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lundi 25 juillet 2016

Les femmes bi font elles de meilleurs cunis ?

En matière de justesse, point de mieux sur cette terre,
Qui connaîtrait mon corps et ses nombreux mystères,
Qu'un de mes semblables, puisque lui aussi bande.
C'est ce que les femmes souvent me recommandent.

Vous verrez mon très cher, pas de meilleur suceur,
Qu'un homme instruit de vos élans et belles torpeurs,
Il saura lécher et pomper comme vous rêvez,
Lui aussi a une queue, entre cuisses bien placée !

Et l'idée en images, une espèce de concours,
Donzelle et damoiseau rivalisant de techniques,
Pour gagner les faveurs, effleurements de velours
Tentant d’avaler ma tige comme deux boulimiques.

Mes pensées et mes sens, en mille chemins dévalés,
Se posaient en douceur sur le corps de la belle,
De la nuque à l'anus s'alignait ma chandelle,
troublée par ses remous, dans ses chairs enfoncée.

Toute chair est un mystère, l'émoi vient de l'inverse,
Miroir qui me reflète, unité, un pair point ne tente,
C'est cet alter sachant, qui tant me bouleverse,
Qui habite mes désirs, mes rêves et les pimente.

Les femmes vantant les atouts des damoiseaux bi,
Vont elles chercher une jeune donzelle pour un cuni ?
Le miroir renvoie la plus commode des images,
Aller vers l'autre assure le plus unique alliage
.




jeudi 29 octobre 2015

Je suis ouverte d'esprit

Ca n'est un secret pour personne, je traine sur les sites de rencontres depuis Hérode, voire même avant. Il est un temps que les gens de 20 ans ne peuvent pas connaître, où meetic n'existait pas, ou internet servait juste aux geek, ou les rencontres se faisaient par le 3615, voire même, le 3615 avait 8 chiffres ...

Bon, c'est vrai qu'il y a un gros avantage à la popularisation des rencontres online, c'est que pour celui qui trie un peu, il reste quelques chances infimes de trouver une pépite (voir mon précédent décryptage ici).

En quête de pépite, on passe au chapeau chinois tout un tas de sables et d'alluvions. Sur certains sites de rencontres, c'est un peu la même chose. On engage la conversation, on essaie de vite percuter pour éviter que la conversation soit contenue sur la pluie et le beau temps, et on laisse le temps faire, pour voir s'il y a assez de densité pour qu'une éventuelle pépite reste au fond de la batée.

Mais aussi, en quête de pépites, on lit les informations personnelles, et le petit texte que chacun inscrit (ou laisse vide intentionnellement) ... et des questions se posent vite. Du coup, j'ai creusé, interrogé, me suis intéressé, partagé des confidences, ...



Je vous passe les fiches assez classiques qui présentent sans contraste un profil impossible à cerner en quelques lignes. Il est aussi impossible de cerner vraiment les profils très contrastés, qui se présentent avec en porte étendard un caractéristique majeure, qui évite d'exposer qu'on est tous bien plus complexe, et qui cherche souvent son alter ego dans la même veine (une motarde cherchera un motard, un fan de voyage cherchera un voyageur, une maman cherchera un homme à l'aise avec les enfants et protecteur, ...).

Je vous passe aussi le procès d'intention, retour d'expérience, sous forme de "je ne sais pas ce que je veux, mais je sais ce que je ne veux plus", qui 3 lignes plus loin, réclament un homme qui ne regarderaient qu'elle, "un homme qui sait ce qu'il veut".

Mais, ce qui m'a vraiment intrigué, sur le site où je traine ces temps ci ... c'est "Je suis ouverte d'esprit". Car là, dès qu'on creuse un peu, c'est très varié et très intime.

Tout d'abord, j'ai trouvé tout une galaxie de femmes, qui ne souhaitent plus vivre leur sexualité, voire leur duo, comme étant lié avec un toit commun. Je pense que la somme de mauvaises expériences les a forcé à distinguer l'utilisation de leur propre espace-temps, de la construction d'une intimité avec un autre. Question d'autonomie, mais question de frontières aussi. Je veux bien partager avec toi, jusqu'à un intime très intense, mais je ne veux pas tout partager, parce que je ne t'appartiens pas, je n'appartiens qu'à moi et jamais plus à un homme qui étouffera lui aussi, je veux être respectée, notamment dans mes choix (quand, comment, où, quoi, ...).

J'ai aussi trouvé des femmes qui s'égarent, qui en mettant "je suis ouverte d'esprit", oublient qu'elle sont dans la case sexualité, et elle parlent là de leur tolérance en général, de leur lecture de la société dans laquelle nous vivons, ... Longues discussion sur la politique et le sociétal ... très intime aussi ... un peu décalé sur un site de rencontre. Parfois, le désir nait de "j'ai l'impression que tu me comprends".

Dans certains cas, j'ai rencontré une lecture personnelle de "ouverte d'esprit", sur une approche encore moins conventionnelle de trouver quelqu'un pour qui compter. Des approches du genre "je pourrais envisager un homme marié" ou "l'amour à distance" .. du moment que ça me nourrit et me remplit, et que je sais que j'ai quelqu'un pour qui je compte.

J'ai aussi eu quelques retours empreints de franchise, sur les pratiques sexuelles. Lors de ces discussions, il est apparu que pour certaines, hétérosexuelle veut dire sexualité classique. Dès que l'on y met une coloration fantasmatique, ou pratiques sexuelles hors de la position du missionnaire et de la levrette ... alors, on est "ouverte d'esprit". C'est une case où certaines lisent ... je suis ni une salope, ni une fille coincée.

Ajoutez à ceci celles qui s'ouvrent vers des pratiques plus sulfureuses, comme domination ou fétichisme, mais c'est vraiment bien plus rare sur ces sites de rencontre grands public et modérés, car généralement, ce sont vers d'autres sites plus ... disons ... directs, que ces pratiques baroques ou style donjon trouvent un terreau propice pour fleurir.

Dans les multiples confidences, ce qui est vraiment beaucoup plus rare, ce sont les femmes "ouvertes d'esprit" qui ont une lecture telle que présentée, c'est à dire entre "hétérosexuelle" et "bisexuelle".

Pour avoir parlé à quelques dizaines, c'est une lecture de leur sexualité qui va de assumée à libertine.
J'entends par assumée que croiser un corps féminin, ou glisser vers la pluralité des sens les exalte largement autant que le prince charmant les embarquait à 20 ans.

J'entends par libertine, une approche du sensuel, du charnel déconnecté des affaires de coeur, tout en préservant le respect, la tendresse. Une approche sans enjeu, libératrice pour certaines, et pour se protéger pour d'autre, en évitant d'exposer son coeur à de futures blessures.

Mais voilà, une fois tout ce camaïeu présenté ... quelle en est la lecture, forcément plus binaire, des mâles qui lisent ces fiches ???

jeudi 16 août 2012

J'ai offert une femme à mon amante (4)

Le lendemain matin, je suis arrivé dans la chambre d'hôtel un peu avant 9 heures, avec la clé que j'avais gardée ... et quelle ne fut pas ma surprise de trouver ma complice encore endormie. Et quelle ne fut pas la sienne de m'entendre arriver, et de crier sa surprise ...

Passé ce moment étonnant, digne d'une scène de cinéma, je me suis assis sur le lit, et nous avons commencé à parler. Elle était nue sous les draps, et moi, habillé, assis à coté d'elle, à parler de chair et de sensualité comme si nous étions amants, comme si nous étions sur un pied d'égalité. Mais vite, ce décalage vestimentaire a disparu, pour laisser place à une atmosphère douce et propice à la confidence.

- Votre amante est en fait très hétéro.
- Ah ? Comment ça s'est passé ?
- Très bien ... j'ai déroulé comme vous avez imaginé. Vous nous avez quitté en nous mettant main dans la main. Je l'ai d'abord embrassée, elle s'est laissée faire et m'a embrassée aussi. Je l'ai caressée, comme une femme sait faire.
- Je ne peux pas vous dire.
- Elle avait l'air d’apprécier, et je l'ai caressée longuement. mais c'est quand j'ai utilisé mes doigts qu'elle a vraiment aimé. Ce qu'elle aime avant tout, c'est la pénétration.
- Donc, c'est une hétéro, vous étiez son amant et non son amante.
- Oui.

Nous avons parlé longtemps de mon amante, de l'après midi telle qu'elle s'est déroulée, de l'heure qui avait avancé sans qu'aucune d'elles s'en soient rendu compte, et de ce temps qui avait été consumé en soupirs tendres et torrides.

- Il était tard déjà, et aucune de nous n'avait prévu de rester, nous n'avions rien pour manger et rien pour la nuit. Elle m'a dit qu'il serait dommage de ne pas dormir ici tellement le lit était confortable. Moi, il fallait que je rentre chez moi, alors je suis vite passée à la maison, j'ai pris quelques affaires de toilette et à grignoter. Ca m'a pris plus d'une heure quand même, et je suis revenue.
- Vous avez dormi ensemble ?
- Oui, un peu.
- Ah ?
- En revenant, je l'ai trouvée à la fenêtre. J'avais pris de quoi boire et manger, le mini bar ne pouvait pas nous combler longtemps. Au bout d'un moment je lui ai dit que j'avais aussi apporté mes sextoys, et lui ai proposé d'essayer. Elle m'a dit "pourquoi pas !".
- Ca confirme que c'est une hétéro ?
- Oui, ce qu'elle aime, c'est d'être prise.

Nos confidences duraient depuis une heure déjà, la main dans la main, étendus sur le lit, moi sur les draps, elle dessous ... lorsque ... j'ai posé mes doigts sur ses lèvres pour engager une autre conversation plus ... charnelle.

Mes mains ont glissé sur ses lèvres, écarté les draps, pour découvrir un corps que je n'avais encore jamais vu nu. Elle était divine. Frêle et fragile, cheveux ébouriffés comme du duvet puisque je l'avais réveillée dans ce grand lit. Sa peau était chaude et douce. Pas une trace de bronzage et ... sublime découverte, une chaîne de taille, bijou doré que je n'avais pas trouvé sur mon chemin depuis des décennies au moins.
J'ai laissé glisser mes mains et fait disparaître ce drap qui me gâchait la vue. J'étais ardent comme la braise par ce présent offert, d'une libertine mature dans sa tête et dans sa peau. Elle était offerte, littéralement. Sur le dos, sans lingerie, jambes débouclées pour une vue plongeante sur toute sa sensualité sir brute et si raffinée à la fois. Je voulais la croquer là tout de suite. Et j'étais aussi empli de tendresse. Elle s'était prise à mon jeu, avait déroulé ce scénario insolite, bu dans ce calice du désir et offert du plaisir à une autre, et ce juste sur un "pourquoi pas !"

Mes mains ne m'obéissaient plus, je caressais ses courbes avec tendresse, en détourant ses petits seins, en jouant dans son décolleté, en descendant progressivement vers son triangle blond, non sans badiner avec la chaîne dorée et le nombril insolent qui ont accueilli avec délice mes premiers baisers résolus. Son corps n'était vraiment pas celui d'une innocente ingénue, et son cheminement de libertine, tout autant que sa nuit de débauche féminine, m'excitaient magnétiquement, comme me mettaient face à ce défi ... serai je capable d'être à la hauteur ?

La scène était langoureuse, mon corps habillé, le sien nu, immobile et livré sans entrave, couvert de mes baisers et de mes mains caressantes. Je me souviens du goût de son intimité, on aurait dit qu'elle sortait du bain, et dans le même temps, qu'elle avait en fluides ce désir de luxure, inondant cette antre comme une corne d'abondance. Ma langue ouvrait les petits pétales fermes, en cadence avec les tous petits râles qui venaient de l'autre bout du lit.

Le premier vrai râle de plaisir a fendu l'air quand j'ai écrasé son clitoris avec ma langue, et comprimé en rythme, de l'index, son fort intérieur, sa paroi antérieure, son délicieux point G. Son antre s'est ouverte, sa toute petite antre s'est emplie d'air et s'est soulevée avec son corps arc-bouté ... les frissons s'emparaient de toutes ses extrémités ... Clitoris rouge et raide, tétons fermes comme passés sous l'eau gélée ... avec n'importe qu'elle amante, je n'aurais achevée sur le champ de coups de langue ravageurs, ou remplie de ma queue gourmande et envahissante, ou les deux successivement, alternativement, encore et encore.

Mais ce n'était pas mon amante, c'était "elle". Alors je l'ai préservée de moi, je lui ai offert des demi orgasmes tendres et voluptueux, de ma bouche, de ma langue, de mes doigts, peut être pendant plus d'une heure. J'ai vu son corps accueillir les demi spasmes, sa bouche lâcher des demi râles, et sa peau suinter d'une demi transpiration sensuelle. Je suis resté habillé, à ne jouir que de la voir frôler l'orgasme, et ne jamais chercher à la déflagration finale qu'un homme aurait tendance à impulser. Si j'avais agit comme habituellement, j'aurais mis un terme à cet état entre deux, cet état vaporeux. De son coté, elle aurait pu chercher ou quémander une accélération prometteuse, d'encouragements vocaux, ou de ses dix doigts, qui, à n'en pas douter, sauraient trouver en quelques instants un détonateur sans retour ... mais j'ai adoré rester hors du temps avec elle. Ni moi, ni elle, ni ce nous naissant, ne cherchions à descendre de ce nuage à l'orée du septième ciel.

Au bout d'un instant qui n'en n'avait rien, ma langue, ma bouche et ma main suintantes de ses fluides profonds, ont ralenti, puis cessé leur tango sublime. Je l'ai embrassé tendrement, longuement, langoureusement, de bas en haut, pour la serrer finalement dans mes bras pendant une éternité, comme le fond des amants de longue date ou des amoureux passionnés ...

Je suis parti en lui laissant la chambre et la salle de bain. Elle a fait un brin de toilette, enfilé ses vêtements pour affronter le brouhaha de la ville. Je suis revenu une petite demi heure plus tard, restant quelques minutes immobile, à contempler cette chambre désormais vide. Puis, à l'accueil, j'ai payé la note, et rendu la clé.

J'avais fait jouir deux femmes de manière totalement opposée, l'une en l'empalant au bout de mon dard en quelques instants fulgurants, l'autre en caressant son orchidée avec autant de douceur qu'elle avait de grâce, sans jamais fléchir, sans jamais tenter de jouir moi même.

J'avais offert une femme à mon amante.

lundi 6 août 2012

J'ai offert une femme à mon amante (3)

J'ai accueilli mon amante sous l'horloge de la gare.
Elle était souriante comme à son habitude, un peu apprêtée, un rien fragile dans sa démarche. Elle s'était préparée comme pour séduire un homme. Jupe serrée et courte, talons haut ... Je ne sais pas à quoi je m'attendais, mais j'avais l'impression que ni elle ni moi ne savions vers quoi nous avancions.

Arrivés dans la chambre d'hôtel, elle découvrit avec une satisfaction émerveillée le lit. J'avais en effet mis les petits plats dans les grands. Le lit était immense et la chambre regorgeait de meubles qui auraient fait le bonheur d'amants fripons. Chaises, fauteuils, table basse, guéridon, miroir ...

- "Baisez moi maintenant !". A t elle immédiatement hurlé.
- "Ce n'est pas ce qui est prévu, très chère, il faut que votre petite chatte reste pure et ferme, je n'ai pas envie de l’ébouriffer".
- "Il reste une heure à attendre, j'ai envie de vous, enfilez moi avec cette grande queue ... ma chatte ne sera jamais carbonisée, elle est toute lisse et rose et mes pétales se referment en peu de temps. Je serai fraîche et innocente pour elle aussi".

C'est ainsi que je me suis retrouvé en elle, quelques élans, quelques râles, puis j'ai mis un arrêt à ces émois pour ne pas chavirer et mettre en danger la belle histoire que j'avais tissée. J'ai repositionné sa lingerie sur son mon de venus, reçu une ruade de frustration et apposé un baiser de consolation, puis remis mon arme luisante dans son fourreau qui n'arrivait plus à la contenir.

- "Vous allez rester avec nous ?"
- "Non, je n'ai pas prévu de rester. Ce que je vous offre est un cadeau singulier et unique, et je n'imagine pas cette rencontre féminin pluriel être biaisée de regards ou d'élans masculins".
- "Mais ... j'aurais aimé, elle aussi peut être".
- "Une autre fois, peut être".

Me voilà donc à lui ôter les vêtements qu'elle n'avais pas pris le temps d'enlever, et de découvrir sa peau blanche, relevée de cette lingerie que nous avions achetée à deux, et de bas qu'elle avait ajoutée à sa panoplie décidément très à mon goût. Ensuite,nous avons trouvé le niveau de pénombre confortable et la position "assise sur le lit, genoux joints et yeux bandés" que j'avais en tête. Puis, je lui apposai un doux baiser d'au revoir, pour aller m'enquérir de son "cadeau".

- "Je suis là dans 15 minutes environ, dès que vous entendrez la porte, remettez bien votre bandeau".

J'attendais donc de nouveau, sous cette horloge, celle qui sera ce cadeau, celle qui rendra ce fantasme possible. Quand sa silhouette s'est dessinée sur le parvis, je l'ai encore trouvée plus à mon goût que la première fois. Je crois que j'aurai pu tout planter là et l'emmener dans une autre chambre et enflammer ce corps prometteur d'une libertine venue à moi pour s'embraser. Je sentais le dilemme en moi naître, faire surface, et torde le beau scénario que j'avais en tête. Mais plus elle s'avançait vers moi, plus je revenais vers le fil conducteur.

Nous nous sommes fait la bise comme de vieilles connaissances, et avons pris le chemin de l’hôtel tout proche. Je lui racontais comment étais son cadeau, qu'elle était attendue depuis une heure, et comment je comptais les mettre en contact.

- "Mais vous ne restez pas ?"
- "Non, je vous l'ai dit, c'est un cadeau pur et féminin pluriel. Je vous mets en contact et je m'éclipse. Vous quittez la chambre vers 17h, vous restez toute la nuit, à votre convenance. Je viendrai demain matin pour rendre les clés à l'accueil"
- "Mais elle sera peut être déçue elle aussi. Vous savez, elle vous imagine peut être dans cette histoire".

Je suis resté sur mes positions, et nous avons continué à parler de quelques détails pratiques. La porte de la chambre s'est ouverte sans difficulté, et je l'ai vite refermée pour que la pénombre se refasse. En quelques secondes, j'avais aidée ma complice à enlever sa veste dans l'entrée, le temps que je la pende sur un cintre, elle étais déjà en lingerie. Je m'assurai d'un coup d'oeil que dans l'autre pièce, mon amante attendait dans la posture choisie, yeux bandés.

Puis, nous nous sommes avancés, et j'ai mis la main de ma complice dans la main de mon amante. J'ai embrassé l'une, puis l'autre, et j'ai fait un pas en arrière. J'ai attendu 30 ou 40 secondes peut être, pour m'assurer que le contact se faisait bien. Enfin, j'ai tourné les talons, claqué la porte en douceur, et je suis reparti dans l'éclat et la clameur de cette après midi, à travers une gare fourmillante et la tête emplie d'une voluptueuse satisfaction, d'une certaine félicité.

[A suivre]

mercredi 4 juillet 2012

J'ai offert une femme à mon amante (2)

C'est une discussion assez irréelle que j'ai menée. En effet, nous étions tous les deux assis en terrasse, au milieu des voyageurs, cette foule anonyme sans cesse renouvelée, à parler de nos expériences charnelles respectives, et ... de toi.

Elle était belle comme un coeur. N'importe qui pourrait tomber amoureux de son sourire, de sa fragilité indicible, de ses mèches que les rayons de soleil embrase ... La situation se prêtait à l'intime, car, au milieu du brouhaha, nous en étions venus à nous approcher pour pouvoir parler tranquillement sans nous dévoiler aux voisins de table, à nous approcher très près, très très près.

Mais j'avais bien en tête qu'elle était ton cadeau.

Je lui parlais donc de toi, de ce que je sais de toi. Tes chemins libertins, tes déceptions des expériences au féminin pluriel, de tes fantasmes partagés avec moi, de tes fantasmes les plus extrêmes, de ce que tu n'aimes pas chez un homme, et de ce que tu penses ne pas aimer chez une femme qui deviendrait intime avec toi. Elle fut impressionnée par tes délires fantasmatiques, par les libertés, voire les performances sexuelles ou de situations que je lui énumérais.

Le verre de vin faisait son effet progressivement, et nous parlions sans retenue.

Puis, à son tour, elle se confia à moi, naturellement. Elle avait répondu sous la forme de "pourquoi pas, l'idée me plaît beaucoup". Elle me raconta vingt années de libertinage, de voyages sur les chemins de la pluralité, de l'hétérosexualité et du saphisme, et de la consommation récente de jeunes étalons ou de belles lesbiennes pour combler ses fringales de chair.

Puis elle me questionna sur le comment. Et je lui répondais le scénario que j'avais prévu :

"Je vous imagine être son cadeau. J'ai prévu de prendre une chambre anonyme et complice, là, au Novotel juste en face. Vers midi, j'irai l'accompagner dans la chambre, et la préparer. Je la déshabillerai, dans une tenue de dentelle de son choix, et je lui banderai les yeux. C'est elle qui m'a demandé d'avoir les yeux bandés.

Puis, je viendrai vous chercher. Nous monterons ensemble vers la chambre. Une fois la porte refermée, la pénombre complice sera votre écrin. Je vous aiderai à ôter vos vêtements. Je vous prendrai enfin la main, et dans l'autre main je prendrai la sienne. Je vous mettrai en contact ... et je m’éclipserai pour laisser naître ce cadeau féminin pluriel.

L'après midi vous appartiendra. Et si vous vous plaisez, la nuit sera vôtre aussi. Je viendrai le lendemain matin, quand vous aurez toutes deux quitté le lit, pour refermer ce chapitre et rendre les clés de la chambre".

Elle était très étonnée par ce scénario. Plusieurs questionnements venaient immédiatement. En tout premier lieu, elle s'attendait à ce que je la teste, que je la goûte, que je partage un lit avec elle avant d'avancer vers cette rencontre au féminin. Je lui répondais que je voulais cette rencontre complètement désintéressée et pure, et qu'il ne m'étais pas possible de ruiner cette belle bulle saphique par des élans de mâle, des élans égoïstes de propriété, de moi d'abord, de droit de cuissage, tous déplacés en face de la pureté de ce que j'imaginais. Bien entendu, j'ai déçu par là même occasion ses attendus de trio. Même si elle me racontait que ses envies de me partager étaient probablement aussi celles de mon amante, je restais sur mes positions.

Sa seconde réaction fût sur mon retrait total et dès le début. Elle se demandait ce que j'y gagnais. Elle m'avait imaginé présent, au moins dans le fantasme du voyeur, qui se délecte par procuration, qui se fait plaisir avec ses cinq doigts. Mon objection fût la même, ce fantasme était un cadeau pour elle. Pas pour moi, pas pour nous, pour elle.

Je lui confiais que ma nature de mâle me mettait immédiatement en situation de ne pas pouvoir comprendre, ressentir, exprimer, décrire, raconter le plaisir que deux femmes peuvent éprouver ensemble. Ma position était donc naturellement de favoriser, de rendre possible, de faire naître ce plaisir féminin pluriel, sans jamais l'incliner vers du masculin singulier, ni ne trop tracer les lignes d'un scénario que je ne pourrais que réduire par ma vision bien trop extérieure.

Je lui ouvrais aussi la perspective de recevoir mon amante en cadeau, en écho à être elle même un cadeau.

Elle ne manqua pas de s'étonner de notre conversation, notre attitude et les mots utilisés étaient irréels. Et, c'était inévitable, la conversation a viré à la séduction. Elle porta la première estocade et je lui répondis assez vite que j'avais moi aussi envie ... et je laissais se dessiner des rapprochements à deux, nous deux, pour un futur plus lointain.

Le lendemain, je confirmais les détails pratiques, à l'une, à l'autre. La rencontre aurait lieu la semaine suivante. Puis, je conviais mon amante à venir choisir une lingerie spéciale pour cette promesse.

[A suivre]

lundi 25 juin 2012

J'ai offert une femme à mon amante (1)

Ce jour là, j'attendais sur cette grande place. Je devais voir une inespérée candidate pour te l'offrir. C'était l'heure où les gens courraient pour prendre leur train. Une gare, c'est une scène de théâtre permanente. Il y a ceux qui courent, ceux qui attendent pour courir un peu plus tard, ceux qui attendent ceux qui sont en retard et qui auraient dû courir, ceux qui accueillent certains qui descendent de train et ne veulent plus courir maintenant qu'ils se sont retrouvés, et ceux qui servent à boire et à manger à ces clients d'un genre si particulier.

J'étais là, et je me demandais par où elle arriverait. Je n'avais reçu qu'une et une seule réponse à mon annonce. J'avais intérêt à ne pas gâcher cette rencontre. Me voilà donc à regarder tous ces passants et passantes, essayer de trouver celle qui ressemblerait, de près ou de loin, à l'idée que je m'étais faite de sa silhouette. Heureusement, elle m'avait dit ... Je viendrai avec une veste rouge. Malheureusement, ce jour, il y avait des vestes rouge par dizaines, qui se dirigeaient vers moi, me passaient devant, puis s’engouffraient dans la gare sans même m'adresser un regard. Il faut dire que le lieu où je m'étais posté, le lieu que j'avais choisi pour notre première rencontre, était pratique à identifier, mais en plein milieu du flux. Me voilà donc, comme un suricate, à observer frénétiquement dans cette marée humaine, celle qui se distinguera par un regard, un pas un peu plus dans ma direction, une attitude de rencontre, un ralentissement, un sourire qui sait ...

Tout avait commencé 3 mois plus tôt par une discussion avec toi. Tu m'avais annoncé ne jamais vraiment rencontrer de femme à la hauteur de tes fantasmes saphiques. Tu n'en cherchais pas vraiment, mais les hommes de ta vie te projetaient souvent dans le triolisme. Il t'était donc très souvent arrivé de partager le même amant avec une autre femme, mais ta déception était grande. Plus je t'écoutais, plus je me rendait compte combien ces trios ne servaient que les fantames de tes amants, te reléguant au rôle d'instrument de plaisir, voire, d'alibi pour leur permette d'accéder à d'autres corps que le tien. Elle ne se laissaient pas aborder, même pas caresser, et tu te demandais s'il existait vraiment des femmes bi, qui sauraient te combler et s'offrir à toi.

Ton coeur et ton petit corps méritaient mieux que ce que tu avais expérimenté. J'ai avancé sur le fantasme du trio où tu serais le centre, deux amants serviraient tes désirs, te courtiseraient ou te prendraient d'assaut, selon ... Et tu serais la reine de la fête, à te laisser envisager à l'endroit à l'envers, tendrement ou sauvagement, avec une énergie de mâle doublement entreprenante, toi, le brasier qui ne s’éteint jamais ...

Puis, j'ai lancé, comme un défi ... Et si je te trouvais une femme, rien que pour toi ? Une femme comme un cadeau ?

Tu as balbutié je crois, puis, tu as relevé le gant. Au bout de 2 minutes, tu avais pris ma proposition comme une promesse et me parlais avec insistance de tes quelques exigences.

Je me suis demandé si j'allais pouvoir trouver cette perle rare. En effet, tes requêtes relevaient de la quadrature du cercle. Tu cherchais tout ce qui peut être trouvé chez une lesbienne, sans renoncer à ce que je chercherais moi, en qualité d'homme, chez une hétéro. Je t'expliquais combien le plaisir femme-femme m'était inconnu, et que ce serait un bel exercice de funambule de transmettre ce désir de plaisir incommunicable et indicible, moi, résolument hétéro.

Me voilà donc à formuler en retour mes propres exigences. Cette expérience serait pleine de légèreté et de grâce, et je voulais tu me laisse te guider. Je te trouverais une amante, qui serait ton cadeau. Je me chargerais de la débusquer (dans ce monde de brute) telle que tu me l'avais décrite, et je m'assurerai de son agilité, voire de son expertise pour t'amener aux jouissances qui me sont inconnues. Je la charmerais, un rien, par la description du scénario, et l'idée d'être le cadeau de mon amante. Je me chargerai aussi de trouver un nid complice et accueillant. Et surtout, je vous mettrais en contact, dans la pénombre, en lingerie. Toi, les yeux bandés, prête à te faire cueillir par ce fantasme, elle, avançant à pas feutrés guidée par ma main, vers cet impact au féminin pluriel.

Tout ceci ... si, si ... je trouvais la perle rare.

Me voilà donc à poser une annonce sur le site www.lyonweb.net avec le texte suivant : 

"Je cherche une amante pour mon amante

Pour parcourir des chemins de plaisir au féminin comme nous en avons parcourus tant ensemble, je cherche une amante à offrir à mon amante, pour un duo exclusivement féminin.

Elle, fine guêpe, brune et lisse comme un pétale d'orchidée, sans aucun tabou.

Mélange d'essences féminines, mélange des sens féminins. En soirée de préférence, Hôtel ou à l'écoute de vos propositions.

Mise en contact en blind date ou autre scénario selon préférences, après premier tri par moi même.

Il s'agit d'un cadeau, d'une amante à une amante. Vous serez tour à tour le cadeau l'une pour l'autre, je serai absent."

J'ai attendu, puis, au bout de deux mois, une réponse ...

[A suivre]


jeudi 25 février 2010

Confidences : Bisexualité, le mur bi

Dans mes tribulations fantasmatiques, il m'est souvent arrivé de rêver, ou de verbaliser avec une amante un trio idéal H+F+H, où tout s'emboiterait en toute harmonie. Le fantasme de tous les plaisirs.

Pour l'amante, le fantasme du trio avec deux hommes peut se conjuguer en reine des abeille avec ses deux bourdons ... où la belle peut être comblée sans relâche, voire doublement comblée ... Le fantasme du trio bi, vu par l'amante, c'est de voir son amant en situation pénétrante, pris ou en train de prendre ... et pour les plus audacieuses, l'alignement de deux bourdons face à l'orchidée, et sentir cette masculinité et sa puissance au carré !!

Le trio deux hommes une femme est très facile à réaliser si on a déjà l'amante, ce qu'il m'est arrivé de partager ou d'offrir à une amante de nombreuses fois. Il y a des sites spécialisés pour y trouver un complice, certains site son même filtrés sur Lyon (ville érotique). En y postant une annonce bien claire, on peut recevoir jusqu'à 500 emails de propositions par jour.

Je n'ai jamais eu à chercher un amant "bi" pour pimenter encore plus (s'il le fallait) avec une amante. Bien que certaines en rêvaient, peu savaient en parler à froid. Parler pendant l'acte, soit. En parler à froid, c'est plus rare. Et passer à l'acte ...

J'étais donc resté avec un fantasme inassouvi. Je me suis mis en quête d'être le troisième homme d'un duo constitué. Et d'en être le troisième homme bi. Ma foi, la recherche est facile. Il y a les habitués, les esthètes et les débutants-curieux.

Pour les premiers, les habitués, on a vite l'impression d'être à la boucherie.
Pour les seconds, ça a vite achoppé sur mon planning. Les soirées champagne, piscine, terrasse dans une villa de l'ouest Lyonnais, j'adore l'idée ... je reste un animal diurne.
Pour la troisième catégorie, une fois qu'on fait le tri, il y a quand même bien trop de fantasmeurs qui ne savent rien faire d'autre que parler, parler, échanger des photos, parler, parler, puis silence radio.

Il reste une catégorie hybride à part, les habitués esthètes. Certains sont des couples illégitimes. Tous sont très rafinés. Ils se sont fidèles, mais libertins en couple. Certains cherchent un jouet, homme ou femme, pour quelques temps. Et c'est quelques couples comme ça que j'ai approchés, dont un en particulier.

Ce couple était légitime, des quadras mariés, non Lyonnais, qui venaient s'encanailler sur Lyon en hammam en laissant les enfants qui étaient encore dans le nid à la maison avec une excuse au dessus de tout soupçon.

La femme tout d'abord. Belle quadra. Blonde décolorée. Un rien pulpeuse. Un décolleté à croquer. Une dentelle suggérée ...
L'homme ensuite. Un rien plus agé en look. Grand, maigre, leader dans ses prises de paroles, protecteur avec sa femme.

La rencontre a eu lieu dans un bar de Lyon, dans le quartier des Terreaux. Leur programme de la soirée était déjà fait, c'était juste un "premier verre" entre nous trois. La conversation était harmonieuse et directe.

Nous nous sommes quittés cordialement ... mais je me suis pris le "mur bi". Je suis définitivement hétéro. Seules les courbes féminines me tentent, que ce soit pour caresser, embrasser, lècher, presser, pincer, mordiller, mordre aussi, prendre, fendre, emplir, combler ... je n'aime que le corps féminin.

Et pour être caressé, embrassé, lêché ... voire plus, j'aime que ce soit par une femme.

... J'ai donc annoncé mon pas en arrière le lendemain par email ...

jeudi 23 avril 2009

Fantasme de femme : caresser des seins

Caresser des seins est aussi un fantasme féminin : "je rêve de la douceur des seins d'une femme, me sentir femme en regardant, posant mon regard et touchant un corps féminin dans un élan tant sensuel et charnel qu'équilibré entre égales"

Elle voulait se sentir femme avec une autre femme. Elle avait ce fantasme en tête, et me disait qu'avec moi, elle se sentait femme partout sauf au lit, lieu où elle se sentait femelle.

Autant pour un trio avec un homme, elle imaginait bien découvrir ce nouveau cavalier au dernier moment, autant avec une femme, elle voulait presque le faire avec un clone d'elle même, une personne entièrement connue ... une jumelle ?

Comme elle n'avait ni jumelle, ni amie bi, je me suis mis en quête d'une amazone pour lui offrir ce fantasme, et je dois dire que c'est bien plus compliqué de trouver une amazone qu'un cavalier. Trouver une étalon parmi le foisonnement de candidats cavalier n'est pas chose aisée pour celui qui trie un minimum. Trouver une amazone m'a mis face à un problème tout autre : rareté, désert, absence d'amazones ...

Une fois la belle trouvée, le lieu neutre cerné ... j'ai pu me régaler de ce balai de corps féminin, de cette incarnation de son fantasme le plus irréalisable ...

La force du premier baiser, les frissons de la première étreinte, cette envie de se voir mise à nue et de la mettre à nu. La beauté d'une paire de seins, offerte. Absence de limites dans l'envie de posséder l'autre.

La jouissance de se chercher par frôlement de félines, les saccades des mains qui suivent les courbes des hanches et pétrissent ses beaux seins, le désir d'être prise, cette faim à en mordre ... pulsion si forte qu'elle ne peut être comblée que par un plaisir d'une autre nature, un plaisir proche de la rupture, si humide de nectar intime, si transperçant par des longs doigts habiles, si commun en douceur de lèvres ou langues agiles ... quelle ne put lutter et céda à ce feu d'artifice d'orgasmes pris et donnés, reçus et offerts ...

vendredi 6 février 2009

Love Triangle

J'adore l'idée de me faire courtiser par une femme. Être l'objet des désirs est assez flatteur.

Voir une femme se rapprocher de vous, et vous laisser dans une situation de flirt naissant est toujours une situation exaltante proche du syndrome de don juan.

Quand celle-ci se rapproche de vous pour flirter avec votre conquête, l'incertitude est vite remplacée par un malaise. Car si trois est le nombre de l'équilibre en géométrie, dans les relation humaines, trois, c'est un de trop ...

Je n'étais pas son fantasme. Je n'étais plus son fantasme. Elles sont encore ensemble aujourd'hui. Viva la vida.
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