mercredi 29 juin 2011

Tu viens demain avec des croissants ? J'ai envie d'un petit coup de bite !

Il existe toujours un langage codé entre amoureux. A fortiori, entre amants, les clins d'oeil intimes sont souvent illustrés par des mots communs, des tournures de phrases connues d'eux seuls, pour communiquer ou revivre des souvenirs. J'ai toujours adopté un langage unique avec chaque amante. Car si je reste quasiment le même (tout en m'améliorant j'espère) au cours du temps, chaque duo est unique et mérite une mise en mots, une mise en relief qui illustre le coté extraordinaire de ces superbes éclats de vie.

Cette amante avait trouvé en moi le seul amant qui s'adapte à son planning, et avait pris pour habitude de m'appeler le jour pour le lendemain matin, à l'heure de son petit déjeuner, soit, 8h30, de retour de l'école. Au fur et à mesure de nos rencontres, elle me laissait des messages que nous seuls comprenions. En voici quelques uns, ainsi que leur traduction :

- Je me demandais si le livreur de croissants pouvait passer demain, avec un croissant ou deux : Demain, j'ai envie de faire l'amour avec toi, une ou deux heures

- Est-ce que tu peux passer prendre un café demain, avec un croissant chaud, j'aurai déjà pris un café, mais j'en prendrai un autre pour t'accompagner : Demain matin, j'aurai un homme qui sortira tout juste de mon lit, et j'ai envie que tu me prennes ardemment juste après lui

- Viens avec plusieurs croissants, j'ai du café en abondance : J'ai très envie de toi, et une matinée entière de baise m'irait bien

- Demain, j'aimerai bien un croissant, pain au chocolat, croissant : Chatte-Cul-Chatte (NdT : avec plusieurs préservatifs pour hygiène)

- Si tu pouvais venir demain, j'ai deux cafetières, mais pas de croissant : J'ai une fille dans mon lit, si tu pouvais passer te joindre à nous (NdT : je n'y suis pas allé, problème de planning, et aussi d'envie : deux femmes pour un homme me semblait et me semble encore du gâchis)

- J'ai cassé ma cafetière, mais j'ai maintenant une machine à expresso qui fonctionne l'après midi à partir de 15h : Mon planning a changé, je ne suis plus du matin, mais de l'après midi, tu peux venir me donner un petit coup de bite vers 15h ?

lundi 27 juin 2011

C'est bon de se voir deux fois par jour (les amants intimes)

J'adore comme notre relation se transforme, j'adore te voir deux fois par jour, j'adore faire l'amour dans mon propre lit.

J'ai souvent été l'amante d'hommes mariés, d'hommes pressés, ou d'hommes libertins. Je ne trouvais d'intérêt que dans les hommes plus âgés, souvent au détriment de la sensualité. Je ne trouvais pas d'hommes de mon âge dans mon radar. C'est mon chemin, c'est mon fardeau. Je ne sais pas si j'arriverai à avoir un jour une relation normale avec un homme. Peut être même que je n'arrive plus à résister à mes tentations. Un homme d'un soir, d'une après midi, c'est pratique. Comme ça, je suis seule à gérer ma vie, sans chercher de compromis.

Mais voilà, avec toi, je touche du doigt ce que j'avais enfoui loin, loin. Je ne pensais pas trouver du plaisir dans les moments quotidien. Notre intimité s'est installée, je me promène nue devant toi, et tu en fais autant et je trouve ça normal. J'adore déjeuner avec toi, discuter longuement, parler de mon job, et te regarder m'écouter. Je t'écoute à mon tour, sans jamais être en "trop plein" de toi. Tu me guides pour prendre du recul sur la vie, tu me laisses te donner mon opinion plus féminine et moins noir ou blanc sur ton boulot. J'adore quand on se voit souvent, quand on se voit deux fois par jour.

C'est bon de se revoir dans la même journée. Mon corps et mon esprits se battent pour profiter de ce que nous partageons. Nos élans et nos transpirations, ou nos discussions autour d'un déjeuner. J'arrive de plus en plus à aimer un avant et un après, pas simplement les préliminaires et la tendresse, mais tout le reste, où tu remplis mon appartement, où tu remplis chacune des pièces. J'adore l'amour le matin et te revoir dans l'après midi, à partager autre chose alors que nos corps sont encore fourbus. Le délice suprême, c'est quand nous prenons un petit déjeuner, en promettant à nos envies de se retrouver plus tard dans la journée. Mon corps en est tout érotisé, et mon envie de toi est si forte que je me liquéfie dès que je glisse la clé dans la serrure.

C'est tellement doux de faire l'amour dans mon lit, tu m'a réconciliée avec lui. J'ai tellement eu l'habitude d'hommes "kleenex", que je ne t'ai pas vu venir. Et quand j'ai réalisé, tu me faisais l'amour en missionnaire dans mon propre lit. Les artifices, les interdits, les lieux insolites, les positions du kama suthra étaient autant d'épices nécessaires qui ne sont plus aussi centrales maintenant.

Dommage que tu sois un homme marié, j'aurai aimé tellement ... plus ...

mardi 21 juin 2011

Comment je suis tombé dans tes bras

Après avoir lu sur mes blogs préférés quelques non-techniques de chasse (voir ici) ou leçons d'antiséduction (voir ici), j'ai décidé de faire un petit message pour partager les pentes naturelles qui m'ont guidées vers les bras qui s'étaient ouverts pour m'accueillir.

Il ne s'agit pas de technique, ou d'art, comme aiment le dire les pick up artistes, qui souffrent d'un Don Juanisme pathologique et d'une incapacité à l'amour qui se heurtera un jour avec violence (et incompréhension) à cet amour.

Il ne s'agit pas non plus d'une aptitude, d'une virtuosité de quelque ordre que ce soit, dans le sens où le virtuose sort une note parfaite de chaque instrument, et qu'il fait des gammes et des gammes pour concilier un talent naturel avec le geste parfait.

Il ne s'agit non pas de chasse au sens propre, car même si on incarne alternativement le chasseur et la proie, il n'y a pas de prédateur, il n'y a pas de victime, ni de plaisir unilatéral au dépend de l'autre.

Non, il s'agit d'autre chose. J'ai mes fêlures, je me prends des vestes, des râteaux, des déconvenues en veux tu en voilà. Je lance des centaines de pigeons voyageurs avec une annonce ou une réponse à une annonce qui me parle, mais peu reviennent à moi, très peu. Quand la conversation prend, j'échange épistolairement longuement, souvent dans des missives qui permettent rapidement de voir si on s'égare ou si on s’attire. Puis arrive la rencontre.

Je vous passerai les détails des rencontres fantasmatiques, qui sont le sujet et l'essence de ce blog (voir les autres messages comme par exemple ici, ici 1,2,3 et aussi ici), pour me concentrer sur les rencontres classiques, devant un verre, un déjeuner, ou juste sur un banc.

Souvent, je choisis de faire le premier pas. Une assurance bienveillante qui permet d'installer rapidement une discussion basée sur la confiance.

Je tente de ne pas monopoliser la discussion, mais, tout en m'ouvrant progressivement. Mes opinions les plus tranchées n'apparaissent que très peu, même si la discussion glisse sur un sujet polémique qui pourrait faire des étincelles, j'écoute patiemment, des propos souvent passionnés. Lorsque je propose mon opinion, je le fais de manière la moins heurtée possible.

Je ne dévoile pas trop rapidement en mots les pentes charnelles qui nous ont motivés tous les deux. Avant de pouvoir se rapprocher encore, il faut s'apprivoiser un peu. En parlant de tout mais jamais de rien. Quelques sujets sont à éviter parce qu'ils séparent, d'autres parce qu'ils sont de la non conversation, mais il existe des milliers de manières de connaître l'autre en l'écoutant sur les voyages, la musique, ... Le temps ne presse pas, si rien ne doit se produire, brusquer les choses serait sans effet. Passer un bon moment autour d'un verre fait partie des préliminaires.

Le silence est mon allié. J'aime écouter. Lorsque je parle, mes mots sont posés, il parait que ma voix enveloppe. Peut être que le silence est du même effet. Avec un silence et un regard les yeux dans les yeux, ou les yeux sur les lèvres, on en dit plus qu'avec un long discours.

Avec certaines, la conversation s'échauffe. Rapidement ou pas, elle s'échauffe. J'aime utiliser les sous entendus. Les préliminaires commencent lorsque la suggestion devient délicate, la métaphore tellement juste, les gestes lents et évocateurs, alors chacune des respirations deviennent un témoin du désir, les troubles gênés autant de déclarations.

Il arrive parfois que ce premier contact ait été organisé intentionnellement pour ne pas être suivi d'un possible élan commun. Souvent femme se protège, des mâles à juste titre, d'elle même aussi et de ses tentations. Il arrive aussi que même si le contact donne envie de donner corps à ce nous, que je sois qualifié de "trop", et qu'un point final soit rapidement esquissé pour éviter de se faire plus de mal que de bien. Je tente alors de laisser partir sereinement une amante qui ne le deviendra pas, sans tenter plus de charme ou de séduction que nécessaire, tout en posant quelques petits cailloux blancs pour qu'elle puisse retrouver son chemin vers moi si la passion ou les pulsions l'emportaient sur la raison.

Trop souvent, ce premier contact laisse percevoir de manière évidente, lors des premières minutes, comment nos élans et nos libertés d'action vont dérouler un tapis rouge sur l'escalier du désir. Chaque mot, chaque silence, chaque attitude de l'autre ne sera qu'une vibration sensuelle de plus, écho amplifié de la précédente, frisson supplémentaire vers des pensées les plus torrides. Lorsqu' arrive le moment ou l'attente devient insupportable, le moment où il n'y a plus de sujets qui puisse nous éloigner de ces envies charnelles, il devient alors évident que nos bras ne rêvent plus que d'enlacer l'autre.

jeudi 16 juin 2011

Le fantasme du milliardaire (Diamonds are a girl's best friend)

"Moi, mon fantasme, ce serait d'être la maîtresse d'un milliardaire ! Il me sortirait de mes problèmes financiers et me couvrirait de cadeaux, et je lui laisserait tout faire avec moi !"

C'est finalement assez impressionnant combien la relation sexe-argent, voire sexe-pouvoir est un fil rouge que tout le monde peut un jour ou l'autre toucher du doigt. Il ne s'agit pas simplement de l'élégance de l'homme qui tient la porte, apporte une rose et paie l’addition, mais d'un glissement vers une vision numéraire et non plus gratuite du sexe, ou plutôt d'un engagement parallèle, fusion des corps, fusion des portefeuilles.

Le film "proposition indécente" traitait avec brio du sujet (voir ici) avec le point de vue entrepreneur / argent facile / tycoon-looser très américain. Mais j'étais resté sur ma faim, en disant que la culture de l'argent, de la réussite, et le différentiel entre le multimilliardaire et l'entrepreneur sans un sou était un cas trop manichéen du traitement de ce sujet, et que finalement, c'était plus divertissant qu'autre chose comme film.

Quelques années plus tard, j'ai été confronté de multiples fois à ce fantasme féminin, là où j'incarnais le milliardaiiiiire (prononcer à l'américaine).

Non pas que je sois milliardaire ou tenté de l'être (même en Francs CFA), mais que je représente une poussière de ce fantasme aux yeux de certaines.

La toute première fois, j'ai payé la pension alimentaire en lieu et place d'un mari divorcé défaillant, qui entraînait dans sa gestion financière du conflit avec la mère un mode de survie intolérable pour elle même mais aussi son fils. Je ne sais pas ce qu'il ma pris, mais je me suis confronté à ce syndrome d'Atlas, à devenir (temporairement) soutien de famille ou presque, voire à jouer les nounous en gardant le petit garnement lorsque sa mère était empêchée. Confusion des sens, je n'avais aucunement envie de prendre ce rôle à temps complet, mais rapidement confronté à discussions, des ébats et des comportements de couple établi, où l'intimité s'est installée rapidement à la place que l'amant qui reste amant ne prends jamais (c'est à dire garder les enfants, apporter sa brosse à dent, avoir un placard à soi, bosser depuis le canapé toute l'après midi, participer au déménagement). Je dois avouer que je me suis un peu perdu et que cette double vie pleine et entière est ingérable à long terme.

Plus tard, bien plus tard, j'ai eu à "accompagner" dans ses fantasmes une belle femme ronde qui voulait se "payer" un gigolo, sans jamais avoir osé imaginer passer "au réel". J'ai joué un instant ce rôle de gigolo, puis investi ces quelques Euros (ma côte était bien basse sur le marché) dans ce même fantasme à l'envers. Puis se dont enchaînés des fantasmes tous plus crus les uns que les autres, dont j'assurais la logistique sur mes deniers. Cette amante superbe a un jour verbalisé qu'elle adorerait que cette situation soit éternelle : "Tu comprends, dans l'amour, j'aime pas trop quand il y a un scénario, mais si le sexe me nourrit, je veux bien offrir mon corps à un milliardaire qui en ferait tout ce qu'il veut, même me sodomiser trois fois par jour sans jamais me faire jouir, si le reste de la journée je n'ai qu'à faire shopping piscine. Je me referais faire les seins et j'aurais un coach pour maigrir comme une poupée barbie", ou : "finalement, le trio, c'est bien, mais ça serait encore mieux si ça laissait un billet de cent par amant".

Ce qui est intéressant, c'est que ma propre relation avec ces amantes particulières n'étaient pas toutes du même ordre. Pour l'une, c'est et ça restera à vie un grand amour, une autre n'a été qu'une amante de passage à user jusqu'à la corde le fantasme-défi, quant à d'autres ou mon engagement fut plus sommaire, elles ont touché en moi la corde de l'empathie, qui fait prendre un peu de recul en glissant plus de tendresse que de torpeur dans les ébats tant l'amitié de deux individus prend le pas progressivement sur une relation initialement basée sur le sexe.

vendredi 3 juin 2011

Fantasme de lingerie : Un beau corsage pour un beau corps moins sage

"Fais de moi ce que tu veux !" Il y a des fantasmes féminins, qui, lorsque mis en oeuvre, peuvent modifier une vie.

Je ne sais pas ce que tu attendais, probablement toute autre chose, de la soumission peut être, du plaisir à sens unique entre tes belles fesses probablement. Je vais t'étonner, ce que je veux de toi, c'est toi, sans ton armure de garçonne, qui, même quand tu es nue, ne m'offre pas ce "toi" qui es enfoui dessous, tout en dessous.

Mon amour, je vais donc t'offrir un corsage. Oui, un corsage à l'ancienne, une tenue complète de femme précieuse et gracieuse.

Je sais que tu te considères assez peu comme une fille, comme une femme. Un mec dans un corps de femme, dans les mots que tu utilises, dans tes attitudes, tu as tout d'un mec. Pour continuer sur le contenant, tu portes les habits d'un mec, comme jean tshirt, docs, boxer de mec ... et tous les traces de toi ne sentent pas la femme. Ta salle de bain est vide de tout sèche cheveux, maquillage, crème de soin ... Juste un savon de Marseille qui trône sur la vasque, éclairée par une ampoule de chantier couverte de poussière. Tes armoires aussi sont les témoins de ton refus de faire le moindre pas vers une féminité plus délicate. Je suis sûr que tu pourrais déménager en une heure et faire rentrer tes affaires dans quelques valises ... pour fuir ou partir au bout du monde.

J'ai décidé de t'éveiller à une féminité plus sophistiquée. Tu auras l'impression que je te grime, que je te travestis, que je cherche à travers toi ce qui n'est pas toi, et que je me trompe en cultivant ce que tu n'es pas. Tu vas me servir tout ton discours préformaté sur l'habit et le moine, sur le paraître que tu ne veux pas approcher. Je sais aussi que tu penseras que je t'aime moins si j'essaie de te changer, ou que j'essaie de trouver quelqu'un d'autre, voire des souvenirs de quelqu'un d'autre en modifiant ta garde robe.

Il n'en est rien, et celui qui est dogmatique, ce n'est pas moi. Je veux te mettre face à tes certitudes absurdes. A chacun des "pourquoi" où tu m'as répondu "parce que", je t'imposerai pour un jour, un "pourquoi pas". A chacun des "j'aime pas" avec lequel tu as clos une conversation, je t'obligerai, comme une fillette de 5 ans, à goutter au moins une fois.

Tu te sentiras gauche tout d'abord. Je sais que tu dramatiseras, comme pour mettre tout le poids de la concession que tu seras en train de faire à ce fantasme. Je peux imaginer d'ores et déjà que tu laisseras tomber ta salopette sur tes chevilles, docs encore au pieds, nue sans lingerie, les épaules tombantes, telle une condamnée qui ôte sa tenue civile pour entrer en détention.

Mais ... tu seras belle. Même nue, dans la position la moins sensuelle et désirable possible, avec une bouche boudeuse, tu seras belle.

Je prendrai soin de récupérer tes frusques, pour les plier avec soin sur une chaise. Puis, je t’emmènerai sous la douche. Ta peau diaphane frissonnera sous les jets d'eau tiède. J'y aurai posé un tabouret qui t’inquiétera. Mais dès que tu auras aperçu les shampoings et autres soins, tu comprendras. C'est avec une attention toute particulière que je détacherai tes cheveux sous la douche, que je les laverai puis leur appliquerai un soin pour les rendre soyeux. Avec un peigne, je gaînerai chaque mèche de ces mixtures merveilleuses, pour retrouver le lumineux et le soyeux, pour mettre un peu de soleil dans ta crinière fauve. Ce sera la première fois que je les verrai détachés, Peux être que mouillés, leur longueur se révélera. Au milieu du dos, jusqu'au reins ...?

Puis, je m'occuperai de ta toison intime. Crème dépilatoire et huile douce, pour choyer ton intimité. En même temps, tu découvriras les bienfaits du gommage. Ton visage recouvert d'une crème pour un instant, je m'occuperai de tout ton corps. Avec une précaution courtoise, je t'ôterai tes piercing. Puis, je sécherai te brièvement pour appliquer un premier gommage. Tu seras debout face au mur lorsque je m'occuperai de tes épaules, de ton dos, de tes hanches, de tes fesses. Face à moi pour tes autres courbes. Je sais d'avance que ce massage de donnera des envies, d'autant que j'aurai moi même des élans.

Enfin, en maniant la douche complice, je rincerai toute trace de ces fluides, en libérant ton corps, tes cheveux, ton intimité, révélant une peau qui sera d'une blancheur laiteuse inimaginable, une chevelure rayonnante, et un minou tout lisse. Tu te sentiras vraiment nue comme jamais, sans poils, sans piercing. Toi et toi même. Si ton regard croise le miroir, tu te verras déjà moins garçonne, un peu plus fille. La beauté et la pureté de tes lignes te choqueront probablement, car le costume que tu enfilais, c'était avant, et là, j'aurai commencé à te libérer de ces chaînes.

Je n'imagine pas que tu sois à l'aise tout de suite. Tes yeux grand ouverts, ton dos voûté et tes bras ballants seront autant de témoins d'un langage corporel d'une intravertie qui n'a plus aucun artifice derrière lequel se réfugier. Mais au fur et à mesure que je te maquillerai, que te sécherai les cheveux, que je t'habillerai, ta posture se redressera, et tu porteras avec étonnement le plus naturellement et le plus fièrement du monde ce corps révélé que tu détestais tant.

Je pense que je vais te laisser mettre tes piercing toi même, surtout sur le nombril. J'aurais presque peur de mal m'y prendre. En revanche, je ne me régalerai les sens à poser une dentelle inespérée sur ton corps qui n'a jamais connu de vraie lingerie. Ni trop petite fille, ni gothique, ni poule de luxe, j'ai opté pour une lingerie assez transparente, qui soulignera avec élégance tes courbes fières. Un string des plus torride, tu verras, tu vas adorer. Des bas, juste pour souligner le galbe de tes jambes, et donner un horizon et une accroche au regard au niveau des cuisses. Pour mon propre plaisir des yeux aussi. Puis, ce corps sage sera habillé d'un corsage. J'enfermerai ta taille dans le plus voluptueux des corsages, pour en souligner les courbes, les formes. Ce sera un moment des plus torrides que de fermer le laçage sur ton corps sage. De quoi donner un soupçon de torpeur dans la pièce où nous serons. J'en aurai choisi un qui pigeonnera tes seins délicieux, défiant la gravité d'un air si fier. Puis, je chausserai tes pieds dans des sensuels écrins à talons.

Quand je te tendrai la main, tu te lèveras difficilement, premiers pas avec des talons, premiers pas dans cette lingerie que tu nommeras tour à tour de "tenue de catin, papier cadeau sans intérêt, artifice". Je te ferai marcher dans la pièce, quelques enjambées sans te lâcher la main, puis avec de plus en plus d'assurance, quelques enjambées face au miroir, à te regarder sous toutes les coutures. Tu passeras quelques instants à te regarder de face, de profil, à mater la courbe de tes hanches, a prendre la mesure de ces seins si fiers, des jambes sculptées par la présence des tallons, à toucher la texture de la dentelle, qui ne cache ni ne montre, mais suggère tant ton corps au regards, à ton regard, à mon regard.

J'espère que tu prendras la mesure de cette transformation. Ni déguisée, ni trasvertie, ni pervertie ... juste éveillée. Je t'aurai ouvert les yeux sur une facette que tu refuses de toi même, l’extrême féminité d'un corps à la sensualité soulignée par quelques accessoires à ta beauté.

Alors, je te lâcherai la main, et tu pourras décider de te déshabiller ... ou de me déshabiller.

vendredi 20 mai 2011

La levrette, sensations masculines dans un fantasme féminin

La levrette est tour à tour un fantasme masculin ou féminin. Certaines amantes adorent la levrette pour diverses raisons, mais une, en particulier, a partagé avec moi, toutes ses sensations, et écouté les miennes, quant à cette position où elle me tourne le dos tout en ouvrant tous ses sens envers moi ... sauf la vue :

- C'est extraordinaire la levrette, je te sens comme jamais. Quand tu entres par derrière, j'ai l'impression de tout percevoir. Ton souffle, la chaleur de ton corps quand il s'approche, ta main quand elle se pose sur mes feses ... Je ferme les yeux à chaque fois.

- Je sens quand tu en as envie, Tu pivotes ton corps pour me présenter ton dos, je sens que ton envie affleure. Tu n'aimes pas chavirer du bout de ma langue, mais souvent, ça excite en toi des envies de levrette.

- C'est fulgurant souvent, tu m'excites tellement quand tu me lèches. Mais j'ai vraiment besoin de toi en moi. Le désir me brûle. Je résiste le plus longtemps possible.

- Tu fermes les yeux ?

- Oui, ça m'aide à tout sentir. Quand tu m'as trop excitée, c'est intenable, je peux jouir au premier de tes assauts. C'est tellement violent, tellement puissant que je suis au bord de l'évanouissement. Je te sens entrer en moi, et je prends feu. Les frissons font place à des bouffées de torpeur. J'ai ultra chaud sur tout mon corps, ma peau n'est plus qu'un immense frisson, et je me sens sortir de ce corps ... une jouissance si violente, je m'autorise à hurler comme jamais.

- J'adore quand tu jouis en une respiration ! C'est très gratifiant, dans l'immédiateté ... Il faut bien que je bouscule un peu ton fort intérieur.

- Ne crois pas que quand ça ne vient pas du premier coup, c'est moins bon. Au contraire, c'est bien meilleur. Mais quand ça vient à la première seconde, c'est pour moi la preuve que nous sommes compatibles, que tu as été fait pour moi. Sexuellement c'est top. Tu te glisses en moi, pas besoin d'artifice, de préliminaires, de montée de désir ... je jouis tout de suite.

- Quand c'est plus long ... ?

- Quand tu arrives à me maintenir en haleine, c'est pire. Au portes de l'orgasme. Des fois, j'ai l'impression que tu prends un plaisir tantrique avec ta jouissance, soit. Mais cette capacité à ne pas libérer ma jouissance, à la soumettre à ta volonté, ça m'étourdit encore plus à chaque fois. La jouissance est d'autant plus forte. Mais tu me tortures à ralentir, ou accélérer, décevoir mon envie d'orgasme immédiat en freinant malgré mes "oui, plus fort". Tu es mon bourreau.

- Bourreau ?

- En levrette, je ferme les yeux, et je me concentre sur les sensations. Je te sens en moi, derrière moi. C'est un plaisir égoïste. Et quand tu changes le rythme, tu me rappelles ta présence alors que je ne cherche qu'à penser à mon plaisir. C'est une position d'introspection, de découverte me mes sens et de mes vertiges.

- Tu voudrais que je disparaisse ?

- Oui, la levrette, pour moi, c'est moi, mon corps, mon antre. Surtout avec toi, parce que tu es fait pour moi, compatible sexuellement, ça en dit long sur le fait que tu es à moi. Tu es en moi. Je vibre pour toi, par toi. Je te sens ... et paradoxalement, pour cette jouissance la plus forte, tu disparais. Je ne sens plus que le feu qui couve, qui me brûle, le mouvement saccadé et le feu qui prend, puis tout s'enflamme, tout brûle.

- De mon coté, la levrette, c'est pas l'idéal. C'est une position assez distante finalement. Pour le coté esthétique ou voyeur, c'est idéal. Ton intimité est exposée, offerte, ouverte. Je vois tes lèvres se plier et de déployer. Un point de vue inouï sur ton petit cul aussi. Mais je suis trop loin de toi. Impossible de t'embrasser, de te parler au creux de l'oreille, de te voir jouir, de glisser mes mains sur tes seins, tes lèvres, ton cou ...

- Je sais, tu cherches souvent à écrouler la levrette, et m'affaler sur le lit.

- J'adore ...

- Je sais, mais c'est encore autre chose, là. Je suis obligée de me cambrer à la limite de la douleur pour accueillir tes assauts au plus profond.

- Les sensations sont inouïes. Et là, moi aussi, je sais que tu es faite pour moi. Je pourrais même jouir en une seconde tellement ton antre me régale d'une explosion des sens.

- Je te vois t'accrocher à la tête de lit pour me prendre encore plus profond. Ca me retourne, me ravage ... j'ai l'impression que tu dévastes tout mon être intime. La jouissance est si différente. Pas de frisson, pas de feu. Tout est en pressions, en chocs répétés tout au fond de moi.

- Souvent, je prends appui avec mes pieds sur le bas du lit.

- Ca me bouleverse quand tu m'anéantis totalement, quand tu me possèdes comme ça. C'est un abandon total. Je te sens me pénétrer jusqu'à des profondeurs insondées. Ton corps envahit le mien. Je sens tes mains sur mes lèvres, ton souffle dans mon cou, tes baisers au coin de l'oreille ... Ca me submerge totalement. J'entends que tu me parles, mais les mots ne m'atteignent pas ... je suis comme évanouie, comme droguée de sexe, la luxure totale ...

- Mais tu préfères la levrette quand même, esthète de l'orgasme.

- Oui ! Mais je sais que tu vas me faire fléchir ensuite, juste au moment de mon orgasme d'esthète, puis m'envahir de cette pénétration profonde, m'inonder totalement, me maintenir dans un état d'orgasme continu jusqu'à ce que tu exploses littéralement de plaisir à ton tour, jusqu'à ce que tu m'inondes, jusqu'à ce que tu t’affales enfin sur moi, à bout de forces, que tu me couvres de tout ton poids, ton souffle court dans mon cou, nos sueurs mêlées, de la tête au pieds, nous deux devenus un.

mardi 17 mai 2011

J'ai toujours rêvé d'un amant de 20 ans de moins que moi

J'ai toujours rêvé d'un amant plus jeune. Quand j'avais 25 ans, j'avais envie de déniaiser les adolescents. Quand j'ai approché de la quarantaine, mes vingts ans me manquaient. Mais là, c'est juste inespéré ...

Je ne pensais pas recevoir de la vie un tel cadeau. A 65 ans passé, tu comprendras combien pour moi le temps est compté. J'ai envie de savourer chaque surprise, chaque sensation.

Tu disparais de mon après midi après m'avoir laissée en sueur sur mon lit. Il n'avait pas frissonné comme ça depuis longtemps. Je passe les mains sur mon corps, et me délecte de ce que chaque centimètre que j'effleure du bout de mes doigts. Mon corps me remémore. J'ai été désarçonnée, surprise, enflammée, enivrée ...

Etait-ce cette fois ci, ou une autre fois ? Je mélange mes souvenir avec la naïveté d'une adolescence. Non, j'ai encore la morsure de notre union en moi. C'était bien aujourd'hui, mon corps se souvient et saupoudre ma peau de souvenirs récents. Tes assauts étaient doux, puis, tu m'as dévastée. Fort, profond, pénétrant jusqu'à forcer le plaisir à me faire gémir, hurler même.

Reviens vite. J'ai hâte que tu me relances de nouveau, un matin pour le lendemain, plein de désir. Je me sentirai femme pour toi. 6 jours ou 6 mois ? Ne me fais pas trop attendre, mais ne viens jamais sans ce désir, plein de cette sève verte, vaillante énergie que tu déposes délicatement, ou moins, sur mon corps.

mercredi 11 mai 2011

J'ai envie de toi et mon mari en même temps

Tu peux pas savoir combien la puissance masculine me fascine. Tu es un amant génial, mais je ne fantasme plus que de mon mari et toi dans un même lit, pour moi, rien que pour moi.

Toi, ça ne te fais rien, mais la plupart de mes amants ne fantasmaient que sur des trio avec deux femmes. Quand je leur expliquais combien je trouvais ça dévalorisant au premier abord, combien je me sentais rabaissée au rang de numéro deux, ils me réconfortaient en m'expliquant que j'étais la reine et l'autre la princesse, que l'autre n'avait d'importance que parce qu'elle déclencherait de nouvelles sensations entre nous deux, que ce n'est pas une nouvelle amante qu'ils cherchaient, mais de cumuler deux amantes et de sentir le plaisir sans savoir d'où il vient ....

Et bien j'ai une folle envie de ce fantasme au féminin ... avec mes deux amants préférés.

J'ai envie que vous me caressiez de partout, que chaque frisson soit un prélude enivrant vers la volupté, que je soit l'aimant de vos élans contrôlés, que votre désir de moi se sente en puissantes ruades ...

Je sens déjà comment je dégoupillerai vos queues, comment je les jaugerai, les convoiterai. Mes premiers baisers à l'un, un baiser plus torride à l'autre, puis l'un et l'autre. Vous, ma bouche, vos bouches, mes mains ...

Je sais que tu ne te laisseras pas faire longtemps, et que ta langue prendra possession de mon antre. Je sens combien le délice se mêlera à la frustration de vivre ces deux plaisirs, le sucer et me faire lécher, enivrant, mais jamais pleinement à l'un ou à l'autre. Tu prendras un malin plaisir à concentrer mon attention en me désarçonnant d'un coup de langue plus appuyé ou plus pénétrant. Lui, comme je l'imagine, me forcera à honorer sa queue comme s'il était le seul.

Puis viendra le moment où j'exigerai d'avoir vos deux puissances alignées, cumulée ... orgiaque ... en moi. Je te veux dans ma chatte, lui sera dans mon cul. Je sais qu'il peut jouir vite et je rêve de sentir la chaleur de son sperme glisser lentement entre mes fesses, glisser vers ma fente ... et se mêler au tien. Je veux que tu viennes en même temps que lui. Ne contrôle rien ... je veux que vous déchiriez le silence de vos râles de plaisirs, que vous couvriez mes halètements en donnant vos dernières gouttes d'énergie, que vous jouissiez de moi, du désir de moi ...

Mais comme tu es mon amant et lui mon mari, tu le connais et il ne te connait pas ... Il y a certains fantasmes qui ne se réaliseront jamais. Et pourtant, je rêve de cet enivrant délire chaque nuit.

Aide moi, et trouve moi une manière de combler ces désirs ... !

mardi 5 avril 2011

J'avais tellement peur que mon mari me quitte, que je t'ai imaginé

Tu hantes mes nuits, c'est vraiment le mot. Tu es un fantôme, étrange et pénétrant. Tu me captive et m’hypnotise, ton regard me passe à travers et le mien glisse sur tout ce que tu me laisse de toi.

Cette nuit encore, j'ai rêvé de toi. De plus en plus torride, très baise parfois, trop mignon-tendre après. Mon amant à moi.

Dans cette torpeur de la somnolence qui engourdit, j'ai senti ta main glisser sous les draps et venir contre ma hanche. Tu étais là de nouveau, mon amant virtuel. Jamais je n'avais besoin de te fixer rendez vous, tu passes tous les portails et toutes les portes pour venir dans mon lit avec un telle facilité. Quand je suis en déplacement, tu me retrouves toujours. Et jamais tu ne t'imposes quand je ne suis pas disposée, trop fourbue, ou accompagnée.

Ce soir là, j'avais envie de baise, de me sentir désirable et désirée, et tu as encore été parfait.
Tu sentais le mâle du désert, mélange de cet étalon aux muscles saillants que mon imagination rendait si réel, et tes fragrances habituelles, cet homme un rien dandy, un rien charmeur.

Tu étais déjà nu, et quand ta main s'est posée sur ma peau, j'ai sursauté. Je n'avais pas prévu de t'inviter ce soir, mais puisque tu étais là, c'est qu'au fond, une partie de moi voulait que tu franchisses ces portes pour me surprendre. Je t'ai laissé me surprendre donc. Au delà de tout ce que j'ai pu imaginer de réalisable.

Ce soir, tu étais chaud comme la braise, et très pressant. J'ai senti tes mains ouvrir fermement mes cuisses et ouvrir mon sexe. Les draps ont été repoussés je ne sais comment, et mon corps nu, les cuisses ouvertes, n'attendait plus que toi. De tout ton poids, tu m'as prise, de toute ta longueur, tu m'as fendue, de toute ta puissance, tu m'as retourné les sens. En quelques instants, mon con me brûlait et j'étais fontaine de désir. Mes doigts hurlaient de désir de te saisir. Je te voulais en moi, mes cuisses ouvertes, je m'offrais à toi en femme, à toi, mon loup, mon prédateur. Mon corps était luisant de cet incendie que tu avais allumé, le courant d'air n'arrivait même plus à me tempérer, mon bassin réclamait l'estocade en allant te chercher et je bramais comme une biche en rut. A l'envers, à l'endroit, os corps glissaient si facilement, nos sueurs se mêlaient, mes envies de te sentir en moi ... chaud et vivant.

Le lendemain matin, mes mots ont dépassé ma pensée. Il a fallut que je me dévoile pour ne pas paraître cruche. Progressivement. J'ai bien cru que tu allais t'esquiver, et ne pas lire entre les lignes. J'ai bien cru que tu allais résumer mon "tu m'empêches de dormir chaque nuit" à une somme de soucis professionnels ... Mais tu t'es révélé être si proche de mon rêve quand tes yeux s'ouvrent de surprise et quand tes veines gonflent, si proche de ton visage déformé par le plaisir quand tu me baises ... virtuellement.

Je t'ai donc laissé des petits cailloux blancs, sans ambiguïté, vers mon corps, pour que mon fantasme de toi, devienne, mon bel amant.

lundi 4 avril 2011

J'avais tellement peur que mon mari me quitte

Tu sais, maintenant que j'arrive sur les quarante ans, ma vie de femme, d'épouse et de mère ne coïncident plus.

Depuis toute petite, j'ai été inscrite dans l'idée du prince charmant. L'idée qu'un homme et un seul sera le bon, et qu'il me fallait le trouver. Ma mère déjà me préparait à ce qu'une fille bonne à marier devait savoir faire.

Quand je suis tombée sur mon époux, il était déjà pris. J'avais des papillons dans le ventre chaque fois que je pensais à lui, et chaque fois que je le croisais, je me trouvais niaise et gauche, à ne pas savoir comment l'approcher. J'ai vite vu qu'il était pris, mais avec une fille différente chaque mois. Aussi, nos routes se sont croisées en amis pendant longtemps, amis de fête, amis de sorties, amis de voyages aussi.

Un jour, il est tombé dans mes bras et moi dans son lit. Je ne sais maintenant même plus si j'étais plus amoureuse de lui, ou surtout soulagée que ma vie avait enfin trouvé sa voie. Oui, tu vois, à cette époque, ce fut un ouf de soulagement de nous mettre ensemble. Il a fallut lui tourner la tête vers moi pour qu'il arrête de papillonner et fonder un nid. La fantasme de la vie bien réglée qui se réalisait. Vite mariée, vite enceinte, vite maman.

Au fur et à mesure des années, ma vie s'est enrichie de tant de perles de bonheurs. Des petits bonheurs dans le sourire de mes enfants, des grands bonheurs en les voyant grandir et s'épanouir, la félicité ...

Mais à la trentaine, j'ai senti que mon époux était loin, sans l'avoir senti s'éloigner. Il était en pleine ascension professionnelle, tantôt à Paris, tantôt aux USA, et quand il revenait, c'était pour mieux partir pour un tournoi de golf ou un séminaire de team building. De mon coté, ma carrière en dents de scie était plus sédentaire, et surtout plus centrée sur la cellule familiale. Mon époux m'avait lâché la main, et je ne m'en était pas rendu compte.

J'ai tenté de me dire que tout allait bien, que j'étais dans mon rêve, et que je pouvais donc faire avec. Après tout, tous les hommes sont comme ça, non ? Il arrivait en retard pour nos vacances, il ne pensait jamais plus à me surprendre, il avait lâché sa faible quote part des tâches ménagères, il a même sous-traité ce qu'il aimait faire dans le jardin au début, il ne vivait pas pour moi et nos enfants, mais après tout, tous les hommes sont comme le mien, non ?

non ?

non !

Quand je comparait ma vie avec les filles célibataires qui cherchaient encore le grand amour, le prince charmant, et qui faisaient ceinture de leurs envies d'amant tellement les amants de passages étaient décevants, je me sentais bien.
Puis, le lendemain, mon époux arrivait fourbu d'un voyage ou d'un séminaire, posait une tonne de linge sale et me sautait sans aucune cérémonie, c'était un choc.

Je me sentais femme de ménage, cuisinière, et vagin qu'on remplit, le cul qu'on saute.

Je me suis longtemps confiée à mon miroir seulement. Nue devant lui, je me sentais vieille. J'avais deux enfants, des crédits, l'image de la famille idéale avec un beau mari bcbg comme toutes autour de moi en rêvaient. Comme j'en rêvais auparavant.

Mais j'avais tellement peur de le perdre, de divorcer, de TOUT perdre. Le lendemain, la semaine suivante, la fête des mères, les anniversaires des enfants, Noël ... Tous ces moments étaient impossibles à imaginer sans mon époux, sans l'idée de mon époux.

Quand on commencé à circuler les rumeurs, quand tout le monde laissait entendre qu'il allait voir ailleurs, qu'il avait été vu ici ou ailleurs mais pas où il aurait dû être, je suis tombée de haut. La douche froide. La fêlure. Je me suis sentie trahie, moche et vieille.

Alors, j'ai laissé mes rêves filer, mes rêves de princesse, mes rêves de vie idéale ... et j'ai laissé mes fantasmes germer, ces envies enfermées, ces envies de force, de sueur, de mâle ... et mes envies se sont posées sur toi.

Tu étais l'homme idéal pour ces fantasmes. Ta vie dorée, ta femme, tes enfants, ta trajectoire ... j'étais sûre que je pouvais laisser aller mes rêves et mes pensées vers toi sans jamais y être confrontée. Tu est devenu rapidement mon amant secret, sans le savoir, tu m'as offert tant d'attentions irremplaçables, tu m'as fait grimper au rideau comme jamais, tu m'as souillée dans des fantasmes cru et porno, tu m'as comblée de tant de tendresse.

Au début, mon regard se portait dans ton dos lorsque tu passais près de mon bureau. Ton dos et ton postérieur. J'ai regretté de ne pas voir à travers tes vêtements chaque jour. Me délecter te ton nombril, détourer du regard tes muscles ou tes poignées d'amour, apprécier chaque courbe et comment y poser une caresse ou un baiser ...

Des semaines durant, je me suis lové dans ton parfum. J'en ai même modifié mes horaires, pour me trouver dans le même ascenseur que toi, ou juste après toi, dans tes fragrances matinales. Naturellement, nous nous sommes plus croisés, plus retrouvés à la machine à café. Ton parfum, tes yeux, les effluves de cafés, c'était là ce qui me donnait le plus d'envie chaque matin.

Mes rêves se sont posés sur toi au fur et à mesure. Au début, ils avaient juste quitté mon époux pour redevenir fleur bleue, comme une princesse qui rêvait d'un nouveau prince. J'imaginais un baiser de cinéma à la machine à café, dans un chuté de tango argentin. Une sorte d'amour de conte de fée, où tout est cérébral, et où tu aurais deviné, anticipé tous mes désirs, sans enjeu, sans après ... sans chair.

Mais voilà ... Le souvenir du son de ta voix, ton regard perçant et ton parfum se sont invités dans mes rêves. Je me souviens de la première dois, c'était un été chaud, mes enfants dormaient et mon époux était encore absent. La torpeur de la journée ne tombait pas, et les courants d'air ne refroidissaient même plus ma chambre. Je suis allée sous la douche et je me suis couchée nue sous les draps, sans me sécher totalement, pour espérer un peu de fraîcheur. A cet instant, tu es apparu dans mes pensées. Tu es apparu dans mon lit. Tu es apparu contre ma peau. Mes mains glissaient là ou l'idée de tes caresses me faisait frissonner. Je t'ai senti me surprendre. Tes baisers étaient doux comme une douce évocation de frisson sensuel. Je me souviens très bien comme mes seins sont devenus dur au fur et à mesure. J'ai découvert mon corps s'enflammer. Mes seins ont suggéré l'envie d'être pétris, mordillés, mordus. C'était nouveau pour moi, une envie de vigueur masculine, d'être désirée, d'entre possédée. Il n'a pas fallu dix secondes pour que je mouille d'envie. Moi qui ai toujours été sèche, surtout en sortant de la douche, j'étais une fontaine de luxure et de fertilité. J'aurai pu accueillir en une seule estocade ta puissance masculine tout au fond de moi. Ce soir là, j'ai joui juste en t'imaginant, sans me toucher, sans me forcer, sans les mains, sans toi.

Jour après jour, je faisais l'amour avec toi. Tu étais l'illustration dans mes rêves, mes restes diurnes, mes frustration de femme mariée. J'en oubliais que tu n'étais pas libre, j'en oubliais que tu n'étais pas au courant. Souvent, j'ai faillit faire référence à notre nuit torride, souvent j'ai eu du mal à distinguer notre relation professionnelle de ma vie avec ce toi virtuel qui m'appartenait.

Et, un jour, j'ai dérapé. Pas envers toi, mais envers mon époux. Je crois qu'il a alors imaginé que j'avais vraiment un amant, que tu étais réel. Son regard sur moi à changé du jour au lendemain. Comme il n'y avait pas l'ombre d'une histoire, il n'y avait pas l'ombre d'une preuve, et pas l'ombre d'un doute dans mon planning. Ce que mon époux a voulu, c'était tout contrôler. Et il s'est rassuré mais est devenu encore plus sec dans notre relation. Nos ébats à sens unique sont devenus encore plus brefs, encore plus brutaux, nos échanges et partages se sont encore plus résumés à de l'intendance.

Il n'y avait pas l'ombre d'une histoire, mais tellement de désir. Je le trompais en pensées plusieurs fois par jour. Et son attitude a fini de supprimer cette peur de le quitter. J'ai toujours eu peur de le perdre, il venait de me mettre en face de la réalité : je n'avais plus rien de mon rêve de jeune fille, je n'avais plus rien à perdre. Et il me donnait de plus en plus l'envie de franchir la ligne, d'ouvrir la boîte à fantasme, de m'offrir à l'idée d'un amant, de m'offrir un amant, de me glisser contre ta peau.

... A suivre ...

lundi 21 février 2011

On ne va pas perdre de temps à parler !

Je t'avertis tout de suite, on va pas perdre de temps à parler.

J'ai envie que tu viennes chez moi demain matin, et qu'on arrête de discuter, qu'on arrête de se prendre la tête, et qu'on ne perde pas de temps.

Je veux que tu me baises. Je sais que tu n'aimes pas ce mot, mais là, j'ai grave besoin de ton corps.

Je veux que tu enlèves tes vêtements tout de suite en arrivant et que tu t'approches de moi. J'aurai juste le nécessaire sur moi. Ni soutif, ni culotte. Mes tétons seront encore tout dur de la fraîcheur matinale, et ma chatte toute excitée du frottement contre le jean.

Ta queue me manque à un point que tout le reste disparaît. Je rêve de toi, mais sans tes mains, sans tes lèvres, sans tes yeux, juste ta queue. Elle me hante. Je l'attrape et me la glisse entre les cuisses. Toujours raide, elle me fore la chatte toujours plus profond. La jouissance est instantanée.

Alors demain, ne passe pas des heures à me contempler ou à me caresser. Enfonce moi ta queue directement. Je veux que tu me pénètres, que tu m'enfonces, que tu t'enfonces en moi. J'ai envie de sentir ma chatte se faire remplir brusquement. Jusqu'au fond. Ton gland doit glisser sans retenue. Je veux que tu me bourres, que tu me fourres, que tu me laboures. Je veux être ta chienne, que ton bassin cogne contre le mien, que ma tête butte contre le mur, que je serre les dents pour résister à la rage de tes assauts.

Et seulement après, je sentirai la chaleur de ton corps, qui se posera sur moi. J'aime quand ton corps pèse sur le mien après le coït. J'aime quand tu m'as fait jouir comme une sale chienne et que tu me console comme un petit animal sauvage. Ma chatte rouge de plaisir et gonflée de douleurs, et ta queue, toujours raide, en moi, à moi.

Alors, enfin, tu pourras ouvrir la bouche, me dire des mots tendres, passer tes doigts dans mes cheveux, me regarder dans les yeux, m'embrasser partout et me faire l'amour.

mardi 15 février 2011

J'ai adoré te caresser le nombril de l'intérieur (4)

- "Viens !"

Je t'ai suivie. Vingt ans plus tard, c'est souvent moi qui suis suivi. Ce jour là, tu prenais toutes les initiatives. Comme tu savais si bien faire.

Et oui, je t'ai suivie. J'avais ta main dans la mienne. Nous sommes retournés vers la chambre d'amis. Tu t'es couchée sur le ventre au bord du matelas, tes longues jambes tendues vers le sol et ton petit cul encore mouillé cambré à faire vaciller mes sens.

- "Continue !"

Je me suis agenouillé de nouveau, entre ses jambes. Il y aurait eu un photographe, la photo aurait pu être l'illustration d'un fantasme singulier.

De ma langue, j'ai remonté tes cuisses, depuis l'intérieur du genoux, tantôt à droite, tantôt à gauche. Quand je me suis approcher de ta cambrure, ta peau, de plus en plus douce, a accueillit mes caresses. Ton orchidée était de nouveau toute fermée. Je savais pourtant à ton souffle que le nectar commençait à emplir l'antre profonde. Quand de deux doigts j'en ai ouvert les pétales doucement, une goutte de cette essence essentielle a jailli, presque aussi fort que ton râle d'amante au bord du délice. J'ai caressé les pétales humides. La lisière était si sensible que je ne suis pas allé au delà. En me contorsionnant un peu, j'ai réussi à poser ma langue et mes lèvres là ou mes doigts humides ouvraient un timide passage.

- "Oui !"

La vue était imprenable sur son visage déformé de plaisir. Je te voyais humecter tes lèvres en fermant les yeux. Mes doigts et ma langue ne tentaient même pas l'aventure profonde. Les lisières des pétales étaient tellement sensibles que j'ai peiné à ralentir l'explosion de plaisir. Car ce fut une explosion au sens littéral du terme. Ton suc s'est déversé à grosses gouttes sur ma main devenue luisante, et tes cris ont déchiré le silence. Puis, tu t'es effondrée sur le lit. Muscles tendus, ton corps se tordait. Tu grelottais comme une épileptique. Aucune de mes caresses n'arrivaient à stopper ces supplices, plaisirs trop forts ou envie d'encore ?

Je t'ai allongée sur le coté, et ne sachant que faire en attendant que tu ne redescendes de ce septième ciel si intense, j'ai hésité, tenté quelques caresses, puis quelques baisers sans effet, puis glissé ma hardiesse en toi. Position de la cuillère, position lente et tendre, position charnelle de mille caresses ... Tes frissons ont laissé place à une douce et lente harmonie. Corps fourbu et râles d'extase exhalés en doux spasmes au rythme de mes lents élans entre tes reins. Ma jeune hardiesse, mon désir de toi, et mon envie de te serrer dans mes bras.

- "Comment tu as su que c'était ma position favorite ?"

Je ne savais rien, rien de toi, mais tout à collé tout de suite charnellement. Mes doigts sur ta nuque, mes baisers, moi en toi, tout de moi te plaisait.

Je t'ai aimée follement. Tu étais enceinte de quelques semaines. Les hormones m'ont elles servi ou désservi ? Notre duo a explosé en quelques semaines. Passion incendiaire, pulsions explosives, retour à la raison ? Tu étais ma première parenthèse enchantée, une parenthèse que j'aurais voulu ne jamais refermer.

Je suis sorti complètement groggy de notre histoire. Tellement groggy que je n'arrive toujours pas à savoir si la naissance a eu lieu 7 ou 9 mois après "nous".

lundi 14 février 2011

J'ai adoré te caresser le nombril de l'intérieur (3)

Lorsque je suis sorti de mes songes, étourdi, ahuri même de m'être laissé emporter au pays des hommes qui ont laissé le plaisir les dominer, la douche coulait de nouveau. On aurait dit une averse lointaine, un après midi d'été. Je ne sais si c'est ce clapotis ou mes semi-rêves humides qui m'ont réveillé ... Mon attention entière était à cette douche maintenant.

Cette fois ci, il fallait que je saisisse cette occasion. De regarder ce corps, trop souvent sous une chemise ou un tee shirt, de te voir belle, nue et mouillée, de voir les gouttes ruisseler sur ta peau, de saisir ces petits seins que l'eau aura rendu inévitablement fermes et fiers, ...

Quand je me suis approché, j'ai découvert ton corps de dos. J'ai adoré surprendre ton dos élancé, halé de soleil, sans aucune trace de bronzage. Tu avais la tête penchée. Les muscles tendus ici, saillants là, me laissaient admiratif. Soudain, ta main a saisi la mienne, m'attirant derrière toi sous l'eau, sans un mot. Tu avais dû voir mes pieds, ou entendre mes pas.

J'ai posé mes lèvres sur ta nuque, puis mes doigts dans tes cheveux. Telle une panthère, tu t'es cambrée, arc boutée. Ton corps, d'une beauté féline, devenait sauvage et indomptable. Tu tentais de mordiller ma main, de te retourner, de m'attraper pour me plaquer à toi, contre ton dos, contre tes fesses.

Je me suis pris au jeu. Une main sur la nuque, une autre entre les fesses. Je t'ai saisie et immobilisée, sous la douche. Mes doigts on glissé, puis ont tenté d'entrer en toi. Ton antre était étroite de nouveau, mais ton suc intérieur délicieux est vite venu encourager mon désir aventureux. Je glissais en toi, un doigt, deux doigts ... Ta croupe cambrée, tes jambes écartées ...

J'ai laissé glisser mon autre main de ta nuque à la croupe. Puis, je me suis agenouillé entre tes cuisses. L'eau tiède coulait sur ton corps, puis sur le mien. Ma langue a frayé son passage. J'avais maintenant mes mains sur tes deux fesses, et ma langue charmait ton entrejambe.

J'ai faillit me noyer, te lécher, respirer, avaler l'eau qui emplissait ma bouche ... Quelques minutes seulement, je me suis relevé hoquetant face à toi, mon désir vaillant contre ton ventre plat, mes yeux dans les tiens ...

Tu as arrêté l'eau et à murmuré : "Viens !"

[A suivre]

lundi 7 février 2011

J'ai adoré te caresser le nombril de l'intérieur (2)

Mes baisers se sont ralentis, nos corps se sont alignés, j'ai ouvert tes cuisses, j'ai glissé mon envie contre toi, puis en toi.

- "Comment fais tu pour durer aussi longtemps ?"

Une partie de moi ne comprenait pas vraiment ces encouragement inhabituels, une autre partie avait bien entendu le sous entendu. Nous ne faisions l'amour que depuis deux petites minutes, et toute l'intimité de ton couple s'étalait là, entre nos corps qui commençaient seulement à se découvrir.

J'étais jeune et candide, et j'avais une telle image de toi que me retrouver à incarner le plaisir en si peu de temps m'a foudroyé sur place. J'étais pétrifié. Immobile. Moi en toi. Je t'ai regardé dans les yeux, ne sachant plus quoi dire, et ta réaction m'a encore plus dérouté.

- "Oui, continue, j'adore ! J'ai tant rêvé cet instant"

Continuer ? Mais continuer quoi ? Etait-ce ma lenteur, ma tendresse, mon regard, mes mains, mes grand yeux gourmands, mon sourire cachant ma fébrilité ? Grandes hésitations, grand silence.

Je glissais lentement en toi. Ton corps si fin éveillait en moi tant de désir. J'avais presque une appréhension à te toucher, tellement tu m'impressionnais, tellement j'avais peur de blesser de si belles courbes. Ton orchidée s'est ouverte dans forcer, son nectar tiède a accueilli mon émotion, et un long râle l'a sublimé. Je t'ai vu prendre du plaisir, pour la première fois. Tu n'avais plus d'armure, plus de posture. J'étais en toi, tu réalisais ton fantasme de moi. Et moi, j'étais là, ahuri de la situation, sans en réaliser l'absurde ou la logique, sonné comme un boxeur, tendu comme par réflexe, sourire au lèvres par défense, et silencieux par peur de l'impair.

Quand mon dard a pris totalement possession de ton orchidée, j'ai senti ton corps se cambrer de délices. Déjà, le plaisir t'enivrait et ton corps prenait feu. Par je ne sais quel mouvement, des vibrations sont remontées en moi, si fulgurantes que j'ai failli être submergé et t'inonder en un seul élan. Immobile, je t'ai couvert d'un baiser si passionné, que ton corps, un rien calmé, mon émoi dominé, j'ai pu prolonger nos envies à donner corps à ton plaisir.

Je me suis retiré, lentement, sans te laisser bouger, pour glisser un langoureux baiser de ta bouche avide, à ta fente humide. Ta toison était courte et le terrain de jeu propice à une langue friponne. Une fleur timide, aux pétales courts. A peine ébouriffée des mes élans tout en lenteurs, ses pétales s'étaient refermés sur le bourgeon rose. Quand ma langue s'est mise à les ouvrir de nouveau de quelques baisers verticaux, j'ai compris que le plaisir se mêlait à la surprise. Tu inspirais et exhalais des Ooh et des Aah à chaque entrain, onde de choc ardente et immédiate, chaleur des sens et troubles mêlés. Longtemps je t'ai sentie au bord du précipice, de ma langue endiablé j'ai enflammé ton corps.
- "Comment tu fais ça ?"

Comment je fais quoi ? Tous les amants ne font ils pas la même chose ? Bon sang, comment refaire ça encore et encore ? Ne pas la faire chavirer, continuer à l'enivrer, déguster son intimité, regarder son ventre tendu et ce corps fiévreusement endiablé ...

Les frissons t'étaient insupportables, cambrée entre délice et supplice. Je te sentais au bord de la ruade, pour déloger le bourdon de la fleur. Bien au contraire, tu as écarté les cuisses, pris ma tête à deux main, et j'ai enfoui ma langue au plus profond de toi, baiser en apnée dans tes pétales roses et ton puits profond. Ton nectar baignait mes lèvres, ma langue, et sublimait mes baisers. Tu es partie au septième ciel dans un séisme sans retour. Plus de ruade, plus de tension, ton corps reposé implosait d'une extase digne d'une fumerie d'opium, tête en arrière, orchidée généreusement ouverte. Je t'ai embrassé, léchée, sucée, lapée. De longues minutes de plaisir luxuriant.

[A suivre]

mercredi 12 janvier 2011

J'ai adoré te caresser le nombril de l'intérieur

J'ai adoré te caresser le nombril de l'intérieur.

Ton corps a toujours été une source de fascination pour moi tellement il représente la beauté céleste quand tu es pensive, lascive sur une chaise, ou le rebord d'un bureau. J'ai appris aujourd'hui quels démons pouvaient s'emparer de toi quand la jouissance ultime te transperçait, combien tu étais sublime quand tu avais le diable au corps.

Ce jour là, tu m'as invité chez toi, tu m'as préparé à manger, puis tu m'as guidé vers la chambre d'ami. J'ai résisté un peu. Sur le matelas posé à même le sol, nous avons fait l'amour comme jamais, et je me souviendrai de tous tes mots, tous tes gestes, tous tes frissons.

J'étais très jeune encore. Sans être plus âgée que moi, tu étais ma supérieure hiérarchique. Mes fantasmes à ton endroit étaient en germes. Une femme marié, libérée, fêtarde, un mari absent, et des contextes pro qui nous ont amenés à nous détester puis nous rapprocher. Alors, ce jour là, quand tu m'as demandé de te rejoindre chez toi après une matinée en clientèle, j'étais loin de respirer la sérénité.

Je suis tombé de haut à l'instant où j'ai compris que ce n'était pas seulement la paix des braves que tu cuisinais pour moi, que ce n'étais pas seulement un rapprochement pour aplanir le terrain du futur projet que nous allions co-gérer. J'ai alors compris que je n'étais pas ton cauchemar mais un fantasme. Ceci a réveillé en moi des pulsions de mâle conquérant et l'attitude professionnelle que je gardais est devenu rapidement un jeu de séduction / domination / soumission où tu est devenue ma panthère et ma proie.

Je t'avais déjà vue en maillot et en top, mais en lingerie, ce fut un vrai bonheur pour mes yeux. Comme dans une scène de cinéma, tu m'as entraîné dans cette pièce, cette chambre d'amis dont certains meubles étaient sous des draps protecteurs. La lumière pénétrait à travers les persiennes en rayons parallèles. On aurait pu les toucher tellement ils étaient dessinés. Ta peau dorée, sans trace de bronzage était céleste, et les rayons du soleil la mordaient avec délice. Comme dans une scène de cinéma, tu m'as lâché la main, Me laissant admirer ta démarche féline. Te voir quitter la pièce, lentement, sensuellement, dans le fracas grave d'un parquet complice de tes pas, puis un silence prenant possession de ces murs encore inconnus. Devais je te suivre ? Un bruit sourd, puis l'eau qui coule. Je ne sais ce qui m'a paralysé, mais je ne suis pas venu te rejoindre. Des longues minutes à écouter le silence, et l'eau qui coule. Puis, enfin, ton retour. Le parquet qui accueille tes pieds nus et mouillés, une silhouette dans un rayon de soleil, les cheveux défaits, puis la serviette que tu laisses nonchalamment tomber, pour avancer nue, ton corps nu que je découvre.

Après cette vue féérique à la Hamilton, ce sont tes baisers qui m'ont percuté. Je vibre encore en souvenirs sensuels des frôlements de tes lèvres sur tout mon corps au fur et à mesure que je te rejoignais dans la nudité. Ton désir de moi perspirait de tous tes gestes. Je me noyais progressivement dans tes yeux quand s'éveillait en moi cette envie de te posséder, enfin.

Je crois que c'est quand tu as ôté ma montre que tu as pu sentir mes mains flirter avec tes courbes. C'est une peau humide et des milliers de petits frissons que ma paume, que mes doigts ont perçu en premier. Tu m'avais couché sur le dos, ton corps se dessinait dans la lumière. Les hanches, ta taille, puis tes petits seins fermes et tous raides en mémoire de la douche ... Je ne négligeais rien de toi, je te découvrais, en plein jour, sous cette nouvelle lumière. Quelques gouttes glissaient encore ça et là, et je me suis amusé à négocier leur chute vers le drap, ou encore à les orienter en t'allongeant lascivement, l'une vers ton nombril, d'autres entre tes seins, d'autres par centaines dans tes cheveux mouillés.

Ton corps m'était offert, et j'ai vraiment réalisé tout le chemin parcouru lorsque j'ai posé mon premier baiser sur ce ventre si parfait, lorsque l'émerveillement d'un corps si sublime m'a soufflé. Quelques secondes de contemplation, quelques secondes seulement, tu ronronnais si fort, telle une panthère, torrides élans en promesses et en invitations en t'étirant de droite et de gauche. C'est la première fois que je te voyais nue, en pleine lumière, et je n'arrivais pas à me rassasier de te contempler, à ne plus perdre pied à l'idée que tu t'offrais à moi, à faire face à cette situation déroutante. Aussi, j'ai pris le chemin le plus lent possible depuis ce baiser primal pour me remplir de toi, calmer mon coeur qui pulsait comme une turbine incandescente, et me libérer d'une panique naissante pour une sérénité, apparente.

Mes lèvres ont séché les dernières gouttes de la douche qui roulaient sur tes courbes, puis frôlé chaque recoin de ta poitrine si gracieuse et fière, pour finir par envelopper de baisers tes tétons avides de cette approche excitante. Ton cou tendu me traçait un chemin ascendant, j'ai projeté de le dévorer pour finalement y déposer un collier de baisers tendres, puis sensuels, puis encore, plus torrides les uns que les autres.

Ta bouche m'attendait, ce moment inespéré devenait aussi réel que merveilleux. Jamais je n'avais pu admirer de si près la splendeur, la pulpe de tes lèvres, le raffinement de tes commissures. Cette bouche que j'ai vu si souvent prononcer sous diverses formes des instructions, s’apprêtait à accueillir mes baisers et exhaler des rugissements d'un tout autre registre. Le duel sensuel de nos baisers, pour effleurer, exciter, promettre, galvaniser, a embrasé nos sens, et ce ne sont pas les impacts de nos langues qui ont pu éteindre cet incendie, ni, plus tard, nos corps qui s'alignaient pour se mélanger.

Bien au contraire, tout allait brûler, tout allait exploser ...

[A suivre]

mercredi 5 janvier 2011

Les amantes indélébiles

Chaque début d'année est un moment où chacun se trouve face à des résolutions à prendre. Que ce soit par soi même, ou par ce que les autres projettent sur vous au moment des voeux. Au fur et à mesure des années, chaque page est un instant pour les projets, mais aussi pour les bilans.

Or, la vie parallèle que je mène ne peux pas envisager facilement les moments heureux sous la forme de projets à long terme. La planification y est étrangère, la projection à plusieurs années est un leure. Tout est instant. Carpe diem. Profite sans abus de chaque goutte de rosée, tombe en pâmoison devant la beauté d'une fleur de cerisier, savoure chaque plaisir que ta vie, ta double vie, ta triple vie ... ce que cette vie t'offre.

Aussi, je regarde souvent derrière moi pour me souvenir, voir le chemin parcouru et progresser encore et encore sur ces chemins directs ou chemins de traverse. Mes faux pas et mes moments de débauches, et surtout mes tangos sensuels, sont tous des lanternes qui éclairent le chemin passé, pour projeter le chemin à venir possible. L'important est que je regarde toujours la lumière, ainsi les ombres sont toujours dans mon dos.

J'essaie aussi, sans avoir recours aux pathétiques listes qui combleraient mes trous de mémoire, de me souvenir de chacune de mes amantes, de chacune de mes expériences, de chaque palpitation, depuis mon tout premier baiser ...

Les années passent, une nouvelle décade s'ouvre, les souvenirs s'estompent, restent seulement les meilleurs. J'ai en moi tellement de belles histoires, tellement de perles de vie. Certaines closes à jamais. D'autres qui vivront éternellement sans pour autant s'incarner de nouveau, car la séparation effective est trop brutale pour ce que nous avons vécus. Quelques histoires sont en pointillés, avec de délicieux traits pleins, et des creux qui laissent au silence et à l'absence le pouvoir de maturer le prochain impact. De belles histoires sont aussi encore en gestation.

Je vis avec tout ce que ces femmes m'ont offert, avec un peu d'elles en moi, en émois. Et à chaque fois, je me souviens de celles qui sont indélébiles. Ces amantes indélébiles. Celles qui m'ont aimé, celles qui m'ont formé, celles après qui j'ai couru désespérément, celles qui m'offrent un baiser tous les 20 ans, celles que j'ai admirées, celles qui ont pété un plomb, celles qui m'ont suivi trop longtemps et celles qui m'ont fuit et se sont éloignées à l'autre bout de la France, celles qui changeaient de vie quand nous nous sommes rencontrés, celles pour qui j'ai été un jalon et celles qui n'ont peut être plus aucun souvenir de ce passage, celles qui sentaient si bon une fragrance cherchée en vain pendant des années chez Shop 8 puis Sephora, celles qui sentaient le vice et celles qui étaient trop pure, fraîches et fragiles, celles avec qui j'adorais passer des moments à juste parler, celles dont j'ai gardé les enfants, celles dont j'ai participé à l'installation de leur appartement, celles dont j'ai changé une roue de secours, celles qui ont cuisiné pour moi, celles qui m'ont fait perdre pied, celles que j'ai aimé et que j'aime encore, celles avec qui j'ai eu ou j'ai encore des engagements, celles avec qui j'aurai volontiers passé les cinquante prochaines années d'une de mes vies.

Alors, à toutes ces femmes merveilleuses et aux autres, je souhaite une superbe année 2011. Une année qui soit la concrétisation de tous les projets les plus ambitieux et délicieux, une année où tous les moins bien et les instants de bas soient derrière nous, une nouvelle année pleine de hauts ...

De ohhhh, oooooh, oohhhh ouiiiiiii aussi.

Que tous vos rêves éveillés, vos fantasmes, vos songes qui mouillent les draps deviennent réalité cette année, dans les draps d'amants ou dans les bras d'amour.

mercredi 15 décembre 2010

Les 12 choses que les hommes notent en premier chez une femme


Les choses que les hommes notent en premier, au premier regard, le premier chez une femme :

1/ Son décolleté ... Et oui, il ne faut pas tourner autour du pot, en premier, on ne regarde rien d'autre. Ceux qui prétendent autre chose sont juste très diplomates avec la langue, mais regardez bien leurs yeux. il dévisagent, voire envisagent chaque décolleté. Mais il y a plusieurs dessins de décolletés. Ceux qui sont l'unique atout pulmonaire récoltent les suffrages de ceux qui se contentent de ces rondeurs. Les décolletés plus discrets, qui affichent un mystérieux vertige, une aisance affichée, voire une friponnerie dans une sensualité suggérée sont d'un raffinement sublime. Combinez un décolleté avec dentelle (voir dentelle et bretelles de soutien gorges) ou un tatouage qui dépasse, de préférence partiellement (voir tatouage) et le tout est encore plus magnétique.

2/ Les yeux, le regard : C'est souvent une réponse diplomatique. Les yeux restent un pôle d'attraction où tout le charme peut naître. Il y a tout un langage qui peut s'établir dans les yeux. Un simple regard qui dure trois secondes de plus que nécessaire permet d'ouvrir un chemin et de sceller une complicité à venir. Les yeux clairs sont très accrocheurs, bleus, vert ou noisette clair. Les yeux noirs ont un regard profond, un rien fier, un rien fatal. On se souvient toujours des yeux qui nous ont fixés, mais on se souvient aussi des yeux fuyants s'ils sont soulignés d'un maquillage (voir maquillage). Les yeux les plus captivants sont les grands yeux.

3/ Son postérieur : On regarde toujours une femme de dos, car elle finit toujours par nous quitter. Surtout les anonymes, impossible de rester trop longtemps les yeux dans le décolleté ... euh, les yeux dans les yeux. Aussi, quand elles s'éloignent, un homme se retourne souvent (plus ou moins subtilement) pour regarder le déhanché, appréciez la forme, la fermeté, la beauté du jean ou de la jupe qui suggère ou sublime un beau cul. Il existe la situation inverse, quand on tombe nez à nez (sic) avec un beau cul, un homme tente toujours de voir si le visage va avec ou s'il détonne totalement.

4/ Le sourire, les lèvres, la langue : La bouche est un outil de communication verbal. Quand elles bougent, mais aussi quand elles ne bougent pas, des lèvres sont gracieuses, charmantes, captivantes, ensorcelantes. Selon qu'elles soient fines, dessinées ou pulpeuses, leur langage est sans équivoque. Un simple sourire peu forger pour un homme un souvenir éternel. Ajoutez à ce tableau la langue. C'est ultra rare de voir la langue d'une inconnue ... (sauf pour le son "th" en anglais dans le texte, ce qui est toujours très sexy). Quand vous voyez la langue d'une femme, c'est un instant volé très privilégié, ou signe d'un complicité naissante et précieuse.

5/ Les cheveux : Les hommes préfèrent les blondes aux cheveux longs ? Vrai dans les déclarations, je ne sais pas si ça le reste dans les faits. Mais je sais que ce sont elles que l'on regarde en premier, celles que l'on retient, celles qui émergent de la foule. Tout reste encore à faire pour elles, notamment lutter contre les préjugés qui leurs collent à la peau. La chevelure est, quelque soit sa couleur, une singularité de chaque femme. Un homme retient tant la couleur de la longueur que la coiffure (attachés, libres, nattés, ...). Les plus sexy sont les cheveux qui se rebellent d'une tentative de domestication (lissés, attachés, ...). Un mèche folle qui passe devant les yeux ou qui se mêle au sourire est d'un érotisme fou. En langage corporel, la séduction passe souvent par les cheveux, une main dans les cheveux ...

6/ Son maquillage : Le maquillage se remarque très vite, de loin, de près. Une fille nature ne laissera pas la même impression qu'une fille avec fond de teint, eyeliner, la french et le fard à lèvres tulipe noire. Une femme qui installe 1 cm de poudre blanche à la truelle en oubliant de faire le cou laissera une émotion différente versus un trait d'eyeliner franc et efficace. Les sourcils épilés livrent aussi une marque immédiate dans l'oeil qui les observe, que ce soit épilés-retracés au crayon, épilés trop fins, broussailleux comme Emmanuel Chain, ou taillés-dessinés pour un regard hypnotique ... On déchiffre tout d'un maquillage. Vous pouvez y lire si c'est une belle citadine shopping addict ou une belle surfeuse qui vient juste de poser sa planche et tomber la combi. Vous pouvez aussi presque deviner sur le visage d'une fille le raffinement de ses dessous les plus chics, ainsi le temps qu'elle passe à prendre soin de sa personne ou à se camoufler, et donc, a fortiori, le temps qu'elle passe dans sa salle de bain ou chez Sephora. Le maquillage fait tellement partie de ce que l'on remarque en premier, que si une femme maquillée se présente démaquillée, on peut ne pas la reconnaître au premier regard, et vice versa.

7/ Ses vêtements : C'est fou comme l'habit fait le moine, pour la première impression. Et comme disent les yankees, on n'a jamais de seconde chance de faire une bonne première impression. Une personne qu'on aime, on l'aime dans n'importe quel vêtement. Mais une personne qu'on croise dans la rue, c'est autre chose. La jupe, l'écharpe, le chemisier, le jean sexy ... Ça accroche le regard. Ajoutez à cette catégorie les chaussures, qui seraient un sujet à part entière (perchées sur 10cm, en converse ... ou en escarpins classiques, rouge passion).

8/ Ses Bijoux : C'est dans les endroits où les filles sont les plus regardées qu'un bijou accroche le regard : A la plage ou à la piscine, en réunion, en boîte de nuit, des bijoux se remarquent. L'absence de bijoux se remarque aussi ... comme des oreilles non percées. On sait lire dans des bijoux ce que cet apparat, ces ornements d'or, d'argent et de pierres resplendissantes, comment une femme aime être vue. Avec les bijoux d'enfance, des bagues et boucles d'oreilles qui en imposent, des bracelets qui cliquent à chaque mouvement, des bijoux de peau (voir tatouage), des chaînes de cheville ...

9/ Ses tatouages : C'est très personnel, et ça dépend du tatouage et de la manière dont il est porté. D'une manière générale, un homme n'est jamais complètement insensible à un tatouage. Comme, généralement, la première fois qu'on voit le tatouage d'une femme, on n'en voit qu'une partie (épaule, seins, reins), l'oeil est attiré par cet appel aux sens, comme un décolleté sait si bien le faire. Personnellement, je suis toujours attiré par un tatouage, et si la fille n'a que ça pour elle, je retiens ça. Si elle a tellement plus, c'est un bijou singulier (Et quels magnifiques bijoux pour certains tatouages, on a envie de les voir entier). Généralement, une fille tatouée, c'est comme une fille avec un beau décolleté, la beauté et sensualité du tatouage, et la manière de la porter font tout. Un tatouage tribal qui se perd sous les vêtements attire autant l'oeil qu'une orchidée dont un pétale dépasse sur la chute de reins, ou qu'une pluie d'étoile dans le décolleté.

10/ Les jambes, et surtout les mollets : Une paire de mollets galbés, aux muscles fins mais saillants, c'est l'assurance d'accrocher le regard. Des talons hauts procurent ce galbe envoûtants en soulignant encore plus une ligne naturellement belle. C'est aussi l'assurance de sentir le regard masculin remonter le long des mollets, pour envisager le beau postérieur qui le surplombe. On se surprend dans un regard vertical à "mater" ces mollets, et dans un roulis à donner le torticolis à suivre ce "beau cul" qui se tortille juste devant, à quelque mètres.

11/ La dentelle : Que ce soit une bretelle de soutien gorge, ou le bonnet qui est plus généreux que le décolleté, ou un haut d'une transparence suggérée par de la dentelle, le regard mâle est excité. La suggestion est d'ailleurs bien plus efficace que toutes autres choses. L'esprit mâle complète avec ce qu'il rêve, ce qu'il fantasme, et garde en mémoire cette apesanteur qu'il a ressenti au premier regard. Le string qui dépasse est d'un registre plus puissant. Autant il fascine le regard de la même manière, autant il révèle encore plus d'aisance avec son corps, et une sorte de lascivité sensuelle et d'érotisme affiché.

12/ Le Nombril : Dans la même catégorie que le string, le nombril est témoin d'une assurance, d'une aisance avec son corps qui n'a pas d'égal. Les yahourts ne s'y sont pas trompés en utilisant cet image comme témoin des femmes qui sont naturellement à l'aise avec leur corps. Un nombril exposé fait cet effet sur un homme. Immédiatement, on a une idée sur combien cette femme est dans un état de bien être non dissimulé, loin de la suggestion, plus dans l'a proclamation urbi et orbi.



Alors ... Bilan ? Tout est dans le physique, dans l'attitude et l'apparat. Sans renier quoique ce soit de cette mâle attitude, qui fait tourner la tête dans la rue, fixer du regard, ou se perdre dans des songes charnels, j'attache une forte importance à l'univers d'une femme, un univers qui concerne plus le fort intérieur de LA Femme.



- Ses enfants : Regarder une femme avec ses enfants, ça m'émeut tout le temps. Que ce soit la tendresse, la fermeté de l'éducation, le goût avec lequel les enfants sont habillés, la capacité à agir hors du cadre comme des repas à 15h ... tout ça m'en dit bien plus sur l'univers, et l'univers en commun qui me donne envie de faire un pas en avant et, donc, que je note en premier.

- Ses amies : C'est toujours intéressant de voir une femme dans un groupe. Tout d'abord pour voir celle qui lui s'assemblent avec elle être autant de miroir qui lui ressemblent, ou de contraires qui la complètent ou la fascinent. Mais aussi pour voir son comportement en groupe, si elle fédère, dynamise, ou suit l'effet de groupe. Si elle monopolise l'espace, ou si elle le partage dans une sérénité de femme assumée.

- Son homme : Quand un couple se promène, on sait bien ceux que l'on croise regardent dans le couple celui ou celle qu'ils convoitent. Aussi, quand je suis en couple, main dans la main par exemple, les femmes me dévisagent, le hommes envisagent ma moitié. Quand je regarde un couple, j'essaie de faire l'effort de ce regard complet qui élargit le cadre et inclut "l'homme". Que son homme soit raccord, qu'il soit d'une autre culture, que ce soit uncouple mixte, qu'il y ait 50cm d'écart de taille, mère poule et père absent, couple ultra fusionnel ... on peut lire beaucoup de la personnalité de la femme, se son fort intérieur, de l'écho qu'il y aurait à émettre une "good vibration" dans sa direction ...

- Son parfum : Au premier abord, l'oeil est le premier sens qu'éveille toute femme. Avant le toucher, le goût, et souvent avant l'ouïe, l'odorat est souvent le second sens, excité par les fragrances qui se dégagent d'elle. Bien sûr, ça s'applique en proximité, et moins en plein air que dans un ascenseur ou en réunion de travail. La fragrance, au delà de du dernier habit intime d'une peau dénudée, c'est aussi l'enveloppe sensorielle projetée dans les sens olfactifs de l'autre. Personne, ni moi, ni vous, n'est insensible à un "Opium", un "Fahrenheit", un parfum indéfinissable et enivrant, ou au contraire un parfum trop vu car top 1 des ventes, ou pire, carrément cheap. Les plus mémorables des parfums sont ceux qu'on ne retrouve sur aucune autre femme, et ... les femmes qui se parfument avec un parfum d'homme.

- La voix : Une voix grave, aiguë, stridente, chaleureuse, posée en utilisant des silences, très rapide et empressée ... Voici une marque supplémentaire de la personnalité. Applicable au rire, évidemment. La voix, cette signature sonore, est un onde percutante qui dégage des good vibrations.

- Le mystère : C'est fou combien certaines femmes respirent le mystère au premier regard. On se sent aspiré par tant de pureté pour certaines, par une lumière entraînant plus à s'encanailler pour d'autre. Je parle comme un livre quand je dis qu'une femme pleine de mystère attire plus l'attention qu'une femme dont on connaît tout l'univers en écoutant malgré soit une conversation dans une file d'attente ou les transports en commun. Le mystère, c'est ce qui donne envie, c'est ce qui est la base de la séduction.




Il parait que les femmes notent chez un homme, immédiatement et d'un seul regard l'alliance, la musculature, le teint de votre peau, les pectoraux, la ressemblance avec un canon de beauté, les mollets, les vêtements , la chute de reins , le dynamisme , les épaules, la cervelle, la sensibilité, l'aisance, les accessoires, le courage, les yeux, le ventre à bière ...

vendredi 10 décembre 2010

Laisse moi te retourner en levrette et t'offrir toute ma longueur

Laisse moi te retourner, j'ai envie de te faire sentir toute ma longueur. Je sais que tu aimes quand je suis derrière, que mes mains prennent tes hanches et impulsent un va-et-vient sans fin.

Reste à genoux et tends ta croupe, que je pose mon gland contre ta fente. Mes yeux sont sur ton dos majestueux. Sens-tu chaque nervure de mon dard frayer son chemin en toi, doucement, puissamment. Je suspends le temps pour que tu devines toute ma largeur. Reste tranquille, ne tente pas de reculer et laisse moi retenir tes reins fébriles.

Prends les contractions subtiles de mon arme, à l'orée de ton antre, comme autant de promesses. Ouvre toi et exhale le désir que je t'insuffle. Laisse le animer ton corps en restant immobile. Lentement, compte jusqu'à trois. Appelle moi maintenant.

Je m'enfonce en toi pour qu'en ton fort intérieur, tu mesures combien je peux te combler. Je vais immanquablement surprendre ton deep spot et suspendre ton souffle. Oui, je lâche tes hanches pour écarter encore tes pommes, découvrir ton oeillet brun, et gagner quelques centimètres que je t'offre avec encore plus de vigueur.

Ne bouge plus. Garde la bouche ouverte et découvre toutes les sensations possibles. Sens moi au fond de ton corps, mes mains et mon bassin contre tes fesses. Enivre toi de mes fragrances de mâle mélangées à mon parfum. Devine mon visage, et le plaisir m'envahir en écho. Ecoute les pulsations de ton coeur, écoute ton souffle, mon souffle, en phase.

Ne tente pas d'approcher ta main, ton triptyque des plaisirs sera mien, petit abricot, orchidée et oeillet brun. Un autre jour. Seule ta fente me tente maintenant. Je sens sur toute la longueur de ton fourreau les pulsations de ton corps, sens tu les miennes ?

Doucement, laisse moi prendre mon élan. Tu vas goutter à ma fougue. Je vais impulser le mouvement. La fièvre va me prendre, sans emballement. Tu vas recevoir ma vitalité et t'enflammer. Ton désir ardent se consumera pour devenir plaisir, brasier, puis déflagrations. Tes cris couvriront le fracas de nos corps qui s'entrechoqueront crescendo et de nos halètements, nos râles. En cadence, tu exploseras au septième ciel dans un orgasme des plus tapageurs, des plus singuliers.

Mais avant, espère avec moi la vague. Laisse moi en toi, voyage immobile au fond de toi. La houle va lever une vague, une lame de fond, un raz de marée qui éclaboussera le moindre grain de toi, de moi, qui t'inondera, nous baignera de ce toi+moi toujours aussi inouï.

Attends toi à tout, à tout nous. Attends toi à l'inattendu.

lundi 6 décembre 2010

Tu ne serais pas Ed de Fantasmes Singuliers ?

- Tu ne serais pas Ed, de Fantasmes Singuliers ? Si tu savais combien je fantasme sur toi ? J'adorerais que tu me ...

J'ai attendu quelques temps avant de relater ces étonnantes conversations. Depuis maintenant une année, je me fais reconnaître sur les sites de rencontre que je pratique sporadiquement. Bien sûr, je nie être moi.

- Mais si, tu utilises les mêmes mots, j'ai bien comparé, ces tournures de phrases qui envoûtent. Je suis tellement soulevée par les sensations quand je lis ton blog que je ne peux pas me tromper.

Là, tout en essayant de rester dans les mêmes harmoniques, je nie connaître l’existence de mon propre blog. Certaines fois, j'en demande l'adresse, d'autre, je me fais expliquer ce que c'est qu'un blog.

- Tu ne peux pas nier, les détails y sont, le lieu, l'age, ...

Ça se corse un peu. Comme je mens rarement sur ce genre de détails sur les sites de rencontre (ce qui évite de faire des impairs ou de prendre des notes peu poétiques sur keskejédihéhaki), je me trouve bien coincé, à ajouter des détails à ma vie supposée, pour rendre crédible l'existence d'un double moi, du même age, et dans ce même petit village de Lyon.

- Non, je ne te crois pas. T'es lui, c'est sûr. Mais plus on discute de ça, plus t'es différent. Non, finalement, t'es pas lui. T'es pas à la hauteur.

Ça m'arrive presque tous les mois depuis un an, sous une forme souvent assez proche. Faut que je me forge un profil plus passe-partout sur les sites de rencontre.

Je ne suis pas à la hauteur de moi. Et je ne tiens pas à l'être.

vendredi 3 décembre 2010

Il veut bien me lécher la chatte, mais pas partager une brosse à dents

"Tu comprends, je le trompe parce qu'il ne veut pas partager sa brosse à dent. Il veut bien une bonne pipe, me faire le cul ou me lécher la chatte, mais pas partager une brosse à dents. C'est quoi notre histoire ? On baise mais on n'est pas intimes ? Il est simple visiteur ? Je ne lui demande pas de me laisser le regarder changer une roue ou faire pipi, dans les deux cas, ce serait blesser son ego de mâle en 'détresse'. Mais ne pas partager une brosse à dent, c'est le refus de l'intimité. C'est quoi la suite ... il refusera de partager une orange avec moi, il me demandera de laver la salle de bain pour qu'il y rentre sans trace de moi, et voudra bien me voir en string, mais ne jamais croiser le bac à linge sale ?"

Parmi les symptômes de l'intimité d'un couple, il y a ce qu'il se passe dans la salle de bain. Quand on est amant, on croise quelques salles de bains, toujours très à l'image de ceux qui y vivent.

Certaines salles de bains, dans les couples en construction, qui vivent séparés, sont très étonnantes. On y trouve tout d'un couple qui n'est pas un couple. Pas de serviettes ou peignoirs en double, pas de double brosse à dents, pas de rasoir et de mousse à raser (ben oui, je visite des salles de bains féminines).

La salle de bain, c'est le témoin le plus fort de l'intimité d'un couple. Refuser de partager une brosse à dents, d'y poser sa propre brosse à dents, voire ne pas avoir l'initiative d'y laisser une brosse à dents (un parfum et un rasoir), c'est pour un homme somme toute assez banal comme geste. Pour une femme, c'est un acte manqué, et ça signifie le refus de s'investir, le refus d'être autrement que "de passage".

mardi 30 novembre 2010

Le diner arrangé où j'ai été la proie célibataire de femmes et d'hommes

Il y a des dîners où on sait que certaines choses se disent à demi-mots, où il y semble y avoir des sous entendus, des références à une conversation précédente, et où vous êtes "à coté", "pas dedans". Ce dîner là, je ne me suis rendu compte de rien, et pourtant tout tournait au tour de moi.

Il y eut un temps où j'étais célibataire, officiellement célibataire. Ce soir là, j'étais invité chez un couple d'amis gays qui étaient fans de cuisine. C'était un de ces dîners où tout commençait dans l'après midi, les convives arrivaient de tous bords entre 16h (pour les voisins) et 20h (pour les derniers).

Pour ma part, je suis arrivé parmi les derniers, 19h ou 19h30 je crois. Et dès mon arrivée, j'ai trouvé l'ambiance hyper chaleureuse. Non pas que je ne sois pas habitué à des soirées super sympas, mais celle ci prenait une tournure toute spéciale, où tous les sujets de conversations m'incluaient ou tournaient autour de moi, avec une volonté forte de me faire me prononcer, ou de recentrer le débat sur ma petite personne :
- Et toi, c'est quel pays que tu as préféré ?
- Resto/Ciné ou Ciné/Resto ?
- Tu pars où pour tes prochaines vacances ?
- J'adore cette musique, c'est super sensuel, tu me fais danser ?
- T'as pris des cours de Rock ?
- On sort entre copines vendredi soir prochain, t'es le bienvenu.

... Et des question moins bateau, plus intime aussi ...

J'ai mis quelques dizaines de minutes à comprendre qu'il y avait quelque chose qui ne tournait pas rond, mais sans me douter de rien. Tout juste un étonnement certain face à une hospitalité vraiment forte.

Le soir, deux personnes se disputaient pour me raccompagner. J'ai encore trouvé ça un peu trop. Mais bon, peut être que ce groupe d'amis en faisaient toujours beaucoup sur les nouveaux entrants dans le cercle.

Le soir, je me suis quand même demandé si tout ceci n'était pas une farce, une sorte de cérémonial à la manière du crime de l'orient express, où tout le monde est complice sauf le didon de la farce. Quelques années plus tard est sorti le film "le diner de cons", et je me suis senti "con". Quelques instants d'incertitude quand même, mais pas trop, je ne suis pas si décalé pour être de ces animaux exotiques qu'on regarde sous tous les angles, je suis plutôt un animal assez classique.

La lumière est venu il y a quelques mois quand j'ai rencontré le maître de cérémonie dans un contexte professionnel, seul sans son homme. Ce soir là était un dîner organisé, un dîner arrangé.

J'ai toujours cru que c'était d'un autre temps, ou réservé à ceux qui sont coincés dans un autre temps, comme le temps des rallyes. Mais ce soir là était un dîner arrangé à double détente, j'ai été la proie, la cible de deux prétendants, une femme et un homme, et qu'un couple bi quinqua m'aurait aussi volontiers pris comme jeune amant candauliste. Je suis tombé sur le cul sur le principe du dîner arrangé, sur le fait qu'on puisse organiser ce dîner pour me faire tomber dans des filets, que l'on tente de me séduire, qu'on me trouve séduisant coté hétéro et coté homo.

Encore aujourd'hui, je me remémore ces instants comme doux et aigre d'homme objet, jeune et con, candide et innocent, doux tellement j'aime être sur la corde de la séduction, mais aigre parce que j'aime être du coté de l'archet qui impulse le mouvement, c'est à dire celui qui sait et qui impulse, et moins celui qui est ... surpris.
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...