lundi 16 mars 2015

L'amour dans le noir (complet)

Mon amour, j'adore ces moments magiques !

Il y avait un temps où tes courbes s'offraient à mes yeux, comme une sculpture vivante et sublime, de l'être aimé ... Je te contemplais venir à moi, comme une féline, les pieds nus sur le plancher, et la torpeur exhaler de tout ton corps ... tant par tes cheveux mouillés de la douche, par tes contours soulignées par une lumière complice, par la serviette qui laisse deviner sans rien vraiment cacher, et par ton regard de braise d'une panthère prête à sortir les griffes et se lover contre moi.

Il y avait un temps où je m'attardais à explorer tes lèvres, chaque nervure, chaque recoin, des commissures à la pulpe, à demi ouvertes, ou en sourire sensuel, ... il y avait un temps où je faisais glisser mon index en effleurements jusqu'à que tu me mordes ou t'échappes sous prétexte de ne plus supporter la douce torture de chatouilles. Il y avait un temps ou je posais ma langue en pointe sur cette partie intérieure/extérieure de tes lèvres qui n'a plus le goût de ta peau, ni tout à fait le goût de tes baisers.

Il y avait un temps où tu m'offrais ton profil en lumière arasante, et je pouvais dessiner ton visage, des cheveux mouillés, le long de ton nez, ta bouche pulpeuse, ton menton et ton cou.

Il y avait un moment où je me délectais de prendre possession de ton corps, et de voir tes yeux se fermer de plaisir ou s'ouvrir comme pour enrichir le vertige de regards dans le vague. Il y avait un moment où je me régalais de fendre ton corps lentement, ou de percuter profondément par mes élans, et laisser mes yeux trouver un écho dans ton ventre arcbouté, tes seins agités en rythme, et ton visage submergé des sens et prêt à dégorger un orgasme.

Il y avait un temps tu m'offrais à admirer ton joli cul. Mon regard et mes mains glissaient le long de ta nuque, puis dessinaient en massage ta colonne, pour arriver entre tes deux pommes, leur suggérer de s'ouvrir lentement, et laisser apparaitre ton oeillet brun et ton orchidée sous un autre jour. Il y avait un temps où tu étais la seule à fermer les yeux, lorsque je ciselai dans ton ventre, les mains sur tes fesses, un orgasme à genoux comme tu aimais tant.

Il y avait un temps où je pouvais admirer ton orchidée, et jouer de mes atouts pour presser ses replets pétales, ou les ouvrir amplement pour laisser apparaitre l'antre fiévreuse. Il y avait un temps ou je glissais un doigt ou deux en toi, pour étreindre ton intérieur et soulever le petit gousset, retrousser les dernier plis et admirer ta perle rose, avant de l'embrasser et de m'en saisir. Il y avait un temps où je me félicitais de pouvoir m'offrir l'alignement de ta fente offerte, ton nombril, tes deux seins gourmands, et ton visage déformé par la jouissance, sous l'effet de ma langue pugnace.

Et ... tu m'as offert le noir complet. Fermés les rideaux tentures, portes. Éteintes les lumières, même des pièces voisines. Retournés ou débranchés les radio réveils ou portables. Voici le noir.

Tu m'as appris à redécouvrir ton corps, chercher avec les mains comme pour ne pas te perdre. ne jamais lâcher de peur de passer d'un effleurement à un geste trop brusque pour être sensuel. J'ai appris que les distances s'apprivoisent, que les soupirs et les râles servent d'écho et dynamisent le toucher. J'ai redécouvert ton corps du bout des doigts, j'ai eu des gestes plus lents, m'attardant et vagabondant sur certains endroits repères, comme tes épaules ou tes hanches. J'ai suivi ton désir vertical du bout de la langue. J'ai gouté à ton corps qui s'amusait à me tromper, se lovant à l'endroit à l'envers, et me présentant ton dos quand ma bouche espérait ton ventre. J'ai usé de mes deux mains pour ouvrir ton orchidée et lui offrir les baisers intimes qui la font tressaillir. J'ai glissé mon élan dans ton corps et été submergé par la sensualité. Je t'ai envahie, je t'ai innondée, je t'ai couverte de baisers lorsque nos corps fusionnaient en spasme synchrones ....

... Mais, je ne t'ai pas vu déployer tes mains, tes caresses, tes élans, tes tentations de prendre le dessus. La prochaine fois, je te laisse jouer dans le noir avec mon corps.


mardi 3 mars 2015

Tes amantes te déçoivent elles, parfois ?

J'ai été percuté ce week end par une question rarement abordée, la déception. Au fur et à mesure que la question trottait dans ma tête, j'ai vu que le sujet était plus vaste qu'une simple réponse binaire ou un "un peu" à la normande qui n'engage pas vraiment à se dévoiler.

Ce qu'il faut peut-être aborder en premier, c'est ce qu'est la déception. Les dictionnaires parlent tous d'un sentiment, qui est l'impression d'avoir été trompé dans son attente.

Ensuite, il faut peut être reparcourir mon propre cheminement, et avec les lumières du passé, revisiter ce que j'ai apporté consciemment ou inconsciemment comme déceptions chez mes amantes, avant de parler de mes propres déceptions.

Balayons tout d'abord les déceptions physiques. Si je peux ne pas être au goût de toutes, dame nature m'a offert ce qu'il fallait pour l'exercice de fantasmes singuliers. Je n'y suis pour rien, mon corps m'a été offert dans tout ses contours et atouts, et je ne sais m'en servir que comme je le fais.

Coté fantasmatique, j'ai longtemps cru me connaître suffisamment pour éviter de mettre en avant des perspectives contre ma nature profonde. Ainsi, je ne sais pas être un "maître dominateur", voire, ça ne m'intéresse pas. Mais je l'ai éprouvé tout contre une amante qui a sans aucun doute été déçue de l'impact trop grand qu'elle avait eu sur moi, par sa franchise, ses mots crus, ses attentes à être utilisée, à être baisée, qu'on l'humilie, lui baise la bouche et autres dilatations et pressions dans ce champ de la soumission pure et dure.

Je crois que les plus grandes déceptions qui viennent avec moi es qualité d'amant, se font au fur et à mesure du temps, lorsque les sentiments tentent de s'installer, doucement, sans crier gare. Si j'aime vivre des fantasmes singuliers, ils sont tous ou presque au pluriel, et embarquent l'entente des corps et des coeurs, voire des valeurs de vie. Mais je n'ai pas de projet de vie à offrir, ni en continu, ni en pointillés très rapprochés, à une amante tombée en amour à force de se ressembler l'un l'autre.

C'est là je crois, la majeure partie des déceptions que j'ai opposées aux amantes de ma vie. De celles qui ont cru lire dans mes douceurs et mes partages une possibilité, un projet de rupture et de construction d'une vie commune, à celles qui ont dévoilé à mesure d'une intimité grandissante, être de leur coté en rupture ou en reconstruction, et trouver là un chemin de vie rêvé.


Et de mon coté, finalement, quelles déceptions ont parsemé mes chemins fantasmatiques, singuliers ou plus classiques ? C'est une question tout aussi vaste que j'ai tenté de balayer d'un revers de la main, question qui amène quelques réflexions en miroir sur moi même, une mise en perspective complexe.

Tout d'abord, comme tout mâle, la compatibilité physique peut être source d'enthousiasmes ou de déceptions. Je dois avouer que je sais laisser du temps au temps. Même si ça a souvent été fantastique du premier coup, comme un coup de foudre physique, quelquefois, ça n'a pas été le cas, et il a fallu s'apprivoiser physiquement l'un l'autre, trouver les clefs du plaisir de l'alter, lui offrir les indices pour participer à une fusion des sens plus belle à chaque rencontre.

J'ai quand même été confronté à des corps qui étaient moins compatibles avec le mien. Mais est-ce là "être déçu" de son amante ? A priori non. On est ce que l'on est, on nait comme on nait. Je ne suis d'ailleurs pas plus à l'aise avec le corps d'une belle bimbo au ventre plat et aux pectoraux peu farouches, qu'avec une femme dont les pétales sont ceux d'une belle fleur luxuriante et voluptueuse.

J'ai donc lu dans les quelques petites incompatibilités physiques un manque d'envie peut être, un manque de mieux, de plus intime, de plus fort. D'une part ou d'autre. Souvent des deux. Est-ce une vrai déception. Non ... si ce n'est surtout la déception de ne pas trouver en chair et en sens, ce qui a été fantasmé en mots.

Le plus grand foyer de déception est sur la corde fantasmatique. C'est toujours délicieux de partager un chemin amoureux commun avec une amante, et je tends souvent vers cette fusion des sens, des vibrations, des sentiments (, , , , , ...),  Il m'a aussi été offert cependant des échanges purement fantasmatiques (ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici ...). La déception qu'il peut y avoir dans les rencontres purement fantasmatiques, est le coté asymétrique de la relation. Le fantasme, c'est quelque-chose de personnel, et de par sa nature, les fantasmes masculins sont très différents des fantasmes féminins. J'adore, épistolairement, puis charnellement, jouer sur cette corde fantasmatique, où l'un offre à l'autre la situation scénarisée, rêvée longuement, qui permet de transgresser ses codes et limites, et déclencher un plaisir immense ... Et j'aime aussi, être accompagné dans la réalisation de fantasmes qui sont les miens. Peut être que c'est dans cette asymétrie souvent incomplète (sans parler d'inachevée) que l'on pourrait loger les quelques déceptions que j'ai eues, et, pour revenir à la définition, le décalage entre l'attente (ou la promesse) et ce que la vie nous a permis de partager.

Heureusement, j'ai offert et reçu d’immenses cadeaux que la vie a bien voulu mettre sur la route, sous forme d'élans charnels, de vibrations des coeurs, de partage de parenthèses inouïes, de fantasmes (!) sublimes, et d'échos formidables qui résonnent tous en canon et individuellement en moi comme autant de petits et grands bonheurs.

vendredi 27 février 2015

La première fois que j'ai enregistré ton orgasme

J'ai toujours été fasciné par la clameur de tes orgasmes, à tel point qu'un jour, j'ai décidé de t'enregistrer.

Chaque femme lâche prise d'une manière qui lui est propre et intime. Cela va du silence contenu proche de l'auto-bâillonnement aux petits cris qui imitent le porno ou la tennis women accueillant en rafales les balles qui percutent son tamis.

Au delà de la variété, il y a aussi eu la puissance sonore et la tonalité. Les cris aigus qui déchirent les tympans et désarçonnent, ou le râle profond de sauvage qui sent et fait monter la vague et lâche tout contrôle.

Ton râle est rauque, et lent, profond, puis puissant et vif ... et traverse les cloisons. En plus, il dure, je ne sais pas ... un temps infini ... (en fait, je sais, maintenant que je t'ai enregistrée)

Grâce à l'enregistrement, j'ai réussi à te ré écouter un brin plus concentré. L'iPhone est d'un grand secours, on peut le laisser sur un table de nuit ou sur la moquette, et il fait un rendu comme si on y était. Je me suis longtemps passé en boucle tes râles pour être le voyeur (l'écouteur) externe de ces moments où j'étais acteur.

Une respiration haletante, un souffle, animal, comme tendu avant un effort. Puis le râle commence à remplir le silence. A ce moment, on ne sait plus si tu es mâle, femelle, ou si c'est un sourd et profond grondement comme une déferlante qui se prépare au loin à surgir.

Au fur et à mesure que les frissons s'emparent de toi, la longue plainte devient clameur, et se réverbère dans toute la pièce. On sent, on entend monter en rythme la symphonie des sens comme quand tous les violons de l'orchestre s'embrasent d'allegretto en allegro.

Le chant qui se dégage de cette complainte polyphonique pourrait rimer avec l'effort, voire une sorte de supplice ... mais je sais qu'il n'en est rien. A chacun des assauts, à chacun de mes élans, ton corps s'ouvre et libère un gémissement qui ne s'éteint jamais, un râle se superpose au précédent, un son infini dans une spirale ascendante vers un espoir de septième ciel. Roméo cherche Juliette et le son sourd et saccadé des cors annonçant comme une mise à mort éructe de ton corps.
Enfin, au paroxysme de l'excitation, tes cordes vocales lâchent des cris rauques et enveloppants ... ton corps s’arcboute et hurle son extase en suspendant le temps ... et la saccade ne reprends que si mon corps que tu n'as pas réussi à désarçonner reprend le rythme dans tes chairs. Plus fort, plus exaltant, plus excitant ... encore et encore

Un jour, j'ai fait écouter tes oeuvres musicales à une confidente. Elle a dégusté tes vibrations par procuration et m'a lâché un ... "et toi, on ne t'entend pas !!!".

Ben non ... c'est plus tard, bien plus tard, bien plus fort

lundi 10 septembre 2012

C'est quoi ton type de femme, c'est moi au pas ?


- On est quoi, toi et moi ? Des amants ? Je te fais du bien, tu me fais du bien, mais je suis quoi pour toi ? Entre moi et ta femme, c'est qui ton idéal féminin ?
- Euh ... Si tu permets, je n'ai pas d'idéal féminin.
- Mais si, tous les hommes fantasment sur un idéal, la grande blonde à gros nichons. J'aimerai bien en avoir des gros nichons moi.
- Non, Pamela, ce n'est pas mon fantasme féminin. Et puis elle n'est pas grande d'abord.
- Ah ! Tu vois, il suffirait qu'elle soit grande, et hop ... Cite moi plutôt une fille qui te correspond plus alors.
- Parmi nos connaissances communes ou parmi des personnages connus ?
- Des célébrités.
- OK, mais ce sera sur un détail ou sur un ensemble, et je devrais t'expliquer pourquoi j'ai ce penchant ... pour une femme que je ne connais pas, ou au contraire, dont je ne connais qu'une facette, la face publique que j'ai retenue. Ca risque de prendre du temps, je n'ai pas l'habitude de

- La toute première qui me vient à l'esprit, par exemple dans le petit écran, c'est une Lyonnaise : Alessandra Sublet.
- Une fille au cheveux courts ? Mais, c'est complètement opposé à ce que j'avais en tête.
- Tu sais, ce qui me touche chez elle, c'est bien plus. Sa féminité malgré des cheveux courts, son sourire extra large et extra communicatif, sa bonne humeur permanente, sa répartie.

- Et dans le monde du cinéma ... t'a forcément déjà couché en rêve avec Monica ou Megan ? Leur plastique irréprochable dans une robe haute couture, décolleté jusqu'au nombril, ou un cul parfait dans un jean parfait ... Ca te fait de l'effet, non ? Et bien laisse moi te dire, ces filles, elles n'existent pas dans la réalité ... des heures de maquillage, de la post production, une vie entière passée à un culte du corps et photoshop qui passe encore derrière parce qu'elles ont encore des imperfections ... laisse moi te dire que tu te leurre ... j'ai aucune chance, moi.



- Non, aucun fantasme de papier glacé ... au cinéma, je suis resté sur des femmes de ma génération ... Kristin Scott Thomas par exemple, elle me fait craquer avec son accent, son coté flegme pince sans rire, sa droiture dans les rôles qu'elle a incarné au cinéma. Mon second, ou mon premier vrai coup de coeur, devrais-je dire, C'est Sophie Marceau. Elle a mon age, tu vois, je l'ai vue grandir. De la boum à ses égarements de couple, de James Bond à Lol, elle devient de plus en plus belle. Sa voix même me transporte, mais c'est un fantasme d'enfance, je la vois plus comme une quadra mère de famille maintenant que comme un fantasme sexuel tel que tu peux le verbaliser avec une Megan Fox.




- Et dans le monde politique, qui c'est ton type ? C'est la femme du président ? Je suis sûre que cette mangeuse d'homme te fait de l'effet. En plus, elle est grande et maigre, c'est ton type, elle ?

- Non, pas trop ... sa voix suffit à ne pas créer le charme, tu vois. Et puis, elle a probablement les mêmes motivations que moi, elle est attiré par le pouvoir, ceux font des choses, ceux qui modifient le monde. En politique, ce ne sont pas les "femmes de ..." qui attirent mon attention. Par exemple, actuellement sous les projecteurs, j'aime bien la personnalité de Chantal Jouanno. Elle a de la constance, de la pugnacité, des valeurs, une voix qui transporte aussi. Elle sait faire preuve de réalisme, ne se ridiculise jamais et existe dans ce monde de brute, dans ce monde masculin.

- Encore une brune ? Mais qu'est ce que tu fais avec ta femme ? T'as pas une blonde dans tes pensées, dans tes fantasmes ?


- Si, si ! Un paquet de blondes sont dignes d'admiration, mais pas pour la couleur de leur cheveux. Je vais t'en citer quelques unes : Claire Chazal par exemple. Dans son combat, dans sa posture et sa droiture, je la trouve d'une sensualité sublime. On a là l'exemple même de la femme qui incarne la beauté intérieure et extérieure.
Dans le même ordre d'idées, Sylvie Tellier. Un peu plus jeune (un Lyonnaise encore), mais aussi digne et ferme dans son combat. Elle affronte un rouleau compresseur médiatique contre sa personne. Elle reçoit mille reproche à l'heure, si c'était un homme à la même place, qui organise la transition en "tuant le père", et en pilotant, réorganisant, dépoussiérant une organisation, on n'aurait que des éloges à son égard. Miss France et diplômée en droit, à Lyon en plus ... deux beaux bouts de femmes.



Allez, encore une qui m'époustoufle : Muriel Robin. Je trouve qu'elle dégage un sex appeal, avec une capacité à user du son de sa voix, d'un ton sec ou condescendant dans ses interventions, un humour bien sûr, mais une répartie qui me fait dire qu'il doit être agréable de vivre avec elle.
Cécile de France aussi, plus jeune bien sûr, mais tu vois, même quand elle joue les garçonnes, elle en jette !

- T'aime bien les cheveux courts aussi, c'est bien ce que je pensais, ta femme, c'est pas  ton type.

- T'as pas tout compris, j'ai pas de type ... je t'ai cité des personnes si variées que tu devrais avoir compris, j'aime les femmes de pouvoir, qui sont belles et sensuelles dans leur posture, pas dans leur plastique. Bien sûr, si elles ont un beau cul et un beau décolleté, ça ne gâche rien.

- Moi, je t'imaginais rêver de grande blondes, maigre comme une anorexique, avec des formes et des robes que je n'aurai jamais ... un peu entre Claudia Schiffer, Kim Bassinger, Virginie Effira ou Olivia Wilde, tu vois ?


 - Bon, je dois avouer que celles que tu cites, elles attirent la lumière, souvent par leur pureté. Elles reflètent la lumière. Moi, j'aime bien les femmes qui existent par une féminité et une sensualité au delà, à travers l'image stéréotypée. Tu vois, tu m'as attribuée que des grandes blondes ...
- Mais t'es marié avec une grande blonde, avec des gros nichons en plus !
- Ma femme, elle a quelque chose de plus, que je ne peux pas connaître chez celles que tu as citées, sûrement parce que je ne les connais pas intimement, mais aussi parce qu'elles existent surtout à travers ce stéréotype ...
- Et moi, avec mon gros cul, mon petit bidon, mes seins de pucelle, mes vergetures, ma ride du lion et mes pattes d'oie ?
- Ca y est, on y vient ... Qu'est ce que je te trouve, c'est ça ta vraie question ?
- Oui, t'es long à la détente, comme tous les mecs !
- Alors, toi, je t'aime, tu es belle, tu me bluffes par ce que tu créés et par ta force de caractère, et ton corps m'excite à mort, en commençant par le mouvement de ta main quand tu écris, par le son de ta voix, par ton parfum quand tu sors de la salle de bain, ton parfum quand tu sens le désir, le parfum de ta peau après l'amour, le profond de tes yeux, les courbes les plus intimes que la nature a offert à ton corps, les couleurs de tes vêtements, ton écriture, tes phrasés, tes orgasmes, tes larmes, tes spasmes, tes "encore ..."
- C'est tout ?
- Beaucoup de couples vivent avec moins que ça, non ?
- Et des amants ?
- Les amants vivent souvent sur l'illusion. Illusion de la légèreté, illusion l'éternité, illusion de l'éternelle jeunesse, illusion que l'herbe est plus verte ailleurs, illusion que l'on peut vivre de sexe et d'aucune contingence matérielle ou familiale, ...
- Tu me trouves belle ?
- Non, je ne te trouve pas belle, tu ES belle. Tu es belle à mes yeux, et tu es belle tout court. Tu es belle en photo, tu es belle quand tu cries, tu es belle quand tu travailles, tu es belle quand tu griffonnes en téléphonant, tu es belle quand tu m'ouvres la porte de chez toi, tu es belle quand tu me reproches mes absences, tu es belle quand tu jouis, tu es belle quand tu pleures, tu es belle quand tu cours faire pipi ...
- Rhooooo ...

- Et toi ... a part "What else" ?

jeudi 23 août 2012

La première fois tu me fais l'amour, la seconde, tu me baises

La première fois, tu me fais l'amour. Je te sens pressé, mais je sais que tu prends ton temps.

Tu es un homme à préliminaires. Et c'est pour ça que j'aime tout de toi. Tout en lenteur, tu m'embrasses, tu me déshabilles, tu câlines mes seins, tu joues avec ma peau, tu me masses parfois ... Ca fait des années qu'on est amants, et tu es doux et prévenant, amant et aimant, et je sais que tu cherchera tout pour mon plaisir, comme j'aime ou comme tu veux me faire découvrir.

Au début, tes mains viennent chercher si je mouille. Comme à chaque fois, je suis un torrent. Ca m'excite comme c'est pas possible, plus tu glisses tes doigts, plus j'ai envie que tu me pénètres, avec tes doigts au moins, avec ta queue, vite !

Souvent aussi, c'est avec ta bouche que tu m'allumes grave. Tu m'as appris à jouir de ta langue. Quand tu ouvres mes cuisses et commence à me manger, je disjoncte complètement. J'ai envie que ça dure, mais ta queue me manque tellement que j'ai besoin que tu fasses vite. Je te tire par les cheveux pour que tu viennes me couvrir et me remplir.

Enfin, je t'ai en moi ! J'aimerais que plus jamais tu ne ressortes. Je jouis, toute de suite, en 30 secondes, tu me fais jouir dans la position du missionnaire tellement tu m'as excitée. Des fois, tu me l'ordonnes "Jouis, maintenant", et je jouis. Je suis tienne.

Mais toi, tu continues, ta queue entre et sort en moi sans s'arrêter, tu sais me maintenir dans cet état pendant un temps infini. Je sens que tu me parles parfois, mais je n'entends rien, ça m'excite encore plus, j'aimerais un jour comprendre ce que tu me dis ... est-ce des mots doux, des confidences, me racontes tu ce que tu me fais, ce que tu veux me faire, tes mots sont ils crus quand tu me fais jouir, ou es tu encore dans tes métaphores colorées papillons et orchidée ?

Tu ralentis, parfois pour ne pas éjaculer tout de suite, avec quelques précautions verbales, je sens ton gland presque ressorti, mais jamais tu ne me fais jouir à vide. Tu restes en moi. J'ai envie que tu ne ralentisses jamais. Pourquoi tu ralentis d'ailleurs, je ne veux pas que tu te maîtrises, merde ! Encore, j'en veux encore. Je te le dis, je réclame, j'essaie de mon bassin de pousser, d'avaler ta queue. Toi, tu es ralenti ou immobile, et silencieux. Merde, qu'est ce que je fais là. Vite, ça retombe, mon plaisir retombe comme un soufflé, ça va mettre une heure à redémarrer. Baise moi, merde ! Mais tout ça ne dure pas longtemps. D'un coup, tu prends appui je ne sais ou, et tu m'enfonces si profond que je dégorge un râle orgasmique ...

Et quand tu jouis, tu couvres mes cris, on doit t'entendre à mille kilomètres et je me sens être femme de te faire jouir si fort, de sentir ton plaisir. Ton râle et ton corps sont si puissants que je jouis de nouveau des fois, en même temps, sauvagement, sous les coups d'une queue moins appliquée mais si fougueuse, qu'elle sait sans savoir, me ravager encore une fois.

Certaines fois, tu restes dans mon lit. Tu en décidé ainsi. Pas d'obligation, pas d'envie de te lever non plus. Je profite de ton corps, mes mains et mes yeux se régalent. Je te masse parfois, je vais prendre une douche si tu es assoupi, le téléphone me dérange aussi, c'est chiant, j'ai encore oublié de le mettre en mode silence.

Et, quand l'envie te reprend, tu m'attrapes, et là, c'est une toute autre histoire. Tu me dis que ça n'arrive qu'avec moi, parce que tu me connais suffisamment pour te permettre d'être toi en tendresse, ou de lâcher tout. Je te crois sans te croire, mais ai-je le choix ? Tes mains sont insistantes et décidées. Tu m'imposes tes baisers envahissants. Tu m'attrapes le cou. Tu me dis que tu vas me culbuter. Souvent, je n'y crois pas, parce que tu es un tendre, mais tu as déjà été tendre, et quand tu attrapes ma chatte, pinces les lèvre, les ouvres et mets ta queue sans ménagement, je sens la promesse devenir menace.

Si je suis encore humide de toi, ça va, si je suis sèche, ça brûle comme un supplice. Plus ça force plus tu pousses. On dirait que tu entraînes toute ma chatte à l'intérieur. Quand enfin tu m'as enfoncée, tu accélères comme jamais. Je jouis tout de suite. Et tu ne t'arrêtes pas. On dirait que tu n'as plus peur de jouir, plus besoin de jouir, et tu tambourines jusqu'au fond, tout au fond. Par pressions, écartements, frottements, ma chatte brûle et je jouis comme jamais.

Tu me connais à l'endroit comme à l'envers, puisqu'à chaque fois, tu me retournes, et tu enfonces ton pieu dans ma fente à l'envers. L'oreiller que tu as mis sous moi me cambre, tes mains écartent ou fouillent, j'ai l'impression que tu entrent entier en moi. Il doit y avoir ta queue et au moins trois ou quatre doigts des fois. Je sais que tu prends appui au bout du lit pour cogner aussi fort.

Je suis sûr d'avoir mal, je suis sûre de jouir. Dans le mélange de nos sueurs, ma chatte beugle de plaisir. La douleur est si bonne que c'est un enfer quand tu ralentis, le souffle court. J'ai la chatte comme un chou, les lèvres tuméfiées et la cramouille qui inonde les draps. Et quand tu reprends, pour me bourrer la fente pendant une deuxième, troisième ou quatrième éternité, je jouis de nouveau.

Je sais que je n'aurai plus de voix, pour avoir crié comme dans un concert, comme dans un porno. Je n'ai qu'une seule peur, que tu me sodomises sans ménagement. Car mon cul à l'air est à toi. Sous la menace de tes yeux, de tes doigts, de ton sexe trop raide et trop brutal pour que j'aime ça. Jamais tu ne m'as enculée. J'aurai aimé, peut être, sans cette brutalité, sans cette sauvagerie ... mais jamais je n'aurai joui comme je jouis quand tu me baises la chatte après avoir fait l'amour une première fois. Baisée sans préliminaire, sans ménagement, et sans que tu ne faiblisses ... car finalement, même après des orgasmes pendant une heure, après avoir perdu 2 litres se sueur, ce qu'il me manque, c'est de te sentir ... jouir !

jeudi 16 août 2012

J'ai offert une femme à mon amante (4)

Le lendemain matin, je suis arrivé dans la chambre d'hôtel un peu avant 9 heures, avec la clé que j'avais gardée ... et quelle ne fut pas ma surprise de trouver ma complice encore endormie. Et quelle ne fut pas la sienne de m'entendre arriver, et de crier sa surprise ...

Passé ce moment étonnant, digne d'une scène de cinéma, je me suis assis sur le lit, et nous avons commencé à parler. Elle était nue sous les draps, et moi, habillé, assis à coté d'elle, à parler de chair et de sensualité comme si nous étions amants, comme si nous étions sur un pied d'égalité. Mais vite, ce décalage vestimentaire a disparu, pour laisser place à une atmosphère douce et propice à la confidence.

- Votre amante est en fait très hétéro.
- Ah ? Comment ça s'est passé ?
- Très bien ... j'ai déroulé comme vous avez imaginé. Vous nous avez quitté en nous mettant main dans la main. Je l'ai d'abord embrassée, elle s'est laissée faire et m'a embrassée aussi. Je l'ai caressée, comme une femme sait faire.
- Je ne peux pas vous dire.
- Elle avait l'air d’apprécier, et je l'ai caressée longuement. mais c'est quand j'ai utilisé mes doigts qu'elle a vraiment aimé. Ce qu'elle aime avant tout, c'est la pénétration.
- Donc, c'est une hétéro, vous étiez son amant et non son amante.
- Oui.

Nous avons parlé longtemps de mon amante, de l'après midi telle qu'elle s'est déroulée, de l'heure qui avait avancé sans qu'aucune d'elles s'en soient rendu compte, et de ce temps qui avait été consumé en soupirs tendres et torrides.

- Il était tard déjà, et aucune de nous n'avait prévu de rester, nous n'avions rien pour manger et rien pour la nuit. Elle m'a dit qu'il serait dommage de ne pas dormir ici tellement le lit était confortable. Moi, il fallait que je rentre chez moi, alors je suis vite passée à la maison, j'ai pris quelques affaires de toilette et à grignoter. Ca m'a pris plus d'une heure quand même, et je suis revenue.
- Vous avez dormi ensemble ?
- Oui, un peu.
- Ah ?
- En revenant, je l'ai trouvée à la fenêtre. J'avais pris de quoi boire et manger, le mini bar ne pouvait pas nous combler longtemps. Au bout d'un moment je lui ai dit que j'avais aussi apporté mes sextoys, et lui ai proposé d'essayer. Elle m'a dit "pourquoi pas !".
- Ca confirme que c'est une hétéro ?
- Oui, ce qu'elle aime, c'est d'être prise.

Nos confidences duraient depuis une heure déjà, la main dans la main, étendus sur le lit, moi sur les draps, elle dessous ... lorsque ... j'ai posé mes doigts sur ses lèvres pour engager une autre conversation plus ... charnelle.

Mes mains ont glissé sur ses lèvres, écarté les draps, pour découvrir un corps que je n'avais encore jamais vu nu. Elle était divine. Frêle et fragile, cheveux ébouriffés comme du duvet puisque je l'avais réveillée dans ce grand lit. Sa peau était chaude et douce. Pas une trace de bronzage et ... sublime découverte, une chaîne de taille, bijou doré que je n'avais pas trouvé sur mon chemin depuis des décennies au moins.
J'ai laissé glisser mes mains et fait disparaître ce drap qui me gâchait la vue. J'étais ardent comme la braise par ce présent offert, d'une libertine mature dans sa tête et dans sa peau. Elle était offerte, littéralement. Sur le dos, sans lingerie, jambes débouclées pour une vue plongeante sur toute sa sensualité sir brute et si raffinée à la fois. Je voulais la croquer là tout de suite. Et j'étais aussi empli de tendresse. Elle s'était prise à mon jeu, avait déroulé ce scénario insolite, bu dans ce calice du désir et offert du plaisir à une autre, et ce juste sur un "pourquoi pas !"

Mes mains ne m'obéissaient plus, je caressais ses courbes avec tendresse, en détourant ses petits seins, en jouant dans son décolleté, en descendant progressivement vers son triangle blond, non sans badiner avec la chaîne dorée et le nombril insolent qui ont accueilli avec délice mes premiers baisers résolus. Son corps n'était vraiment pas celui d'une innocente ingénue, et son cheminement de libertine, tout autant que sa nuit de débauche féminine, m'excitaient magnétiquement, comme me mettaient face à ce défi ... serai je capable d'être à la hauteur ?

La scène était langoureuse, mon corps habillé, le sien nu, immobile et livré sans entrave, couvert de mes baisers et de mes mains caressantes. Je me souviens du goût de son intimité, on aurait dit qu'elle sortait du bain, et dans le même temps, qu'elle avait en fluides ce désir de luxure, inondant cette antre comme une corne d'abondance. Ma langue ouvrait les petits pétales fermes, en cadence avec les tous petits râles qui venaient de l'autre bout du lit.

Le premier vrai râle de plaisir a fendu l'air quand j'ai écrasé son clitoris avec ma langue, et comprimé en rythme, de l'index, son fort intérieur, sa paroi antérieure, son délicieux point G. Son antre s'est ouverte, sa toute petite antre s'est emplie d'air et s'est soulevée avec son corps arc-bouté ... les frissons s'emparaient de toutes ses extrémités ... Clitoris rouge et raide, tétons fermes comme passés sous l'eau gélée ... avec n'importe qu'elle amante, je n'aurais achevée sur le champ de coups de langue ravageurs, ou remplie de ma queue gourmande et envahissante, ou les deux successivement, alternativement, encore et encore.

Mais ce n'était pas mon amante, c'était "elle". Alors je l'ai préservée de moi, je lui ai offert des demi orgasmes tendres et voluptueux, de ma bouche, de ma langue, de mes doigts, peut être pendant plus d'une heure. J'ai vu son corps accueillir les demi spasmes, sa bouche lâcher des demi râles, et sa peau suinter d'une demi transpiration sensuelle. Je suis resté habillé, à ne jouir que de la voir frôler l'orgasme, et ne jamais chercher à la déflagration finale qu'un homme aurait tendance à impulser. Si j'avais agit comme habituellement, j'aurais mis un terme à cet état entre deux, cet état vaporeux. De son coté, elle aurait pu chercher ou quémander une accélération prometteuse, d'encouragements vocaux, ou de ses dix doigts, qui, à n'en pas douter, sauraient trouver en quelques instants un détonateur sans retour ... mais j'ai adoré rester hors du temps avec elle. Ni moi, ni elle, ni ce nous naissant, ne cherchions à descendre de ce nuage à l'orée du septième ciel.

Au bout d'un instant qui n'en n'avait rien, ma langue, ma bouche et ma main suintantes de ses fluides profonds, ont ralenti, puis cessé leur tango sublime. Je l'ai embrassé tendrement, longuement, langoureusement, de bas en haut, pour la serrer finalement dans mes bras pendant une éternité, comme le fond des amants de longue date ou des amoureux passionnés ...

Je suis parti en lui laissant la chambre et la salle de bain. Elle a fait un brin de toilette, enfilé ses vêtements pour affronter le brouhaha de la ville. Je suis revenu une petite demi heure plus tard, restant quelques minutes immobile, à contempler cette chambre désormais vide. Puis, à l'accueil, j'ai payé la note, et rendu la clé.

J'avais fait jouir deux femmes de manière totalement opposée, l'une en l'empalant au bout de mon dard en quelques instants fulgurants, l'autre en caressant son orchidée avec autant de douceur qu'elle avait de grâce, sans jamais fléchir, sans jamais tenter de jouir moi même.

J'avais offert une femme à mon amante.

lundi 6 août 2012

J'ai offert une femme à mon amante (3)

J'ai accueilli mon amante sous l'horloge de la gare.
Elle était souriante comme à son habitude, un peu apprêtée, un rien fragile dans sa démarche. Elle s'était préparée comme pour séduire un homme. Jupe serrée et courte, talons haut ... Je ne sais pas à quoi je m'attendais, mais j'avais l'impression que ni elle ni moi ne savions vers quoi nous avancions.

Arrivés dans la chambre d'hôtel, elle découvrit avec une satisfaction émerveillée le lit. J'avais en effet mis les petits plats dans les grands. Le lit était immense et la chambre regorgeait de meubles qui auraient fait le bonheur d'amants fripons. Chaises, fauteuils, table basse, guéridon, miroir ...

- "Baisez moi maintenant !". A t elle immédiatement hurlé.
- "Ce n'est pas ce qui est prévu, très chère, il faut que votre petite chatte reste pure et ferme, je n'ai pas envie de l’ébouriffer".
- "Il reste une heure à attendre, j'ai envie de vous, enfilez moi avec cette grande queue ... ma chatte ne sera jamais carbonisée, elle est toute lisse et rose et mes pétales se referment en peu de temps. Je serai fraîche et innocente pour elle aussi".

C'est ainsi que je me suis retrouvé en elle, quelques élans, quelques râles, puis j'ai mis un arrêt à ces émois pour ne pas chavirer et mettre en danger la belle histoire que j'avais tissée. J'ai repositionné sa lingerie sur son mon de venus, reçu une ruade de frustration et apposé un baiser de consolation, puis remis mon arme luisante dans son fourreau qui n'arrivait plus à la contenir.

- "Vous allez rester avec nous ?"
- "Non, je n'ai pas prévu de rester. Ce que je vous offre est un cadeau singulier et unique, et je n'imagine pas cette rencontre féminin pluriel être biaisée de regards ou d'élans masculins".
- "Mais ... j'aurais aimé, elle aussi peut être".
- "Une autre fois, peut être".

Me voilà donc à lui ôter les vêtements qu'elle n'avais pas pris le temps d'enlever, et de découvrir sa peau blanche, relevée de cette lingerie que nous avions achetée à deux, et de bas qu'elle avait ajoutée à sa panoplie décidément très à mon goût. Ensuite,nous avons trouvé le niveau de pénombre confortable et la position "assise sur le lit, genoux joints et yeux bandés" que j'avais en tête. Puis, je lui apposai un doux baiser d'au revoir, pour aller m'enquérir de son "cadeau".

- "Je suis là dans 15 minutes environ, dès que vous entendrez la porte, remettez bien votre bandeau".

J'attendais donc de nouveau, sous cette horloge, celle qui sera ce cadeau, celle qui rendra ce fantasme possible. Quand sa silhouette s'est dessinée sur le parvis, je l'ai encore trouvée plus à mon goût que la première fois. Je crois que j'aurai pu tout planter là et l'emmener dans une autre chambre et enflammer ce corps prometteur d'une libertine venue à moi pour s'embraser. Je sentais le dilemme en moi naître, faire surface, et torde le beau scénario que j'avais en tête. Mais plus elle s'avançait vers moi, plus je revenais vers le fil conducteur.

Nous nous sommes fait la bise comme de vieilles connaissances, et avons pris le chemin de l’hôtel tout proche. Je lui racontais comment étais son cadeau, qu'elle était attendue depuis une heure, et comment je comptais les mettre en contact.

- "Mais vous ne restez pas ?"
- "Non, je vous l'ai dit, c'est un cadeau pur et féminin pluriel. Je vous mets en contact et je m'éclipse. Vous quittez la chambre vers 17h, vous restez toute la nuit, à votre convenance. Je viendrai demain matin pour rendre les clés à l'accueil"
- "Mais elle sera peut être déçue elle aussi. Vous savez, elle vous imagine peut être dans cette histoire".

Je suis resté sur mes positions, et nous avons continué à parler de quelques détails pratiques. La porte de la chambre s'est ouverte sans difficulté, et je l'ai vite refermée pour que la pénombre se refasse. En quelques secondes, j'avais aidée ma complice à enlever sa veste dans l'entrée, le temps que je la pende sur un cintre, elle étais déjà en lingerie. Je m'assurai d'un coup d'oeil que dans l'autre pièce, mon amante attendait dans la posture choisie, yeux bandés.

Puis, nous nous sommes avancés, et j'ai mis la main de ma complice dans la main de mon amante. J'ai embrassé l'une, puis l'autre, et j'ai fait un pas en arrière. J'ai attendu 30 ou 40 secondes peut être, pour m'assurer que le contact se faisait bien. Enfin, j'ai tourné les talons, claqué la porte en douceur, et je suis reparti dans l'éclat et la clameur de cette après midi, à travers une gare fourmillante et la tête emplie d'une voluptueuse satisfaction, d'une certaine félicité.

[A suivre]

mercredi 4 juillet 2012

J'ai offert une femme à mon amante (2)

C'est une discussion assez irréelle que j'ai menée. En effet, nous étions tous les deux assis en terrasse, au milieu des voyageurs, cette foule anonyme sans cesse renouvelée, à parler de nos expériences charnelles respectives, et ... de toi.

Elle était belle comme un coeur. N'importe qui pourrait tomber amoureux de son sourire, de sa fragilité indicible, de ses mèches que les rayons de soleil embrase ... La situation se prêtait à l'intime, car, au milieu du brouhaha, nous en étions venus à nous approcher pour pouvoir parler tranquillement sans nous dévoiler aux voisins de table, à nous approcher très près, très très près.

Mais j'avais bien en tête qu'elle était ton cadeau.

Je lui parlais donc de toi, de ce que je sais de toi. Tes chemins libertins, tes déceptions des expériences au féminin pluriel, de tes fantasmes partagés avec moi, de tes fantasmes les plus extrêmes, de ce que tu n'aimes pas chez un homme, et de ce que tu penses ne pas aimer chez une femme qui deviendrait intime avec toi. Elle fut impressionnée par tes délires fantasmatiques, par les libertés, voire les performances sexuelles ou de situations que je lui énumérais.

Le verre de vin faisait son effet progressivement, et nous parlions sans retenue.

Puis, à son tour, elle se confia à moi, naturellement. Elle avait répondu sous la forme de "pourquoi pas, l'idée me plaît beaucoup". Elle me raconta vingt années de libertinage, de voyages sur les chemins de la pluralité, de l'hétérosexualité et du saphisme, et de la consommation récente de jeunes étalons ou de belles lesbiennes pour combler ses fringales de chair.

Puis elle me questionna sur le comment. Et je lui répondais le scénario que j'avais prévu :

"Je vous imagine être son cadeau. J'ai prévu de prendre une chambre anonyme et complice, là, au Novotel juste en face. Vers midi, j'irai l'accompagner dans la chambre, et la préparer. Je la déshabillerai, dans une tenue de dentelle de son choix, et je lui banderai les yeux. C'est elle qui m'a demandé d'avoir les yeux bandés.

Puis, je viendrai vous chercher. Nous monterons ensemble vers la chambre. Une fois la porte refermée, la pénombre complice sera votre écrin. Je vous aiderai à ôter vos vêtements. Je vous prendrai enfin la main, et dans l'autre main je prendrai la sienne. Je vous mettrai en contact ... et je m’éclipserai pour laisser naître ce cadeau féminin pluriel.

L'après midi vous appartiendra. Et si vous vous plaisez, la nuit sera vôtre aussi. Je viendrai le lendemain matin, quand vous aurez toutes deux quitté le lit, pour refermer ce chapitre et rendre les clés de la chambre".

Elle était très étonnée par ce scénario. Plusieurs questionnements venaient immédiatement. En tout premier lieu, elle s'attendait à ce que je la teste, que je la goûte, que je partage un lit avec elle avant d'avancer vers cette rencontre au féminin. Je lui répondais que je voulais cette rencontre complètement désintéressée et pure, et qu'il ne m'étais pas possible de ruiner cette belle bulle saphique par des élans de mâle, des élans égoïstes de propriété, de moi d'abord, de droit de cuissage, tous déplacés en face de la pureté de ce que j'imaginais. Bien entendu, j'ai déçu par là même occasion ses attendus de trio. Même si elle me racontait que ses envies de me partager étaient probablement aussi celles de mon amante, je restais sur mes positions.

Sa seconde réaction fût sur mon retrait total et dès le début. Elle se demandait ce que j'y gagnais. Elle m'avait imaginé présent, au moins dans le fantasme du voyeur, qui se délecte par procuration, qui se fait plaisir avec ses cinq doigts. Mon objection fût la même, ce fantasme était un cadeau pour elle. Pas pour moi, pas pour nous, pour elle.

Je lui confiais que ma nature de mâle me mettait immédiatement en situation de ne pas pouvoir comprendre, ressentir, exprimer, décrire, raconter le plaisir que deux femmes peuvent éprouver ensemble. Ma position était donc naturellement de favoriser, de rendre possible, de faire naître ce plaisir féminin pluriel, sans jamais l'incliner vers du masculin singulier, ni ne trop tracer les lignes d'un scénario que je ne pourrais que réduire par ma vision bien trop extérieure.

Je lui ouvrais aussi la perspective de recevoir mon amante en cadeau, en écho à être elle même un cadeau.

Elle ne manqua pas de s'étonner de notre conversation, notre attitude et les mots utilisés étaient irréels. Et, c'était inévitable, la conversation a viré à la séduction. Elle porta la première estocade et je lui répondis assez vite que j'avais moi aussi envie ... et je laissais se dessiner des rapprochements à deux, nous deux, pour un futur plus lointain.

Le lendemain, je confirmais les détails pratiques, à l'une, à l'autre. La rencontre aurait lieu la semaine suivante. Puis, je conviais mon amante à venir choisir une lingerie spéciale pour cette promesse.

[A suivre]

lundi 25 juin 2012

J'ai offert une femme à mon amante (1)

Ce jour là, j'attendais sur cette grande place. Je devais voir une inespérée candidate pour te l'offrir. C'était l'heure où les gens courraient pour prendre leur train. Une gare, c'est une scène de théâtre permanente. Il y a ceux qui courent, ceux qui attendent pour courir un peu plus tard, ceux qui attendent ceux qui sont en retard et qui auraient dû courir, ceux qui accueillent certains qui descendent de train et ne veulent plus courir maintenant qu'ils se sont retrouvés, et ceux qui servent à boire et à manger à ces clients d'un genre si particulier.

J'étais là, et je me demandais par où elle arriverait. Je n'avais reçu qu'une et une seule réponse à mon annonce. J'avais intérêt à ne pas gâcher cette rencontre. Me voilà donc à regarder tous ces passants et passantes, essayer de trouver celle qui ressemblerait, de près ou de loin, à l'idée que je m'étais faite de sa silhouette. Heureusement, elle m'avait dit ... Je viendrai avec une veste rouge. Malheureusement, ce jour, il y avait des vestes rouge par dizaines, qui se dirigeaient vers moi, me passaient devant, puis s’engouffraient dans la gare sans même m'adresser un regard. Il faut dire que le lieu où je m'étais posté, le lieu que j'avais choisi pour notre première rencontre, était pratique à identifier, mais en plein milieu du flux. Me voilà donc, comme un suricate, à observer frénétiquement dans cette marée humaine, celle qui se distinguera par un regard, un pas un peu plus dans ma direction, une attitude de rencontre, un ralentissement, un sourire qui sait ...

Tout avait commencé 3 mois plus tôt par une discussion avec toi. Tu m'avais annoncé ne jamais vraiment rencontrer de femme à la hauteur de tes fantasmes saphiques. Tu n'en cherchais pas vraiment, mais les hommes de ta vie te projetaient souvent dans le triolisme. Il t'était donc très souvent arrivé de partager le même amant avec une autre femme, mais ta déception était grande. Plus je t'écoutais, plus je me rendait compte combien ces trios ne servaient que les fantames de tes amants, te reléguant au rôle d'instrument de plaisir, voire, d'alibi pour leur permette d'accéder à d'autres corps que le tien. Elle ne se laissaient pas aborder, même pas caresser, et tu te demandais s'il existait vraiment des femmes bi, qui sauraient te combler et s'offrir à toi.

Ton coeur et ton petit corps méritaient mieux que ce que tu avais expérimenté. J'ai avancé sur le fantasme du trio où tu serais le centre, deux amants serviraient tes désirs, te courtiseraient ou te prendraient d'assaut, selon ... Et tu serais la reine de la fête, à te laisser envisager à l'endroit à l'envers, tendrement ou sauvagement, avec une énergie de mâle doublement entreprenante, toi, le brasier qui ne s’éteint jamais ...

Puis, j'ai lancé, comme un défi ... Et si je te trouvais une femme, rien que pour toi ? Une femme comme un cadeau ?

Tu as balbutié je crois, puis, tu as relevé le gant. Au bout de 2 minutes, tu avais pris ma proposition comme une promesse et me parlais avec insistance de tes quelques exigences.

Je me suis demandé si j'allais pouvoir trouver cette perle rare. En effet, tes requêtes relevaient de la quadrature du cercle. Tu cherchais tout ce qui peut être trouvé chez une lesbienne, sans renoncer à ce que je chercherais moi, en qualité d'homme, chez une hétéro. Je t'expliquais combien le plaisir femme-femme m'était inconnu, et que ce serait un bel exercice de funambule de transmettre ce désir de plaisir incommunicable et indicible, moi, résolument hétéro.

Me voilà donc à formuler en retour mes propres exigences. Cette expérience serait pleine de légèreté et de grâce, et je voulais tu me laisse te guider. Je te trouverais une amante, qui serait ton cadeau. Je me chargerais de la débusquer (dans ce monde de brute) telle que tu me l'avais décrite, et je m'assurerai de son agilité, voire de son expertise pour t'amener aux jouissances qui me sont inconnues. Je la charmerais, un rien, par la description du scénario, et l'idée d'être le cadeau de mon amante. Je me chargerai aussi de trouver un nid complice et accueillant. Et surtout, je vous mettrais en contact, dans la pénombre, en lingerie. Toi, les yeux bandés, prête à te faire cueillir par ce fantasme, elle, avançant à pas feutrés guidée par ma main, vers cet impact au féminin pluriel.

Tout ceci ... si, si ... je trouvais la perle rare.

Me voilà donc à poser une annonce sur le site www.lyonweb.net avec le texte suivant : 

"Je cherche une amante pour mon amante

Pour parcourir des chemins de plaisir au féminin comme nous en avons parcourus tant ensemble, je cherche une amante à offrir à mon amante, pour un duo exclusivement féminin.

Elle, fine guêpe, brune et lisse comme un pétale d'orchidée, sans aucun tabou.

Mélange d'essences féminines, mélange des sens féminins. En soirée de préférence, Hôtel ou à l'écoute de vos propositions.

Mise en contact en blind date ou autre scénario selon préférences, après premier tri par moi même.

Il s'agit d'un cadeau, d'une amante à une amante. Vous serez tour à tour le cadeau l'une pour l'autre, je serai absent."

J'ai attendu, puis, au bout de deux mois, une réponse ...

[A suivre]


vendredi 25 mai 2012

Ton corps me va comme un gant !

C'est fou comme ton corps me fait de l'effet. Si il y a bien sur terre un corps qui me va comme un gant, c'est bien le tien.

Tout de toi me plaît.

Quand je te vois, mon coeur bat la chamade. C'est immédiat, on dirait que je suis une somme d'atomes en sommeil, et que quand tu arrives dans mon champ visuel, tu agis comme l'électricité, comme l'énergie qui irrigue tout. Tu déclenches tant de belles vibrations en moi que j'adore l'idée que tu vas apparaître dans mon champ visuel. Je t'espère, je t'imagine, je te devine, puis enfin, je te vois, et mon coeur explose.

Ta tenue m'excite au possible. Ce rouge carmin relevé d'un orange est unique et te personnifie totalement. Chacune de tes tenues est un enchantement, tellement l'étoffe suggère, enveloppe, souligne et hypnotise à la fois. Je me souviens de ce haut que tu portais à même la peau, et qui laissait pointer les insolentes fiertés de tes petits seins. Je me souviens de ces jupes fendues, un rien strictes, imaginées torrides, qui, selon le prisme, pouvait se révelaient business ou tentation. Je me souviens de ce perfecto qui te rendait si garçonne, du lipstick et des bijoux (rouges) qui exaltaient l’extrême féminité et fragilité de ton visage. Je me souviens de ces bretelles de dentelle, portées en étendard parfois l'été, qui arrêtent l'oeil et l'invitent à prendre la tangente vers les courbes qu'elles approchent. Je me souviens de ta lingerie, du porte jarretelles et bas noirs sur tenue de vamp suave, au simple string lycra portée torse nu, a ces dentelles saumon en été, parfois boxer, parfois minimalistes comme un timbre poste. Je me souviens de ces foulards, taille mouchoir ou demi toge, que tu portais de cent façons différentes, mi accessoire, mi déguisement. Je t'ai déshabillée du regard si souvent, que mes yeux se sont habitués à s’arrêter dessus et à regarder au travers dans une même seconde, en un battement de coeur.

Quand je sens ton parfum, je m'envole. Je sais que c'est le parfum que tu portes depuis toujours. Je crois le sentir parfois, fugace impression, dans la foule anonyme. Mais quand je le perçois vraiment, c'est toi. Ce parfum est toi ! Tu es ce parfum. Il prend mille intonations, entre l'alcool puissant quand tu sors de la salle de bain, les effluves quand tu me retrouves en milieu de journée, les traces quand je passe dans une pièce après toi, l'étreinte acidulé amalgamée avec tes cheveux humides quand tu revient éreintée et sensuelle d'un long footing, et surtout, les fragrances de luxure quand il se mêle à tes perles de sueur orgasmique.
Ce parfum a aussi un goût. Je le sens en bouche. Quand mes baisers prennent ton corps, je te dévore en commençant au creux de ton cou, à la source de cet enivrement de toi. Je m'asphyxierais volontiers dans ce trouble si je n'avais pas une autre fébrilité en saveur. Ma langue transforme ce parfum et le distille en un extrait si puissant, si vigoureux, qu'en déflagrations olfactives il devient débordement gustatifs. J'ai tellement de mal à abandonner ce cou que je ne mets un terme provisoires à ces préliminaires que quand je trésaille, quand je me noies dans les odeurs et saveurs de toi.

Les vibrations de mon corps, les papillons au ventre m'envahissent dès que je pense à toi, tu es si loin et si présente parfois. Il m'arrive d'avoir l'impression d'avoir des ailes, mon corps est léger comme l'air, mon sang retourne tous mes perceptions en un battement de cil. Je sens ma poitrine s'ouvrir sous ces vibrations qui tantôt chatouillent, tantôt sont des délices indescriptibles. Ça me prend sans prévenir parfois. Si je sais comment accueillir cette déferlante, je ne sais pas encore comment la faire durer. Quand j'entre en somnolence, c'est encore plus proche de la jouissance, tellement mon corps est éther. Je me détache de la gravité pour n'être plus qu'une totale vibration de toi.

Lorsque je t'entends au téléphone, dans ta langue maternelle, en anglais ou en français, je me sens tout de suite à coté de toi, même quand une mer nous sépare, même lorsque la conversation est formelle à cause de témoins. Tu m'enveloppes de ton intonation, je me sens si proche de toi que je le suis. Les kilomètres, les fuseaux horaires disparaissent.

Lorsque je t'ai imaginée dans les bras d'un autre, ou lorsqu'un de tes ex apparaissait dans le paysage avec des intentions assez claires de s'installer dans ton lit, mon cerveau se carbonise. Tout mon corps entre en combustion, version pyrolyse. Il n'est resté parfois que des cendres de moi, de ma capacité à garder la tête froide, le jugement serein, voire la confiance en toi. J'ai disjoncté à te sentir avec tant de vies possibles sans moi, avec tant de prétendants qui auraient pu me remplacer, qui auraient tous plus te ... combler, et plus.

Lorsque tu râles de plaisir, sous ma langue, sous mes doigts, ou sous les assauts de ma hampe, je ne suis jamais assez préparé à l'effet miroir, l'écho que ça a sur moi. Je ne suis qu'émois quand tu jouis. Je me fais submerger, dans tes nectars qui surgissent, d'envies pénétrantes et de mille mélanges. Je t'accompagne dans tes spasmes de caresses apaisantes pour te sentir atterrir en douceur de certains décollages fulgurants. Je chancelle avec toi lorsque ton corps palpite à l'orée du septième ciel, et que tu ne sais plus si c'est au son de ma voix, sous une pression de mes doigts, ou d'un assaut plus profond que tu vas chavirer.

Lorsque je glisse mon envie en toi, tu jouis immédiatement. Je crois que je suis ton ying et tu es mon yang sexuel, et vice versa. Mon dard glisse parfaitement dans tes pétales rougis par l'envie ou les joutes précédentes, luisants en rivière de nectar de désir. Je sais combien tu aimes être forcée, combien tu aimes les frôlement de mon dard qui progresse sans trouble entre tes pétales, et surtout combien tu adores quand je percute le fond de ton brasier, et que je persiste avec énergie à boxer cette impasse jusqu'à te transporter au delà du septième ciel. Mais c'est surtout ta fleur qui est à ma taille, qui s'ouvre de désir, ni trop ni trop peu pour que je la fende d'un unique assaut, qui enveloppe mon envie comme de fermes pétales du matin qui plient mais reprennent instantanément leur place ... et surtout, profonde à souhait, et dont le fond se précipite sur mon arme autant que je le heurte avec toute l'ardeur que me permettent ma soif de t'offrir en corne d'abondance d'orgasmes flamboyants.

Ton corps de déesse m'a toujours fasciné. De ce tatouage intime qui te symbolise entièrement à lui seul à cette musculature de sportive, je n'ai jamais cessé d'être émerveillé de te regarder, caresser, t'embrasser. S'il nous avait été donné d'inventer le kama suthra, tu y aurais inclus tant de positions défiant la gravité ou la flexibilité d'une cambrure dorsale, qu'il aurait été offert comme graal seulement après 10 ans de yoga, de salsa et une poignée de marathons. J'ai passé tant de temps à te regarder, à admirer le gable de tes mollets, les nervures de tes lèvres, la pulpe de tes doigts courir sur ma peau, le bout de tes seins frissonner sous mon souffle, à m'enivrer des reflets d'une lumière rasante sur ton dos musclé, à jouer avec tes pétales à peine ébouriffés d'ébats endiablés, à poser ma tête sur ton ventre si plat qu'on le dirait photoshopé, et à glisser quelques baisers dans ton nombril si bien dessiné. Tu as beau dire combien tout ceci t'a été donné, j’apprécie le cadeau que tu me fais en posant au bout de mes lèvres, de mes doigts, à portée de mes yeux, ce corps que tu as entretenu comme un sanctuaire qui pourrait être dédié autant à la photo de nu, à la sculpture, à la peinture, qu'à la ... luxure !

Je vais bien quand tu es là, et j'espère te faire du bien quand je suis près de toi aussi.

lundi 14 mai 2012

C'est l'amant qui m'a quittée, c'est l'ami qui me manque le plus maintenant !

Mon tendre amant,

Ces 3 années ont été extraordinaires. Tu as été l'homme amant que j'avais imaginé, dont j'avais besoin, au moment où j'en avais besoin, et tu as su m'apprivoiser, me libérer, me bousculer et faire de moi celle que je suis maintenant.

Je ne te l'avais jamais dit, mais après avoir déchiré une dizaine de lettres que je voulais t'écrire, j'utilise l'email, car là, pas de seconde chance de retenir le message devant la boite aux lettres. Quand ce message sera envoyé, il sera envoyé ! A moins que tu ne lises plus ton email anonyme, mes mots iront jusqu'à toi.

Quand nous avons pris contact pour la première fois, cela faisait je crois au moins 4 ans que je traînais sur les sites de rencontre. Bête pari entre fille lors d'une soirée. Discussions autour de nos fantasmes et frustrations, un peu trop d'alcool ... tout ce cocktail explosif qui a fait que nous nous sommes toutes trouvées sur un site de rencontre, à ouvrir une fiche pour notre voisine de droite.

Je n'ai que peu cultivé ma recherche. Il me fallait une vraie bonne raison pour tromper mon époux. Je l'avais déjà fait auparavant, et si la chose sexuelle était "divertissante", je trouvais le chemin laborieux pour trouver celui qui enthousiasmerait comme un ami amant amour.

Le jour où tu m'as percutée, avec ton approche uniquement sur le fantasme, uniquement sur les mots ... j'ai commencé à me connecter chaque jour. Tu es devenu le centre de ce fantasme à quatre mains que tu as révélé en moi.

Restait à le sublimer, en chair. Et je dois dire que tu as réussi à exalter mon corps, que tu semblais connaître comme un soliste connaît son instrument, comme un jardinier connaît son orchidée. Je n'ai jamais eu autant d'orgasmes, autant d'orgasmes différents. Jusqu'à me faire jouir immobile, toi en moi, d'une simple pression, et d'un commandement : "jouis !".

Mais voilà, tu es parti. Je suis partie. Je ne sais plus vraiment pourquoi, comment, mais ça a été brutal. D'un coup d'un seul, on ne se parlait plus. Ma boite email était vide de toi. Mon corps te réclamait, et mes doigts n'arrivaient pas à étancher la soif de ton corps tiède, des tes mains, tes lèvres, tes assauts tous différents. Je suis partie en vrille, à lire et relire les centaines de messages échangés. A les trier, les organiser, ... Puis, j'ai pris ma plume, pour coucher sur papier un message destiné à capter ton regard ... de nouveau.

Car, au bout de quelques semaines, mon envie de chair, mon envie de toi s'était apaisée, mais rien ne remplaçait l'ami que j'avais trouvé en toi. Nos longues discussions entre deux mélanges de sueur, nos débats sur tous les sujets, tout ceci s'est arrêté si brusquement que je suis en manque de toi aussi pour ça.

Alors, je t'envoie cet email. Click, "envoyé". Sans regret possible.

Amoureusement, Affectueusement, Amicalement ... Ce que tu voudras bien me donner de toi.
xxx
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