisser une simple lampe de chevet, plus chaudes pour accueillir une nuit qui promettait d’exhausser tous nos fantasmes.

Quelques pas encore, plus discrets, puis la porte qui s'ouvre et se referme, sans claquer. C'était toi. Mon coeur battait la chamade. J'essayais de deviner chacun de tes mouvements, d'imaginer à quelle distance tu étais. Tu devais enlever tes chaussures ou une veste quand j'ai entendu que tu passais par la salle de bain. Quelques secondes, quelques minutes, je ne sais plus tellement l'attente était insupportable, j'ai cru que c'étaient des heures. Quand tu es sortie, nue, ta silhouette s'est détachée en contre jour. Toi, une nuit entière à moi, enfin ! Dormir dans les bras l'un de l'autre, enfin ! Se réveiller ensemble, enfin ! Le fantasme ultime des amants qui se courent après.

Cette nuit là restera gravée dans ma mémoire comme une nuit unique.Ton corps encore froid est venu à la rencontre du mien, tes lèvres sont remontées le long de ma hampe pour me dire combien tu avais faim de moi. J'avais grand faim de toi aussi, et hâte de te retrouver.

Je savais comment te combler, je savais comment déclencher en toi les spasmes ultimes, j'ai toujours su comment les faire durer aussi, j'ai eu quelques faiblesses qui m'ont fait succomber et rendre les armes plus tôt que prévu ... mais ce que je ne savais pas faire, c'est tout ça en silence.

Le silence, jouir en silence ... tel était le challenge. Car si mon voisin de droite et mon voisin de gauche percevaient le moindre bruit, ou pire, s'il reconnaissaient ta voix, c'en était fini de nos amours secrets.

Après des centaines de baisers et de caresses peu farouches, tu m'as tendu ta croupe ardente, j'ai glissé ma queue entre tes cuisses, et me suis préparé à fendre tes lèvres pour une vigoureuse estocade. Du plat de ma main j'ai étouffé tes cris, tes tentatives de hurlements, tes espoirs te râles ou de longue complainte. Tu étais là, prisonnière entre ma main et ma queue, sous cette étrange torture, ce supplice dans ton calice, ce feu qui prend sans pouvoir lui apporter de l'air, sans pouvoir laisser sortir les flammes. Je sentais que plus je te contraignais, plus tu étais au bord de l'explosion. Ta chatte suintante tentait de me désarçonner ou de me happer qui sait. Tes cris en souffles chauds mourraient les un après les autres dans la paume de ma main. Je voyais ton corps se tendre sans pour autant que les spasmes ne se calment. Tes yeux se révulsaient, ton dos se tendait, tous tes muscles se tendaient, ta main libre boxait l'oreiller quand j'ai glissé au creux de ton oreille : "jouis maintenant !".

Et là, tu m'as offert, tu t'es offert, tu nous as offert la plus fantastique déflagration qu'il aurait été possible de contenir dans un silence étouffé, en pleine perte de contrôle, glissage mi arc-boutée, mi lascive, une sorte de râle où seule ta salive et ton souffle chaud s’échappaient pour souligner la violence des soubresauts de ton fort intérieur. Quand dans un geste rapide, j'ai ouvert tes fesses plus larges pour filer plus profond encore, j'ai touché pour la première fois ton deep spot et j'ai immédiatement explosé, dans un râle rauque et lent, mon souffle court saccadant ce que mon bassin ne pouvait plus faire, mes yeux crépitant de ces instants de grâce ultime où nos corps nous trahissent sous la torture du plaisir ravageur ...

Je me suis endormi sur toi, en toi, une fusion totale ... pour ouvrir un oeil, l'un et l'autre, flapis et fourbus, sourire jusqu'aux oreilles de tant de fougue muette, de tant de plaisir contenu ... des promesses pour jouer dans le futur avec liens, menottes, bandeaux, baillons. Nous avons parlé à voix basse toute la nuit sur ces fantasmes qui s'offraient à nous maintenant que nous avions ouvert, que nous avions enfoncé à coup de bélier cette porte des amours sauvages, de la vigueur contenue, des hurlements étouffés ... et nous avons retrouvé plusieurs fois jusqu'au petit matin les chemins de douceur de nos jouissances plus familières, plus douces et tendres, tels deux amants qui se retrouvent après avoir été "autres"

vendredi 30 septembre 2011

Je me sens étalon quand tu m'ouvres tes draps après elle (version verso)

Quand je sors de chez une amante et que tu m'appelles, je sais que c'est un moi différent que je vais t'offrir. Je me sens désiré quand tu insistes, je me sens étalon quand je te prends.

Quand je sors de chez une amante et je que je t'appelle, je sais que tu sauras être cette femme fatale, un rien chienne, un rien mienne, et que effacera ce sentiment d'inachevé de cette matinée pas si jouissive qu'espéré. Je me sens incomplet sans toi, je me sens étalon en toi.

Je suis tellement avide de toi que je te capte à peine la porte franchie. Le canapé ou le lit restent mes complices favoris. Point besoin de se dire bonjour, ma bouche couvre la tienne, et mes mains te saisissent. Je me sens tellement puissant que je te prends sans ménagements, que je t'enfonce mon désir au plus profond de ta chatte. Ma queue est raide comme jamais, turgescente, regorgée d'énergie. Sans risquer de délivrer une goutte de nectar, je porte de multiples charges à l'endroit, à l'envers, allant décrocher tes orgasmes toutes les 5 minutes comme on collectionne des trophées. Puis, quand la queue me brûle, quand ta chatte se fait sèche, quand nos corps glissent l'un contre l'autre de la sueur suintante de nos ébats torrides, je cherche dans un feu d'artifice final à jouir de toi, un orgasme sec et hurlant, sans grande effusion de mon nectar mais en couvrant tes râles par le vacarme de cette ultime agonie, en défiant de nouveau tes sens, rugir ensemble comme si nos corps fusionnaient en s'embrasant.

Alors, je te regarde, fourbue, les cheveux en bataille et les yeux hagards, la chatte franchement défaite, accablée de mes pulsions, je laisse ma tension s'échapper, imaginant déjà les courbatures aux abdos du lendemain et savourant la félicité d'avoir été si vaillant pour tant jouir de toi, de t'avoir engourdie de tant d'orgasmes, de t'avoir retrouvée, toi, mon amante, mon point de repère, mon centre.

Cette fois ci, j'ai été ton mâle. Mardi prochain, promis, je reviens avec mes mains, ma langue et mes baisers, pour incarner ton éternel fantasme, selon tes mots, la meilleure lesbienne que tu aies eu entre les cuisses.


lundi 21 février 2011

On ne va pas perdre de temps à parler !

Je t'avertis tout de suite, on va pas perdre de temps à parler.

J'ai envie que tu viennes chez moi demain matin, et qu'on arrête de discuter, qu'on arrête de se prendre la tête, et qu'on ne perde pas de temps.

Je veux que tu me baises. Je sais que tu n'aimes pas ce mot, mais là, j'ai grave besoin de ton corps.

Je veux que tu enlèves tes vêtements tout de suite en arrivant et que tu t'approches de moi. J'aurai juste le nécessaire sur moi. Ni soutif, ni culotte. Mes tétons seront encore tout dur de la fraîcheur matinale, et ma chatte toute excitée du frottement contre le jean.

Ta queue me manque à un point que tout le reste disparaît. Je rêve de toi, mais sans tes mains, sans tes lèvres, sans tes yeux, juste ta queue. Elle me hante. Je l'attrape et me la glisse entre les cuisses. Toujours raide, elle me fore la chatte toujours plus profond. La jouissance est instantanée.

Alors demain, ne passe pas des heures à me contempler ou à me caresser. Enfonce moi ta queue directement. Je veux que tu me pénètres, que tu m'enfonces, que tu t'enfonces en moi. J'ai envie de sentir ma chatte se faire remplir brusquement. Jusqu'au fond. Ton gland doit glisser sans retenue. Je veux que tu me bourres, que tu me fourres, que tu me laboures. Je veux être ta chienne, que ton bassin cogne contre le mien, que ma tête butte contre le mur, que je serre les dents pour résister à la rage de tes assauts.

Et seulement après, je sentirai la chaleur de ton corps, qui se posera sur moi. J'aime quand ton corps pèse sur le mien après le coït. J'aime quand tu m'as fait jouir comme une sale chienne et que tu me console comme un petit animal sauvage. Ma chatte rouge de plaisir et gonflée de douleurs, et ta queue, toujours raide, en moi, à moi.

Alors, enfin, tu pourras ouvrir la bouche, me dire des mots tendres, passer tes doigts dans mes cheveux, me regarder dans les yeux, m'embrasser partout et me faire l'amour.

vendredi 24 septembre 2010

A quoi rêvent les bourgeoises qui s'ennuient à l'heure du thé ?

L'heure du thé, c'est le moment où les bourgeoises qui s'ennuient, espèrent leur jeune amant ... :

Je viendrai comme convenu à l'heure du thé.
Vous aurez servi deux tasses et quelques gâteaux secs.
J'entrerai en silence, mais sans surprise, car j'ai le code et la clé.
J'arriverai dans votre dos, mais vous aurez senti ma présence depuis longtemps.
Vous ferez face comme toujours à cette grande fenêtre ouverte qui vous permet de voir la ville, la rue, les passants.
- Vous m'attendiez ?
- Le thé est servi.

Le tapis sera épais à souhait, vous m'aurez instruit de son nom et du coin de perse d'où il provient, de son histoire et de combien vous aimeriez me voir le fouler. Je poserai mes genoux à vos pieds puis longerai vos jambes de mes mains, pour remonter le long des cuisses et plus haut encore. Ensuite, je soulèverai votre jupe et offrirai votre entre-jambe à la lumière.
- Le thé est-il chaud ?
- Oui, il est brûlant, fiévreux même.

Votre chatte sera hurlante de désir. La jupe remontée sur les hanches, les cuisses écartées, à travers une dentelle translucide à souhait, votre fente s'ouvrira pleine de grâce. De mon pouce je flatterai sa perle. Votre corps lâchera progressivement sa posture, et les soubresauts de plaisirs ne laisseront aucun doute. Vous allez aimer l'heure du thé quand la tasse restait sur le guéridon.
- Vous luisez de désir.
- Oui, je ruisselle de ce désir distillé.

Je vous ferai glisser le bassin pour présenter votre entrejambe, et le soumettre à mes assauts. D'un coup ferme, je glisserai mon gland puis ma hampe ... lentement puis fermement. Puis je stopperai le mouvement et me lèverai. Je sais que vous me suivrez des yeux, espérant je ne sais quel baiser ... Mais je vous poserai sur les lèvres ma queue flamboyante.
- Sans les mains, montrez moi ce que votre bouche sait faire seule.

Vous me sucerez plus que me lécherez, mais manifestement, vous vous sentirez limitée, comme ligotée, sans vos mains pour accompagner le geste.
- Je n'arrive pas à boire mon thé convenablement sans prendre ma tasse.
- Le sucre est encore intact, regardez comme il est encore solidement entreprenant ... vous ne voudriez pas le voir se dissoudre trop vite ?
- Non, bien entendu ... est-ce une flatterie ?
- Oui, vous sucez divinement bien quand je ne vous prive pas de vos mains.

Quand vous m'aurez sucé convenablement, ma queue veinée vous sera retirée ... Je tournerai autour de vous, tantôt dans votre dos, tantôt bien en face. A chaque tour, mes mains qui glissent dans votre nuque, deux doigts pour flatter votre chatte, un baiser pour émoustiller vos lèvres.
- Tournez vous, ici, comme ça, telle une chienne.
- Mais ... je vais être en face de la fenêtre ...

La jupe retroussée, je vous cambrerai les hanches pour m'offrir un point de vue unique sur l'arrière cour. Vos mains sur le dossier, une jambe sur l'assise. Ce fauteuil Napoléon servira de piédestal à votre corps de rêve. Votre croupe frissonnera de se faire empaler. Ou peut être que vous demanderez.
- Bouffez moi, prenez moi !!

Quand j'aurai glissé ma queue en vous, j'exigerai une danse ... voir votre postérieur onduler, frétiller, aller d'avant en arrière, s'empalant sur moi et autour de moi en utilisant toute la lenteur et l'amplitude possible, en ouvrant tous les sens et toutes les sensations, voilà qui sera un plaisir visuel et sensoriel sans commune mesure. Et quand je déciderai, je prendrai les rennes de nouveau, et vous bousculerai vigoureusement. Le fauteuil avancera à chacune de mes charges jusqu'à se trouver bloqué par un guéridon, une lampe ou un tapis. Vous aurez alors la tête toute proche de la fenêtre, et, du haut de ce quatrième étage, vous pourrez offrir votre visage déformé par l'orgasme et vos cris de chienne à vos voisins d'en face ...

Quand votre fente sera suintante de nos enthousiasmes, vous vous affalerez sur le fauteuil, flapie et à bout de souffle, un genou sur l'assise, les bras sur le dossier ... Et quand vous vous retournerez, j'aurai disparu.

Juste un rêve ? La tasse de thé est bien vide, mais impossible de se souvenir du claquement de la porte. Est-ce un rêve éveillé, un souvenir à fleur de peau, une idée d'une rencontre future ... ou un fantasme singulier qui vient de de cristalliser ?

lundi 26 juillet 2010

Double pénétration : j'ai adoré (3/3)

Je rêve d'une double pénétration, mais il me faudra une longue préparation anale.

[... Suite ...]

- Mon cher amant, j'ai aaaaadooooooré cette double pénétration. Voyez vous, j'avais quelques appréhensions. Mais elles ont disparu au fur et à mesure que vous avanciez avec maîtrise et tact sur ce sujet.
Le contexte était un peu fou. Je vous ai cherché longtemps. Et ils ont été nombreux les faux princes à se présenter à moi avec une belle armure, une belle monture et un étendard flamboyant. Mais tous ne rêvaient que de l'estocade dans une joute à un seul impact. Ils ont tous failli me détourner de vous.
Vous ne cherchiez que la princesse. Sous une approche épistolaire, vous m'avez charmée en émoustillant mes fantasmes. Vous avez eu une manche, l'autre, et nous voilà à conclure la belle. Vous avez gagné les trois, ma chatte, mon cul, et les deux à la fois.
Voyez vous, ma rose brune était sauvage, restée à l'abandon depuis trop longtemps. Il me fallait un jardinier pour restaurer sa superbe. Et surtout, un jardinier plus caressant que pénétrant ... que j'inviterai à enfoncer plutôt qu'à effleurer.
Mais le plus beau fût votre capacité à trouver cette perle, ce troisième homme.
- Vous l'avez trouvé à votre goût ?
- Pas tout le temps, il n'a pas les mêmes qualités et les mêmes déficiences que vous.
- Hmmmm .... par exemple ?
- Comment dire ... son armure, il ne l'enlève jamais totalement, il y aura toujours cette barrière de poils entre sa peau et ma langue. Vous, vous m'offrez une peau lisse qu'il m'est agréable de lécher partout. Même quand vous vous négligez quelques jours, j'aime laisser courir ma langue sur vos duvets intimes mi doux, mi dru ... entre virilité et jeune éphèbe juste pubère.
- Et ses qualité supplémentaires ?
- Je vais vous flatter ... la première qualité, c'est que cet homme, je ne l'aurai jamais pris pour amant s'il n'était pas venu par vous. Et quelle surprise à le voir pénétrant et endurant à souhait. Il est tout le contraire de vous. Vous caressez trop longtemps avant de me prendre à mon goût, je vous l'ai déjà dit. Lui porterait l'estocade avant la première caresse si vous n'aviez pas scénarisé notre trio. Vous m'avez donc trouvé un autre amant qui était vaillant sans rester dans votre ombre, sans être votre siamois, sans être une caricature de mâle ...
- Qu'avez vous préféré ?
- Tout, tout et tout. Tout a commencé de la plus belle manière. J'étais à l'écoute quand vous lui avez parlé au téléphone. J'attendais de savoir si sa voix me ferai vibrer. Et ce fut le cas. Quand il a poussé la porte et qu'il vous a répondu, j'ai cru défaillir tellement sa voix rauque présageait de la puissance. Vous saviez n'est-ce pas ?
- Je n'avais pas prévu tant de frissons, mais en vous bandant les yeux, je savais que j'allais dynamiser votre découverte.
- Baiser en double aveugle ... c'est ça finalement le nom de ce fantasme.
- Belle métaphore en effet.
- Quand il m'a touchée, j'étais sûre que c'était lui. J'ai tout de suite senti ses mains plus froides que les vôtres. Il n'avait pas votre signature non plus. C'est au bout de quelques instants que j'ai compris que sa voix serait rare parce que vous imposiez le silence. Vous étiez là, je sentais vos bras, quand cet encore inconnu s'est approché de mon corps sans défenses. Je me suis jetée dans ce vide vers cet inconnu, et vos bras étaient là autour de moi.
Et quels émois. Quand il a mis sa main sur mon visage, et qu'il a sensuellement palpé mes lèvres. J'ai vraiment senti cette double présence ... vos effleurements et ses impacts directs.
Vous m'avez ensuite demandé de me lever face à lui. Debout face à cet homme. Il n'était finalement pas plus grand que moi. Certes, j'avais encore bas et talons, mais vous aviez exigé que j'écarte les cuisses. Pendant qu'il me pétrissait les seins, vous effleuriez ma chatte et mon cul.
- Votre rêve prenait corps.
- Oui ! surtout quand sa main est venue en moi aussi. j'étais humide comme une chienne en chaleur. Vos deux mains découvrant ma chatte, c'était tant de sensations. Je sentais le tourbillons des sens me prendre et ma chatte s'échauffer au fur et à mesure. C'est quand il a ouvert mes lèvres pour que vous y glissiez vos doigts que j'ai hurlé d'être sous votre domination. Vos longs doigts en moi, votre souffle chaud sur ma croupe, et lui, cet inconnu en face de moi, qui m'ouvrait la chatte sans m'embrasser.
- Il vous a embrassé comme un sauvage non ?
- Non, il a commencé par pétrir mes seins que vous aviez recouvert de dentelle. Il a délogé mes globes de leurs bonnets pour mieux les prendre, les pincer, les mordiller. Et quand vous aviez vos doigts en moi, il a commencé à me mordiller comme s'il voulait me faire mal. J'étais entre délices et supplice, comme vous me l'aviez promis. tétons fermes et au bord de la douleur, chatte fontaine de tant de douceurs.
- Vous vous rappelez quand j'ai guidé votre main ?
- Vous avez aimé me pousser vers lui, n'est ce pas ?
- Vous avez aimé que je mette votre main sur sa queue ?
- Oui, j'ai adoré. Vous sentir me combler, et trouver cette queue vaillante et offerte à découvrir. Il s'est stoppé net, comme étonné. J'ai remonté doucement ma paume le long de ses bourses, puis en refermant mes doigts autour de sa tige, j'ai jaugé l'appareil. Pas mal !!! Il me semblait plus large que vous au premier abord ... aussi, j'ai craint pour mes orifices ...
Il s'est écarté d'un pas et j'ai pu me cambrer pour descendre ma bouche sur sa queue. Je convoitais cet instant que j'avais rêvé, en me privant du regard, vous l'avez décuplé en sensations.
- Je l'ai vu au moment où vos lèvres se sont posées sur lui. Il s'est ... figé.
- C'est cette sensation que j'ai trouvé extraordinaire. J'avais les yeux bandé et je ne pouvais rien savoir de lui, de vous, de vos clins d'oeil, de vos signes et attouchements ... et j'avais toujours l’impression que c'était coordonné. Quand il s'est figé, vous avez titillé mon anus à nouveau. Un index entre clitoris et point G, votre langue entre mon coccyx et mon anus. Quand il était mordant, vous étiez caressant. Quand il s'est figé, vous vous êtes affairé derrière à me ... préparer.
- Votre rose brune était suintante de votre cyprine. Je caressais votre orchidée et ses fluides abondants pour lustrer et détendre votre rondelle et ses plissures.
Chaque fois que vous lui arrachiez un râle en agaçant son gland ou sa hampe, je posais ma langue charnue de toute sa largeur sur votre petit trou plissé en ouvrant encore plus votre sourire vertical.
Je sentais votre hâte, mais il me fallait plus de temps pour recouvrer une forme apte à plus que des caresses. Vous rouliez des fesses autour de mes caresses et mes baisers de tendresse. Tout devenait de plus en plus torride.
- Oui, je voulais m'asseoir sur votre pieu. Et quand vous avez cédé, quand vous avez arrêté vos caresses intimes, j'ai posé mon con sur votre queue. Quel bonheur de la retrouver. Mes lèvres se sont écartées avec un tel naturel, j'étais dans un état de grâce. J'ai senti tout de vous. Votre gland, son bout pénétrant, son rebord que j'adore lécher ouvrir le chemin et glisser dans mon antre plus qu'humide, hurlante de désir ... puis votre hampe, lentement, fermement ... j'étais assise sur vous, et lui, je l'avais bien en bouche.
- Je le sentais fébrile. Vous sucez si divinement que je l'ai interrompu. J'aurai été gêné si sa prestation partait en sucette.
- Ah ... je n'avais pas compris comment ça se passait. Vous me confirmez vous vous coordonniez. Quand votre queue me fendait, vous lui avez imposé ...
- Je lui ai indiqué ... Vous vouliez être le centre de gravité. Je n'avais qu'une main disponible pour ne pas chutter lourdement sur le lit, mais avec juste deux doigt, j'ai offert une fleur rose et luisante à son regard. J'aurai adoré qu'il vous caresse longuement, qu'il lèche vos cuisses, votre mont de venus, votre nombril ... et votre clitoris.
- Mais il n'est pas vous. J'ai trouvé ça un rien cavalier aussi, et les yeux fermé, j'ai été surprise de sentir son gland sur mon clitoris. deux queues pour ma petite chatte, les dés étaient lancés. Une devant et une dedans, on progressait. Mais quand il a poussé pour entrer, j'ai bien cru que j'allais le repousser. Ma chatte avait beau être excitée comme jamais et son gland luisant de mes baisers, j'aurai eu des cris de douleurs si vous ne l'aviez retenu.
-Douleur / douceur ... votre cul balance.
- Vous vous êtes couché sur le lit et m'avez invité à m'empaler sur vous en andromaque. Ma chatte adore sentir votre gland glisser et frayer son chemin entre mes lèvres. Chaque frottement est sources de frissons. Certaines fois, quand après un coït ma vulve est toute sèche, je sens mes lèvres résister à votre effraction, et votre gland percer son chemin en emportant mes lèvres vers l'intérieur ... c'est un délice de rudesse que j'adore avoir juste après un orgasme. Là, vous aviez la queue raide comme un phare, et j'ai senti le plaisir du bout des lèvres. Centimètres après centimètre, la rougeur de votre désir s'enfonçait en moi et les frissons de ce que vous bousculiez étaient plus intense à chaque seconde. J'ai senti la goutte de lubrifiant froide et saisissante que vous avez posé sur mon cul. Surprise ! La chaleur de son corps s'approcher de mes fesses ... ses mains sur mes hanches ... vos mains sur ma taille pour me cambrer encore ... et enfin, son dard s'approcher de moi ... enfin !
- Je suis persuadé que si vous n'aviez pas le bandeau sur les yeux, vous auriez ouvert des yeux rond comme des gobilles. Votre bouche ouverte, l'expiration d'un grand râle ... j'ai senti votre corps rendre les armes.
- Quel salaud, il est entré en force comme dans un porno. J'ai eu mal à en m'évanouir, quelques secondes, puis, le plaisir est vite revenu ... vous faisiez frissonner ma chatte doucement, et lui s'est immobilisé après un simple assaut ... Comme s'il cherchait son chemin au fond de mon cul.
- Vous aviez le ying et le yang.
- J'aurais adoré sentir les plissure de mon anus s'ouvrir comme vous me l'aviez fait découvrir, sentir ce vide se remplir, lentement, doucement. Mon orifice dilaté aurait pris l'ampleur de son arme et de sa puissance, puis aurai épousé sa vigueur et son rythme. A la place, j'ai eu cet assaut brutal ... Quelle déchirure dans le tempo.
- Le sextoy vous avait préparé un rien.
- Oui, mais là, excusez du peu, j'ai senti la morsure du glaive.
Mais, doucement, le plaisir est arrivé. J'aurais aimé une autre introduction en la matière, mais finalement, vous lui aviez offert mon cul a pénétrer, il m'a enculé comme un salaud.
- Quand j'ai cessé mes faibles va et viens, il a pris le relais.
- Oui, quel délice de vous sentir deux en moi. Une homme, c'est quand même plus chaud qu'un sextoy et ça comble plus profondément. Votre queue raide et immobile, votre bouche sur la mienne, vos mains qui glissaient sur ma taille ... sa queue en légers va et viens entre mes fesses. Une double pénétration, c'est comme une double levrette. Impossible de sentir d'où venaient les douceurs et les douleurs. Je me méfiais de lui et m'abandonnais à "sentir" mon corps. Quelques instants, mon anus est devenu le centre de mon corps, puis le plaisir est devenu plus diffus. Les vagues de plaisirs émergeaient de partout. J'avais le clito en feu, mais si j'avais ne serait-ce que posé une intention de doigt, j'aurais jouit comme une chienne.
- Mais vous avez jouit comme une chienne.
- Oui ... Mais grâce à vos deux queues. J'ai été forcée, percée, puis comblée ... et j'ai jouit de ces va et viens de vos armes dans mes fourreaux.
- Vous avez juré, même.
- Oui, mes mots à chaud ont été encore plus fort que ce j'aurais pu écrire. J'ai crié "défonce moi", c'est ça ?
- A peu près. "Défonce moi, défonce moi le cul, défonce moi la chatte, défoncez moi !". Je ne vous reconnaissais plus.
- C'est que je n'étais plus moi. J'étais la chienne que j'avais fantasmé. Votre douceur et sa brutalité. Votre puissance tranquille et sa fougue sauvage. J'étais entre deux mâles, le plus dangereux me ravageait le cul ... rien n'était innocent dans vos intentions ... vous lui avez offert ma bouche puis mon cul.
Je sentais sa sueur se mêler à la mienne et son ventre me toucher les fesses ou les cuisses des fois. Les yeux bandés je m'imaginais ce nouvel amant ... vous ne pouvez pas savoir combien j'ai imaginé une queue majestueuse, large et longue.
- Il était bien pourvu par dame nature pour combler la dame de coeur.
- Je n'étais plus la dame de coeur, j'étais une chienne, une salope, une pute ... A cet instant, j'aurais volontiers tendu ma bouche à d'autres queues. J'en avais deux pour moi. Je vous imaginais vous cogner à travers ma paroi intime parfois.
- J'ai cru sentir ça aussi. Votre palace intime était un rien plus ferme. Sa présence se sentait à l'intérieur comme à l'extérieur.
- A l'intérieur, hummmm.... A l'extérieur, il était envahissant. Vous l’empêchiez de parler, non ?
- C'était le contrat ...
- Je voulais sa voix pour compléter la vôtre. Vos mots si doux au creux de mes oreilles, mais les siens ne sont pas venus. Vous vous êtes mis en danger, mais jamais vous ne l'avez laissé venir sur votre territoire. La douceur, les mots, les longues discussions. Il n'était qu'une queue, une paire de mains, une odeur d'homme ... oui, une queue, vous m'avez offert une queue.
- Si j'avais eu un frère jumeau, vous auriez aimé ?
- Hmmm ... Je ne sais pas. En fait, j'ai adoré tout de cet homme, mais je crois qu'en duo, je me lasserai de lui rapidement.
- Vous avez aimé son coït ?
- J'ai adoré ma propre jouissance infinie ... j'ai l'impression que ça a durée un temps infini à me faire enfiler par vous deux ... Mais je ne l'ai pas senti venir, sauf que ce gougeât s'est retiré d'un coup d'un seul, qu'il a jeté son préservatif, et a éjaculé sur mon dos. C'était stupéfiant ... cet homme m'avait simplement utilisé pour réaliser son fantasme porno ... j'ai été son cul instrumentalisé.
- Mais vous avez adoré le jet de sa semence tiède sur votre dos, non ?
- Oui, et non ... ça m'a quand même secoué ... coït interruptus, c'est frustrant pour une femme. Et vous qui gardiez le contrôle et qui ne m'avez rien donné non plus.
- Vous m'aviez sucé de belle manière auparavant.
- Oui, c'est vrai ... mais j'ai été vexée de vos attitudes opposées jusque dans l'orgasme. Du coup, je suis allé prendre une douche. Quand je suis revenue, le bandeau enlevé, vous étiez tous les deux assis sur le bord du lit.
- Sa queue était boursouflée et encore luisante, encore trop molle pour vous combler de nouveau, et pourtant, c'est entre ces jambes que vous vous êtes affairée.
- Vous aimez que je vous attise ... ? Je l'ai regardé 10 secondes, puis j'ai voulu comparer vos queues. Vous saviez que les femmes comparent les queues ... mais là quelle déception. Vous bandiez comme un taureau, et lui, il était flasque comme un flamby.
- J'aurais aimé que vous nous suciez tous les deux.
- Je voulais ranimer sa mèche ... ça a pris plus de temps. J'aurais dû prendre une douche plus longue. Et quand sa queue s'est redressée péniblement, puis vaillamment, vous étiez en moi par derrière, enfin.
- Oui, vous l'avez vraiment sucé longtemps. Je suis allé m'asseoir sur le fauteuil. Puis, j'ai tout déplacé dans l'axe de votre fente ... et j'ai commencé à caresser vos hanches, vos fesses, votre chatte et votre cul de nouveau tout ferme de la douche. J'ai exploré du bout des doigts cet anus offert qu'on aurait dit vierge tellement il était de nouveau clos, ses plissures comme un bouton de fleur n'attendaient que mes doigts et mes baisers. Je vous ai ouverte de nouveau. Votre fleur se détendait et vous balanciez du postérieur dans un ballet de séduction que vous m'aviez plusieurs fois servi. Douce pénétration de la largeur du pouce, doux baiser appuyé d'une langue large puis pointue et pénétrante ... Vos gémissements me guidaient. J'ai glissé mon ardeur dans votre orchidée, puis luisante de votre désir, je l'ai appuyée fermement sur votre oeillet brun pour qu'il s'ouvre doucement et qu'il fusionne avec mon gland large et fier. Longuement, lentement, j'ai vu avec délectation vos fesses s'ouvrir jusqu'à ce que je ne puisse plus voir, et j'ai poussé encore, tout au fond de votre cul, les mains sur votre croupe, ma queue fière et prête à vous inonder de mes doux va et viens à ma façon.
- Vous baisez définitivement très différemment tous les deux.
- Vous me baisiez. Vos lèvres suçaient une queue pour la revigorer, votre cul dansait autour de ma queue.
- Vous avez vite repris la main.
- Oui. J'ai finalement posé mes mains sur vos fesses, et j'ai accompagné votre bassin dans un va et viens. Je voyais ma queue apparaître et disparaître en vous. Délicieux. Votre croupe cognait sur mon bassin avec ardeur. Vous laissiez tomber votre cul comme pour vous asseoir sur moi. Certaines fois, le mouvement lent me permettait de voir votre oeillet ouvert, ses plissures s'enfoncer au fur et à mesure sur ma queue vous fendait, puis, reflux délicieux, chacune des nervures tenter de me retenir comme en me regrettant et m'espérant de nouveau, serrant autour de ma hampe comme un baiser rond au beau milieu de votre sourire vertical ... qui luisait des nectars de nos envies.
Je l'ai senti jouir dans vos bouche. Vous avez eu un mouvement de surprise. De recul qui a pointé mon dard plus profond encore ... puis, votre rythme s'est changé en dégustation. Il devait avoir encore quelques gouttes de plaisir à vous offrir. J'ai vu votre nuque se pencher et vos cheveux accompagner le mouvement. Tous les muscles de votre dos se son tendus et j'ai à mon tour laché prise. Au plus profond de votre antre brune, je me suis adonné au délice de vous imposer mon nectar ...
- Salaud et Salaud. Lui éjacule sans prémices, quelques gouttes, soit, mais j'aurais aimé le sentir venir. Et vous, vous saviez, mais vous avez quand même éjaculé dans mon cul. Vous savez combien il est difficile et long de se débarrasser de vos traces. Ça fait une heure maintenant et j'ai encore l'impression de suinter de vous.
- J'aime que vous ayez des traces de moi, de nos émois.
- J'ai adoré nos émois. J'ai adorer vous avoir tous les deux et jouir de vous, puis vous combler tous les deux à la fois. Pour vous dire franchement, je ne pense pas que ce trio aurait pu me combler plus entièrement. Je pense que maintenant, quand j'aurai une belle et longue queue en moi, je me remémorerai nos émois à trois ... car je sais maintenant combien il est délicieux d'être comblé de partout, à la fois ... j'adore l'amour à trois.


Epilogue :
- L'homme est parti comblé, gentleman jusqu'au bout ;
- La belle a regretté de ne jamais avoir pu comparer nos queues côte à côte (tiens, je croyais que c'était un truc de mec, de se la comparer) ;
- Ce fut la dernière fois que j'ai vu la belle, comme convenu, nous étions amants singuliers, pour franchir sans enjeu et sans blessure, dans un anonymat parfait, ce fantasme qui lui tenait tant au coeur ... et au cul.

jeudi 24 juin 2010

Je rêve d'une double pénétration, mais ... (1/3)

Je rêve d'une double pénétration, mais il me faudra une longue préparation anale.

Cette position rare et acrobatique il y a 20 ans encore, fait maintenant partie des "fantasmes" où l'expérience est essentielle pour que cela se passe bien.

De manière assez ambiguë, énormément de femmes mettent en relief leur désir d'un trio (voir ici) par un désir de ressentir le plaisir en stéréo.

Ce fantasme est probablement celui qui a le plus de décalage entre la verbalisation et le passage à l'acte :
- Le trio en lui même est une sacrée marche à franchir pour un couple, même illégitime. Trouver un troisième ? Un ami ? Un inconnu ? Un club ?
- La sodomie reste un acte de don de soi, où la tendresse et la confiance en l'amant sont les conditions nécessaire au plaisir féminin.

Donc, cumuler ces deux franchissements de frontière à la fois peut s'avérer difficile, d'autant que pendant l'acte, de nouvelles difficultés peuvent survenir :
- Les deux amants sont hétéros, mais amenés à se "toucher" un minimum ... Si l'un des deux ne se sent pas à l'aise et se replie comme une anémone de mer, la simultanéité sera difficile à atteindre.
- Sentir la pénétration dans ses entrailles en recto verso, avant de devenir un feu d'artifice de plaisir, c'est un exercice de positions, de cambrure des reins, de lubrification et surtout de relaxation.



Je vais vous conter l'histoire de cette amante, qui rêvait toutes les nuits de cette "position de rêve" selon ses mots, et qui m'a choisi comme amant singulier pour l'accompagner dans la réalisation de ce qui lui tordait le ventre et l'empêchait de dormir.

- Pourquoi pas avec son conjoint ?
Parce qu'avec son conjoint, la sexualité et l'amour étaient mélangés, et que si elle formulait des fantasmes tels que le trio, elle avait peur de sa réaction. Trop d'enjeu, trop de danger de faire écrouler un édifice si merveilleux en duo sous la couette et si féerique pour les facettes couple et famille.

- Pourquoi pas avec deux amis ?
Difficile de savoir ce qui va se passer dans le futur. Comment s'assurer que ces amis, avec qui le coté sombre de la lumière aurait été abordés, soient blancs et purs dans le temps, au point de ne jamais rien révéler ? N'y aurait il pas un prix à payer, comme l'impossibilité de stopper la relation charnelle, et de continuer à se voir sans malaise ?

- Pourquoi pas seule en club avec deux inconnus ?
Les femmes, et elle en particulier, ont peur des hommes qui avance la queue dans la main, tel le chevalier noir qui porte l'estocade avec sa lance. Ce coté viril rime avec violence, coup au but unique et hâte bien trop sportive. Elle rêvait plus de libertinage lascif et suave. Le club, c'est aussi extrêmement difficile pour une femme pour la facette exhibition, et perçu comme un repère de sexe hardcore à la chaine.

- Pourquoi alors avec un amant plus un inconnu ?
D'abord prendre un amant. Etablir des relations charnelles de confiance avec lui en duo. Puis, avec lui, guidé par lui, avancer vers le trio et ce fantasme tant désiré de la double pénétration.


- Mais, très chère, aimez vous avant tout l'amour à l'envers ?
- Oui, mais pas avec mon mari. En fait, ça fait de longues années que mon anus est resté vierge.
- Parce qu'il est maladroit ou parce que vous n'y prenez pas de plaisir du tout ?
- Simplement parce que nous n'avons pas de jeux érotiques.
- Donc, je suppose que vous n'avez pas de sextoy dans votre sac à main ?
- Non, je ne saurais qu'en faire. Déjà, quand je me masturbe avec mes doigts, il me faut un dose de concentration, donc un objet froid et mécanique, non merci.
- Vos dernières expériences à l'envers ?
- Les métaphores sont sympathiques. Dans mon passé lointain, quand mon mec me sodomisait, j'avais besoin de beaucoup de lubrifiant, donc pour une double, je pense qu'il me faudra une longue préparation anale.
- Préparation : vous pensez à une montée graduelle en puissance ?
- Oui, vous voulez incarner mon fantasme : le voilà : je veux jouir de sentir deux hommes dans mes entrailles. Quand je fais l'amour, je sens l'envie d'être remplie par devant et derrière. Et pour y arriver, j'ai besoin de retrouver des sensations.

Nous avons donc passé quelques après midi fripons, tendres et érotiques, torrides et langoureux, à s'endormir fourbus de nos ébats. Elle n'a pas joui tout de suite de nos chevauchées tellement elle était tendue. Ses orgasmes ne venaient que du bout de ma langue.

Puis, après une demi douzaine de tentatives, elle s'est ouverte comme une fleur, et a commencé à vraiment sentir le vertige du bout de ma tige, quand nous nous mélangions intimement. Ces déséquilibres des sens devenaient siens progressivement, au fur et à mesure que la confiance s'installait. Quelques loupés parfois. Quelques scénarisations tombées à plat (sous un porche, dans un champ de blé).

C'est quand elle a commencé à vraiment se laisser offrir un délice profond en se laissant posséder qu'elle a réclamé un sextoy, pour se sentir enfin doublement remplie. Le fantasme de la double pénétration a donc commencé avec un complice avec qui je m'entendais assez bien, infatigable sans pour autant faire des prouesses, est assez obéissant puisque je pouvais le faire entrer dans la danse ou lui faire prendre du recul à l'envi ... un clone de moi en latex doux et ferme à la fois, avec des piles neuves (good vibrations pour nous deux).

Voilà les premières marches franchies : trouver un amant qui n'était pas son mari, retrouver le chemin de la jouissance vaginale, redécouvrir l'amour entre les fesses ... restait à chercher un troisième homme, qui viendrait avec son charme, sa mâle-attitude, son odeur d'homme et sa chaleur qui manquaient tant au sextoy.

La quette fut longue et harassante. Une annonce sur un site fripon sous une forme choisie et différenciante, ressemblant à ceci :

Soufre et mercure sont à la recherche de leur sel :
"Alchimistes de l'ombre cherchent la quintessence
En unissant leur alliance instable et éphémère
Avec un sel initié aux amalgames triangulaires"

Et une autre moins codée :

"La reine en visite diurne dans le pays des délices,
souhaiterait adjoindre à son amant souverain,
un second distingué, habile et puissant suzerain,
pour jouir de cette triple alliance dans ses deux calices."

Avec des annonces en termes plus que choisis, on s'attend à quelques retours raffinés, quelques phrases, voire quelques lignes. Quelle ne fût pas ma surprise. au moins 500 messages par jour, des réponses les plus graveleuses, des gros plan par tonnes, et à peine 1 à 2 réponses de "passables" par millier. Au bout de deux semaines de conversations avec quelques prétendants, j'ai tenté d'obtenir l'avis ou au moins le consensus avec la belle :

- J'aimerai vraiment que ce soit à la hauteur de mes espoirs.
- Je ne les connais pas intimement.
- Comment savoir lequel serait mieux qu'un amant + un sextoy.
- Je suis l'amant ou le sextoy ?
- Disons que j'ai essayé le sextoy tout seul. Vous le surpassez de la tête et des épaules.
- De la queue, on se vaut ?
- Il est plus disponible que vous.
- Vous y prenez goût. Si vous vous habituez à chaque chose que je guide dans votre bas ventre, vous aurez bientôt deux amants.
- Chiche ?
- Non ... vous ne connaîtrez rien de lui.
- Jaloux ?
- Que vous l'envisagiez, oui.
- Vous êtes puéril parfois, allez me quérir ce seigneur là, et festoyons vendredi en 8.

[... A suivre ...]

mardi 1 juin 2010

J'aime quand tu jouis au fond de moi

Mon cher amant,

Ma vie sexuelle n'a pas toujours été faite d'étincelles au sens que tu aimes. Ni étincelles, ni brasiers, ni même un feu de paille ...

Mon éducation a fait de moi la parfaite femme au foyer qu'on espérait. Même si ma maturité sexuelle était entre 68 et le sida, je n'ai jamais vraiment été "libérée". Le poids de la famille. Pas d'ouverture d'esprit. Pas de confidences entre copines. De piètres amants. Puis un mari qui a fait de moi la mère de ses enfants. Qui sait ? Quand je regarde en arrière, je suis fière de ma famille et de mes enfants, mais assez peu de ce que je me suis offert, et de comment j'ai pu offrir du plaisir en retour.

Mes ébats se résumaient à être à la disposition de mon époux. Il me prenait sans préliminaires, sans glamour, sans ménagement. En silence. Quelques râles et gouttes de sueur, Un long râle et gouttes de sperme. J'ai rendu au fil des années ce geste automatique. Je pouvais sentir quand il voulait. Ces soirs là, je me préparais différemment pour aller au lit. Et quand il avait "fini", je me levais tout aussi automatiquement pour passer au toilettes puis à la douche. Et quand je revenais me coucher, il dormais. Je crois d'ailleurs que j'ai au fur et à mesure des années ajusté le temps dans la salle de bain pour rejoindre le lit après son endormissement.

J'ai bien lu la presse féminine, les émissions de confidences entre filles qui sont devenues plus courantes avec le temps. Je me disais pour me rassurer peut être que j'avais une famille et un bonheur stable et sans heurts. Je restais convaincue aussi que beaucoup surjouaient. Ces orgasmes à s'évanouir, ces envie de chair, cette culture de la séduction, ... je me l'imaginais comme irréelle autant qu'un péplum pouvait surjouer ce qui s'était réellement passé à Troie et Alexandrie. Et surtout, quand j'imaginais toutes ces filles raconter leurs pulsions et vibrations, j'imaginais automatiquement les pleurs et moments de solitude qu'elles oubliaient de raconter quand elles étaient confrontée à la vraie vie.

La déchirure a eu lieu quand il m'a trompée. J'ai senti le sol se dérober et mon univers basculer. J'étais sonnée, hagarde, à marcher dans un univers où tout ce qui me semblait solide sonnait faux et creux. Comment avait il pu, tant de temps, être comme ça avec moi, et différent au fond de lui même, vivre ses envies sans moi. Comment avait il pu faire l'amour à d'autres, comment avait il pu leur prononcer des mots de désir, d'amour ? Je me sentais nulle, dévalorisée. Plus de goût à rien. La maisonnée ne me donnait plus cette sensation de nid rassurant, mais plus comme le reflet d'une candeur brisée, et reflet de toutes les trahisons de l'homme que j'aimais, que j'avais aimé.

Au bout de quelques mois, je me suis rendu compte que je ne l'aimais plus, ou que je ne l'aimais pas. J'ai donc entamé une procédure de divorce. J'ai fait ma valise et je suis partie chez une amie. Cette amie avait une vie contraire de la mienne. Elle avait vécu avec des hommes plein d'imperfections majeures, sur qui elle avait appris à ne pas compter, des bad boys, des faibles, un homme marié ... Elle avait finalement fait un bébé et s'était rapidement trouvée à l'élever toute seule. Mais quand elle m'a raconté ses souvenirs, comment l'amour, imaginé, vécu dans les yeux de l'autre, à fleur de peau en frissons, combien ça coupait la respiration et empêchait de dormir ... alors, j'ai compris définitivement que je n'avais jamais aimé. Je voulais ma part. Vibrer. Ne plus arriver à respirer ...

Je me suis donc inscrite ... elle m'a inscrite à ce site de rencontre. Une soirée de fous rires comme j'en avais besoin. J'avais l'impression d'être un produit. La taille, les cheveux, les yeux ... assez peu d'enjeu. Le poids commençait à devenir intime. Puis l'age. J'ai menti un peu, j'ai utilisé les "ne veut pas le dire" aussi. Puis la description. Je crois qu'on l'a recommencée 3 ou 4 fois. La première était fade. J'ai regardé la description d'autres femmes, et elle me semblaient aussi fade que la mienne. La seconde était trop inspirée par mon amie. On la voyait elle et plus moi à travers ces quelques lignes. Cyrano, sort de là. C'est après que j'ai su ce que je voulais dire, sans me plaindre de mon passé, et ce que j'attendais sans exiger d'un "amant". Le mot est lâché ... J'ai clamé à la terre entière que j'étais libre, et que je cherchais, que j'espérais un amant.

Le lendemain, ma boite de réception était pleine de centaines de messages. Il m'a fallut en supprimer plein sans vraiment les lire, tellement les prétendants étaient jeunes, ou vieux, ou loin, ou cru et vulgaires comme si on étaient intimes depuis des années. J'ai donc ajusté encore en posant quelques exigences. Je souhaitais être courtisée et non sautée. Lit, crac-crac, douche, dodo ... ca a été mon quotidien pendant trop longtemps. Au fur et à mesure, les messages venaient en torrent plus maîtrisés. De quelques centaines à une centaine, puis une dizaine par jour.

J'ai rencontré quelques hommes. Ceux qui savaient passer à l'acte. Car j'ai appris tellement de chose à ce moment là de ma vie. Il y a tant d'homme qui virtuellement ressemblent au prince charmant, qu'on peut vite se croire princesse. Mais peu de prince savent se montrer au grand jour. Les fabulateurs, les hommes mariés ... je demandais juste un numéro de téléphone fixe et un rendez vous vers 19h pour "trier". Puis, parmi ceux qui montraient le bout de leur nez, il y avait plus de crapauds de de princes. Des ptis, des gros, des rustres, des beaufs ... certaines semaines, j'en ai rencontré des gratinés, on se serait cru dans une caméra cachée. Certains étaient juste normaux, mais tellement normaux qu'il n'avaient rien à raconter, ni aucun magnétisme. J'ai passé une soirée, puis une nuit avec une douzaine d'entre eux. La moitié était décevante, l'autre n'a jamais rappelé, j'avais dû être décevante moi même. Tant d'espoirs. Peu de bonnes vibrations.

Puis, tu es arrivé dans ce tourbillon. J'aurais pu ne pas te porter d'attention. Ta fiche était décalée, tu étais marié, mais tes mots m'ont intriguée. Quelques échanges ont confirmé que tu ne cherchais pas à vider tes bourses le soir même, et je me suis laissée bercer par nos échanges. Des fois, je me suis même demandé si tu souhaitais vraiment autre chose que des mots, des échanges de mots. Des fois longs, des fois plus espacés, mais toujours assez intimes, voire coquins. Tu semblais avoir vécu tant de vies que je ne comprenais pas pourquoi tu m'accordais du temps. Mais je me laissais apprivoiser, petit prince. Un rien fripon. Un rien mentor. Un rien miroir.

C'est en te lisant que j'ai eu envie de me rendre séduisante. Je suis allée enrichir ma lingerie, passer chez l'esthéticienne pour découvrir les douleurs de l'épilation, torture pour qui comme moi avait relégué le ticket de métro dans la panoplie du strip tease depuis toujours. Mais tu es resté longtemps insaisissable. Tous les hommes cherchent une rencontre, et tu n'abordais jamais le sujet, au point que je me suis mise à devenir moins timide et à te demander de franchir le pas. Nous avons alors longuement discuté de ces fantasmes que j'avais à peine effleuré 20 années durant, et que tu faisais remonter à fleur de peau.

Je t'ai fais l'amour en songes un million de fois. Avec mes doigts, avec mon téléphone des fois. J'ai exploré l'intérieur de mon antre et me suis retrouvée adolescente. Mon amie avait vu que je m'étais "équipée" d'un vibromasseur, mais j'avais du mal à en parler avec elle, culpabilité, honte peut être. Avec toi, l'anonymat aidait à la confidence sans retenue. J'ai toujours cru que notre relation serait sans fin, mais je savais que si un jour j'en disais trop, il suffisait de ne plus se parler, se voir, pour ne pas avoir à vivre avec une culpabilité mal embouchée.

Mais tu m'as vite mise en confiance, et tu as ouvert la porte de mon jardin secret. Où plutôt, tu m'as fait ouvrir la porte de mon jardin secret. Comme tu continuais à être insaisissable, et que ce jardin virtuel me laissait tant d'envie d'y poser le pied à deux, j'ai eu la faiblesse de croire que tel Cyrano, un autre amant pourrait être ton faux nez. un, que dis-je ... plusieurs. Aussi, après quelques semaines à me demander s'il y avait un sens à nos échanges, j'ai reposté une nouvelle annonce plus directe sous un autre pseudo. Tu ne t'es pas laissé draguer par cet autre moi. Mais j'ai eu le bonheur de trouver de belles rencontres, de belles bulles d'oxygène. Certains étaient brut de décoffrage ... en un seul morceau dont on peut embrasser l'envergure d'un seul coup d'oeil. Un pompier, un responsable de salle de gym, un commercial sans autre attache que sa pension alimentaire ... Tant d'hommes auxquels je ne me seraient pas ouverte quelques semaines plus tôt. Ou plutôt, auxquels j'aurais ouvert les cuisses, mais avec qui je ne me serais pas autorisée à ronronner comme une chatte dans les rayons de soleils du printemps.

Puis un jour, tu devais être prêt probablement, tu es devenu disponible. La pression que je t'avais mise pour te rencontrer avait glisser sur toi comme une goutte d'eau sur une toile cirée. Là, tu décidais. J'avais envie de te laisser faire. Notre première rencontre, nous l'avions scénarisée, revisitée, écrite au moins cent fois. J'ai donc fait comme prévu. La semaine qui a précédé, j'ai craqué pour un bustier qui me mettais en valeur, et un chemisier qui permettais à mes courbes de faire tourner le regard aux hommes. En bas, j'ai opté pour un boxer, le string, c'était encore un peu trop pour moi. Je suis allée de nouveau chez l'esthéticienne, et j'ai fait place nette à l'entrée du jardin. J'avais déjà débroussaillé, tel que tu avais suggéré, pour que j’apprenne à venir profiter de ce jardin avec mes mains, mais aussi pour que mes amants puissent aimer y venir aussi. Mais cette fois, ce doux gazon court et dru allait laisser place à une douce peau lisse et rose. Tu ne peux pas savoir combien s'est déroutant pour une femme de ma génération, de se trouver dans le plus simple appareil devant un miroir, et de se regarder être sans toison, telle les danseuses de peep show. L'époque à changé, j'étais déroutée par mon corps mature mais à l'apparence pré-pubère, sans plus aucun poil. C'est en enfilant lingerie, bas puis escarpin, que je me suis trouvée belle, aguicheuse et en confiance pour la première fois de ma vie. J'étais prête pour toi.

L'hôtel était calme. Dans ce quartier, prendre les clefs d'une chambre vers midi devait être peu courant. J'avais pris une valise alibi, car venir à l'hôtel avec juste un sac à main, c'était au dessus de mes forces. J'avais besoin d'une trousse de toilette tout au plus, mais finalement, avec une valise vide, je me suis vu la remplir comme pour un week end avec tenues pour la nuit, pour le jour, maquillage, sèche cheveux ... Quand je suis rentré dans la chambre, je me suis dit que c'était une première, de prendre une chambre d'hôtel dans ma ville, à quelques centaines de mètres de quartiers si familiers. La chambre était sobre. J'ai tiré le tentures, ajusté le chauffage, puis je me suis fait couler un bain. J'avais un peu de temps devant moi, alors, j'ai pris soin de moi, comme une courtisane, comme une catin, comme une femme qui va baiser. J'avais préparé mon corps la semaine précédente, le jour d'avant ... épilation, peeling, masques ... Mais il reste toujours quelque chose à "ajuster" pour se sentir moins moche, moins vieille. J'avais tellement peur de te décevoir. Un grand bain d'eau chaude. Plusieurs fois pendant ce bain, j'ai cru que l'appréhension allait prendre le dessus et que j'allais tout plaquer et fuir, ne plus répondre à tes messages et ignorer jusqu'au souvenir de cette aventure. Parce que j'étais en territoire inconnu. J'avais mis le pied au delà de la clairière, et pas qu'un, une dizaine de pas, une centaine de pas. J'étais loin de tous mes repères, et tu pouvais surgir à tout moment. Enfin, non, car tu es un gentleman ... enfin, je crois.

Quittant la salle de bain au mieux de ma forme, et pour ainsi dire sur un petit nuage, j'ai laissé tomber le peignoir à mes pieds pour me retrouver nue, et glisser ma peau encore chaude dans de la lingerie friponne. Chaque jour, j'enfile ma culotte en gardant le peignoir, et je glisse mon soutif face mur pour éviter d'éventuels regards, on ne sait pourquoi dans une salle de bain fermée. Non, ce jour, j'ai laissé tomber mon peignoir à mes pieds. J'étais droite, nue, et je voyais mes seins tendus de désir. J'ai redressé mon dos pour les faire pointer. De trois quart comme pour poser. Je me suis sentie belle. La dentelle est venue voluptueusement souligner ce corps que je découvrais sous un nouvel angle. Etait-ce bien moi ? Bas, escarpins ... Je me surprenais ... à rester dans cette tenue quelques longues minutes. Puis, j'ai enfilé ma jupe et mon chemisier. Un bouton de moins que d'habitude. Retour dans la salle de bain pour un rapide maquillage. Dernier regard avant d'éteindre les lumières ... J'ai rejoint le lit, et mon téléphone ... et je t'ai smssé le numéro de la chambre ...

Tout s'est passé comme dans un rêve. Toutes mes peurs et appréhensions se sont cristallisées au moment où tu as poussé la porte laissée entrebaillée. Tes pas dans le noir. Les frôlements. Le son de ta voix. La prudence de tes mots. Tu es venu à coté de moi et nous nous sommes tus. Peut être que nous avions tout dit lors de nos échanges épistolaires. Peut être que ton magnétisme me paralysait. Le silence m'enveloppait. Même dans la pénombre, nous étions les yeux dans les yeux. Je sentais ton parfum, j'entendais ta respiration, lente, mais présente. Moi, je paniquais à l'intérieur. Ici, seule avec un inconnu dans une chambre d'hôtel. Ici, avec toi. Je voulais parler, hurler, m'enfuir, mais finalement, rien ne sortait. Mes mains ne bougeaient pas, ma respiration était saccadée et je ne pouvais pas bouger.

Tu as pris l'initiative en premier, comment en aurait il pu être autrement. Comme dans nos rêves éveillés et écrits cent fois, tu as posé ton pouce sur mes lèvres, et chair contre chair, pulpe contre pulpe, nous nous sommes touchés pour la première fois. Impact ! J'ai cru défaillir. Mon coeur devait être en vitesse essorage. Ma respiration tombait sur ta main, et je sentais l'air chaud me revenir en écho sur lèvres et joues. Je me sentais bien, comme une extrème sensorialité. Je sentais ton pouce prendre possession de mes lèvres sans protocole, chacune des nervures. Ma respiration s'est calmée, et le désir a remplacé peu à peu la peur. Je savais depuis nos premiers mots, mais là, je savais vraiment, que tu allais me ravager.

De longues minutes, tes mains ont pris possession de mes lèvres, mes joues, mon cou, sans que tu ne t'avances plus, sans que tu changes ton visage au sourire énigmatique. J'essayais de suivre tes mains du regard, tes yeux aussi, ton sourire sans l'oublier ... Ton sourire s'est ouvert, ton visage s'est détendu, tes yeux se sont ouvert, le tout au ralenti ... M'avais tu jaugée ? J'étais à ton goût alors ? En tout cas, tu m'avais capturée, j'étais comme prisonnière de ton filet magnétique, et je n'ai puis que laisser venir sur mes lèvres ton premier baiser. Un baiser magique. Non pas que je n'ai pas été embrassée, galochée, ou que je n'avais tourné 7 fois ma langue dans la bouche du voisin. Mais ce baiser avait tellement de sens qu'il était unique.

Les boutons de mon chemisier ont sauté un à un, et tes mains jouaient déjà sur mes épaules quand j'ai osé avancer la mienne. J'étais donc en train de faire mon premier pas timide, quand mon chemisier a glissé et m'a ligotée au niveau des coudes. Traître ! Et toi, tout fier de mes élans stoppés, tu as saisi ma main qui ne pouvais pas aller plus loin, entre tes lèvres, entre tes dents ... à me lécher les doigts, à te régaler de la situation, captive dans ma tête, captive dans mon corps. Et finalement cette situation de captive m'allait bien. J'étais devant toi, assise sur le lit, le torse à demi nu, et tu me parcourais tes mains, des yeux, des lèvres et de la langue, telle une princesse qui concentre en une nuit les préliminaires de mille et un songes.

Je me suis laisser tomber sur le lit, je ne sais plus sous quelle impulsion. Tes mains glissaient sur mes épaules, mon cou, mes lèvres, accompagnées, précédées ou suivies de tes lèvres. Tu me couvrais littéralement de baisers, de bisous, et l'envie de mordre ou mordiller ne devait pas être loin tellement je sentais cette puissance contenue. Je me plaisais à être ta proie, et toujours enlacée dans ce chemisier je ne savais pas faire mieux que me laisser faire. C'est quand ta langue est passée sur mon nombril, ou quand tes doigts ont glissé sous la dentelle je crois, que j'ai poussé mon premier soupir incontrôlable de plaisir. Mon bas ventre s'est rappelé à moi. Hurlant, brûlant. Le désir cédait une partie de sa place au plaisir. En petits frissons, puis en moiteurs et torpeurs. Sous ma jupe, j'étais rivière. J'avais envie de te sentir en moi ... mais toi, tu jouais encore avec mon nombril.

Je t'ai dit "viens" ... et tu n'es pas venu. J'ai réclamé alors avec ma voix la plus suave possible ... "viennnns" ...

Tu as retroussé ma jupe, enfin. A genoux entre mes jambes, j'ai senti ton souffle sur mes cuisses. Des caresses le long des mollets, l'intérieur des genoux, sous la cuisse. Je n'en pouvais plus d'attendre. Je sentais le feu prendre en moi. Puis, soudain, tu as posé la main sur mon minou. C'est la première fois que je sentais la dentelle à peau nue. Mon épilation encore toute récente, ta main pressait les moindres coutures et détails contre ma peau lisse, contre mon antre, dentelle à fleur de peau, antre qui te voulait. J'ai senti la chaleur de tes lèvres, la moiteur de tes respirations, puis ... ta langue.

Je ne sais plus comment, je me suis retrouvée avec ma lingerie sur les chevilles, mais je me souviens avec combien de délicatesse ta langue s'est glissée en moi. Chaque replis, chaque grain de moi se souvient de la pointe humide. Chaque recoin, chaque cm² revit l'impact avec ta langue. J'ai eu une longue et lente ascension orgasmique. Le feu, le frisson m'a pris. Rien, plus rien ne pouvait me retenir. J'ai agrippé les draps, basculé ma tête en arrière, cambré mon dos, ouvert mes sens encore plus fort. Je sentais ton parfum, j'entendais la rue et tes respirations, les yeux fermés, je te laissais me submerger par l'intérieur, et les sensations revenir en frissons. Ce fut un de ces orgasmes référence, avec lequel on étalonne les autres. Un long et lent, qu'on sent venir. Pas besoin de se forcer pour que le plaisir vienne, il a commencé dès que tu m'as léchée. Et c'est allé crescendo. Pas comme un pianiste débutant dont les mains ne s'éloignent jamais des touches, mais comme si tu me connaissais depuis toujours. Ta langue, le bout pointu et curieux, qui a su ouvrir mes lèvres. Puis tes mains, qui sans être brusques, ont glissé entre mes cuisses pour offrir ma vulve ouverte ... à ta langue, devenue plus active, pugnace dans les pressions et les "coups de langue". Enfin, les sucions, où mon corps était littéralement aspiré vers toi en ondes de plaisirs, ondes que tu repoussais fermement avec une certitude déconcertante tout au fond de mon puits avec pression, cognant en moi pour me désarçonner encore et encore, encore, donne moi de cette langue des émotions.

J'avais envie de toi en moi. Tu t'es débarrassé de tes vêtements, et moi des miens. Nous étions nus. Tu es venu me couvrir, nombril contre nombril, torse contre poitrine. De tout ton poids, tu m'as plaquée sur le lit, pris les poignets, et embrassée. J'ai été embrassée comme tu m'as fait la cour. Tes lèvres ont survolé mon visage, d'un bout à l'autre, d'un coin à l'autre. Tu cherchais mon parfum peut être. A quelques millimètres, je sentais le souffle chaud. Nos lèvres se sont effleurées, sans jamais se percuter. Mille baisers ébauchés. Mille promesses. Puis, impact ... chair contre chair, elles se sont mêlées, entremêlées, mélangées. D'une commissure à l'autre je t'ai embrassé dans une étreinte intime presque chorégraphiée. Ta langue m'a parcourue, puis, tu m'as remplie. J'ai senti ta langue prendre possession de ma bouche au moment même, je sentais ton sexe dur se poser sur le mien, et toi, de tout le poids de ton bassin, me transmettre ton désir. C'est bon, de sentir le sexe d'un homme, ferme de désir, contre son corps.

Quand tu m'as pénétrée, j'ai joui. Premier centimètre, premier vertige, première syncope. J'ai cru m'évanouir. Tu glissais en moi ta longue tige en remplissant ma bouche de toute ta langue. Si lentement. Si sûrement. Je crois que j'ai dû jouir par tous les pores de la peau tellement tu m'a remplie, envahie, dévastée. C'était bon de voir combien ton sexe et le mien allaient bien ensemble, tout en douceur. Ma vulve, mon vagin s'écartait doucement pour te laisser prendre place. J'aurai pu imaginer avoir besoin de quelques manoeuvres, quelques allers-retours introductifs, pour que tu entres entier en moi. Mais non, tu t'es enfoncé jusqu'au bout, tu as cogné au fond et encore plus, sans reculer un seul instant. Mon puits était humide de désir et ton sexe assuré de sa soif de me prendre. J'ai senti le feu prendre et mes fluides se répandre encore. Je devais être tellement en manque d'une longue pénétration, d'un sexe à la mesure de mes fantasmes, qui me remplisse, me fende, me perfore, d'un long et lent coup infini, et qui, de tout son poids, irait cogner jusque sous mes ovaires son désir de me voir lubrique.

Oui, je me sentais lubrique. J'avais envie de jouir et de jouir encore. Mais j'avais aussi envie de voir le désir, le plaisir te submerger. Je voulais que tu me sortes des mots cochons. J'avais envie de me sentir chienne. J'aurais volontiers remis ma lingerie, des bas, un porte-jarretelles et des escarpins, pris des positions pour t'exciter encore plus, pour que pour quelques instants, tu me baises le diable au corps, que ton envie déborde et que tu m'offres ta semence sans te retenir, que tu me donne ce liquide chaud en cognant tout au fond de moi, en râlant tel un fauve qui rugit, qui se fait submerger, défaillir et jouir en moi ...

Et effectivement, tu es venu. En moi ta jouissance. J'ai cru un instant que ton sexe grandissait encore en moi,c'était le rythme devenu chaotique. J'ai libéré une de mes mains pour rejoindre ta nuque et ton bas du dos. Les spasmes s'emparaient de toi sans me quitter. Je jouissais à te sentir jouir de moi. Ma peau était frissonnante de sentir ton sexe, dans toute sa largeur, butter tel une bête prête à expirer, puissance étourdie, dos tendu. Mon sexe était labouré par ton soc, dans la largeur parfois sous les spasmes qui te dominaient.

Puis est venu ton sperme, ta semence, ta liqueur sucrée, ton fluide, ton nectar, ta suc, ton jus intime, ton essence, ta sève, ton brûlant venin fécond, ton nuage laiteux. J'en étais remplie de toi. J'ai senti la moindre goutte te quitter et venir butter au fond de moi. J'ai tellement adoré cette brûlante délivrance, ce râle de plaisir, cette fusion des chairs, à ne pas pouvoir passer un souffle d'air entre nos corps, entre nos envies, nos peaux, nos sueurs et fluides mêlés.

Alors oui, je te veux, encore, plus, plus souvent, tes mots dès demain, tes yeux, tes mains, ta langue surtout, ton sexe, ton corps, ton râle, et ton corps étourdi qui m'écrase comme j'aime. J'aime t'avoir entre mes cuisses, j'aime quand tu jouis au fond de moi.

Note : d'après une lettre manuscrite effectivement reçue.

mercredi 19 mai 2010

Vouvoyer une amante en lui faisant subir les derniers outrages

J'ai une tendance naturelle à vouvoyer sur les chemins de traverse et à tutoyer dans les sphères privées et professionnelles. Il ne s'agit pas de distance, mais de respect et de mise en oeuvre d'une certaine élégance dans le propos et dans la forme dudit propos.

Car, à l'époque du sms, je préfère "perdre du temps" à la manière du petit prince, pour mieux se connaître l'un l'autre ... et démarrer les préliminaires d'une éventuelle rencontre dans les mots, courtiser l'esprit de l'amante, exciter son imaginaire, flâner dans un jardin luxuriant ou se partagent des envies et des fantasmes ...

Avec certaines amantes, je ne suis jamais passé au "tu". Nous nous sommes vouvoyés pendant des années. Voici un exemple de message proche de ce que j'écrivais alors :

"Ma très chère Reine,

Hier, en arrivant sur Paris, je me suis réveillé dans le TGV, tout chose des souvenirs de nos dernières émotions. Repas des plus sensuels, festin des plus charnel.

Une terrasse entourée de quelques arbustes. Une assiette blanche, quelques traces de crème anglaise. Un caquelon avec les restes ciselés du caramel impossible à décrocher. Des verres d'eau à moitié plein et d'autres vides des vins du soleil que vous aimez tanniques et toniques. Deux tasses à café, dont les papiers enveloppant il y a peu sucres ou chocolats ont changé de coté. Une nappe de tissus blanc comme vous aimez. A peine tachée, mais un rien froissée. Vos cigarettes et un cendrier qui parait disproportionné pour l'unique mégot que vous avez écrasé à regret après cette cigarette de jouisseuse à la fin du repas. Et les rayons de soleil qui se reflètent je ne sais où et se dispersent en brisures d'arc en ciel au pied de votre verre ... comme pour illustrer l'intensité de l'instant.

Quelques instants plus tard, nous montions les marches de l'escalier, une à une. Encore étourdis des fruits de la vignes. Le désir se monte marche après marche. Vous me précédiez d'une volée, juste trop loin pour que je vous frôle, juste assez proche pour que je me délecte de vous regarder. Au ralenti vous franchissiez chacune des marches et chacune des contre-marches. Vos escarpins quittaient le tapis de velours d'un pas félin, tout en mesure et en silence. Vos hanches roulaient et mes yeux les suivaient dans ce balancier enivrant. La fente de votre jupe fourreau un rien retroussée laissait percevoir le haut de vos cuisses avec délice.

Le long couloir au parquet craquelant était une nouvelle ascension horizontale d'une sensualité aux craquement exquis. Les tableaux semblaient nous regarder passer et les miroir arrêter de réfléchir bêtement les fleurs pour nous lancer quelques clins d'oeil.

Lorsque vous avez introduit la clef dans la serrure, le porte clefs à l'ancienne a cogné contre la porte comme on tambourine à un porche. La serrure s'est ouverte sans effort, sans grincement ... toute une pièce s'offrait à nous en pleine lumière du soleil. Cette suite au lit baldaquin était majestueuse et j'ai un instant quitté vos hanches des yeux pour apprécier la pièce et ses proportions de palace des mille et une nuits.

Le temps que je reprenne mes esprits et vous étiez assise sur le bureau, à me regarder contempler le mobilier. Il n'était point question que je m'égare trop longtemps, et je suis vite revenu à vous, tout contre vous :
- J'ai apporté une bouteille de champagne, voudriez vous trempez vos lèvres et boire quelques bulles ma reine ?
- Après vous très cher, j'aimerai bien que vous me laissiez cette bouteille quand vous vous occuperez de moi.

Et en effet, j'ai pris une brève lampée de bulles, fraiches et un rien trop pétillantes, et je me suis concentré sur d'autres vertiges. Vos courbes étaient dessinées par tant d'étoffes raffinées que j'ai effeuillé votre corps lentement, sans vous faire quitter ce bureau où vous aviez posé votre fessier. A peine ai-je eu à prendre une de vos jambes pour la poser que le divin fauteuil voisin, que votre diaphane peau sans traces de bronzage a éclairé la pièce. La pureté de votre intimité, encore voilée de dentelle, mais si peu, encore coincée entre vos cuisses mi-ouvertes, blanche pureté sur laquelle vous avez fait couler une perle de champagne. Je me suis agenouillé à vos pieds et j'ai posé ma langue sur votre lingerie vénusienne imbibée du nectar de Dionysos. Votre fleur capiteuse était lisse comme peu l'être un pétale de rose velouté.

- Si vous permettez, ma reine, je vais vous libérer de cette lingerie et exposer votre intimité sans ses geôliers de dentelle.
- Faites, mon ami. Remarquez combien ma chatte est lisse pour votre plaisir.
- J'ai rarement vu tant de grâce dans une goutte de champagne.
- Faut il que je fasse glisser de nouvelles gouttes régulièrement ou trouverez vous le chemin pour d'autres liquides à votre goût ?
- Ne me défiez pas, ma reine, vous savez bien que je pourrais très bien vous trousser comme un vigoureux géniteur sans scrupules. Mais aujourd'hui, j'ai décidé de cultiver votre douce rose, et de prendre le temps de vous faire attendre.
- J'aimerais tant que vous me troussiez.
- Ne vous inquiétez pas, je glisserai ma queue dans votre chatte quand elle aura libéré ses premières vagues de nectar, et qu'elle sera sèche de coïts multiples. Vous permettez que je vous déguste lentement ?
- Dégustez, très cher, dégustez.

Je me suis régalé de votre fleur pendant la bouteille de champagne libérait lentement son jus entre mes lèvres et votre clitoris, goutte par goutte. J'ai été ivre de vous. Vous avez refusé de capituler trop vite au plaisir sans retour, puis votre corps a cédé aux convulsions à en réclamer l'étreinte.

- Prenez moi, merde, arrêtez de butiner et de tenir mon plaisir du bout des doigt et de votre langue.
- C'est mon dard que vous espérez ?
- Oui, que diable, baisez moi !
- Tournez vous, tendez moi votre croupe.
- Enfoncez moi, profond, vite.

Et j'ai glissé ma queue à peine débraguetté dans une fente offerte. Vous, ma reine, accoudée sur le bureau, jupe relevée sur les hanches, et fesses blanches ... Moi, les mains sur vos hanches et la queue ferme et puissante, en vous.

- Laissez moi faire, je sens que vous ne voulez pas me donner sève.
- Quel empressement à me faire perdre pied, ma reine.
- Oui, asseyez vous et laissez vous déguster.

C'est ces moments magiques qui sont les plus intenses souvenirs, où je vous vois dans une tenue des plus érotique bercer de caresses et de baisers ma queue raide, aux veines turgescentes de l'envie de vous fendre, encore luisante des assauts en votre antre.

- Regardez combien je peux vous posséder, mon roi.
- C'est votre royaume, ma reine, et vous tenez en main l'axe du monde.
- Je sens les perles de votre plaisir poindre. Je vais m'empaler sur votre pieu pour sentir votre chaude semence en moi. Voulez vous ma chatte ou mon cul ?
- Votre chatte blanche et lisse mérite à elle seule que les derniers outrages vous soient fait de face. Mais libérez vos seins avant de me chevaucher, que je puisse les voir rebondir et les saisir.

..."



Voilà ce qui est magique quand je vouvoie une amante. Les efforts de langage et de courtoisie mettent en situation de la rêver, de l'espérer, de lui faire l'amour de manière uniquissime, de lui écrire ... puis de la rêver encore ...

Note : d'après un email effectivement envoyé.
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